Dossier CADEAUX DE NOËL 2020 : cd, dvd, livres pour les fêtes

MOZART-NOEL-2016-joyeux-noel-2016-avec-mozart-classiquenews-record-coffret-cd-musique-classique-classiquenews CADEAUX DE NOËL 2020 : notre sélection cd, dvd, livres. Nous avons passé au crible les réalisations événements parus récemment ; voici donc nos meilleurs cd, dvd, livres à offrir et à partager pour les fêtes de Noël 2020 et pour célébrer l’an neuf 2021. Quels titres édités pendant l’année 2020 ou plus récemment sont-ils absolument à offrir et à partager ? La Rédaction de classiquenews a sélectionné le meilleur pour des instants hautement musicaux… Et là encore, notre label “CLIC” de CLASSIQUENEWS distingue l’exceptionnel parmi la multitude d’éditions… Consultez ce dossier régulièrement d’ici fin décembre et après : nous actualisons notre sélection au fur et à mesure des titres reçus et distingués. Cette année, offrez l’opéra romantique français, revenez à la source mozartienne, partagez les meilleurs interprètes pianistes dans des programmes enchanteurs… succombez à Beethoven, vibrez au diapason du grand frisson symphonique… Nous distinguons ici le meilleur des enregistrements parus sur l’année : de quoi ravir vos amis, proches pour des instants de magie dont nous avons tous grand besoin actuellement.

CADEAUX DE NOËL 2020 : qu'offrir pour les fêtes ?

 

 

 

 

CD : rééditions et nouveautés miraculeuses

 

 

 

 

A deux voix

deux-mezzos-sinon-rien-cd-concert-critique-classiquenews-CLIC-de-classiquenews-compte-rendu-annonce-KLARTHE-recordsCD événement, critique. Karine Deshayes, Delphine Haidan. Deux mezzos sinon rien (1 cd Klarthe records) – Il revient ainsi à Klarthe de fixer l’entente et la douce complicité de deux mezzos françaises particulièrement bien associées. Le programme est à la hauteur de la promesse : habilement équilibré, lieder de Brahms et de Mendelssohn auxquels répondent plusieurs mélodies également en duo, de Gounod, Saint-Saëns, Fauré, Massenet… parmi les moins connues et les plus évocatrices. Le jeu du compositeur et chef Johan Farjot apporte un tapis pianistique des plus articulés, opérant dans le registre que les deux voix déploient sans peine : l’écoute complice, la complémentarité poétique.

 

 

Vertiges symphoniques

Symphonie 7 MAHLER, Alexandre BLOCH, Orchestre National de LilleCd événement, critique. MAHLER : Symphonie n°7 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch) – 1 cd Alpha. Dans le prolongement de leur « épopée » symphonique dédiée au Symphonies de Mahler et qui occupait une grande partie de leur année 2019, les musiciens de l’Orchestre National de Lille, et leur directeur musical (depuis 2016) Alexandre Bloch proposent ici la moins enregistrée des symphonies mahlériennes, l’une des plus personnelles aussi, et qui repousse toujours plus loin les limites expressives de l’orchestre, dans un format inédit (5 mouvements où le Scherzo « axial / central » est entouré de deux mouvements lents « Nachtmusik). Mystérieux, et presque énigmatique, le premier mouvement de plus de 20 mn se développe avec une expertise rare des étagements et des atmosphères. Cette séquence initiale pourrait tourner indépendamment des autres qui suivent tant son développement repose sur un plan architectural à la fois ample et fermé. L’Orchestre joue heureusement des timbres des cuivres, cordes, bois et vents, dans un équilibre sonore constant, où brillent aussi des accents parfaitement maîtrisés.

 

 

Guitare enchanteresse

SOLAL gaelle guitare TUHU villa lobos review cd critique classiquenews audoraCD événement, critique. «  TUHU » : GAËLLE SOLAL, guitare (1 cd Eudora, 2019). Quelle serait la quintessence du spleen brésilien ? En voici un remarquable proposition. L’album concrétise tout une démarche personnelle et intime cultivée autour des partitions de Villa-Lobos ; la guitariste Gaëlle SOLAL est même parti au Brésil pour y découvrir comment est vécue la musique du compositeur brésilien, comment elle est jouée (entre autres au sein des « roda », ces rondes de musiciens que se forment par affinités autour d’une table à Rio…) et ce qui perpétue son héritage. Il en découle cet album « Tuhu », (prononcer tou-hou / et qui signifie « petite flamme »), surnom donné à Villa-Lobos par sa mère (par ce que l’enfant avait la passion des trains) ; et aussi dernier mouvement de la Suite composée par Roland Dyens en hommage au Brésilien.

 

 

 

 

 

 

10 perles baroques pour Noël

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furioso barroco cd clic classiquenews matheiu salama cd klarthe critiqueCD événement, critique. FURIOSO BAROCCO : Mathieu Salama, contre ténor (1 cd Klarthe records 2019) – Mathieu Salama chante Haendel et Vivaldi : l’interprète peut s’appuyer aujourd’hui sur une solide expérience du concert ; une aisance qui explique ce naturel engagé qui perce et le porte en studio. Investi, incarné, d’une intensité qui touche par son immédiate sincérité, le chant du contre ténor Mathieu Salama rayonne en clarté et acuité expressive. Pour Klarthe, le chanteur offre un récital emblématique de ses possibilités et de son tempérament : agilité, engagement, profondeur. Le soliste s’entoure de deux autres chanteurs pour entre autres exprimer d’autres langueurs amoureuses en duo (Duo final Poppée / Néron de l’Incoronazione di Poppea de Monteverdi). Mathieu Salama chante l’ivresse et le vertige des coeurs amoureux, du délire inquiet à la détermination audacieuse voire éruptive… voilà qui convient à sa nature fougueuse voire intempestive (d’où le titre Furioso Barocco). Mathieu Salama dévoile le vertige des sens qu’habite son chant direct, puissant, d’une rondeur constante, écartant les acidités de bon nombre de ses confrères. De fureur il est question certes, mais sous l’élan quasi instinctif, se cachent en vérité un désarroi, voire une inquiétude et une impuissance panique à demi mots que le chanteur révèle peu à peu, apportant à son jeu, une richesse de couleurs qui séduit inexorablement.

 

 

 

 

 

 

 

war peace guerre et paix jordi savall alia vox 2015 cd critique classiquenewsCD critique. GUERRE et PAIX : WAR AND PEACE : 1614 – 1714 (2 cd Alia Vox) – Dans ce coffret de 2 cd enregistré en 2014 (pour le plus récentes sessions), Jordi Savall pointait du doigt un fléau malheureusement et honteusement emblématique de l’histoire humaine : l’essor des guerres produisant atrocités, barbaries, traumatismes chez les peuples qui en sont les victimes, des deux côtés, vainqueurs et vaincus. La Guerre de Trente Ans, jusqu’en 1648, marque la première moitié du XVIIè, siècle des guerres de religions (catholiques / protestants) auxquelles politiques en opportunistes cyniques apportent leur soutien selon leur intérêt et leur volonté de puissance. Les musiques de ce siècle martyrisé, et du suivant (XVIIIè) illustrent à la fois la majesté dérisoire des grandes nations belliqueuses (dont la France évidemment, puis les Habsbourg autrichiens comme espagnols) mais aussi la vanité et les misères terrestres. Y rayonnent solennité et puissance de Biber (Missa Bruxellensis, Requiem) et Lully, musiques autant fastueuses que ferventes, auxquelles Marc Antoine Charpentier offre sa profondeur non moins éclatante. Pourtant serviteur de la solennité française, Lully compose un remarquable Motet (concerto) pour la Paix ; une espérance prolongée par le Te Deum de Charpentier) et le Jubilate Deo de Handel ; ils sont les formes usuelles pour célébrer la fin d’une guerre en une action de grâce collective et ouverte.

 

 

cd-george-dandin-grotte-de-versailles-jarry-marguerite-louise-cd-critique-classiquenews-Versailles-cd-critiqueCD, critique. LULLY : La Grotte de Versailles, Georges Dandin (Marguerite Louise, 1 cd Château de Versailles, fév 2020). Dès 1669, Madeleine de Scudéry témoignait de l’enchantement de Versailles, les charmes et éblouissements de son parc, bosquets à surprise, palais de verdure et autres grottes enchantées. Avait-elle en tête la Grotte de Thétis, construite en dur dans les jardins (là où se trouve actuellement le vestibule de la Chapelle royale) et qui servit d’écrin comme de décor naturel au divertissement de Lully : La grotte de Versailles, ici restitué dans son état originel de 1667 / 1668? La galanterie pastorale règne sans partage : née de la première coopération Lully / Quinault, la partition évoque l’accueil par la Titanide Thétys, d’Apollon (le Soleil) le soir, harassé par sa course diurne. L’eau coulante, le décor de coquillages et de nacre, l’orgue jouant des chants d’oiseaux recréent un univers poétique dédié au repos, au sommeil, à l’abandon vers le rêve et la langueur… Girardon a sculpté le fameux groupe d’Apollon servi par les nymphes (1670). A Lully revenait déjà le privilège d’exprimer musicalement ce rêve absolu qui ajoute au mythe solaire de Louis XIV.

 

 

polifemo bononcini ensemble 1700 CD, critique. BONONCINI : Polifemo (Ensemble 1700, Dorothee Oberlinger, 2 cd DHM 2019). Enregistré live à Postdam (Sans Souci) en juin 2019, la recréation tient d’une révélation tant l’écriture y paraît aussi peu convenue qu’expressive, économe, sachant exprimer avec une force poétique le désarroi sentimental et le désir souverain des individus (superbe air d’Acis : « Partir vorrei », déchirante plainte sublimée par le soprano clair de Bruno de Sá, assurément l’un des temps forts d’une partition sertie de nombreux diamants vocaux). Lui répondent l’incandescence et la vitalité émotionnelle des airs de Galatée et de Silla auxquelles les voix de Roberta Invernizzi et Roberta Mameli insufflent une vérité criante, en féminité, dignité, flexibilité articulée. L’opéra a été créé en 1702 à la Cour de Lützenburg, joué par des musiciens professionnels et les commanditaires patriciens eux mêmes musiciens dilettenti.

