GSTAAD : Mikko Franck joue la Fantastique de BERLIOZ

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-présentation-classiquenews-582GSTAAD, lundi 31 août, à 19h30, BERLIOZ… sous la tente de Gstaad à nouveau, grand concert symphonique avec le Philharmonique de Radio France et son chef Mikko Franck : Symphonie fantastique de Berlioz et Concerto de Saint-Saëns (avec comme soliste le violoncelliste Gautier Capuçon). Le chef français transmet clarté, transparence et fièvre dramatique : sa direction est aujourd’hui l’une des plus passionnantes à suivre… En 2019, le GSTAAD MENUHIN Festival célèbre la musique française et Paris ! Sommet de la symphonique romantique française (1830), la Fantastique cristallise tous les songes et démons intérieurs d’un Berlioz alors couronné par le Prix de Rome… Vedette de ce festival MENUHIN 2019, Camille Saint-Saëns, qui n’eut jamais le Prix de Rome, rayonne aujourd’hui par son génie musical dont le raffinement et l’élégance offre une alternative au wagnérisme contemporain…

vidéo PARIS !

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VOIR le TEASER PARIS ! / GSTAAD MENUHIN Festival 2019
http://www.classiquenews.com/teaser-video-gstaad-menuhin-festival-academy-2019-18-juil-6-sept-2019-a-paris-celebrationpas-de-classification/

réservez
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GSTAAD, Tente du festival
Samedi 31 août 2019, 19h30
Concert symphonique
Symphonie fantastique
Mikko Franck & Gautier Capuçon
Gautier Capuçon, violoncelle
Orchestre philharmonique de Radio-France (Paris)
Mikko Franck, direction

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/concert-symphonique-31-08-19

BERLIOZ et SAINT-SAËNS : le romantisme français à GSTAAD
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Pour Harriet, muse et bientôt épouse… 10 ans après un premier essai pour violoncelle (Suite, sur le modèle de JS BACH), Saint-Saëns compose son 1er Concerto pour violoncelle en la mineur en 1872. L’époque est au néoclassicisme et le raffinement du compositeur, auteur de Samson et Dalila maîtrise idéalement les notions d’éclectisme et de recyclage. Saint-Saëns innove : plutôt que trois tradtionnels mouvements, un seul mouvement, en trois parties enchaînées selon une idée de Franz Liszt dont la forme cyclique est emblématique d’une nouvelle audace… partagée d’ailleurs par Berlioz. La partition est dédiée au violoncelliste belge Auguste Tolbecque,

PARIS, 1830: à 27 ans, Berlioz se passionne corps et âme pour l’actrice irlandaise, interprète de Shakespeare (Ophélie) qu’il vient applaudir à l’Odéon : Harriet Smithson. La fèvre amoureuse emporte le génie berliozien, qui cependant, même s’il finira par épouser le sujet de sa passion, doit affronter résistance, refus, valse-hésitation… toujours l’esprit du compositeur romantique est brimé par la frustration, le sentiment de solitude, la trahison, la perte… autobiographique, relatant les états psychologiques (pour le moins tourmentés) du héros, la Fantastique a déjà une ambition spatiale malhérienne, dépasse les épisodes de sa trame narrative (les fameux 5 parties précisément décrits dans le programme rédigés par l’auteur), évoque, exprime, plus qu’elle ne décrit. 10 jours avant la date prévue pour la création, Berlioz achève le manuscrit (mai 1830). Finalement, l’œuvre révolutionnaire est créée le 5 décembre (grande salle du Conservatoire de Paris), c’est un triomphe : les enfants du romantisme à Paris, ont trouvé leur idôle. Par la suite, Berlioz imagine une suite à la Fantastique, premier volet prolongé par un mélologue (il aime innover toujours) : intitulé «Lelio ou le retour à la vie». De fait, la Fantastique met à rude épreuve, instrumentistes, chef et public : les vertiges et les passions, entre raison et déraison, désir et haine, visions démoniaques et tentation du suicide, entre exacerbation et implosion, finissent de renouveler totalement l’écriture orchestrale en 1830. Il faut bien « un retour à la vie » pour redescendre de tant de sommets émotionnels.

Béatrice et Bénédict dont le Philharmonique de Radio France joue l’ouverture, est le seul opéra italien de Berlioz, conçu comme une comédie enjouée, inspirée de la pièce « Beaucoup de bruit pour rien » / « Much Ado About Nothing » de Shakespeare. Comme pour beaucoup de ses œuvres nouvelles, trop audacieuses, l’opéra est d’abord créé hors de France, en Allemagne : un premier acte est composé en 1833, puis créé au Festival de Bade en 1860, grâce à la commande de son directeur Edouard Bénazet. Puis deux actes sont produits en 9 août 1862 à Baden-Baden. L’écriture virtuose, nerveuse, exprime dans la Sicile du XVIe siècle (Renaissance), les exaltations contradictoires du cœur qui agitent les deux jeunes amants, d’abord réticents voire antagonistes jusqu’à leur union finale… incertitudes et velléités du sentiment sont au cœur de l’opéra Berliozien.

