Compte rendu, concert. Saintes. Abbaye aux dames, le 10 avril 2016. FaurĂ©, Saint SaĂ«ns, Dvorak. RaphaĂ«l Pidoux, violoncelle, Jeune Orchestre de l’Abbaye. Jean-François Heisser

JFHeisser-196TournĂ©e des 20 ans du JOA, Jeune Orchestre de l’Abbaye. A l’occasion du vingtiĂšme anniversaire du JOA, Jeune Orchestre de l’Abbaye, les responsables de l’Abbaye aux Dames ont de nouveau invitĂ© Jean-François Heisser, directeur musical de l’Orchestre Poitou Charentes. Pour cette session si particuliĂšre qui s’achĂšve avec un concert Ă  Paris, le programme est particuliĂšrement intense : il a Ă©tĂ© jouĂ© par un orchestre survoltĂ© par la prĂ©sence d’un premier violon, d’un violoncelliste solo prestigieux (le premier est membre du quatuor de Bordeaux, le second membre du trio Wanderer). N’oublions pas Jean-François Heisser, chef confirmĂ© qui connait parfaitement chacune des trois piĂšces du programme.

 

 

 

Les 20 ans du Jeune Orchestre de l’Abbaye

TRIOMPHE DU JOA A SAINTES
Jean François Heisser et le Jeune Orchestre de l’Abbaye triomphent Ă  Saintes

 

JOA_orchestre_violonisteEn ouverture de programme, le rare PellĂ©as et MĂ©lisande de Gabriel FaurĂ© (1845-1924) affirme l’originalitĂ© et le raffinement du cycle commĂ©moratif. D’entrĂ©e de jeu, le mĂ©lomane averti aurait plutĂŽt tendance Ă  penser Ă  l’opĂ©ra de Claude Debussy (1862-1918). Mais l’oeuvre de FaurĂ© plus exceptionnelle au concert, dĂ©voile ses attraits immĂ©diats oĂč rĂšgne surtout une orchestration fine et suave. Jean-François Heisser en donne une lecture sobre, prĂ©cise, particuliĂšrement allante, toujours soucieuse d’Ă©quilibre et de clartĂ© instrumentale : la flĂ»te solo d’une ineffable lĂ©gĂšretĂ©, le cor, admirable de justesse et de maĂźtrise dynamique, offrent dĂ©jĂ  deux superbes prestations. Les jeunes musiciens, brillants, sur-motivĂ©s, jouent avec un plaisir non dissimulĂ© ce PellĂ©as et MĂ©lisande si vite Ă©clipsĂ© par son homonyme lyrique crĂ©Ă© en 1902, et donc contemporain de l’oeuvre de FaurĂ© qui date de 1901.
Avec le Concerto pour violoncelle n°2 en rĂ© mineur de Camille Saint-SaĂ«ns – autre perle mĂ©connue, le public a l’occasion de dĂ©couvrir ou de redĂ©couvrir le violoncelliste RaphaĂ«l Pidoux. Cet excellent instrumentiste, membre du trio Wanderer, joue avec une Ă©nergie et une fougue Ă©tonnantes un Concerto dont Saint-SaĂ«ns lui mĂȘme disait : «Jamais il ne sera aussi connu que le premier : il est trop difficile». L’oeuvre, qui a rapidement Ă©tĂ© Ă©clipsĂ©e par sa «soeur», regorge de difficultĂ©s techniques, de pics nombreux et divers, notamment des changements de tempo ou de sauts d’octaves, que Pidoux aborde avec constance et ferveur. L’orchestre, sous la direction vigilante de son chef, accompagne le soliste avec talent et attention, comme sur des oeufs, sans jamais le couvrir. Saint-SaĂ«ns a composĂ© une musique brillante et complexe qui permet aux musiciens de se surpasser, voire de sublimer leur instrument, tout en leur dĂ©fendant une partition raffinĂ©e digne des meilleures.

Au retour de la pause, l’orchestre aborde un monument de la musique post romantique : l’inusable et fameuse Symphonie n°9 en mi mineur bĂ©mol B.178 op 95, «du nouveau monde». Dvorak a composĂ© et crĂ©Ă© cette Ɠuvre gigantesque en 1893, alors qu’il Ă©tait Ă  New York pour donner des cours au conservatoire de cette ville. Il en a d’ailleurs profitĂ© pour intĂ©grer dans son chef d’oeuvre plusieurs thĂšmes collectĂ©s dans le folklore des Etats-Unis. Jean-François Heisser, exemplaire depuis le dĂ©but du concert, dirige cette symphonie, dont le grand public n’a retenu que l’ultime mouvement, avec une Ă©nergie d’autant plus remarquable, qu’elle exige une vigilance et une concentration constantes : qu’il s’agisse du pastoralisme recueilli, aĂ©rien du premier mouvement, de l’introspection majestueuse du Second, de l’allant rythmiquement trĂ©pidant du TroisiĂšme… En bel ordre disciplinĂ© et plus que jamais engagĂ©, le Jeune Orchestre de l’Abbaye survoltĂ© par la direction ferme, dynamique, prĂ©cise de Jean-François Heisser offre une lecture passionnante de ce grand voyage en AmĂ©rique, exploration lumineuse et confession d’amour ; symphonie-cathĂ©drale et symphonique atmosphĂ©rique Ă  laquelle chef et jeunes musiciens apportent une solide structure tout en ciselant la finesse des timbres instrumentaux, autant de la part de l’harmonie des bois que du pupitre spectaculaire des cuivres… toute la tension et le subtile jeu des Ă©quilibres prĂ©parent Ă  la plĂ©nitude et la dĂ©livrance du quatriĂšme et dernier mouvement. Celui oĂč l’Ă©chelle vĂ©ritable du cadre sonore se dĂ©ploie, ample et volontaire.