 

 

 

 

MARIN-MARAIS-CD-ALCIONE-jordi-Savall-concert-des-nations-cd-classiquenews-critique-dossier-noel-classiquenews-critique-cd-Cd événement, critique. MARAIS : Alcione – Jordi Savall (3cd Alia Vox, 2017). En 1706, Marin Marais, chef d’orchestre à l’Académie royale, adulé pour ses dons de violiste et depuis toujours favorisé par le Roi, livre Alcione, ultime tragédie en musique du règne de Louis XIV. Il y a peu d’effusion amoureuse et heureuse dans une partition qui touche par son éloquence instrumentale, sa progression tragique, ses rares duos sublimes (Alcione / Pelée au IV et V), ses évocations maritimes et sa tempête, mêlée au songe qui frappe Alcione. Jordi Savall accomplit en 2007 l’une des meilleures contributions au genre lyrique du Grand Siècle, éclairant même cette modernité poétique de Marais, en particulier dans le flux irrépressible qui mène le drame vers son dénuement finalement heureux quand Neptune touché, ressuscite les amants éprouvés afin qu’ils engendrent les Alcions, protecteurs des marins, chasseurs de tempêtes et donc de naufrages.

 

 

 

 

Lévitations funèbres de Victoria 

VICTORIA requiem defunctorum la grande chapelle alber recasens critique cd review classiquenews CLIC de classiquenews hiver 2020CD événement, critique. VICTORIA : Officium defunctorum (La Grande Chapelle, Albert Recasens, 2 cd Lauda). L’Officium defunctorum de Tomás Luis de Victoria est le chant du cygne d’un auteur profondément original qui à l’opposé d’un Palestrina et ses perfections classiques romaines, atteint par son écriture ascensionnelle et imprévisible, à ce premier romantisme, sublimé alors à la fin de la Renaissance et en ce début du XVIIè où se construisent les compositions baroque d’un Rubens, après le réalisme mystique du Caravage (d’ailleurs le visuel de couverture de ce double coffret est d’un peintre caravagesque : fine et opportune référence). Apôtre de visions mystiques inclassables en réalité, Tomás Luis de Victoria (1548 – 1611), témoin mûr de l’humanisme caravagesque, interroge les limites de la foi confrontée aux vanités du monde qu’incarne la matière périssable des souverains espagnols. Ce regard poétique sur la fragilité de la condition terrestre concentre la question d’une époque traversée d’épreuves et de menaces (les turcs aux portes de l’Europe provoquent la Chrétienté occidentale). Outre la justesse du geste interprétatif, la réalisation est éditorialement exemplaire et apporte une nouvel éclairage sur ce decorum funèbre, à la fois spectaculaire et introspectif propre au début du XVIIè en Espagne.

 

 

 

 

les-timbres-buxtehude-cd--trios-critique-review-cd-classiquenews-CLIC-de-noel-2020CD événement critique. BUXTEHUDE : Sonate (Les Timbres, 2017, 2018 1 cd Flora). Propres aux années 1690 (l’Opus I est publié à Hambourg en 1694 ; l’Opus II, en 1696, et dans la foulée du succès du précédent), les deux recueils de «  Sonate à due, violino et violadagamba con cembalo ») s’inscrivent parfaitement dans l’esthétique phantasticus de cette fin de siècle qui en terres germaniques, fusionne les écritures italiennes (de Corelli à Monteverdi…) et nordiques (sans omettre la touche d’élégance lullyste, marque d’une assimilation de la mode française. cf Sonata 5 de l’Opus I) : ici règne la liberté d’une écriture virtuose, sans prétexte dramatique ni suite de danses (à l’exception de la seule gigue finale de la Sonate 3 Opus II). Une première offrande majeure à l’essor de la musique pure et abstraite.

 

 

 

 

Iakovos Pappas révèle Clément, génie oublié du XVIIIè français

clement-sonates-en-trio-pappas-lusson maguelone critique cd classiquenewsCD, événement critique. CLÉMENT : Sonates en trio, Iakovos Pappas / Augustin Lusson (Maguelone, 2019). Connaissez-vous les Sonates pour clavecin et violon de Charles François Clément (c 1720 – Paris, 1789) ? En polémiste virtuose, d’une acuité parfois mordante, par son verbe et son geste, le Iakovos Pappas souligne la clarté audacieuse de CF Clément, puissant créateur aux côtés des Leclair, Rameau, Mondonville… A la manière des polémistes du XVIIIè, Iakovos Pappas prend la plume, trempée dans un bain de verve critique voire acerbe contre les tenants du goût et de la culture « classique ». On y goûte son humour et son sens parodique, son esprit libre qui « ose » non sans raison et nombreux arguments, attaquer la légitimité de tout ceux qui jugent ; affichant, claironnant des contre vérités souvent aussi énormes qu’elles sont émises sans vrai discernement. Ce sens analytique s’applique ensuite dans une série de « remarques » qui commente et explique la manière inventive voire décisive de Charles François Clément dont la carrière s’arrête à la Révolution.

 

 

 

 
 

 

JS-BACH-weihnachts-oratorium-oratorio-de-noel-cd-savall-nations-catalunya-alia-vox-cd-critique-ALIA-VOX-critique-cd-classiquenews-AVSA9940COVEROratoriPREPCD événement. JS BACH : ORATORIO DE NOËL / WEIHNACHTS-Oratorium (Savall, 2019  -  2 cd ALIA VOX) – Profitant de la respiration naturelle des prises live (déc 2019 à Barcelone), ce cycle des cantates de Noël formant « oratorium » (bwv 248) affirme une cohérence progressive produite dans la continuité du geste musical ; la lecture dévoile l’ampleur du projet spirituel élaboré par l’artisan Bach, son unité aussi : les 6 séquences célèbrent le nom glorieux de l’Enfant, nouveau né miraculeux dans lequel se concentrent tous les espoirs, Jésus de Béthléem ; sa puissance surgit bientôt car il est le Sauveur. Il appartient à l’interprète de suivre la conception de Bach ; dans la sensibilité orchestrale (raffinement instrumental dans les parties solistes des hautbois, cor, basson, flûte, violon…), la vitalité des choeurs et la ferveur intime des chorals, se précise une vision tendre et pastorale (présence des bergers marchant jusqu’à Béthléem en Judée) ; Jordi Savall réussit tout cela, reliant surtout les partitions liturgiques au matériau orchestral précédent ; car nul doute qu’ici s’affirme l’ambition lyrique et le goût des couleurs comme des grands effectifs du Cantor de Leipzig

 

 

 

baroque opera classiquenews review cd critique cd clic de classiquenews Cecilia-Bartoli-queen-of-baroque-critique-opera-decca-classiquenewsCD événement, critique. CECILIA BARTOLI : QUEEN OF BAROQUE (1 cd DECCA – 1991 – 2017) – L’impératrice de la vocalità baroque s’expose en couverture, telle une vraie souveraine, à Versailles ou à Vienne, fardée, maquillée, perruquée : la diva des divas baroques confirme par cette collections de mélodies qu’elle est bien indétrônable en matière de perles lyriques. Sur les terres des auteurs d’opéra du XVIIIè (moins du XVIIè), la signora Bartoli rayonne toujours. Le programme royal comprend 17 airs, tous investis, traversés par d’étonnants vertiges et contrastes émotionnels. Soit une compilation d’arias déjà connus et enregistrés, mais il a aussi le luxe de l’inédit : les 2 premiers extraits, jamais édités sont ici réalisés en « première mondiale » : (Trionfi del fato d’Agostino Steffani, puis Alessandro nell’ India de Leonardo Vinci)…

 

 

 

 

 

 

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DANIIL TRIFONOV, nouveau géant du piano

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Silver-Age daniil trifonov scriabine straninsky prokofiev 2 cd deutsche Grammophon critique cd review CLIC de classiquenews decembre 2020CD événement, critique. DANIIL TRIFONOV, piano : SILVER AGE / l’Âge d’argent. Scriabine, Prokofiev, Stravinsky (Gergiev, 2 cd DG Deutsche Grammophon 2019). De tous les albums du jeune Daniil Trifonov, édités par DG, voici assurément le plus dense, le plus personnel, porté par une volonté interprétative qui fait feu de tout bois. La digitalité manifeste, d’une facilité déconcertante sert un plan poétique, un calibrage sonore qui réussit à concilier intensité et profondeur (en cela ses Prokofiev sont d’une maturité ahurissante). Dans chaque partition choisie, le pianiste semble révéler l’ineffable, il ouvre des portes et envisage des perspectives jamais écoutées avant lui ; c’est un alchimiste lunaire, à la fois facétieux et prodigieusement musical ; son acuité sonore s’exprime dans une élégance technicienne qui s’efface au profit du sens. Sublime maturité qui s’expose ici sans artifice et interroge les possibilités du clavier invité à égaler voire surpasser les mille éclats de l’orchestre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Livres

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fosse-notes jean noel CROCQ livre clic de classiquenewsLIVRE événement, critique. Jean-Noël Crocq : FOSSE NOTES : une autre histoire de l’opéra (Editions Premières Loges). Musicien de l’Orchestre de l’Opéra de Paris, Jean-Noël Crocq s’intéresse à un volet inédit de la fosse d’orchestre. Que se passe-t-il pendant les répétitions et les soirs de représentation sous la conduite des chefs ? A l’Opéra de Paris, la partition manipulée par quantité de musiciens qui se succèdent aux pupitres devient au fil des représentations (et des humeurs), support de graphies plus ou moins habiles, révélant parfois de vrais dessinateurs au crayon acéré : elle est aussi moyen de communication pour des remerciements, des voeux, des commentaires, de confrères à confrères. Tout ce qui passe par la tête des musiciens s’y concrétise, en marge des mesures et des notes, sur la page de garde et directement sur les manuscrits d’époque : croquis et portraits d’instrumentistes jouant, portraits charges voire caricatures des compositeurs venus diriger leurs œuvres : Meyerbeer, Offenbach, Rossini dont le nez crochu semble être l’appendice générique (!) ; Verdi aussi, plus classicisé qui pourtant au moment des répétitions de Rigoletto, …