Programe : Berlioz / Saint-Saëns
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Hector Berlioz (1803–1869)
Ouvertüre zur Oper «Béatrice et Bénédicte» 10’

Camille Saint-Saëns (1835–1921)
Cellokonzert Nr. 1 a-Moll op. 33 25’
Allegro non troppo, Allegro con moto, Molto allegro

Hector Berlioz (1803–1869)
«Symphonie fantastique» 60’
Premier mouvement: Rêveries – Passions
Deuxième partie: Un bal
Troisième partie: Scène aux champs
Quatrième partie: Marche au supplice
Cinquième partie: Songe d’une nuit du sabbat

GAUTIER CAPUÇON, Violoncelle
ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE RADIO FRANCE (PARIS)
MIKKO FRANCK, direction

GSTAAD, lundi 31 août, à 19h30, BERLIOZ, SAINT-SAËNS …

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-présentation-classiquenews-582GSTAAD, lundi 31 août, à 19h30, BERLIOZ… sous la tente de Gstaad à nouveau, grand concert symphonique avec le Philharmonique de Radio France et son chef Mikko Franck : Symphonie fantastique de Berlioz et Concerto de Saint-Saëns (avec comme soliste le violoncelliste Gautier Capuçon). Le chef français transmet clarté, transparence et fièvre dramatique : sa direction est aujourd’hui l’une des plus passionnantes à suivre… En 2019, le GSTAAD MENUHIN Festival célèbre la musique française et Paris ! Sommet de la symphonique romantique française (1830), la Fantastique cristallise tous les songes et démons intérieurs d’un Berlioz alors couronné par le Prix de Rome… Vedette de ce festival MENUHIN 2019, Camille Saint-Saëns, qui n’eut jamais le Prix de Rome, rayonne aujourd’hui par son génie musical dont le raffinement et l’élégance offre une alternative au wagnérisme contemporain…

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GSTAAD, Tente du festival
Samedi 31 août 2019, 19h30
Concert symphonique
Symphonie fantastique
Mikko Franck & Gautier Capuçon
Gautier Capuçon, violoncelle
Orchestre philharmonique de Radio-France (Paris)
Mikko Franck, direction

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BERLIOZ et SAINT-SAËNS : le romantisme français à GSTAAD
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Pour Harriet, muse et bientôt épouse… 10 ans après un premier essai pour violoncelle (Suite, sur le modèle de JS BACH), Saint-Saëns compose son 1er Concerto pour violoncelle en la mineur en 1872. L’époque est au néoclassicisme et le raffinement du compositeur, auteur de Samson et Dalila maîtrise idéalement les notions d’éclectisme et de recyclage. Saint-Saëns innove : plutôt que trois tradtionnels mouvements, un seul mouvement, en trois parties enchaînées selon une idée de Franz Liszt dont la forme cyclique est emblématique d’une nouvelle audace… partagée d’ailleurs par Berlioz. La partition est dédiée au violoncelliste belge Auguste Tolbecque,

PARIS, 1830: à 27 ans, Berlioz se passionne corps et âme pour l’actrice irlandaise, interprète de Shakespeare (Ophélie) qu’il vient applaudir à l’Odéon : Harriet Smithson. La fèvre amoureuse emporte le génie berliozien, qui cependant, même s’il finira par épouser le sujet de sa passion, doit affronter résistance, refus, valse-hésitation… toujours l’esprit du compositeur romantique est brimé par la frustration, le sentiment de solitude, la trahison, la perte… autobiographique, relatant les états psychologiques (pour le moins tourmentés) du héros, la Fantastique a déjà une ambition spatiale malhérienne, dépasse les épisodes de sa trame narrative (les fameux 5 parties précisément décrits dans le programme rédigés par l’auteur), évoque, exprime, plus qu’elle ne décrit. 10 jours avant la date prévue pour la création, Berlioz achève le manuscrit (mai 1830). Finalement, l’œuvre révolutionnaire est créée le 5 décembre (grande salle du Conservatoire de Paris), c’est un triomphe : les enfants du romantisme à Paris, ont trouvé leur idôle. Par la suite, Berlioz imagine une suite à la Fantastique, premier volet prolongé par un mélologue (il aime innover toujours) : intitulé «Lelio ou le retour à la vie». De fait, la Fantastique met à rude épreuve, instrumentistes, chef et public : les vertiges et les passions, entre raison et déraison, désir et haine, visions démoniaques et tentation du suicide, entre exacerbation et implosion, finissent de renouveler totalement l’écriture orchestrale en 1830. Il faut bien « un retour à la vie » pour redescendre de tant de sommets émotionnels.