Pour son vingtiĂšme anniversaire, le Jeune Orchestre de l’Abbaye a donnĂ© un concert d’une qualitĂ© stimulante. Il a confirmĂ© les qualitĂ©s expressives d’un orchestre composĂ©s de jeunes musiciens apprentis sur instruments d’Ă©poque. A vrai dire, la formation dans son ensemble proposĂ©e par l’Abbaye aux Dames Ă  destination des futurs grands musiciens, soucieux de maĂźtriser l’interprĂ©tation sur instruments d’Ă©poque, est devenue incontournable en quelques annĂ©es. Sur-motivĂ©s par la personnalitĂ© du chef invitĂ©, par celles complĂ©mentaires de deux musiciens prestigieux, les musiciens de l’orchestre ont su rĂ©pondre aux attentes suscitĂ©s depuis les premiĂšres sessions et rĂ©pĂ©titions de ce travail abordant le rĂ©pertorie romantique. VoilĂ  un nouveau concert particuliĂšrement applaudi qui confirme Ă  Saintes, l’enracinement d’une belle tradition de transmission et aussi de haute expĂ©rience orchestrale.

Saintes. Abbaye aux dames, le 10 avril 2016. Gabriel FaurĂ© (1845-1924) : Pelleas et MĂ©lisande, op 80, Camille Saint SaĂ«ns (1835-1921) : Concerto pour violoncelle N°2 en rĂ© mineur op 119, Antonin Dvorak (1841-1904) : Symphonie N°9 en mi mineur bĂ©mol B.178 op 95 dite «du nouveau monde». RaphaĂ«l Pidoux, violoncelle, Jeune Orchestre de l’Abbaye. Jean François Heisser, direction.

Saintes. HĂ©rold et Gossec par le JOA

JOA jeune orchestre de l abbaye saintes classiquenews IMG_4030-BD©-SĂ©bastien-Laval-400x267Saintes, Abbaye aux dames. Concert Mozart,HĂ©rold,Gossec. Le 5 novembre 2015,HervĂ© Niquet. C’est l’un des jeunes orchestres les plus dynamiques et formateur de l’Hexagone. Le JOA ex Jeune Orchestre Atlantique, aujourd’hui rebaptisĂ© Jeune Orchestre de l’Abbaye (celle des Dames de Saintes), rĂ©unit Ă  chacune de ses sessions de travail, la crĂšme des jeunes instrumentistes sur instruments d’époque. Pour chaque nouveau programme, un compositeur soit romantique soit classique : prĂ©texte dĂ©cisif pour s’immerger dans la pratique et l’esthĂ©tique des XVIIIĂš ou XIXĂš siĂšcle. On se souvient de formidables rĂ©pĂ©titions prĂ©paratoires pour la Symphonie de Cherubini, jalon essentiel du romantisme français naissant
 sous la fĂ©rule d’un chef affĂ»tĂ© exigeant, David Stern (l’actuel directeur de la troupe lyrique Opera fuoco).

Niquet herveEn novembre 2015, c’est au tour d’HervĂ© Niquet de jouer les pĂ©dagogues communicatifs et charismatiques pour l’interprĂ©tation d’oeuvres majeures du symphonisme premier en France, signĂ© HĂ©rold (le Beethoven français) et Gossec (qui invente littĂ©ralement la symphonie en France Ă  l’époque de Haydn et de Mozart). Elegance, mesure, mais aussi Ă©loquence instrumentalement dĂ©taillĂ©e et couleurs nouvelles composent un cocktail Ă©minemment français qui au carrefour des XVIIIĂš/XIXĂš, façonne les ferments du romantisme Ă  la française. Aux cĂŽtĂ©s de la Symphonie n°39 de Mozart (un jalon important qui fait la synthĂšse des avancĂ©es orchestrales au XVIIIĂš), les Symphonies de Gossec (opus VIII n°2 en fa majeur) et HĂ©rold (n°2 en rĂ© majeur) sont les nouveaux dĂ©fis des jeunes instrumentistes rĂ©unis Ă  Saintes, lors de rĂ©pĂ©titions puis d’un concert (ce jeudi 5 novembre 2015 Ă  20h) qui promettent d’ĂȘtre captivants. Le symphonisme historiquement informĂ© s’apprend Ă  Saintes et y apportent ses fruits exaltants, et nul par ailleurs. Concerts Ă©vĂ©nement.