 

 

 

 

livre-histoire-de-l-opera-herve-lacombe-fayard-critique-presentation-classiquenews-livres-clic-de-classiquenewsLIVRE événement, critique. FAYARD : Histoire de l’opéra français, du Consulat au début de la IIIè Répubique (Hervé Lacombe). Voici le premier volume d’une Histoire en 3 volumes, prometteuses et particulièrement enrichissante dès ce premier volume (parution : 14 octobre 2020). L’opéra est en France est depuis sa structuration sous Louis XIV, une institution d’état, richement subventionnée. A Paris, ses deux scènes en témoignent : palais Garnier et Opéra Bastille, voulu par le président Mitterand en 1989 pour le bicentenaire de la Révolution française.  Dans ce volume I – premier d’une trilogie éclairante, le spectre s’interroge en 21 chapitres, sur la période du Consulat au début de la IIIè République. Soit la séquence historique et chronologique qui a produit les oeuvres aujourd’hui les plus célèbres  : Guillaume Tell, Lakmé et Les Huguenots, Orphée aux Enfers et Les Contes d’Hoffmann, Carmen et Manon…

 

 

 

 

BORODINE-andre-lischke-bio-bleu-nuit-editeur-critique-analyse-classiquenewsLivre événement : BORODINE par André Lischke (Bleu Nuit éditeur). Excellente bio dédiée à l’un des plus importants membres du « Groupe des Cinq », fondateur (avec ses pairs) de la musique symphonique russe, sans omettre la musique de chambre : Alexandre Borodine (1833 – 1887) a su mêler en un équilibre puissant et solaire les trois influences majeures en Russie : l’identité slave, l’orientalisme, la musique occidentale, celle des germaniques Schumann et surtout dans son cas, Mendelssohn (comme l’atteste sa Première Symphonie). Mort jeune, auteur lent et finalement rare, Borodine fut surtout un… chimiste, reconnu dont l’activité comme compositeur devait s’accommoder d’une vie scientifique déjà bien remplie…

 

 

 

 

BRITTEN Benjamin Francois PORCILE Bleu nuit éditeur critique livre classiquenewsLIVRE événement, critique. François Porcile : BRITTEN (Bleu Nuit éditeur). La biographie de François Porcile récapitule les événements marquants de la vie du compositeur britannique Benjamin Britten (1913 – 1976), né devant la mer du Nord, soit « la mer d’Allemagne », un milieu qui s’avère fécond pour lui, comme en témoignent les opéras marins, Peter Grimes qui le révéla, ou Billy Budd, d’abord boudé par un public refroidi mais depuis quelques années, réestimé, à juste titre. Le collégien se montre particulièrement inspiré (déjà une centaine d’oeuvres à 14 ans !) ; puis l’apprentissage chez Frank bridge (1928-1930) ; … tout indique très vite une pensée musicale qui s’interroge sur le sens de la forme, l’efficacité et la synthèse, loin des effluves « boursouflées et soporifiques » du victorien Elgar… Britten apprend ce souci du développement musical à l’école du cinéma et du documentaire, quand il travaille pour le GPO Film Unit de 1935 à 1939, épisode souvent négligé.
En couple avec le ténor Peter Pears, rencontré en 1937 et dont le timbre lui rappelait étrangement celui de sa mère, Britten collectionne les épreuves et les expériences dont l’exil aux USA de 1939 à 1942 ; à son retour en Grande-Bretagne, le compositeur n’est plus le même : il se consacre presque exclusivement à l’opéra.
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Sélection spéciale 250 ans LUDWIG VAN BEETHOVEN

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beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3DOSSIER BEETHOVEN 2020 : 250 ans de la naissance de Beethoven. L’anniversaire du plus grand compositeur romantique (avec Berlioz puis Wagner évidemment) a été célébré tout au long de la saison 2020. Mettant en avant le génie de la forme symphonique, le chercheur et l’expérimentateur dans le cadre du Quatuor à cordes, sans omettre la puissance de son invention, dans le genre concertant : Concerto pour piano, pour violon, lieder et sonates pour piano, seul ou en dialogue avec violon, violoncelle… Le génie de Ludwig van Beethoven né en 1770, mort en 1827) accompagne et éblouit l’essor du premier romantisme, … retrouvez ici notre dossier spécial BEETHOVEN 2020 et aussi notre sélection cd, dvd, livres à connaître absolument.

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dvd

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 à l’école des petits rats

Kalioujny-alexandre-sacha-danse-opera-paris-etoiles-dvd-belair-danse-critique-danse-ballet-classiquenews-dvdDVD événement, critique. La CLASSE d’Alexandre Kalioujny (1 DVD BelAir classiques) – Le film passe les portes de l’École de Danse du Ballet de l’Opéra de Paris pour une immersion exceptionnellement vivante dans les coulisses et le laboratoire des jeunes danseurs en apprentissage ; les fameux « petits rats », ici pilotés par leur mentors et pédagogues les danseurs Étoiles Élisabeth Platel (directrice de l’École de Danse) et Charles Jude, transmetteurs du « style Alexandre Kalioujny », génial et légendaire pédagogue dont la leçon a marqué de façon indélébile le propre style de l’Opéra français.
Alexandre Kalioujny dit « Sacha », naît à Prague en 1923 de parents russes émigrés. Danseur Étoile au sein du Ballet de l’Opéra national de Paris alors dirigé par Serge Lifar, Kalioujny est nommé professeur de danse au Conservatoire de Nice. L’Opéra de Paris le rappelle en 1970, plébiscité par l’ensemble des Étoiles parisiennes pour qu’il poursuive la transmission de son art. Sa méthode de travail est d’autant plus appréciée des danseurs qu’elle cultive très haute technique et fluidité du mouvement.

 

 

 

bac182-bayadere duato  BELAIR dvd classiquenews critique dvdDVD, critique. La Bayadère : Théâtre Mikhailovsky (1 dvd nov 2019 BelAir classiques). A la suite de ces lectures des grands classiques (La Belle au bois dormant et Casse-Noisette), le chorégraphe Nacho Duato, directeur artistique du Ballet du Théâtre Mikhailovsky à Saint-Petersbourg, aborde à son tour La Bayadère, mythe amoureux légendaire qui associe passion et malédiction. Ainsi dans une Inde fantasmée, la prêtresse et le guerrier ne peuvent réaliser leur amour ni sur cette terre ni dans l’au-delà. La lecture de Duato reste respectueuse de la conception originelle de Marius Petipa et Ludwig Minkus : néanmoins l’espagnol fluidifie l’action, écarte les lourdeurs et poncifes antérieurs; pour une évocation élucidée, clarifiée des tableaux orientalistes (exit les pantomimes statiques) où la reconstitution de la cour des Maharajas offre une nouvelle conception de la danse classique, à la fois élastique et acrobatique. Un défi réussi pour le Ballet du Théâtre Mikhailovsky dont l’écalt et l’assurance s’appuient sur les étoiles de la troupe : Angelina Vorontsova, Victor Lebedev, Andrea Laššáková, ce dernier…

 

 

 

 

CONCERT DE NOËL. Orchestre Symphonique d’Orléans

orleans-orchestre-symphonique-vignette-carre-presentation-saison-2017-2018-sur-classiquenewsORLÉANS, Orch Symphonique d’Orléans. Les 7 et 8 déc 2019. CONCERT DE NOËL. Pour le temps de Noël, l’Orchestre Symphonique d’Orléans propose un programme unique faisant dialoguer plusieurs écritures principalement romantiques, toutes inspirées par Noël et le thème de l’hiver : d’abord les germaniques, Mendelssohn (extraits de la Symphonie n°13) ; Schubert et Brahms ; puis les Tchèques Janacek et Kodaly ; avant de conclure par les Français : Dukas, Poulenc, Saint-Saëns (extraits de son très rare oratorio de Noël). C’est un cycle éclectique qui associe les instrumentistes du Symphonique d’Orléans et le chœur symphonique du Conservatoire d’Orléans qui est devenu au fil des saisons, un partenaire régulier de l’Orchestre.

 

 

 

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ORLÉANS, Eglise Saint-Pierre du Martroi d’Orléans
samedi 7 décembre 2019 – 20h30
dimanche 8 décembre 2019 – 16h

CONCERT DE NOËL
ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
CHŒUR SYMPHONIQUE DU CONSERVATOIRE D’ORLÉANS
Chef de Chœur : Élisabeth RENAULT
Gilles LEFÈVRE – Violon solo
David HARNOIS – Cor solo
Adeline DE PRESSAC – Harpe

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.orchestre-orleans.com/concert/concert-de-noël/

Programme détaillé

FÉLIX MENDELSSOHN
Symphonie n°13 en Do mineur,
dite « Sinfoniesatz » Sechs Sprüche, op. 79
1. Weinachten (Noël)
2. Am Neujahrstage (Le jour de L’An)

FRANZ SCHUBERT
Quatre duos pour 2 cors
D199, « Mailied » (Chanson de mai)
D202, « Der Schnee zerrinnt » (La Neige fond)
D203, « Der Morgenstern » (L’Étoile du matin)
D204, « Jägerlied » (Chanson du chasseur)
Gesang der Geister über den Wassern (Chant des esprits au-dessus des eaux)

JOHANNES BRAHMS
Gesänge für Frauenchor Op.17 (Chansons pour chœur de femmes)
« Es tönt ein voller Harfenklang » (Résonne, pleinement, une harpe)
« Der Gärtner » (Le jardinier)
« Gesang aus Fingal » (Chants de Fingal)

LEOS JANÁCEK
Idylle

ZOLTÁN KODÁLY
Psaume 114

PAUL DUKAS
Villanelle pour cor et harpe

FRANCIS POULENC
Quatre motets pour le temps de Noël
4. « Hodie Christus natus est » (Aujourd’hui le Christ est né)

CAMILLE SAINT-SAËNS
Oratorio de Noël
6. « Quare fremuerunt gentes ? »
(Pourquoi les nations ont-elles frémi ?)
10. « Tollite hostias » (Apportez des offrandes)