Béatrice et Bénédict dont le Philharmonique de Radio France joue l’ouverture, est le seul opéra italien de Berlioz, conçu comme une comédie enjouée, inspirée de la pièce « Beaucoup de bruit pour rien » / « Much Ado About Nothing » de Shakespeare. Comme pour beaucoup de ses œuvres nouvelles, trop audacieuses, l’opéra est d’abord créé hors de France, en Allemagne : un premier acte est composé en 1833, puis créé au Festival de Bade en 1860, grâce à la commande de son directeur Edouard Bénazet. Puis deux actes sont produits en 9 août 1862 à Baden-Baden. L’écriture virtuose, nerveuse, exprime dans la Sicile du XVIe siècle (Renaissance), les exaltations contradictoires du cœur qui agitent les deux jeunes amants, d’abord réticents voire antagonistes jusqu’à leur union finale… incertitudes et velléités du sentiment sont au cœur de l’opéra Berliozien.

Programe : Berlioz / Saint-Saëns
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Hector Berlioz (1803–1869)
Ouvertüre zur Oper «Béatrice et Bénédicte» 10’

Camille Saint-Saëns (1835–1921)
Cellokonzert Nr. 1 a-Moll op. 33 25’
Allegro non troppo, Allegro con moto, Molto allegro

Hector Berlioz (1803–1869)
«Symphonie fantastique» 60’
Premier mouvement: Rêveries – Passions
Deuxième partie: Un bal
Troisième partie: Scène aux champs
Quatrième partie: Marche au supplice
Cinquième partie: Songe d’une nuit du sabbat

GAUTIER CAPUÇON, Violoncelle
ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE RADIO FRANCE (PARIS)
MIKKO FRANCK, direction

Ermonela Jaho chante Madame Butterfly sur France 5

pucciniFRANCE 5. Le 13 juillet 2016, 20h55. Mikko Franck dirige Madama Butterfly de Puccini, aux Chorégies d’Orange.  Un événement suffisamment important pour être diffusé en direct sur France 3, France 5 et culturebox simultanément. Il est vrai que le chef finnois sait embraser un orchestre, insufflant une puissance irrésistible sans jamais sacrifier la ciselure instrumentale : une attention parfaite d’autant plus adaptée à la palette orchestrale du Puccini, immense orchestrateur dont les couleurs et les atmosphères, dans Madama Butterfly ou dans Turandot (son autre opéra oriental, mais celui-ci se déroulant en Chine) égalent les meilleurs peintres de son temps. Madame Butterfly, l’opéra japonais de Giacomo Puccini fait les beaux soirs du Théâtre antique d’Orange, par l’Orchestre philharmonique de Radio France, accompagné des chÅ“urs des opéras d’Avignon, Nice et Toulon sous la direction de l’excellent Mikko Franck, – chef charismatique taillé pour le souffle lyrique et qui a précédemment marqué les esprits à Orange déjà, dans une Tosca (du même Puccini), à la fois grandiose et psychologique. Nagasaki, 1904. Un jeune officier américain de passage, Benjamin Franklin Pinkerton épouse une geisha de quinze ans, Cio-Cio-San (en japonais « Madame Papillon »). Simple divertissement exotique ou parodie nuptiale sans conséquence pour lui, le mariage est pris très au sérieux par la jeune Japonaise. D’autant qu’après la cérémonie, Cio Cio San tombe rapidement enceinte… mais l’insouciant jeune officier repart en Amérique. Espérant son retour, elle lui reste fidèle et refuse de nombreuses propositions de mariage. Trois ans plus tard, Pinkerton revient au Japon avec sa nouvelle épouse américaine. Quand Cio-Cio-San comprend la situation, – Pinkerton est mérite à une autre et l’a donc tout simplement abandonnée, elle leur abandonne son enfant et se donne la mort par jigai en se poignardant.

 

 

 

geisha-582-390-direct-opera-orange-13-juillet-2016-classiquenews-mikko-franck

 

 

Dans le rôle-titre de la tragique et bouleversante geisha, la soprano albanaise Ermonela Jaho incarne les blessures d’une héroïne sacrifiée ; en elle, se cristallise les contradictions d’une société conquérante au fort parfum colonialiste, s’autorisant ainsi ce qui pourrait être assimilé à de la prostitution organisée ou au tourisme sexuel… l’officier américain prend du bon temps sans penser à conséquence ; c’est pourtant tout un destin qui se joue pour la jeune femme. Le jeune ténor Brian Hymel chante la partie de l’officier américain Pinkerton. Rares les chefs capables de finesse orientaliste, et sous la couleur exotique, de profondeur psychologique. La sincérité du rôle de Butterfly, la vérité qui émane de façon bouleversante de la fameuse scène de son suicide est l’un des temps forts de l’opéra italien parmi les plus intenses jamais écrits pour la scène. Avec Liù (Turandot), Mimi (La Bohème), Cio Cio San éclaire dans l’écriture de Puccini, ce souci de vérité psychologique dédié aux femmes spécifiquement, figures angéliques et tragiques et sacrifiées mais d’une grandeur morale sans pareille. La soirée du mercredi 13 juillet 2016 est le temps fort des Chorégies d’Orange 2016.

