Dans son « Stabat Mater », Antonín Dvorák nous laisse le témoignage d'un père affligé, accablé par la douleur et la perte de ses enfants. Confronté à l'injustice et au Fatum, le compositeur écrit l'une des partitions sacrées les plus émouvantes: acte de douleur personnel, mais aussi accomplissement intime et pudique en liaison avec une foi finalement renforcée.
Le Châtelet poursuit son cycle Bernstein à Paris: cette nouvelle production de On the Town qui est même la création française de la partition musical en deux actes, succède à Candide et West Side Story, antérieuement présentés sur la scène parisienne.
Chostakovitch a, de longue date, été occupé par le théâtre, constamment inspiré par l’action dramatique. En dramaturge intuitif, il compose ballets, musiques de spectacle, musiques de film, et bien sûr, s’attaque à l’opéra. Le Nez d’après Gogol, est sa première tentative. Un coup de maître. Mais sa quête d’un théâtre de vérité,
Nancy la belle endormie. Ce concert est pour nous l’occasion de rétablir une injustice et de donner un coup de projecteur sur une formation oubliée : l’Orchestre symphonique et lyrique de Nancy.
Le Centenaire Olivier Messiaen n'en finit pas de produire ses effets: concerts, conférences, programmations et thématiques des festivals, surtout publications diverses et forcément variées dans le foisonnement desquelles se détachent trois ouvrages tout à fait remarquables et les uns vis à des autres, idéalement complémentaires.
Le 24 octobre 2008, Strasbourg la rhénane s’habilla de couleurs danubiennes le temps d’un concert. A la tête de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, Walter Weller nous entraîna donc dans une remontée musicale des plus convaincantes le long du mystique Danube,
Britten traite de l'éducation d'une jeune âme par un adulte, héritée des moeurs grecques (éromène/éraste) mais en y ajoutant l'étoffe du conflit et la perversité d'une lecture diabolique. Ici, l'enfant Miles est l'objet d'un tutorat exercé contre/de son gré par le pervers et machiavélique Quint.
Concert majeur de l'EOC, dans le cadre des 38ème Rugissants 2008: ce concert-spectacle entre image et musique, témoigne de l'imagination fertile de deux complices, René (orchestration) et Jérôme Bosc (image).
Le spectacle de Pierre Audi recrée un espace atemporel, d'une très belle épure formelle qui met dans la lumière, la force morale des héros (en particulier l'abnégation loyale de Pollux pour le bonheur de son frère Castor), mais aussi le déchirement des passions haineuses (Phébé, amoureuse impuissante de Castor) que le drame suscite: car Castor aime Télaïre. Et ici, en renversement symbolique frappant, la fille d'Apollon, Phébé, est une figure des ténèbres, en rien lumineuse, capable de susciter
Après avoir atteint le sentiment d’éternité et l’expérience de la résurrection, ni plus ni moins, dans l’ultime mouvement de sa deuxième symphonie, Mahler pour sa Troisième symphonie, conservant la nostalgie des hauteurs célestes, compose un partition qui logiquement se place à l’échelle du cosmos.