Église chauffée – Placement libre
Ces deux concerts sont hors abonnement
Réservations et ventes uniquement auprès d’Orléans Concerts
à partir du mardi 19 novembre 2019,
du mardi au samedi, de 13h à 18h. Tél : 02 38 53 27 13
Ou via notre billetterie en ligne : www.helloasso.com/associations/orleans-concerts

Cd, critique. SILENT NIGHT (Hirondo Maris / Arianna Savall, 2018, 1 cd DHM)

cd critique cd review sur classiquenews arianna_savall_petter_udland_johansen__hirundo_maris-silent_night_-_early_christmas_music_and_carols_aCd, critique. SILENT NIGHT (Hirondo Maris / Arianna Savall, 2018, 1 cd DHM) – Fondé en 2009, il y a donc 10 ans, l’ensemble Hirundo Maris / hirondelle de mer, porté par la harpiste et soprano Arianna Savall édite ici l’un de ses meilleurs programmes, où le thème du recueillement pour Noël, se fait source d’un enchantement poétique d’une indiscutable séduction. La cantatrice catalane poursuit avec beaucoup de finesse l’héritage paternel (Jordi, qui en outre a orchestré certaines pièces du programme), d’autant qu’elle bénéficie de la complicité du ténor et altiste norvégien Petter Udland Johansen. Musique du nord et de Méditerranéen, du Moyen-Age au Baroque, le répertoire ressuscite avec une élégance de ton qui convainc, immersion enchantée (extase collective et latine et méridionale de l’entêtant « Ay que me abraso, ay ! » de Zéspedes, XVIIè) et délicatement ciselée de l’Avent à Noël, révélant souvent dans la magie des timbres associés (dont les harpes d’Arianna, triple baroque, Renaissance…) une richesse musicale et textuelle inouïe. Carols, musique traditionnelle recréent un monde de ferveur, où l’exaltation des sens converge vers la méditation bienheureuse. L’onirisme de Noël regroupe ainsi dans cette sélection choisie, les inusables mélodies de la période qui célèbre la naissance de l’Enfant : O silent night (Allemagne, joué en fin de cycle et d’une excellente facture à deux voix, instrumentarium étincelant à l’envi), Mitt hjrete alltid vanker (Norvège), Nuit brillante (Provence française), El cant dels ocells (Catalogne espagnole)…

Pour servir la grâce poétique des évocations produites par la collection de chansons, les instrumentistes savent varier en conséquence l’instrumentarium : cornemuse (dès le premier air : « El noi de la mare “), dialoguant avec les deux voix solistes : harpes déjà citées et présentes en permanence, cornet (en ses accents jazzy), mandoline, guitare… et les percussions de l’excellent Pedro Estevan (transfuge du père et de son ensemble Hespérion XXI). Arrangé par Jordi Savall, le catalan « El cant dels ocells » redouble de trouble émerveillé, énoncé par la harpe magicienne : certainement le meilleur titre du programme avec le Zéspedes que nous avons précédemment distingué, sans omettre La Salve, prière à Marie miséricordieuse dont Arianna Savall fait un solo là encore, très inspiré, suspendu, en extase. Envoûtante réalisation où la voix cristalline et fragile d’Arianna Savall, en sirène enivrée et sensuelle, sa harpe éloquente et articulée, ressuscitent le charme éternel des cantatrices voyageuses, figures majeures de l’histoire musicale médiévale et baroque. Enivrant.

 

 

 

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CD, critique. SILENT NIGHT. ARIANNA SAVALL & PETTER UDLAND JOHANSEN / HIRUNDO MARIS – «  Silent night, EARLY CHRISTMAS MUSIC AND CAROLS ». 1 cd DHM, Sony / Juin 2018.

 

 

 

 

 

 

Télé, programmes de Noël et du 1er janvier 2019

Que voir à la télé pour les fêtes ? Au temps de Noël, en particulier le 1er janvier 2019. Voici notre sélection (Arte, France Télévisions, …)

 

 

 

 

 

 

Lundi 31 décembre 2018

 

 

à 18h
ARTE: BERLIN : CONCERT DE LA SAINT SYLVESTRE
Daniel Barenboim dirige l’Orchestre Philharmonique de Berlin

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Barenboim-daniel-wedo-west-eastern-diwan-orchestra-582 Plus de 50 ans rapproche le chef (qui est aussi pianiste) et l’orchestre : cela s’entend et se voit dans ce programme jubilatoire : Concerto pour piano n°26 en ré majeur de MOZART (K537), avant quatre pièces orchestrales maîtresses de Maurice Ravel : célébration de la modernité française du XXè, sensuelle et scintillante : Rhapsodie espagnole, Alborada del Gracioso, Pavane pour une Infante défunte, Boléro. + d’infos sur le site de l’Orchestre Philharmonique de Berlin (concert programmé à Berlin le 31 décembre 2018, 16h15) :
https://www.berliner-philharmoniker.de/konzerte/kalender/details/51845/

Avec le Philharmonique de Vienne, le Philharmonique de Berlin est bien le meilleur orchestre mondial ; à quand un même diagnostic pour nos orchestre français ? Dans les faits, voici l’orchestre qu’a dirigé Karajan, puis Abbado, dernièrement Simon Rattle (un coffret d’adieu vient de sortir édité par le label de l’orchestre lui-même : 6è Symphonie de Mahler, en une nouvelle version de l’été 2018 qui vient compléter une précédente lecture datant de 1987 : enregistrement événement CLIC de CLASSIQUENEWS)
Daniel Barenboim a joué pour la première fois comme soliste dans le Concerto pour piano n°1 de Bartok, le 12 juin 1964, à 21 ans, avec le Philharmonique de Berlin.

 

 

 

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Arte à 22h20
GALA des 350 ans de l’Opéra de Paris 

opera-garnier-vestibule-escalierDanse, opéra, musique orchestrale… proposent le meilleur pour souffler l’excellente santé artistique de la maison française, – bilan « normal » si l’on songe aux subventions généreuses que les deux maisons de Garnier et de Bastille touchent pour réaliser leur mission culturelle et publique. En 1669, Louis XIV fondait l’Académie royale de musique, ancêtre de notre Opéra national de Paris ; en 2019, ce sont aussi les 30 ans de l’Opéra Bastille, vaisseau grandiloquent décidé par le président Mitterrand, inauguré en 1989, pour célébrer le bincentenaire de la Révolution française. 350 ans ici, 30 ans là : 2019 est un temps essentiel de la grande boutique. La tradition hexagonale entretenue par l’Opéra parisien, assure l’art de la danse et de l’opéra au meilleur niveau possible : si le ballet continue de susciter une admiration générale et unanime, force est de constater que les mises en scène d’opéra, depuis 20 ans, provoquent des scandales et réactions épidermiques, souvent légitimes… Pour ce gala des 350 ans, voici côté opéra, des extraits de Faust (Gounod), Werther et Manon (Massenet), Don Carlos (avec un « s », donc dans sa version parisienne originale, chantée en français que Verdi élabora pour l’Opéra de Paris)… côté danse, place aux chorégraphies « marquantes » telles : La Dame aux camélias, Carmen, Cendrillon, Le Parc… Spectacle (« Gala inaugural des 350 ans »), diffusé en léger différé, présenté le 31 décembre 2018 à 19h30 : Extraits de ballets et grands airs du répertoire lyrique / Dan Ettinger, direction / avec les Etoiles, danseurs, corps de ballet de l’Opéra de Paris – Sonya Yoncheva, soprano / Ludovic Tézier, baryton / les choeurs de l’Opéra national de Paris (José Luis Basso, direction). Retransmis par Radio Classique.

PLUS d’INFOS sur le site de l’Opéra national de Paris :
https://www.operadeparis.fr/saison-18-19/opera/gala-inaugural-des-350-ans

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Mardi 1er janvier 2019

Que voir sur le petit écran (qui n’est plus si petit à présent, au regard des nouvelles dalles cathodiques…) ?

 

 

 

 

à 11h15
France 2 : CONCERT DU NOUVEL AN 2019 
Orchestre Philharmonique de Vienne / Christian Thielemann, direction 
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strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888Valses de Vienne.  C’est désormais le rituel de chaque nouveau passage au nouvel an : les valses de Johann Strauss père et fils : une dose irrésistible de raffinement et d’élégance (viennoise) pour souligner (et fêter) le passage à la nouvelle année. Que nous réservera 2019 ? Augurons à tout le moins, de nouvelles offres accessibles pour la transition écologique, une justice fiscale enfin réalisée, moins d’arrogance de nos politiques et de nos élus sensés nous représenter, une façon nouvelle, collective et pacifiste de manifester… et un pouvoir plus humain, proche, réactif. Evidemment à l’époque des Strauss père et fils, dans ce tte Vienne fin de siècle, les événements historiques et les évolutions sociétales avaient peu de chose en commun avec notre actualité, celle des gilets jaunes et du Jupiter élyséen… Gageons que 2019 améliore la vie de chacun. Avec toujours, l’émotion musicale en partage et en intensité.
Cette année pour le 1er janvier 2019, le chef autrichien Christian Thielemann grand wagnérien et straussien de grande classe (autrichienne) assure le pilotage du concert philharmonique le plus médiatisé de l’année. LIRE notre présentation de ce concert événement

  

 

 
CONCERT DU NOUVEL AN 2019

  

 

  

 

 

à 18h40
Arte : Concert du Nouvel An à La Fenice de Venise 
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Chaque 1er janvier 2019, les vénitiens fêtent la nouvelle année dans une grand concert festif, plutôt élitiste au regard des prix pratiqués alors : le « Concerto di Capodanno » / concert du nouvel an. Au programme des extraits d’opéras (Verdi principalement dont le fameux brindisi de l’acte I de la Traviata : motif et prétexte à lever et boire sa coupe de champagne, sur scène et dans la salle…): airs et choeurs célèbres… avec Nadine Sierra (soprano), Francesco Meli (ténor). Orch et chœur de La Fenice / Claudio Marino Moretti, direction.