France 5, en direct d’Orange. Puccini : Madame Butterfly. Mercredi 13 juillet 2016 sur France 5 à 20h30 et sur culturebox.fr/choregies

logo_france_3_114142_wideGENESE… Au cours de l’été 1900, Puccini tombe en admiration devant la pièce de David Belasco, Madame Butterfly, adaptée d’une nouvelle de John Luther, plagiat du roman de Pierre Loti, Madame Chrysanthème. Les librettistes attitrés de Puccini, Illica et Giacosa, transposent pour la scène lyrique, ce drame exotique. Le compositeur tenait à un drame en deux actes, mais Giacosa était persuadé qu’une articulation en trois actes était préférable. L’opéra fut présenté en deux actes à la Scala de Milan en février 1904. Ce fut un échec retentissant pour Puccini. L’œuvre disparut, détruite par la critique. Puccini tint compte néanmoins des avis exprimés et des réserves des auditeurs ; il remania son opéra en trois actes et le présenta dans sa version revisitée en mai 1904 à Brescia. Dans sa seconde version, l’ouvrage connut cette fois un triomphe qui n’a jamais faibli.

France 5 et culturebox le 13 juillet 2016 — en direct d’Orange sur France Musique, mardi 12 juillet 2016, 20h30. Puccini : Madame Butterfly. Durée : 2h20mn- Présentation : Claire Chazal – Direction musicale : Mikko Franck – Mise en scène : Nadine Duffaut – Scénographie : Emmanuelle Favre

A voir ensuite sur France 3, deux soirées spéciales consacrées aux Chorégies d’Orange avec notamment la diffusion du Requiem de Verdi et de La Traviata de Verdi.

Ermonela Jaho… la diva dont on parle. Certains en France ne la connaissent pas encore vraiment : Ermonela Jaho, né en Albanie en 1974. Sa prochaine performance en Cio Cio San dans Madama Butterly de Puccini à Orange (9 et 12 juillet 2016, sous la direction de l’excellent Mikko Franck, actuel directeur musical du Philharmonique de Radio France) pourrait bien être une opportunité pour se faire connaître du grand public et des mélomanes en général.

 

 

ERMONELA JAHO, une CIO CIO SAN ATTENDUE

 

 

Ermolena Jaho chante Butterfly à Orange

 

 

Pourtant la soprano albanaise s’est déjà produite aux Chorégies d’Orange (Michaëla dans Carmen en 2008 c’était elle). Ermonela Jaho connaît bien le rôle de la jeune geisha trompée sacrifiée et finalement suicidaire : elle l’a chanté dès 2015 à l’Opéra Bastille dans la mise en scène de Bob Wilson.  Une vision pourtant statique, et peut-être trop distanciée qui n’a pas empêché la diva d’exprimer avec une rare intensité la jeunesse, la douceur, la tendresse désarmante d’une amoureuse sincère à laquelle le monde des hommes ment en permanence… Car c’est une jeune femme, adolescente encore (16 ans)…. comme Manon Lescaut (de Puccini, un rôle qu’elle vient d’aborder en avril 2016 à Munich) ou encore La Traviata (Violetta Valéry), autant d’héroïnes tragiques et irrésistibles à l’opéra, qui sont de très jeunes idoles.  Le chant tout en ciselure et finesse vocale devrait convenir à la soprano particulièrement exposée les 9 et 12 juillet prochains : un nouveau défi dans sa carrière, et certainement une revanche à prendre pour celle à qui on avait dit qu’elle y laisserait sa voix. Pourtant après les Tebaldi, Scotto, Freni… Ermonela Jaho ne s’en laisse pas compter et chante toujours en 2016, un rôle taillé pour elle; un rendez vous à ne pas manquer cet été 2016 à Orange.

 

Après Cio CIo San, Ermonela Jaho revient à Paris, Opéra Bastille, pour y chanter Antonio des Contes d’Hoffmann (3-27 novembre 2016). Rappelons que la soprano albanaise a fait ses débuts à l’Opéra Bastille dans La Traviata en 2014 déjà.