 

 

 

Wolfgang Amadeus Mozart
Symphonie n° 39 en mi bémol majeur, KV 543

Ferdinand HĂ©rold
Symphonie n°2 en ré majeur

François-Joseph Gossec
Symphonie opus VIII n°2 en Fa Majeur

 

Jeune Orchestre de l’Abbaye
Hervé Niquet, direction

 

 

 

 

 

boutonreservationSaintes, La Cité musicale
Abbaye aux Dames, Jeudi 5 novembre 2015, 20h
DurĂ©e : 1h30 / Tarifs de 8 Ă  25€

 

 

 

 

APPROFONDIR : Mozart, Gossec, Hérold : le Symphonisme européen entre classicisme et préromantisme

herold-ferdinand-herold-le-pre-aux-clercs-portrait-symphonie-n2-classiquenewsAu moment oĂč Joseph Haydn (1732-1809) Ă©labore puis perfectionne la forme de la symphonie classique viennoise, son contemporain, nĂ© deux ans aprĂšs lui en 1734, François-Joseph Gossec (1734-1829), propose Ă©galement un modĂšle symphonique oĂč s’affirme le caractĂšre de l’orchestre tel que nous le connaĂźtrons bientĂŽt. L’activitĂ© de Gossec Ă  Paris est essentielle dans la capitale française : il y impose peu Ă  peu le nouveau genre (symphonique), suscitant un rĂ©el engouement du public, au Conservatoire et au Concert Spirituel entre autres. L’ouverture que joue HervĂ© Niquet et le Jeune Orchestre de l’abbaye (JOA) tĂ©moigne de cette Ă©criture visionnaire, dĂ©jĂ  trĂšs Ă©laborĂ©e qui place Gossec aux cĂŽtĂ©s de Haydn, comme l’inventeur du genre.
Vienne s’impose nĂ©anmoins comme la capitale de la Symphonie grĂące Ă  un autre gĂ©nie musical, Mozart qui grand connaisseur et admirateur de Haydn, contribue lui aussi Ă  faire Ă©voluer le genre : ses 3 derniĂšres symphonies, – n°39,40 et 41-, composĂ©es Ă  la fin des annĂ©es 1780, constituent en rĂ©alitĂ© un triptyque unitaire (que Nikolaus Harnoncourt rĂ©cemment a abordĂ© en y relevant les jalons d’un testament musical, qu’il appelle “oratorio instrumental”…). LIRE notre critique du coffret cd Mozart : les 3 derniĂšres Symphonies de Mozart, un oratorio instrumental).
 

 

herold-louis-ferdinand-portrait-classiquenews-romantique-francais-pre-aux-clercs-symphonie-n2-actualites-herold-concert-opera-CLASSIQUENEWS

 

 

La premiĂšre, pleine d’Ă©lan et de libertĂ© audacieuse est un vrai dĂ©fi pour l’orchestre et le prĂ©lude Ă  cette aventure orchestrale unique dans l’histoire de la musique. MĂ©connu mais rĂ©cemment redĂ©couvert, le romantique français HĂ©rold (comme Onslow) affirme un tempĂ©rament Ă©gal qui, chronologie oblige (il est nĂ© en 1791, l’annĂ©e mĂȘme de la mort de Mozart) fait Ă©voluer comme Beethoven, le dĂ©veloppement symphonique, des LumiĂšres vers le Romantisme naissant. AprĂšs ses aĂźnĂ©s, pionniers fondateur du genre, – Gossec, Haydn, Mozart, – HĂ©rold, Ă©lĂšve de Kreutzer et de Catel, affirme une nouvelle esthĂ©tique dans sa Symphonie n°2 en rĂ© majeur : celle du premier romantisme français : une claire assimilation du style de Beethoven acclimatĂ©e au goĂ»t du public parisien pour la virtuositĂ©. ComposĂ©e en 1814, sans trompettes ni timbales, la Symphonie n°2 est crĂ©Ă©e avec un grand succĂšs en Italie : d’aprĂšs ce que le compositeur Ă©crit Ă  sa mĂšre, l’Andante et le Rondo (- tous deux hommages explicites Ă  Haydn) ont particuliĂšrement marquĂ© les esprits. L’introduction lente du premier mouvement, audacieuse dans ses richerches harmoniques (HĂ©rold se montre ici un digne suiveur de MĂ©hul dont il fut aussi l’Ă©lĂšve) ; dans le troisiĂšme mouvement, allegro molto, HĂ©rold glisse un subtil mouvement de valse, rythme alors trĂšs Ă  la mode, dĂ©fendu par les violons. vĂ©ritable synthĂšse du genre symphonique sous l’Empire, la Symphonie d’HĂ©rold a aussi la subtilitĂ© de rĂ©fĂ©rences maĂźtrisĂ©es : l’humour et l’Ă©lĂ©gance sont Ă©videmment des emprunts au caractĂšre de la symphonie viennoise fixĂ©e par Haydn (et qu’il a encore magnifiĂ© dans ses fameuses Symphonies londoniennes, ses plus tardives).
Complet, associant styles classique viennois et premiers feux du romantisme français, le programme dĂ©fendu  Ă  Saintes par les jeunes instrumentistes du JOA, s’annonce prometteur : rĂ©vĂ©lant des Ă©critures aussi diverses qu’intensĂ©ment caractĂ©risĂ©es,  d’autant plus expressives qu’elles sont ici jouĂ©es sur instruments anciens.