  

 

  

 

 
 à 23h30
Arte : QUATRE CHOREGRAPHES ACTUELS A L’OPERA DE PARIS
Thierrée / Shechter / Pérez / Pite 
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La Symphonie du Hanneton (couronné, plébiscité en 2006) c’est lui : le chorégraphe suisse touche à tout JAMES THIERRÉE (né en 1974 à Lausanne), « illusionniste du corps » a montré la voie au début des années 2000, grâce à un imaginaire hors normes, en complicité avec les membres de sa compagnie du Hanneton. En juin 2018, Frelons (nouvelle chorégraphie) imaginait une horde de danseurs masqués lancés à l’assaut du Palais Garnier (scène et surtout espaces publics : escaliers, foyer, vestibule bas.)… JAMES THIERRÉE est aussi un acteur reconnu et plutôt sollicité : après L’empereur de Paris de JF Richet (dans les salles le 19 décembre), James T prête sa figure et sa posture pour Raspoutine dans Corto Maltese de Christophe Gans. Autres ballets à l’affiche de cette soirée danse sur Arte :

The Art of not looking back de l’israélien Hofesh Shechter : 9 danseurs accordés, entraînés dans une transe juvénile, qui est à la fois psychanalyse et rituel révélant l’enfoui…

The Male dancer de l’espagnol Iván Pérez : une célébration virile (que des hommes) sur le Stabat Mater de l’estonien Arvo Pärt. La figure du danseur est présentée comme sujet de moquerie et de fantasme.

The Seasons de la canadienne Crystal Pite renouvelle l’élan organique, sensuelle, célébratif de l’écriture vivaldienne, elle-même revisitée, adaptée par Max Richter qui offre ici la bande musicale : The Four Seasons recomposed : 54 danseurs exaltés, ivres et inspirés, composent une chorégraphie puissante et magnétique, entre brutalité primtive et beauté spirituelle, portée, sublimée par l’exaltation et le génie vivaldiens.

Programme visionnable sur Arte concert à partir du 24 décembre 2018:
https://www.arte.tv/fr/videos/083017-001-A/quatre-choregraphes-d-aujourd-hui-a-l-opera-de-paris/

Soirée filmée au Palais Garnier à Paris, en juin 2018 – spectacle à l’affiche du 18 mai au 8 juin 2018
https://www.operadeparis.fr/saison-17-18/ballet/thierree-pite-perez-shechter

 
 
 

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Consultez cette page régulièrement actualisée et enrichie au fur de l’actualités des programmes télés annoncés par les chaînes…

 

 

 
 

Roberto Alagna chante Noël sur France 3

france3 logo 2014Télé. France 3. Roberto Alagna chante Noël, jeudi 24 décembre 2015, 20h55. Soirée spéciale Noël, mêlant musique classique et chanteurs de variétés… “Roberto Alagna chante Noël »,… Depuis Monte Carlo, le ténor français le plus connu à l’international, Roberto Alagna, chante pour la veillée de Noël lors d’une soirée spéciale sur France 3. Au programme, célèbres chants de Noël d’Europe, véritable tour du monde, du Mexique, de l’Argentine, des Etats-Unis… sans oublier les chants sacrés les plus connus et repris dans toutes les salles et les églises du monde, signé Gounod, Schubert, Mascagni …. Dans la salle des Etoiles du Sporting de Monte Carlo, les artistes sont accompagnés par des forces vives monégasques : l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, le Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo, et les Petits Chanteurs de Monaco,  l’Académie de Rainier III,  sous la direction d’Yvan Cassar.

En solo, duo, trio ou tous ensemble, Roberto Alagna, Aleksandra Kursak, Karine Deshayes, Patrick Fiori, Nolwenn Leroy, Salvatore Adamo, Joyce Jonathan, Agnès Jaoui, Armando Noguera, Violette Polchi, China Moses nous font vivre une très jolie soirée de Noël tout en musique.

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avec :
L’Orchestre Philharmonique de Monte Carlo
Les Chœurs de l’Opéra de Monte Carlo
Les Petits Chanteurs de Monaco
L’Académie Rainier III
Yvan Cassar, direction

 

ALAGNA-NOEL-2015-582-390-alagna-roberto-alagna-chante-NOEL-2015-presentation-classiquenews_AlagnaNoel1Morceaux choisis : Noël français/ Noël espagnol / Noël britannique : Noel Blanc/ Blanca Navidad / White Christmas, Noël anglais/ Noël Italien / Noël Français : O Christmas tree / Mon beau sapin, Noel sacré : Minuit, chrétiens, Noël français/ Noël britannique : Douce nuit /Silent night, Noël sacré : Schubert – Ave Maria, Noël français / italien / anglais : Vive le vent / viva il vento /Jingle bell, Noël américain : Let it snow, Noel français : Gentil père noël, Noel sacré : Ave Maria de Mascagni…

 

 

Cadeaux de NOËL 2015 : la sélection de classiquenews

NOEL-2015-vignette-500Sélection cadeaux de Noël 2015. Comme chaque année pour les fêtes, la Rédaction de CLASSIQUENEWS se réunit et publie sa sélection de cadeaux pour les fêtes, un moment unique où le meilleur paru dans l’année écoulée, et le publié spécialement pour la fin de l’année, sont analysés, décortiqués par nos rédacteurs : il s’agit souvent des titres couronnés pendant l’année par un CLIC de classiquenews : la marque de l’excellence. Les célébrations ont aussi leur importance et pour 2015, bien  sûr les anniversaires Scriabine et surtout Sibelius pèsent dans le palmarès final, proposant pour l’occasion des opportunités à saisir (voyez les sublimes coffrets Sibelius ci après par des interprètes engagés dont on mesure toujours et encore la veine miraculeuse… Qu’offrir pour les fêtes, sans se tromper ? Voici la sélection cd, dvd, livres établie par la Rédaction de CLASSIQUENEWS.COM ….

Jusqu’au 13 décembre 2015, découvrez ici l’ensemble des cd et coffrets, dvd et livres à offrir pour Noël : 10 cd, 10 coffrets, 10 dvd et 10 livres … Retrouvez ici notre home dédiée cd, dvd, livres (pour ne rien manquer de l’actualité de la musique classique tout au long de l’année).

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cover CMPHB defPréambule. Vertus des clés d’entrée… vous voulez réussir votre accès au classique, nébuleuse déroutante par sa diversité. Deutsche Grammophon joue la carte de l’accessibilité décomplexée avec 2 offres / titres pour nous incontournables : la Playlist uniquement digitale “classique mais pas has been“, et surtout l’exceptionnel coffret miraculeux de 111 cd, réunissant les 2 écrins intitulés The Collector’s Edition 1 et 2 (discothèque de base idéale pour tous les mélomanes, néophytes et connaisseurs)…

 
 

Nos 10 coffrets de Noël

 

coffret-deutsche-Grammophon-111-111-cd-review-critique-classiquenews-CLIC-de-decembre-2015CD, coffret événement, compte rendu critique. The collector’s edition 1 et 2 (Deutsche Grammophon). Pour Noël 2015, Deutsche Grammophon publie une somme incontournable, en rééditant le fleuron de ses archives, célébrant 111 personnalités parmi les interprètes qui ont fait son catalogue depuis les origines : le livret du cycle 1 (rouge) présente l’historique d el saga DG depuis 1899 jusqu’en 2009 (11ème décennie de politique artistique et de réalisation discographique). Le méga coffret des 111 ans de Deutsche Grammophon est de fait une boîte miraculeuse. En 2009, Deutsche Grammophon célébrait son 111 ème anniversaire en publiant une première Edition Collector (“111, The Collector’s edition 1″ en rouge) en 55 cd, suivie en 2010 d’un deuxième volume  (“111, The Collector’s edition 2″ en jaune)  comptant 56 cd. Le clin d’œil n’a pas échappé au mélomane averti : le nombre de disques des deux coffrets réunis s’élève à… 111. Il fallait donc pour achever l’édition les réunir en un seul. Depuis leur publication de 2009 et 2010, les 2 éditions limitées sont épuisées … mais Deutsche Grammophon réédite pour NOEL 2015, les deux cycles en un seul coffret (événement). LIRE notre critique complète du coffret The collector’s edition 1 et 2 (Deutsche Grammophon)

stravinsky complete edition deutsche grammophon review presentation account of compte rendu critique CLASSIQUENEWS CLIC de classiquenews octobre 2015Coffret Stravinsky : complete edition (30 cd Deutsche Grammophon). Simultanément aux autres coffrets événement dédiés à Martha Argerich (the complete recordings on Deutsche Grammophon) et Sibelius à l’occasion du 150 ème anniversaire du compositeur finnois, DG nous gratifie en octobre 2015 d’un troisième somptueux coffret, celui là consacré à Igor Stravinsky, regroupant l’essentiel de ses bandes prestigieuses globalement très convaincantes pour une intégrale Stravinsky qui fera date. La boîte est d’autant plus miraculeuse et appréciée qu’elle ne correspond en vérité à aucune célébration particulière… C’est de l’aveu du responsable éditorial, l’aboutissement d’un travail de recherche de plusieurs années, Roger Wright, conscient dès les années 1990, quand il collaborait activement à l’enrichissement du catalogue de la major, de la richesse exceptionnelle du fonds Stravinsky chez DG. L’idée d’une intégrale discographique a donc très rapidement germé : elle se concrétise aujourd’hui, permise grâce à un jeu d’enregistrements réalisés en divers lieux, à différentes périodes… afin de constituer à terme, une intégrale digne de son intention première. LIRE notre critique complète du coffret Stravinsky complete Edition

stravinsky sony classical complete columbia recordings review critique compte rendu coffret stravinsky cd box review classiquenews CLIC de classiquenews decembre 2015 noel 2015CD, coffret événement. Coffret Stravinsky. The complete Columbia Album collection.  Sony classical édite pour les fêtes de fin d’année 2015, un somptueux coffret regroupant tous les enregistrements que le compositeur russe Igor Stravinsky réalisa pour la Columbia de 1940 à 1967 soit 56 cd (+ 1 dvd) composant une somme essentielle pour qui apprécie son œuvre et souhaite mieux comprendre son esthétique, en s’immergeant dans le geste du compositeur devenu chef et interprète de ses propres oeuvres. Le coffret rassemble ainsi les prises mono réalisées dans les années 1940 et 1950, puis celles en stéréo à partir des années 1960. Les oeuvres sont dirigées par Stravinsky lui-même ou son assistant Robert Craft, en présence du Maître. Certaines concernent des réalisations inédites d’autres remastérisées (24 bit / 96 kHz). 1 dvd complète le formidable legs discographique, évoquant les partitions de Stravinksy destiné au cinéma à Hollywood dans les années 1940. Le livret notice comprend en outre, la présentation des partition sainsi exhumées et revalorisées, ainsi qu’un article récent du musicologue américain, spécialiste de l’oeuvre stravinskienne : Richard Taruskin (« Je suis un chef d’oeuvre », Stravinsky en studio, traduction en français). Plusieurs thématiques passionnantes y sont abordées dont les commentaires duc compositeur chef sur l’interprétation de ses œuvres : que défendre exécution ou interprétation ? Une recherche iconographique spécifique apporte un autre argument visuel rappelant aussi la collaboration de Cocteau et d’Alex Steinweiss pour les couvertures originales des enregistrements… LIRE notre présentation complète du coffret Stravinksy : The complete Columbia collection (56 cd + 1 dvd)