 

 

 

 

Concert Pr̩sences 2016 Р1 : Francesconi, Dutilleux

Capture d’écran 2016-01-04 à 08.38.24Festival Présences 2016. Francesconi, Dutilleux… Le 5 février, 20h. Paris, Maison de la Radio. Auditorium. 4 compositeurs sont au programme du premier concert Présences 2016, engageant toutes les ressources musicales et humaines maison (Maîtrise, ChÅ“ur et Orchestre Philharmonique de Radio France). Mikko Franck ouvre la 26 ème édition du festival Présences avec un programme nourri d’inspirations diverses : symbolique chez Thierry Pécou, poétique avec Fausto Romitelli, prophétique avec Bread, Water and Salt de Luca Francesconi d’après des fragments signés Nelson Mandela. Avec, pour conclure, un classique du XXe siècle, qui célébrera le centenaire de son auteur : Timbres, espace, mouvement de Dutilleux. LIRE aussi notre présentation complète du Festival Présences 2016, Oggi l’Italia, du 5 au 14 février 2016.

Festival Présences 2016 : Oggi l’Italia. CONCERT 1 / 14

Festival Présences 2016 : Oggi l’Italia
Paris, Maison de la Radio. Auditorium
Vendredi 5 février 2016, 20h
Concert inaugural : 1 / 14

Luca Francesconi
Bread, Water and Salt* (CF, CRF/Fondation Santa Cecilia)

Thierry Pécou
Soleil rouge** (CM, CRF/Opéra de Rouen Normandie)

Henri Dutilleux
Timbres, espace, mouvement ou La Nuit étoilée

Fausto Romitelli
The Poppy in the Cloud

Pumeza Matschikiza soprano*
Hakan Hardenberger trompette**

Maîtrise, Choeur et Orchestre Philharmonique de Radio France
Sofi Jeannin chef de choeur
Mikko Franck direction

Les réservations pour ce concert (gratuit) seront ouvertes à partir du 23 janvier 2016

Réservations, informations, modalités pratiques :
http://www.maisondelaradio.fr/evenement/festival-presences/presences-2016-italie-1

Concert diffusé en direct sur France Musique

Compte rendu, opéra. Orange, Chorégies. Bizet : Carmen. Le 14 juillet 2015. Orchestre Philharmonique de radio France. Chœurs des Opéras d’Angers-Nantes, du Grand Avignon et de Nice. Maîtrise des Bouches-du-Rhône. Direction musicale : Mikko Franck. Mise en scène, décors, costumes : Louis Désiré.

5 carmen_philippegromelle2Les Espagnols, nous ne détestons rien tant que l’interprétation hyper coloriste de notre couleur locale, surtout de cette Andalousie que, par une synecdoque abusive autrefois imposée par le franquisme, on a longtemps donnée comme la partie pour le tout d’une Espagne plurielle et diverse. Aussi applaudit-on à cette vision de Carmen, épurée d’espagnolisme de façade, d’espagnolade pour caricaturales « fiestas » bachiques et sanglantes, que nous offre la mise en scène de Louis Désiré, dont les somptueux et sombres éclairages de Patrick Méeüs mettent, paradoxalement, en lumière, la profonde noirceur hispanique, l’âme tragique au milieu de la fête, la célébration de la vie au bord du précipice : allure et figure jusqu’à la sépulture. Incarnée par l’Espagnole Carmen qui, si « elle chante  de la musique française », ce dont on donne acte à Louis Désiré dans sa note, n’enchante pas moins par une musique qui emprunte à l’Espagne certains  de ses rythmes, comme la séguedille, le polo prélude à l’Acte IV inspiré du Poeta calculista du fameux Manuel García, père andalou de la Malibran et de Pauline Viardot García qui venait d’en éditer des œuvres et, surtout, l’emblématique habanera, « L’amour est un oiseau rebelle », que Bizet reprend du sensuel et humoristique El arreglito de son ami espagnol Sebastián Iradier, auteur de La paloma, professeur de musique de l’impératrice espagnole Eugénie de Montijo, qu’il a l’élégance de citer. Mais l’art n’a pas de frontières, les génies prennent leur bien où ils le trouvent et, d’après un texte très justement espagnol de Mérimée, la française et hispanique Carmen de Bizet est universelle, figure mythique sur laquelle nous nous sommes déjà penchés, et, personnellement, sur son clair-obscur sexuel .

Carmen au Théâtre Antique : nocturne goyesque à Orange

Héros déracinés et ligotés, illusion de liberté

Je ne reviendrai pas sur tout ce que j’ai pu écrire sur les personnages, déracinés, ligotés par la société, condamnés à une errance, à la fuite : Don José, nobliau navarrais, arraché à sa contrée par une affaire d’honneur et de meurtre, réduit à être déclassé, soldat, dégradé, emprisonné puis contrebandier contre sa volonté, aux antipodes nationaux de chez lui, dans cette Andalousie où il reste fondamental étranger ; sa mère qui l’a suivi dans un proche village, conscience du passé, du terroir, des valeurs locales, et cette Micaëla, orpheline venue d’on ne sait où, escortant la mère et suivant José ; ces contrebandiers, passant d’un pays (Gibraltar anglais) à l’autre, sans oublier ces femmes, ces ouvrières, sans doute fixées dans l’usine, par la nécessité esclavagiste du travail, mais peut-être bientôt enracinées par un mariage donnant au mâle nomade la fixité contrainte du foyer : la femme soumise ne peut que procréer des fillettes dans le rang sinon des filles soumises, des fillettes déjà esclaves, avant d’être l’objet de la convoitise brutale de la troupe des hommes, dont seule Carmen, avec son art de l’esquive, se tire un moment. Les petits garçons sont aussi formatés par l’ordre social, « comme de petits soldats », avant d’être des grands, gardiens de l’ordre corseté et oppressif.