JOA Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames, Saintes. Stage estival 2014. Reportage vidĂ©o

concert-joa saintes JOAA l’Ă©tĂ© 2014, dans le cadre du Festival estival de Saintes, le JOA Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames Ă  Saintes, travaille et propose sous la voĂ»te de l’Abbaye, un nouveau programme, d’autant plus formateur qu’il rĂ©unit Grande Fugue de Beethoven, Concerto en rĂ© de Stravinsky, Concerto pour violon de Robert Schumann… un dĂ©fi sur instruments d’Ă©poque qui nĂ©cessite outre une technique particuliĂšre sur les cordes, de changer d’archets, sous la conduite du chef et violoniste Alexander Janiczek, Ă  la fougue rare et communicante… grand reportage vidĂ©o © CLASSIQUENEWS.COM 2014

Nouvelle tournĂ©e du Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames en novembre 2014 :

 

Moccia-alessandro-violon-Orchestre-des-champs-elysees-saintes-JOA-jeune-orchestre-de-l--abbayeHaydn, Beethoven :
le JOA Ă  l’épreuve symphonique
Nouvelle tournée du JOA
Du 17 au 23 novembre 2014
3 concerts publiques, les 21, 22 et 23 novembre 2014

Concert au lycée Bellevue à Saintes le 21 novembre
(dans le cadre des actions de médiations, rencontre avec les élÚves, véritable échange avec les musiciens : les jeunes instrumentistes rencontrent les élÚves internes pour discuter avec eux de musique classique)

Concert Ă  Saintes, Abbatiale le 22 novembre, 20h30

Concert Ă  Paris, HĂŽtel des Invalides, le 23 novembre 2014
3Ăšme concert de ce type Ă  Paris

 

 

VIDEO : voir le JOA sous la direction de Philippe Herreweghe interprĂ©ter la Symphonie N°1 “Titan” de Gustav Mahler (Abbatiale de Saintes, festival de Saintes, juillet 2013)

Nouvelle tournée du JOA : Haydn, Beethoven

JOA-jene-orchestre-abbaye-saintes-philipe-herreweghe-concert-repetition-rehearsalJOA, nouvelle tournĂ©e : les 21,22 et 23 novembre 2014. Saintes et Paris. VoilĂ  18 ans que le JOA offre un terrain stimulant aux volontĂ©s instrumentales les plus ardentes et juvĂ©niles… Chaque nouvelle tournĂ©e du JOA (jeune Orchestre de l’Abbaye qui a sa rĂ©sidence Ă  Saintes) est la promesse d’un travail approfondi sur le rĂ©pertoire abordĂ©, sujet de sĂ©ances acharnĂ©es d’autant plus formatrices pour les jeunes instrumentistes. En novembre 2014, le Jeune Orchestre de l’Abbaye travaille avec Alessandro Moccia Ă  la direction et au premier violon : leur pĂ©dagogue est aussi le premier violon de l’Orchestre des Champs ElysĂ©es avec lequel le JOA cultive des relations proches et familiales, le premier Ă©tant en quelque sorte le gĂ©niteur et le mentor du second. Feu en partage, mordant ciselĂ© des instruments d’Ă©poque font jaillir Ă  travers l’engagement et la ferveur de plus jeunes, une nouvelle sonoritĂ© chez Haydn et Beethoven. Aux amateurs de concert symphonique et d’approche fouillĂ©e, prĂ©parĂ©e, retravaillĂ©e : cette nouvelle sĂ©rie de 3 concerts est un must.

 

 

 

Jeune Orchestre de l’Abbaye

 

JOA-jeune-orchestre-abbaye-sainte-session-haydn-beethoven-2014ConfrontĂ©s aux dĂ©fis multiples du jeu sur instruments d’Ă©poque, ils abordent durant un stage d’orchestre la PremiĂšre Romance de Beethoven et l’Horloge d’Haydn. Deux Ɠuvres virtuoses et redoutables sur le plan expressif qui les conduira Ă  offrir le meilleur d’eux mĂȘmes lors des 3 concerts, aboutissements de cette nouvelle session d’apprentissage intensif. RV les 21, 22 et 23 novembre 2014 Les Jeunes du JOA abordent deux sommets de l’Ă©criture symphonique, de l’Ăąge des LumiĂšres avec le pĂšre de la Symphonie, Haydn soi-mĂȘme, … au romantisme le plus fougueux et exaltĂ© d’un Beethoven mĂ»r, soit de l’extrĂȘme fin du XVIIIĂš au temps de la Vienne impĂ©riale Ă©ternelle, capitale de l’Ă©lĂ©gance facĂ©tieuse (1794) Ă  la quĂȘte d’une arche musicale sans Ă©quivalent Ă  son Ă©poque dĂ©fendue par le grand Ludwig, conquĂ©rant d’un nouveau langage pour un nouveau monde, en 1812, celui qui va bientĂŽt composer la 9Ăšme. En jouant les deux partitions sur instruments d’Ă©poque, les jeunes musiciens professionnels apprennent aussi en plus de la technique instrumentale, les valeurs et la sensibilitĂ© de chaque esthĂ©tique. Du classicisme au romantisme : une pĂ©riode clĂ© de l’art musical et symphonique Ă  Vienne.