Elisabeth Schwarzkopf Complete Recitals  952 1974 review compte rendu account of critique cd CLASSIQUENEWS noel 2015 Warner Classics CoverCD, coffret. Compte rendu critique : Elisabeth Schwarzkopf : The complete recitals 1952-1974. 31 cd Warner classicsTimbre affûté comme un diamant, sens inouï de la nuance vocale qui en fait une immense diseuse chez Schubert, Schumann, Wolf, la soprano polonaise née en 1915 qui demanda sa carte du parti nazi, Elisabeth Schwarzkopf (1915-2006) décolle véritablement au lendemain de la guerre après son procès en dénazification soit à l’automne 1946. C’est alors que la mozartienne (divine Elvira dans Don Giovanni en 1947 à Vienne) fait une trentenaire aux aigus rayonnants, à la diction précise et fluide, d’une sophistication ultime, ciselée comme un instrument à vent. Le coffret édité par Warner classics et qui regroupe tous ces récitals avec piano et orchestre, qui comprend aussi sur un seul disque, plusieurs extraits d’un même opéra (dont Troilus and Cressida de Walton sous la direction du compositeur en mai 1955), affirme à travers ces 31 cd, une distinction royale, artificielle et hautaine pour ses détracteurs ; millimétrée, subtile, idéale pour ses admirateurs. Voici “La Schwarzkopf” dans ses récitals intimistes ou orchestraux, de 1952 à 1974, soit jusqu’à presque 60 ans, preuve que l’intelligence de l’interprète a su affirmer en plus de la qualité de la voix,  par une gestion de carrière et des prises de rôles réfléchies, une longévité légendaire. LIRE notre critique complète du coffret Elisabeth Schwarzkopf The complete récitals 1952-1974

 

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CD, compte rendu critique : coffret Sibelius edition (14 cd Deutsche Grammophon). Le 8 décembre 2015 marque les 150 ans de la naissance du plus grand compositeur finlandais post romantique Jean Sibelius (1865-1957). C’est aussi après Malher, l’artisan de la plus stimulante épopée symphonique du XXème siècle, aux côtés des Français Debussy et Ravel. Auteur d’un catalogue resserré porté par une exigence formelle de plus en plus radicale, le symphoniste fait évoluer le langage musical à l’époque de Mahler et après lui : Deutsche Grammophon édite en un coffret événement, l’héritage musical détenu dans ses archives sonore. Une somme incontournable qui souligne l’accomplissement de l’écriture orchestrale pure (7 Symphonies par Bernstein, Okko Kamu et surtout Karajan qui dirige ici les Symphonies 4,5,6 et 7). C’est aussi l’occasion de mesurer l’ampleur poétique de son cycle pour orchestre, choeur et solistes (soprano et baryton) :  Kullervo opus 7 (version originale par Jorma Panula, Turku Philharmonic orch), tous les poèmes symphoniques (En saga, Rakastava, Finlandia, l’excellente Chevauchée nocturne et aurore opus 55…), évidement le Concerto pour violon par Anne Sophie Mutter et André Prévin, sans omettre les subtiles mélodies pour basse et bartyon (solistes : Kim Borg et Tom Krause) ; le coffret comprend également la musique de chambre (Quatuor Voix intimes / Voces intime opus 56 (Emerson Quartet) et bien sûr les musiques de scène dont la Suite Christian II par Neeme Järvi (Gothenburg Symphony Orch), Pelléas et Mélisande opus 46 par Horst Stein et l’Orchestre de la Suisse romande ; les Scènes historiques I et II (opus 25 et 66), Scaramouche et Le Cygne blanc opus 54, surtout les deux Suites de La Tempête (Jussi Jalas, Hungarian State Symphony Orch). Un festival orchestral varié et affûté au service d’un maître de l’écriture symphonique dans la première moitié du XXème siècle. Les amateurs seront comblés, les curieux non encore convaincus, très intéressés et mis en appétit. Coffret «  Sibelius édition » , 14 cd Deutsche Grammophon. LIRE notre compte rendu critique complet du coffret SIBELIUS édition par Deutsche Grammophon

SEIJI-OZAWA-the-complete-warner-recordings-coffret-cd-review-comte-rendu-critique-CLASSIQUENEWS-juillet-2015-CLIC-de-l-ete-2015CD, coffret événement, compte rendu critique. Seiji Ozawa : The complete Warner recordings, 25 cd). Mère chrétienne, père bouddhiste, Seiji Ozawa est la synthèse Orient Occident, né le 1er septembre 1935 en Chine (province du Mandchoukuo, la Mandchourie alors occupée par les japonais), c’est l’enfant de métissages et de cultures subtilement associées dont la force et l’acuité, la sensibilité et l’énergie ont façonné une trajectoire singulière, l’une des plus passionnantes à l’écoute de son héritage musicale parmi les chefs d’orchestre du XXème siècle. Il partage avec le regretté Frans Bruggen, la même tension féline au pupitre, soucieuse de précision et de souplesse. une leçon de communication et de maintien, pour tous les nouveaux princes de la baguette, rien qu’à les regarder. LIRE notre compte rendu critique complet du coffret Seiji OZAWA, the complete recordings

Bernstein sibelius  remasterised edition the symphonies 7 cd sony classical compte rendu critique cd classiquenews juin 2015 sony88875026142CD. Coffret événement. Sibelius : the Symphonies, remastered edition (Leonard Bernstein, 1960-1966, 7 cd Sony classical. Leonard Bernstein, – comme c’est le cas de Mahler, est le premier chef à s’intéresser spécifiquement aux Symphonies de Sibelius : voici réédité en version remastérisée, le cycle des 7 Symphonies du compositeur finnois, première intégrale enregistrée au disque par le maestro quadragénaire (Bernstein est né en 1918). Depuis Anthony Collins dans les années 1950, et surtout Serge Koussevitsky pionnier et créateur pour Sibelius, il n’existait pas de cycles symphoniques dédiés aux Symphonies de Sibelius, en particulier de corpus spécifiquement enregistré. L’épopée visionnaire et fondatrice de Leonard Bernstein pour l’intégrale des Symphonies de Sibelius, en complicité avec le Philharmonic de New York, remonte à mars 1960 (7ème) et jusqu’à mai 1967 (6ème). C’est la première intégrale de l’histoire du disque. LIRE notre compte rendu critique complet du coffret Sibelius par Bernstein chez Sony classical

callas maria complete studio recitals 14 cd review critique cd classiquenewsCD, COFFRET Compte rendu critique. Maria Callas : The complete studio recitals 14 cd Warner classics. CLIC de CLASSIQUENEWS de décembre 2015. Voici en 11 cd, un cycle de tubes et de raretés, ceux de la super diva par excellence, qui se révèle bel cantiste et verdienne, coloratoura et française d’une distinction d’une justesse de style et d’une noblesse d’intonation, irrésistibles. La sélection s’achève en 1969 (sessions sous la baguette de Nicola Rescigno). Une leçon d’engagement inégalé qui ose, parfois se trompe mais toujours émeut par l’intensité de l’intention. Maria Callas est une diva qui se brûla les ailes… mais avant que la torche se consume, combien de rôles et d’incarnations brûlés, hallucinants. Le timbre brillant et félin, au legato infini, au souffle illimité, aux couleurs diverses et précises fait miracle dans ce florilège d’airs caractérisés, accompagnés par l’orchestre et toujours, l’intériorité tragique fait la valeur de l’actrice aux côtés de la cantatrice (ainsi sa Lady Macbeth dans l’air de somnambulisme (Una Macchia… de l’acte IV, avec le même Rescigno en 1958, reprise en 1960 avec Antonio Tonini à Londres…). LIRE notre compte rendu complet du coffret Maria Callas : The complete studio recitals 14 cd Warner classics

Nos 10 cd de Noël

 

cd dvd chopin elizabeth sombart cd concertos pour piano 1 et 2 resonnance cd review critique compte rendu royal philharmonic orchestra pierre vallet direction CLIC de CLASSIQUENEWS decembre 2015CD, compte rendu critique. Chopin : Concertos n°1 et 2. Elizabeth Sombart, piano (1 cd, 1 dvd – Fondation Résonnance, Londres, mai 2014). A Londres dans les studios Abbey Road, la pianiste Elizabeth Sombart (sur un Grand Fazioli, 278)  délivre un témoignage bouleversant dans deux œuvres emblématiques de son compositeur fétiche, Frédéric Chopin. Même si le Concerto pour piano n°1 est plus connu, notre préférence va au Second, pourtant composé avant le premier (1830). C’est que le jeu et le style intérieur, à la fois profond, impliqué mais d’une sobriété essentielle, en particulier dans le mouvement central (Larghetto) s’affirme par un sens de la respiration, de l’écoute intérieure que sa complicité avec l’orchestre et le chef porte jusqu’à incandescence et dans une subtilité irrésistible. Même la valse et la mazurka du dernier mouvement sont énoncées et ciselées avec cette caresse détaillée, ce détachement infiniment allusif qui éblouissent littéralement. LIRE notre compte rendu complet Concertos pour piano de Chopin par Elizabeth Sombart