Don José est d’entrée l’homme prisonnier, ligoté : de ses préjugés, de sa chasteté, de son uniforme. Fils soumis à la Mère, dont la maternelle Micaëla apporte le message,  à la Mère église, à la Mère Patrie: homme enfant malgré les apparences. Carmen, apparemment prisonnière et ligotée par lui, lui offrira l’occasion de la liberté mais oiseau rebelle, papillon insaisissable, elle sera finalement épinglée, fixée par le couteau d’une implacable loi.

RÉALISATION

Cartes sur table, sur scène : la donne du destin

Dans une obscurité augurale, sans doute du destin indéchiffrable, vague lumière qui fait hésiter entre rêve et éveil, ou goyesque cauchemar plein de formes inconnues qui envahissent la scène, une foule grouillante se précise, femmes en peu seyantes robes orange ou marron (Louis Désiré), soldats en uniformes noirs, et, au milieu, se détache la lumineuse blancheur de l’habit de Carmen, un bouquet de roses sanglantes de rougeur à la main. L’ouverture sonne, lancée par un enfant et s’anime déjà du drame : José, seul, cartes à la main, Carmen s’avance vers lui comme la fatalité, déjà voile de deuil sur la tête, lui jetant les fleurs sur le thème du destin. D’avance, tout est dit, écrit. L’on comprend ces cartes géantes posées comme au hasard, comme en équilibre instable, de guingois, contre la solidité du mur antique : la vie comme un fragile château de cartes dont on sent le possible et inéluctable écroulement sur les héros confrontés, pour l’heure vide de sens, à l’envers, simples somptueux tapis de sol qui ne s’éclaireront qu’à l’heure fatale décidée par un destin obscur qui échappe aux hommes et à Carmen même qui le connaît : pique et carreau. Ces cartes se déclineront, mises en abîme, en éventails et cartes en main, à jouer, de tous les personnages : chacun a la main, mais aucun l’atout décisif : « Le destin est le maître », reconnaîtra Carmen. Tout converge intelligemment vers l’air fatidique des cartes où la clarté impitoyable du destin s’éclaire tragiquement à leur lecture.

Autre lumière dans cette ambiante obscurité, le magnifique effet solaire des doublures dorées des soldats fêtant Escamillo ou, moins réussi, trop clinquant, le défilé des « cuadrillas » en habits de lumière éclairant heureusement le ridicule des faux héros de la virilité et du courage que sont les toreros.

On admire d’autres trouvailles : les lances des dragons plantées sur le sol à la fois herse, défense, agression possible et prison pour Don José, habité déjà du rêve de la taverne de Pastia, traversé par l’ombre, les ombres de Carmen robe d’une sobre élégance espagnole, en mantille, devenant filet, rets d’un sortilège jeté sur le pauvre brigadier, Carmen signifiant aussi, en espagnol, ‘charme’, ‘magie’.  La corde, également, circulera comme signe des liens de l’amour, du destin, de l’impossible liberté sauf dans la mort, et même de l’évasion plaisante du quintette qui a un rythme de galop digne d’Offenbach. Il y a aussi cette magnifique idée, enchaînant la fin du III avec l’acte IV, la cape de matador (‘tueur’, en espagnol) dont Escamillo couvre galamment Carmen, devenant sa parure de mort prochaine. Enfin, la fleur se dissémine aussi dans le parcours, offerte d’abord par Zúñiga à Carmen, par Carmen à Don José depuis l’ouverture, avec son acmé, son sommet dans l’air de la fleur, puis par le torero à la gitane, finalement traces de sang sur son corps sacrifié par José sur la carte fatidique.

Le privilège des proches places de la presse se retourne, hélas, contre la vision d’ensemble : effet de la perspective, toute cette foule nourrie de choristes semble s’accumuler, s’écraser sur l’avant-scène, occupant ou saturant l’espace étroit laissé par les superbes cartes adossées contre le fond. Mais, vu à la télévision, le dispositif, en plongée, prend son sens, a une indéniable beauté plastique et picturale qui saisit et séduit. Les cartes révélées par la lumière font rêver. Et, ce que la distance semblait diluer du jeu des chanteurs se magnifie par des gros plans qui émeuvent par la beauté et le jeu intense et nuancé des interprètes, dignes du cinéma. Cette production télé aura bénéficié d’un exceptionnel réalisateur qui a capté l’essence de cette mise en scène, Andy Sommer.