Lire la prĂ©sentation des Ɠuvres au programme de la nouvelle tournĂ©e Haydn et Beethoven du JOA en novembre 2014 

 

Moccia-alessandro-violon-Orchestre-des-champs-elysees-saintes-JOA-jeune-orchestre-de-l--abbayeHaydn, Beethoven :
le JOA Ă  l’Ă©preuve symphonique
Nouvelle tournée du JOA
Du 17 au 23 novembre 2014
3 concerts publiques, les 21, 22 et 23 novembre 2014

Concert au lycée Bellevue à Saintes le 21 novembre
(dans le cadre des actions de médiations, rencontre avec les élÚves, véritable échange avec les musiciens : les jeunes instrumentistes rencontrent les élÚves internes pour discuter avec eux de musique classique)

Concert Ă  Saintes, Abbatiale le 22 novembre, 20h30

Concert Ă  Paris, HĂŽtel des Invalides, le 23 novembre 2014
3Ăšme concert de ce type Ă  Paris, Salle Turenne Ă  17h

 

 

VIDEO : voir le JOA sous la direction de Philippe Herreweghe interprĂ©ter la Symphonie N°1 “Titan” de Gustav Mahler (Abbatiale de Saintes, festival de Saintes, juillet 2013)

Nouvelle tournée Haydn, Beethoven par le JOA

JOA-jene-orchestre-abbaye-saintes-philipe-herreweghe-concert-repetition-rehearsalJOA, nouvelle tournĂ©e : les 21,22 et 23 novembre 2014. Saintes et Paris. VoilĂ  18 ans que le JOA offre un terrain stimulant aux volontĂ©s instrumentales les plus ardentes et juvĂ©niles… Chaque nouvelle tournĂ©e du JOA (jeune Orchestre de l’Abbaye qui a sa rĂ©sidence Ă  Saintes) est la promesse d’un travail approfondi sur le rĂ©pertoire abordĂ©, sujet de sĂ©ances acharnĂ©es d’autant plus formatrices pour les jeunes instrumentistes. En novembre 2014, le Jeune Orchestre de l’Abbaye travaille avec Alessandro Moccia Ă  la direction et au premier violon : leur pĂ©dagogue est aussi le premier violon de l’Orchestre des Champs ElysĂ©es avec lequel le JOA cultive des relations familiales, le premier Ă©tant en quelque sorte le gĂ©niteur et le mentor du second.

 

 

 

Jeune Orchestre de l’Abbaye

 

JOA-jeune-orchestre-abbaye-sainte-session-haydn-beethoven-2014ConfrontĂ©s aux dĂ©fis multiples du jeu sur instruments d’Ă©poque, ils abordent durant un stage d’orchestre la PremiĂšre Romance de Beethoven et l’Horloge d’Haydn. Deux Ɠuvres virtuoses et redoutables sur le plan expressif qui les conduira Ă  offrir le meilleur d’eux mĂȘmes lors des 3 concerts, aboutissements de cette nouvelle session d’apprentissage intensif. RV les 21, 22 et 23 novembre 2014 Les Jeunes du JOA abordent deux sommets de l’Ă©criture symphonique, de l’Ăąge des LumiĂšres avec le pĂšre de la Symphonie, Haydn soi-mĂȘme, … au romantisme le plus fougueux et exaltĂ© d’un Beethoven mĂ»r, soit de l’extrĂȘme fin du XVIIIĂš au temps de la Vienne impĂ©riale Ă©ternelle, capitale de l’Ă©lĂ©gance facĂ©tieuse (1794) Ă  la quĂȘte d’une arche musicale sans Ă©quivalent Ă  son Ă©poque dĂ©fendue par le grand Ludwig, conquĂ©rant d’un nouveau langage pour un nouveau monde, en 1812, celui qui va bientĂŽt composer la 9Ăšme. En jouant les deux partitions sur instruments d’Ă©poque, les jeunes musiciens professionnels apprennent aussi en plus de la technique instrumentale, les valeurs et la sensibilitĂ© de chaque esthĂ©tique. Du classicisme au romantisme : une pĂ©riode clĂ© de l’art musical et symphonique Ă  Vienne.

Haydn : Symphonie L’Horloge
haydn-joseph-portrait-perruqueL’opus 101 de Haydn est en rĂ© majeur : crĂ©Ă©e Ă  Londres en 1794, lors des fameux Haydn-Salomon concerts, unanimement applaudis par la bonne sociĂ©tĂ© londonienne, la 101 dĂ©bute par un prĂ©lude misterioso avant que n’Ă©clate le bondissant Presto. Alors au sommet de sa carriĂšre, Haydn aime cultiver de saisissants contrastes pour mieux surprendre et dĂ©router l’auditeur. L’Andante en sol majeur donne son titre Ă  la symphonie : son rythme entĂȘtant et continu de balancier entonnĂ© tout au long de l’Ă©pisode offre une base Ă  un air d’une vitalitĂ© rayonnante, prĂ©figuration trĂšs intense de la marche funĂšbre de l’Eroica de Beethoven Ă  venir. Haydn y peaufine une travail exaltant entre mĂ©lodie et rythme d’une tenue imbriquĂ©e fascinante. D’autant que l’amplification croissante de l’effectif fait passer d’une mĂ©canique lĂ©gĂšre Ă  une puissante machinerie en fin de sĂ©quence. Le Menuet est l’un des plus dĂ©veloppĂ©s de Haydn et ne sera guĂšre dĂ©passĂ© par son prolongement dans l’Eroica de Beethoven. Architecte virtuose, Haydn surenchĂ©rit en facĂ©tie et effets comiques : orchestre du trio jouant faux, entrĂ©e prĂ©coce des cors, effets de viĂšles… L’intelligence du Vivace final dĂ©montre toute la magie inventive et synthĂ©tique de Haydn qui a chaque symphonie, semble perfectionner encore et toujours ses prodigieux dons d’Ă©criture : humour, complexitĂ© contrapuntique, enchaĂźnement imprĂ©vu des sections en une arche expressive continĂ»ment dramatique. C’est un dĂ©fi permanent pour le chef et les musiciens sur le plan des dynamiques.

