Nuit d'été mendelssohnienne à Fontevraud... Dès les premières notes de l'ouverture, le chef John Axelrod met la barre très haut avec une fougue et une vigueur bienvenues même si la gestuelle est parfois quelque peu surprenante. La méthode semble cependant efficace puisque les musiciens survoltés jouent avec un bel enthousiasme
D'Orfeo à Wozzeck, de Lulu à Poppea: voici la ronde et le manège désenchanté de l'amour sacrifié pour le pouvoir; à l'équilibre foisonnant de l'Orfeo montéverdien répond le classicisme formel du Wozzeck de Berg...
A travers ses presque 400 pages d'érudition synthétique et parfois très subjective, la publication dévoile de nombreuses approches et spécificités esthétiques selon époques et compositeurs... La machine merveilleuse s'appuie dès les opéras de Lully sur les ressources suggestives de la mécanique orchestrale...
Max Emanuel Cencic, contre ténor...
À partir du 2 novembre 2012, le contre-ténor d’origine croate ressuscite Artaserse de Leonardo Vinci, en version scénique à Nancy,
Sans déclaration tapageuse ni effet de manche, le chef fondateur des Agrémens sait convaincre en une direction parmi les plus passionnantes aujourd'hui. Au service des résurrections et recréations récentes, en particulier liées à la musique française, Guy van Waas réalise avec les intrumentistes de son orchestre sur instruments anciens, Les Agrémens, un parcours semé de superbes réalisations, en particulier discographiques.
Voici un album abouti et bénéfique dévoilant le génie d'un Steffani insoupçonné... véritable précurseur de Haendel. La justesse stylistique, la générosité de la diva, son engagement à nous offrir la révélation d'un immense compositeur baroque... sont exceptionnels.
Vénitienne convaincante... Dès l'ouverture, le direction fluide et allante de Guy Van Waas démontre à nouveau ses excellentes aptitudes à exprimer cet éclectisme palpitant d'un Dauvergne, habile faiseur entre Rameau et Gluck.