INTERPRÉTATION

mikko frank dirigeantCe début avec tout ce monde serré sur l’obscurité du plateau, forcément contraint dans ses mouvements, ne pouvait donner au chef Mikko Franck l’occasion de faire briller une ouverture en discordance avec la tonalité ombreuse du plateau. Quelques malotrus, tous à jardin et groupés, donc dirigés, se permettront des huées inconvenantes. Sortant d’une excessive tradition coloriste, quelques tempi sont lents aux oreilles de certains, mais quelle mise en valeur du crescendo, partant d’une lenteur inquiétante de l’abord de la chanson gitane qui, de sa contention première, éclate en folle rage festive sur les cris des trois danseuses ! Et le quintette mené à un train d’enfer ! Cette approche, impressionniste, impressionne par la mise en valeur des timbres, des couleurs d’une délicatesse toute mozartienne de l’instrumentation plus que de l’orchestration de Bizet. Le problème est, peut-être, que la mise en scène symbolique avec ces cartes matérialisant le destin, visant le mythe, demandait sans doute plus de simplification des lignes que de rutilance des détails. Les chœurs, malgré des craintes sur l’encombrement de la scène, tirent leur épingle du jeu et les enfants, très engagés, se paient, bien sûr, un triomphe.

On nous a épargné, par des chanteurs étrangers même à la parfaite diction, les passages parlés de cet opéra-comique à l’origine, guère intéressants (qui comprend aujourd’hui l’histoire de l’épinglette qui justifie le moqueur « épinglier de mon cœur de Carmen à José ?). Les récitatifs de Guiraud sont concis et percutants (« Peste, vous avez la main leste ! »), ou sonnent comme des maximes : « Il est permis d’attendre, il est doux d’espérer ». C’est bien vu et bien venu.

Comme toujours à Orange, le plateau est d’une homogénéité digne de mention. En Remendado truand rapiécé selon son nom, on a plaisir à retrouver Florian Laconi, faisant la paire, inverse en couleur de voix, lumière et ombre, avec le tonitruant et truculent Dancaïre d’Olivier Grand, couple symétrique et antithétique avec  ces coquines de dames : la fraîcheur lumineuse de la Frasquita d’Hélène Guilmette contrastant joliment avec la chaleur du mezzo sombre de Marie Karall. Armando Noguera campe un fringant Morales, perché sur sa belle voix de baryton comme un coq sur ses pattes pour séduire Micaëla. Le Zuñiga de Jean Teitgen est tout séduction aussi par un timbre sombre, profond, et une allure de « caballero » élégant et humain.

Humaine, si humaine, le miel  de l’humanité est distillé, avec l’inaltérable grâce qu’on lui connaît et que l’on goûte, par la Micaëla tendre d’Inva Mula, maternelle et protectrice messagère de la Mère, mère en puissance et, pour l’heure, amante blessée mais compatissante et courageuse. La voix, moelleuse, apaisante, se déploie en lignes d’une aisance céleste mais aux pieds sur la terre de la piété et pitié.

Dans le rôle à l’ingrate tessiture d‘Escamillo, trop grave pour un baryton, trop aigu pour une basse, nouveau venu à Orange, Kyle Ketelsen est foudroyant de présence physique et vocale, amplitude, largeur, couleur et incarnation, il remporte avec justice tous les suffrages.

Que dire de Jonas Kaufmann qu’on n’ait déjà dit ? Il sait déchirer le tissu de sa superbe voix pour rendre les déchirures rauques de ce héros passionné meurtri, un Don José d’abord rêveur ou prostré par le passé sur sa chaise, interloqué par l’audace de la femme, de cette femme, de cette Carmen qui fait son chemin en lui, jusqu’à l’air à la fois intime et éclatant de la fleur. Il le commence en demi-teinte, comme se chantant à lui-même, en tire des couleurs et nuances d’une frémissante sensibilité et sensualité et en donne le si bémol final en double pianissimo, comme il est écrit dans la partition, en voix de poitrine, qui prend tout son sens : la voix du cœur. Il est bouleversant.