Beethoven : Symphonie n°8
Fidelio de BeethovenAchevĂ©e en octobre 1812, soit (5 mois Ă  peine aprĂšs la 7Ăšme), la Symphonie n°8 porte l’hommage amoureux de Beethoven comme sĂ©duit et insouciant par la frĂ©quentation aimable d’AmĂ©lie Sebald, jeune femme spirituelle et cultivĂ©e dont il recherche alors la compagnie et peut-ĂȘtre plus. A sa crĂ©ation Ă  Vienne (Redoutesaal, fĂ©vrier 1814), la 8Ăšme suscite un accueil mitigĂ©. AprĂšs l’ample 7Ăšme, la 8Ăšme fait office de “petite”, appellation validĂ©e par Beethoven lui-mĂȘme, mais il ne faut pour autant en attĂ©nuer la valeur. MarquĂ©e par une grĂące lumineuse et dansante, la 8Ăšme est pourtant un chef d’Ɠuvre d’enchaĂźnements rĂ©ussis : l’Ă©nergie de l’Allegro vivace e con brio initial, la rythmique palpitante et tonique de l’Allegretto scherzando qui suit, – son allure mĂ©canique, de nature sautillante, aĂ©rienne voire facĂ©tieuse-, prolonge indiscutablement la Symphonie l’Horloge de Haydn- ; puis le menuet – clair hommage aux Viennois Haydn et Mozart (en place du scherzo traditionnel) ; enfin, le final en forme de rondo dĂ©veloppe son flux aussi ample que les 3 mouvements prĂ©cĂ©dents rĂ©unis, affirmant le clair espoir radieux du fa majeur.

 

 

 

Moccia-alessandro-violon-Orchestre-des-champs-elysees-saintes-JOA-jeune-orchestre-de-l--abbayeHaydn, Beethoven :
le JOA Ă  l’Ă©preuve symphonique
Nouvelle tournée du JOA
Du 17 au 23 novembre 2014
3 concerts publiques, les 21, 22 et 23 novembre 2014

Concert au lycée Bellevue à Saintes le 21 novembre
(dans le cadre des actions de médiations, rencontre avec les élÚves, véritable échange avec les musiciens : les jeunes instrumentistes rencontrent les élÚves internes pour discuter avec eux de musique classique)

Concert Ă  Saintes, Abbatiale le 22 novembre, 20h30

Concert Ă  Paris, HĂŽtel des Invalides, le 23 novembre 2014, Ă  17h
(3Ăšme concert de ce type Ă  Paris)

 

 

VIDEO : voir le JOA sous la direction de Philippe Herreweghe interprĂ©ter la Symphonie N°1 “Titan” de Gustav Mahler (Abbatiale de Saintes, festival de Saintes, juillet 2013)

Compte rendu, concert JOA. Saintes. Abbaye aux dames, le 12 juillet 2014. Haydn, Beethoven; Jeune Orchestre de l’Abbaye, Philippe Herreweghe, direction.

JOA 700Si depuis sa fondation le Jeune Orchestre de l’Abbaye travaille avec des chefs de renommĂ©e nationale et/ou internationale, il collabore rĂ©guliĂšrement avec Philippe Herreweghe, le chef fondateur de la phalange saintoise. Pour son premier concert de l’Ă©dition 2014 du festival de Saintes, le JOA Jeune Orchestre de l’Abbaye donne deux symphonies assez proches l’une de l’autre : la symphonie N°102 en si bĂ©mol majeur de Joseph Haydn (1732-1809) qu’il composa en 1796 lors de son second sĂ©jour Ă  Londres et la symphonie N°4 en si bĂ©mol majeur de Ludwig Van Beethoven (1770-1827) qui date de 1807 alors que le compositeur allemand Ă©tait devenu totalement sourd au dĂ©but des annĂ©es 1800.

Le Jeune Orchestre de l’Abbaye triomphe Ă  l’abbaye aux Dames

Le Jeune Orchestre de l’Abbaye entame son premier concert estival avec la symphonie N°102 en si bĂ©mol majeur de Joseph Haydn. Dans l’imposant corpus symphonique de Haydn, la 102 est la dixiĂšme des douze symphonies londoniennes. Philippe Herreweghe trĂšs inspirĂ© en ce samedi soir dirige les jeunes musiciens avec un plaisir Ă©vident, comme dopĂ© par le dynamisme, l’enthousiasme et le professionnalisme des jeunes instrumentistes qui constituent la phalange pour le festival 2014. PassĂ©es les premiĂšres mesures de la symphonie N°102, l’oeuvre explose en un feu d’artifices de couleurs, de thĂšmes, de rythmes vifs et rapides. Herreweghe dĂ©roule chaque mouvement avec une prĂ©cision diabolique faisant ressortir les thĂšmes musicaux avec un Ă©clat rare et permettant Ă  chaque pupitre de se mettre en valeur sans jamais prendre le pas sur les autres.