Dorothea_Ro_schmann_Mozart_Arias_Sony_Classical_Daniel_HardingCD, compte rendu critique. Dorothea Röschmann : Mozart Arias (1 cd Sony classical). Le timbre mûr, éloquent, charnel et aussi trèsinvesti de la soprano allemande Dorothea Röschmann (née en Allemagne, à Flensbourg en juin 1967) nous touche infiniment : depuis sa coopération avec René Jacobs dans des réalisations qui demeurent éblouissantes (Alessandro Scarlatti: Il Primo Omicidio, entre autres – pilier de toute discographie pour les amoureux d’oratorios et d’opéras baroques du XVIIè), la chanteuse sait colorer, phraser, nuancer et surtout articuler le texte comme peu, avec une intelligence de la situation qui éclaire son sens de la prosodie. Un chant intérieur, souvent embrasé qui la conduit naturellement aux emplois lyriques évidemment mozartiens. LIRE notre compte rendu Mozart arias avec Dorothea Röschmann

PLUHAR - Cavalli HDCD, compte rendu critique. Cavalli : L’amore innamorato. Christina Pluhar, L’Arpeggiata (1 cd, 1dvd Erato, décembre 2014). D’emblée, disons-le net : voici assurément l’un des meilleurs enregistrements de L’Arpeggiata, ensemble d’instruments anciens fondé en 2000 par la théorbiste Christina Pluhar. Les fondamentaux du collectif musicien : articulation sensuelle et voluptueuse, verbe incarné, parure instrumentale généreuse… servent ici le compositeur le plus inventif de son temps à Venise et en Europe, après l’essor de Monteverdi (son maître dans la lagune). L’Arpeggiata, 15 ans en novembre 2015, sujet d’un festival événement salle Gaveau à Paris, les 14 et 15 novembre 2015, affirme une cohérence de son,  une plénitude interprétative qui fait particulier sens à l’endroit de Cavalli, roi de l’opéra vénitien au XVIIè. Le choix des airs réalisé par Christina Pluhar prend en compte la diversité enchanteresse du génie cavallien. Ce sont mille et une nuances émotionnelles entre abandon, langueur, extase et dolorisme voluptueux, qui s’accomplissent ici, en une surabondance de rythmes, portés, pour chaque séquence, par un instrumentarium des plus raffinés, … LIRE notre compte rendu complet du cd L’Amore innamorato de Francesco Cavalli par L’Arpeggiata

 
 

chopin seong jin cho cd deutsche grammophon review cd critique compte rendu nocturne chopin opus 48 : 1 classiquenewsCHOPIN TRANSCENDANT. Seong Jin Cho peut être un coréen comblé. L’asiatique dévoile chez Frédéric Chopin, une sensibilité idéale pour l’univers si exigeant du Romantique. Le 17ème lauréat du Grand Prix du Concours Chopin deVarsovie mérite amplement la distinction qui honore son jeune talent. Né en mai 1994 soit à 21 ans, le nouveau lauréat du Concours Chopin de Varsovie successeur à cette distinction de Arguerich, Zimerman, et plus récemment Wolf ou Trifonov dévoile un tempérament hors normes une profondeur et une gravité hallucinante qui révèle chez Chopin aux côtés de sa digitalité extravagante et saisissante, cette amertume implacable, ce gouffre tragique irrésistible et indicible qui aux côtés des percées explicitement rêveuses et de fait crépusculaires, c’est c’est à dire belliniennes, déconcertent tout autant par une ampleur de vue, une conscience du fatum d’une puissance et d’une carrure inédite qui souvent est gommée chez nombre de ses compétiteurs.  Son Chopin a non seulement de la pure magie virtuose d’un toucher d’une finesse extrême mais il sait construire et bâtir des paysages d’une âpre et furieuse mélancolie. CD. Seong Jin Cho, piano. Chopin : 24 préludes, Nocturne opus 48 (1 cd Deutsche Grammophon, octobre 2015)

 
 

CLIC_macaron_2014Le Concerto pour violon de SibeliusCD, coffret. Compte rendu critique. Sibelius great performances : Collins, Gibson, Rosbaud, Beinoum, Tuxen, Monteux… (11 cd). D’emblée l’affiche promet le meilleur en effet : complément au récent coffret Warner regroupant les versions historiques propres aux années 1930 (Sibelius : Historical recordings : 1928 – 1945 7 cd, CLIC de classiquenews lui aussi) et déjà en majorité britanniques (preuve d’un engouement phénoménal pour Sibelius chez nos confrères anglo-saxons dès avant la seconde guerre mondiale), voici la preuve que la faveur anglaise pour le Finnois après la guerre ne s’est pas démentie, et comme le prouvent ces archives Decca, dans les années 1950, a même gagné une flamme exceptionnelle : les Symphonies par Anthony Collins (auteur d’une intégrale londonienne entre 1952 et 1956, ou le Concerto pour violon par l’excellent, ardent, voire incandescent et super élégant soliste Ruggiero Ricci (1958) restent des accomplissements légendaires. Comme la fièvre millimétrée d’une irrésistible élégance (Monteux), d’un dramatisme détaillé (Gibson), des autres sibéliens qui sur le métier symphonique élaboré par un génie de l’écriture orchestrale, font preuve d’une égale implication sidérante. Aux côtés du LSO, le Concertgebouw d’Amsterdam (Beinoum) et le Berliner Philharmoniker (Rosbaud) affirment eux aussi un engagement suprême au service de partitions captivantes il faut bien le reconnaître. Aucun doute, mises en perspective, tant de lectures aussi passionnantes, confirment bien, aux côtés de la richesse diverse des interprétations, l’indiscutable génie de Sébelius, le plus grand symphoniste du XXè après Ravel, Mahler, Strauss.

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gens veronique melodies duparc hahn chausson alpha cd critique compte rendu review account of CLASSIQUENNEWS CLIC de classiquenews octobre 2015CD, compte rendu critique. Véronique Gens : Néère, mélodies de Hahn, Duparc, Chausson (1 cd Alpha, 2015). Maturité rayonnante de la diseuse. Le timbre s’est voilé, les aigus sont moins brillants, la voix s’est installée dans un medium de fait plus large… autant de signes d’un chant mature qui cependant peut s’appuyer sur un style toujours mesuré et nuancé, cherchant la couleur exacte du verbe. Prophétesse d’une émission confidentielle, au service de superbes poèmes signés Leconte de Lisle, Goethe, Gautier, Louise Ackermann, Viau, Verlaine, Maurice Bouchor, Baudelaire et Banville…, Véronique Gens captive indiscutablement en diseuse endeuillée, sombre et grave, d’une noblesse murmurée et digne. LIRE notre compte rendu complet album Néère : Hahn, Chausson, Duparc par Véronique Gens

saint saens cd concertos 2 et 5 cd review critique compte rendu louis schwizgebel BBC symphony orchestra cd Aparte critique sur classiquenewsCd, compte rendu critique. Saint-Saëns : Concertos pour piano n°2 et n°5. Louis Schwizgebel, piano (1 cd Aparté, 2015). Voilà une nouvelle réalisation discographique qui confirme le talent du jeune pianiste eurasien sino-suisse Louis Schwizgebel, claviériste vedette de l’écurie Aparté. Évidemment le fleuron de ce programme reste la prise la plus récente (avril 2015) du Concerto l’Égyptien n°5 en fa  majeur d’une prodigieuse séduction mélodique qui berce littéralement l’entente amoureuse piano /orcheste – union  complice qui est loin de s’affirmer dans le Concerto précédent n°2 où la  virtuosité hallucinante du soliste fait souvent cavalier seul auprès d’un orchestre fracassant et péremptoire. Dans le n°5,  a contrario la tonicité enivrée soliste, chef, instrumentistes éblouit littéralement dans ce Concerto, l’un des meilleurs de Saint-Saëns … LIRE notre critique complète du cd Saint-Saëns par Louis Schwizgebel

cavalli-heroines-ricercar-marianna-flores-alarcon-lattarico-cd-presentation-review-critique-2-cd-CLASSIQUENEWS-clic-de-classiquenewsCD, compte rendu critique. Francesco Cavalli : Heroines of the venetian baroque : Héroïnes du Baroque vénitien (2 cd Ricercar). Le propre de toute somme interprétative qui compte, est de déplacer, voire repousser encore et encore les lignes… Porteur et presque investi par l’exigence des premiers baroqueux (dont un disciple comme lui argentin, – et son premier maître-, : Gabriel Garrido), Leonardo Garcia Alarcon investit de nouvelles constellations : Garrido avait déployé une sensibilité remarquable chez Monteverdi (dont un passionannt Orfeo), Alarcon, son héritier spirituel, n’hésite pas ici à provoquer : estimant l’héritage montéverdien comme un sommet “maniériste” préludant au style qui l’intéresse ici, le maestro dévoile la richesse poétique de la lyre cavallienne, son récitatif plastique et sensuell d’un relief particulier, ses airs et ariosos inféodés au seul rythme du verbe dont ils articulent le sens et l’impact émotionnel : ainsi surgit ” Cavalli le classique “… LIRE notre compte rendu critique du cd Cavalli par Leonardo Garcia Alarcon

kaufmann jonas puccini cd classical sony review presentation account of CLASSIQUENEWS clic septembre 2015 cdCD, compte rendu critique. Jonas Kaufmann. Nessun dorma : The Puccini album (1 cd Sony classical, 2014). Outre la promesse et l’élan irrésistibles portés par une voix unique au monde aujourd’hui, Jonas Kaufmann nous montre quel puccinnien il est (après ses Verdi, Wagner, Schubert, et son récent programme de chansons berlinoises des années 1920 : “Du bist die Welt für mich…”) : dans ce nouveau récital romain de septembre 2014, sa force expressive et sa subtilité émotionnelle fusionnent ici et font le miracle de son Nessun dorma et aussi, surtout, de son Dick Johnson, rôle souvent caricatural à la scène (comme l’est le baron Ochs, cousin pourtant profond de la Maréchale, dans le Chevalier à la rose de Strauss, sublime contemporain de Puccinien). LIRE notre compte rendu complet de l’album Nessun dorma par Jonas Kaufmann

