Guy van Waas, maestro enchanteurKreutzer: La Mort d’Abel. Dauvergne: La Vénitienne

Guy van Waas, maestro enchanteur
Sans déclaration tapageuse ni effet de manche, le chef fondateur des Agrémens Guy van Waas sait convaincre en une direction parmi les plus passionnantes aujourd’hui. Au service des résurrections et recréations récentes, en particulier liées à la musique française, Guy van Waas réalise avec les intrumentistes de son orchestre sur instruments anciens, Les Agrémens, un parcours semé de superbes réalisations, en particulier discographiques.
La rentrée 2012 est de ce point de vue emblématique de l’inspiration d’un chef opiniâtre et talentueux, défricheur et poète. Clarté, transparence, suavité suggestive comme solennité fracassante, la versatilité du chef d’orchestre fait feu de tout bois et trouve souvent la juste intonation. C’est aussi un musicien fait pour la scène, réservant aux chanteurs, une place ciselée en accord et en équilibre avec son orchestre. Deux nouvelles parutions discographiques viennent argumenter le sens d’un travail exemplaire dédié à la redécouverte des joyaux oubliés de l’opéra français entre le XVIIIè et le XIXè. Dans La Vénitienne de Dauvergne (1768), il s’agit d’éclairer la manière singulière d’un auteur post ramiste, soucieux de renouveler la scène théâtrale entre merveilleux et galanterie amoureuse. Avec La Mort d’Abel de Kreutzer, opéra biblique d’un nouveau genre, Guy Van Waas se montre défenseur passionné d’un classicisme très inspiré par Weber et Haydn, un authentique chef d’oeuvre lyrique français créé en 1810… dont Berlioz fut un admirateur militant. Deux coups de coeur de la Rédaction cd de classiquenews.com de septembre 2012.

Dauvergne: La Vénitienne (Van Waas, 2011)


Rodolphe Kreutzer: la mort d’Abel,1810-1825 (Van Waas, 2010)

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