herreweghe philippeAprĂšs une courte pause, le Jeune Orchestre Atlantique entame la symphonie N°4 en si bĂ©mol majeur de Ludwig Van Beethoven. Lorsqu’il compose cette symphonie, dans le mĂȘme ton que celle de Haydn, Beethoven est dĂ©jĂ  frappĂ© par le mal qui le rend sourd inĂ©luctable. Si Beethoven utilise les techniques de composition Ă  sa disposition et reprend le schĂ©ma mis au point par son illustre ainĂ©, il innove dans chacune de ses oeuvres en ajoutant des techniques de composition nouvelles qui ont parfois choquĂ© le public de l’Ă©poque. Sa quatriĂšme symphonie foisonne de thĂšmes vifs et joyeux alors que les premiĂšres mesures, tout comme dans la 102 de Haydn, sont de sombre couleur transcrivant le mal-ĂȘtre de Beethoven qui est, en 1807, lentement s’enfonce dans la surditĂ©. LĂ  encore l’orchestre et son chef se dĂ©lectent Ă  jouer le chef d’oeuvre du compositeur allemand qu’ils interprĂštent avec entrain.

La complicitĂ© qui lie le Jeune Orchestre Atlantique et Philippe Herreweghe, son chef fondateur est un moteur qui leur permet de maintenir un niveau Ă©levĂ©. En fin de concert, l’hommage du chef belge Ă  ses musiciens est d’autant plus apprĂ©ciĂ© des musiciens et du public que la session estivale est d’un niveau exceptionnel; pour remercier le public l’orchestre rejoue un court passage de la symphonie de Haydn. Une trĂšs belle soirĂ©e qui ouvre un festival dont le cru promet par ailleurs d’ĂȘtre trĂšs Ă©levĂ©.

Saintes. Abbaye aux dames, le 12 juillet 2014. Joseph Haydn (1732-1809) : symphonie N°102 en si bĂ©mol majeur;  Ludwig Van Beethoven (1770-1827) : symphonie N°4 en si bĂ©mol majeur; Jeune Orchestre de l’Abbaye, Philippe Herreweghe, direction.

Concert du JOA Ă  Saintes

JOA_orchestre_violonisteSaintes, concert du Jeune Orchestre de l’Abbaye, JOA. Le 18 juillet 2014. Depuis ses premiĂšres sessions Ă  l’Abbaye aux Dames de Saintes, le JOA Jeune Orchestre Atlantique – rebaptisĂ© au moment oĂč l’Abbaye aux Dames devenait CitĂ© musicale (2014) : Jeune Orchestre de l’Abbaye, ne cesse de porter toujours plus loin les apports bĂ©nĂ©fiques des instruments d’époque dans l’interprĂ©tation des partitions classiques et romantiques; rien n’égale en Europe la formation ainsi proposĂ©e aux jeunes instrumentistes venus du monde entier pour y suivre les conseils de l’équipe pĂ©dagogique (en particulier les instrumentistes professionnels de l’Orchestre des Champs ElysĂ©es), de façonner et perfectionner leur propre jeu sous la conduite des chefs aujourd’hui reconnus : rĂ©cemment David Stern, Louis LangrĂ©e ou Christophe Coin, et rĂ©guliĂšrement, Philippe Herreweghe soi-mĂȘme.
L’obtention d’un Master “recherche et pratiques d’ensemble” valide aujourd’hui ce que tout jeune instrumentiste soucieux de technicitĂ© et de style souhaite maĂźtriser. En plus d’une discipline collective, les jeunes musiciens du JOA apprennent l’Ă©coute, recueillent l’expĂ©rience des aĂźnĂ©s spĂ©cialistes de l’interprĂ©tation symphonique “historiquement informĂ©e”.

 

 

 

 

JOA : Jeune Orchestre Audcieux (et défricheur)

 

Ainsi, Ă  l’Ă©tĂ© 2013, volet toujours trĂšs attendu du festival estival, le JOA ose aller plus loin encore ; il repousse le cadre chronologique des pĂ©riodes classiques et romantiques 
 jusqu’à la Symphonie n°1 Titan de Gustav Mahler (1889) 
 un nouveau dĂ©fi post romantique se dresse face Ă  l’énergie et Ă  la curiositĂ© des apprentis musiciens, pour lequel s’engage aussi le chef flamand Philippe Herreweghe qui depuis sa crĂ©ation, suit les avancĂ©es et l’évolution de l’orchestre. Captation intĂ©grale de la Symphonie n°1 Titan, week end inaugural du festival de Saintes 2013
A l’Ă©tĂ© 2014, la phalange de jeunes instrumentistes tout en demeurant fidĂšle aux Viennois classiques et romantiques, soit Haydn et Beethoven, – deux compositeurs qui forment le noyau de leur rĂ©pertoire-, poursuit son exploration des auteurs du XXĂšme avec Stravinsky, une occasion prometteuse qui apporte ses fruits au contact d’un auteur cĂ©lĂ©brĂ© pour son Ă©nergie rythmique et sa science de l’orchestration. PrĂ©cision, Ă©coute, phrasĂ©s, Ă©quilibre et richesse dynamique sont de rigueur pour le programme dĂ©fendu ce 18 juillet 2014 Ă  17h :