 

Nos 6 livres de Noël

 

 

hersant philippe portrait, entretiens editions cecile dufaut critique compte rendu classiquenewsLivres, compte rendu critique. Philippe Hersant, portrait d’un compositeur. Entretiens avec Jean-Louis Tallon (Éditions Cécile Defaut). C’est toujours un immense apport lorsqu’un compositeur de notre temps, de surcroît l’un des plus passionnants, se prête au dialogue, au jeu des entretiens (ici réalisés en juin 2014) ; dévoilant au fil des questions des facettes jusqu’alors imprécises, comme voilées, par l’absence de textes ou d’écrits réellement pertinents sur son œuvre. Le lecteur prend donc bénéfice de la confession, l’auteur se livrant par ses propres mots, sans le masque des convenances ou le truchement des médiateurs, à un exercice qui au fond recherche l’entente et la compréhension dans le partage, autour ou en immersion dans ses partitions. De tous les compositeurs “tonaux”, depuis la disparition des Greif et Lorentz (dont il se dit proche et admirateur), Philippe Hersant (né à Rome en 1948) reprécise donc ce que nous savions déjà : sa finesse pudique, son goût pour l’allusion et l’ambivalence voire l’interrogation énigmatique et mystérieuse (en particulier pour ses conclusions musicales), un net intérêt pour la peinture (révélant des lectures régulières des historiens de l’art, une complicité aussi avec son frère, grand spécialiste de la Renaissance…), son goût de l’allemand, langue inspirante quand elle est articulée par les grands poètes romantiques que sont Goethe ou Heine ; L’homme se dévoile en filigrane, entre les lignes d’une simplicité qui touche, malgré une timidité qu’il a su contrôler, n’hésitant jamais au plaisir de la rencontre avec le public quand il s’agit d’expliquer ses oeuvres ou de présenter telle ou telle pièce.

symetrie sistema gustavo dudamel abreu venezuela enfants orchestres livre critique compte rendu classiquenews isbn_978-2-36485-036-1Livres, compte rendu critique. Changer des vies par la pratique de l’orchestre, Gustavo Dudamel et l’histoire d’El Sistema par Tricia Tunstall. Traduction de Cécile Roure (Éditions Symétrie). Symétrie édite la traduction française du texte américain « Changing lives » de Tricia Tunstall (publié en 2012 par W. W. Norton, New York). A l’automne 2015, Cécile Roure en assure non seulement une traduction engagée et personnellement investie, mais aussi toutes les notes de bas de page, un texte d’introduction relevant d’un témoignage admiratif et sincère (Prélude : Gustavo et moi)et aussi surtout, lumineuse démonstration d’un modèle musical et social qui s’exporte jusque dans l’ancien monde, une Postface (“des orchestre de jeunes en France”), qui dessine de formidables perspectives précisant la fonction salvatrice de la musique classique sur la scène sociétale européenne. Ce dernier texte, totalement rédigé par la traductrice, s’avère en fait, aussi intéressant que le texte initial américain écrit en 2012 car il dresse en 2015, un premier bilan des initiatives en France, associant pratique de la musique orchestrale et éducation des jeunes en difficulté. Il revient aux particuliers ou musiciens de la société civile de relever le défi d’un vivre ensemble désormais possible grâce à la pratique d’un instrument au sein d’un orchestre : expérience salutaire dans bien des cas, qui refonde l’estime de soi et la confiance des jeunes, leur apprend l’exercice concret du vivre ensemble, impliqués dans un projet collectif où chacun ayant sa place, participe concrètement à la société humaine ainsi organisée.

 

divas richard martet XXeme siecle buchet chastel editions review critique compte rendu classiquenews decembre 2015Livres. Compte rendu critique. Les grandes divas du XXème siècle. Par Richard Martet. Éditions Buchet Chastel. Voix de femmes. Sopranos, mezzos, contraltos… voici 50 portraits de cantatrices parmi les plus mémorables et pour certaines (voire une grande majorité) légendaires, nées avant 1946 qui ont marqué par leur chant, leur style, la justesse des rôles incarnées, l’histoire si passionnante de l’opéra au XXème siècle. Evidemment l’apport (complémentaire) du cd (jusqu’à 7 h de musique) regroupant les airs célèbres des plus séduisantes apporte le témoignage sonore à l’évocation écrite, souvent précise, documentée, qui rétablit nombre de contre vérités.s les plus anciennes, telles Géraldine Farrar (née en 1882) à celles plus récentes, comme Edita Gruberova (née en 1946, la borne chronologique), sont évoquées avec un sens poussé du détail. Chacune idéalement restituée par ses choix précis de répertoire, sa tessiture de début de début et de fin de carrière, ses extravagances aussi… En intitulant son nouveau dictionnaire : “les grandes divas du XXème siècle”, l’auteur Richard Martet (actuel rédacteur en chef du mensuel Opéra magazine) inscrit aussi chaque personnalité dans son époque et vis à vis de ses admirateurs comme de ses “rivales”, éclaircissant certaines rivalités abusivement entretenues par public, critiques et medias, telles les frictions orchestrées entre Maria Jeritza et Lotte Lehmann, Elisabeth Schwarzkopf et Lisa della Casa, Renata Tebaldi et Maria Callas, …

prunieres henry editions symetrie critique compte rendu classiquenews isbn_978-2-85357-246-0Livres. Compte rendu critique. Henry Prunières (1886-1942), un musicologue engagé dans la vie musicale de l’entre-deux-guerres (Société française de musicologie). Dans la première moitié du XXème siècle, Henry Prunières (1886-1942)incarne un goût sûr et une culture ouverte dont la curiosité le conduit à poser les jalons d’une nouvelle musicologie à la française. Quand La Laurencie fonde en 1917, la Société française de musicologie, Prunières inspiré par Romain Rolland, soucieux de défendre une érudition accessible et généreuse, fonde de son côté la fameuse Revue Musicale en 1920 (avec le concours de son mécène Henry Le Bœuf) dont l’objectif est lié à ses propres affinités comme à sa démarche scientifique : développer la recherche musicale tout en la rendant facilement accessible par le grand public. A travers les divers chapitres de cette somme incontournable sur la sensibilité d’un homme que l’on peut considérer comme le fondateur de la musicologie moderne, se dessine une pensée unique par sa finesse et sa culture, un regard droit et distancié qui s’appuyant sur d’indéfectibles amitiés (“le mentor, l’ami” Rolland ; Ravel, Dukas, De Falla…) a fait fi des querelles intestines du petit milieu des chercheurs.

 

busch adolf viloniste frer de fritz busch biographie essai roman actes sudLivres, compte rendu critique. André Tubeuf : Adolf Busch. Le premier des Justes (Éditions Actes Sud). On connaissait déjà l’exemplaire biographie très documentée et finement contextualisée, signée Tully Potter (Adolf Busch, the Life of an Honest Musician, saga originellement en anglais, éditée en plusieurs volumes en 2010). Tubeuf reprend à son compte l’image angélique et vertueuse du maître de Yehudi Menuhin, Adolf Busch, frère cadet du fameux chef d’orchestre, lui-même divin mozartien. L’essai qui en découle souligne le profil moral et inflexible du musicien qui sut résister au nazisme. C’est un « juste » qui mérite bien ce texte hommage qui ressuscite une figure exemplaire à l’heure où tant d’artistes se mettent à l’écart de tout engagement politique et militant. Hitler et Goebels tentèrent comme ils le firent des personnalités germaniques de l’époque, de séduire le divin instrumentiste et d’en faire un ambassadeur de la propagande du Reich : de fait, Busch aux yeux azuréens, avait cette blondeur aryenne très séduisante pour les dignitaires nazis. Peine perdue car Adolf était un antinazi déterminé : dès 1933, il choisit l’exil pour ne jamais revenir sur sa terre natale tant que les barbares seraient en place. Il rejoint Bâle d’abord puis les Etats Unis en 1939, dans le Vermont où il mourra en 1951. Ni clandestin, ni complaisant, Busch choisit sans réserve de ne jamais transiger avec le pouvoir nazi quand d’autres plus ambivalents, allemands de souche, ont préféré demeurer en Allemagne, convaincus qu’en place ou en poste, ils pouvaient « résister » de l’intérieur (Furtwängler, Richard Strauss…).

carlson carolyne carlson actes sudLIVRES. Compte rendu critique. Carolyn Carlson, de l’intime à l’universel par Thierry Delcourt. Actes Sud, Beaux-Arts, Hors collection. Parution : Septembre, 2015 . Thierry Delcourt, psychiatre et psychanalyste, écrit un essai biographique consacré à « sa » chorégraphe fétiche : danseuse, calligraphe, poète et pédagogue Carolyn Carlson. Le texte révèle comme un témoignage affûté et argumenté les registres et moyens utilisés par la muse et la visionnaire Carlson pour exprimer et transmettre son univers créatif. Orfèvre de l’instant, régénérant son approche des formes chorégraphiques et scéniques depuis 50 années, Carolyn Carlson est ainsi exposée, expliquée, admirée sur le ton de la curiosité et de l’analyse volontairement objective. La construction de l’ouvrage respecte une lecture chronologique de l’héritage de la danseuse chorégraphe très inspirée par le bouddhisme (le présent rien que le présent). En apôtre d’une « poésie visuelle », la créatrice  se dévoile à demi mots par le truchement des éléments biographiques transmis au témoin biographe, éléments de son existence et de ce qui l’inspire, notamment les références à ses artistes favoris, peintres, poètes, et philosophes. Un questionnement original et bien trempé certes qui cependant a pu convaincre qu’il savait se tempérer et collaborer avec un peintre tel Olivier Debré pour le sublime Signes de 1997… rare accomplissement visuel entre peinture et chorégraphie.