Face à lui, face à face, effrontée et affrontée, Kate Aldrich entre dans la catégorie moderne des Carmen que Teresa Berganza rendit à la fidélité de la partition et à la dignité féminine et gitane sans grossissement de féminisme ou gitanisme outrancier. Elle est d’une beauté qu’on dirait du diable si ce sourire éclatant ne lui donnait une humanité fraternelle et une fraîcheur parfois angélique : sûre sans doute de sa séduction mais sans se laisser abuser par elle, elle donne au personnage une distance avec la personne qui dit, sans dire, sa profondeur et une sorte de détachement désabusé du monde. La voix répond au physique, élégante, souple, satinée, raffinée, n’escamotant pas les nuances, n’accusant aucun effet dans la grandeur démesurée de l’espace qu’elle habite sans effort. Il faudrait des pages pour détailler la finesse de son jeu heureusement capté par la télévision : rieuse, railleuse, blagueuse (Carmen a des mots d’esprit des plus plaisants), enfin, tragique. Élégante même dans ces gestes pour chasser, comme mouches importunes, tous ces hommes bavant de désir, écartant d’une main la fleur de l’officier dans la taverne, la photo dédicacée de l’arrogant torero, passionnée avec José et plus grave, déjà, avec Escamillo. Est-elle la figure mythique de l’héroïne ? Les mythes ne sont plus de ce temps. Elle me semble plutôt une femme du nôtre, qui a conquis sa liberté et qui en a accepté le prix : ce qu’allégorise sans doute la mort de Carmen au nom de toutes les femmes autrefois sacrifiées sur l’autel de l’honneur des hommes.

Compte rendu, opéra. Orange, Chorégies. Bizet : Carmen. Le 14 juillet 2015. Orchestre Philharmonique de radio France. Chœurs des Opéras d’Angers-Nantes, du Grand Avignon et de Nice. Maîtrise des Bouches-du-Rhône. Direction musicale : Mikko Franck. Mise en scène, décors, costumes :  Louis Désiré.

Distribution : Carmen : Kate Aldrich ; Micaëla : Inva Mula; Frasquita : Hélène Guilmette
Mercédès : Marie Karall ; Don José :  Jonas Kaufmann ;  Escamillo : Kyle Ketelsen ;
Zuñiga :  Jean Teitgen ; le Dancaïre Olivier Grand; le Remendado : Florian Laconi
; Moralès : Armando Noguera. Illustration : Philippe Gromelle

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  1. Voir Benito Pelegrín « Carmen, entre chien et loup de la sexualité », entre autres études, in Carmen, Édité par Élisabeth Ravoux-Rallo, Figures mythiques, Éd. Autrement, p.50-75, 1986.

Orange. Mikko Franck dirige Carmen

mikko frank dirigeantOrange, Chorégies. Carmen de Bizet par Mikko Franck. Les 8, 11, 14 juillet 2015.  C’est évidemment la production événement des Chorégies cette année, avec en fosse, l’excellent et bouillonnant finnois Mikko Franck, l’une des meilleures baguettes pour l’opéra au monde à l’heure actuelle. Sa direction fine et poétique, d’une fièvre ardente et raffinée, – s’il est inspiré suffisamment évidemment car l’humeur du bonhomme est changeante-, devrait éblouir dans le Théâtre Antique. On se souvient ici même d’une Tosca orchestralement à tomber (2010), qui a permis au festival d’Orange de renouer avec ses heures les plus glorieuses.
Comme Nietzsche (déçu de Wagner son ex idole), succombez à la chaleur sensuelle de la cigarière vénéneuse, Carmen dont Bizet fait une maîtresse amoureuse, passionnée et libre de son destin. A peine a-t-elle séduit le brigadier devenu contrebandier pour elle, José, que la brune ensorceleuse créée par Mérimée trente années auparavant, désire un nouvel homme, la vedette des arènes en liesse, capable de défier le taureau le plus agressif : Escamillo. Entre ces deux hommes, José/Escamillo, Carmen dévoile sa vraie nature, sauvage et entière, flamboyante et radicale. Pourtant scandaleuse la partition, grâce à ses couleurs si délicieusement méditerranéennes (source de l’enchantement d’un Nietzsche justement), suscite un triomphe tenace, malgré la création électrique qui acheva l’auteur. Pas moins de 33 représentations à l’Opéra-Comique, entre la première le 3 mars 1875 et le décès de Bizet, au mois de juin suivant.
bizet georgesEn 2015, Orange accueille ainsi sa 9ème production de Carmen (depuis 1984) où sous la direction de Mikko Franck qui dirige l’orchestre Philharmonique de Radio France dont il sera directeur musical en 2016, brillent les deux étoiles de la soirée : Kate Aldrich (Carmen) et le ténor célébrissime, Jonas Kaufmann( Don José)… A suivre aussi, dans les rôles secondaires : Hélène Guilmette (Frasquita), Armanda Noguera en Moralès… La mise en scène quant à elle s’avère bien terne, exploitant si peu les excellents acteurs chanteurs pourtant prêts à tout oser.

Chorégies d’Orange
Carmen de Bizet
Mikko Franck, direction
Les 8, 11 et 14 juillet 2015
Réserver sur le site des Chorégies d’Orange

En direct sur France 3, samedi 11 juillet 2015 à partir de 21h30