 

 

 

vendredi 18 juillet 2014,
Abbaye aux Dames, 17h
Stravinsky, Mendelssohn, Beethoven (Alexandre Janiczek, direction)

JOA_jeune_orchestre_atlantiqueLe 18 juillet, place Ă  Stravinsky (Concerto en rĂ©), Mendelssohn (Concerto pour violon), Beethoven (Grande Fugue opus 133) : un incroyable programme d’une difficultĂ© prometteuse oĂč se croisent le jeu concertant,tendre et lumineux de Mendelssohn, couplĂ© au jeu formel de haute virtuositĂ© signĂ© Stravinsky, sans omettre en apothĂ©ose finale, l’architecture contrapuntique si redoutable composĂ©e par Beethoven dans sa grande Fugue opus 133. Les seuls pupitres des cordes y sont portĂ©s, encadrĂ©s, chauffĂ©s par l’excellent violoniste et chef Alexander Janiczek dont on se rappelle la fougue et l’implication totale comme premier violon pour la Symphonie Titan de Mahler, crĂ©Ă© l’annĂ©e derniĂšre (en ouverture du festival estival 2013), ici mĂȘme Ă  Saintes (voir le reportage vidĂ©o ci dessous). Le Concerto en rĂ© de Stravinsky composĂ© en 1946 est la premiĂšre Ɠuvre qui marque le retour du compositeur sur le sol europĂ©en (aprĂšs son Ă©migration aux States en 1939).  Trois parties (Vivace, Arioso, Rondo) composent une Ɠuvre d’une versatilitĂ© fugace, frĂ©missante, voire frĂ©nĂ©tique (le staccato “ben articolato” en doubles croches du Rondo final). Comme celui de Stravinsky, le Concerto pour violon de Mendelssohn est en rĂ©… mais mineur, Ă©crit en 1822, Ɠuvre printaniĂšre, de jeunesse (Mendelssohn n’a que 13 ans) qui semble prolonger JS Bach, son grand modĂšle. DĂ©jĂ , le final, (rondo sur motif de gavotte) manifeste le gĂ©nie mendelsohnien pour l’Ă©lan chorĂ©graphique et la vitalitĂ© Ă©chevelĂ©e.

 

 

Le JOA en vidéo
Gustav Mahler : Symphonie n°1 Titan, 4Úme mouvement
(13 juillet 2013)

Gustav Mahler : Symphonie n°1 Titan. Grand reportage, entretien avec les musiciens et Philippe Herreweghe (13 juillet 2013)
Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’Ă©poque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familiĂšres, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche trĂšs attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du … XXĂšme siĂšcle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’Ă©chelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles rĂšgles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXĂšme siĂšcle !

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par téléphone au  + 33 5 46 97 48 48

 

Reportage vidéo : Le JOA Jeune Orchestre Atlantique interprÚte la Titan de Mahler sous la direction de Philippe Herreweghe (juillet 2013)

JOA_jeune_orchestre_atlantiqueReportage vidĂ©o: Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprĂšte la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’Ă©poque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familiĂšres, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche trĂšs attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du … XXĂšme siĂšcle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’Ă©chelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles rĂšgles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXĂšme siĂšcle ! Concert incontournable. Grand reportage vidĂ©o CLASSIQUENEWS.COM

Le JOA Jeune Orchestre Atlantique joue la Symphonie n°1 “Titan” de Mahler (juillet 2013)

Depuis ses premiĂšres sessions Ă  l’Abbaye aux Dames de Saintes, le JOA Jeune Orchestre Atlantique ne cesse de porter toujours plus loin les apports bĂ©nĂ©fiques des instruments d’époque dans l’interprĂ©tation des partitions classiques et romantiques; rien n’égale en Europe la formation ainsi proposĂ©e aux jeunes instrumentistes venus du monde entier pour y suivre les conseils de l’équipe pĂ©dagogique, de façonner et perfectionner leur propre jeu sous la conduite des chefs aujourd’hui reconnus. Cette annĂ©e, volet toujours trĂšs attendu du festival estival, le JOA ose aller plus loin encore ; il repousse le cadre chronologique des pĂ©riodes classiques et romantiques 
 jusqu’à la Symphonie n°1 Titan de Gustav Mahler (1889) 
 un nouveau dĂ©fi post romantique se dresse face Ă  l’énergie et Ă  la curiositĂ© des apprentis musiciens et pour lequel s’engage aussi le chef flamand Philippe Herreweghe qui depuis sa crĂ©ation, suit les avancĂ©es et l’évolution de l’orchestre. Captation intĂ©grale de la Symphonie n°1 Titan, week end inaugural du festival de Saintes 2013. IntĂ©gral du 4Ăšme mouvement. © CLASSIQUENEWS.TV 2013

JOA Jeune Orchestre de l’Abbaye : 2 concerts Ă  Saintes

JOA_orchestre_violonisteSaintes, Jeune Orchestre de l’Abbaye, JOA. Concerts les 12 et 18 juillet 2014. Depuis ses premiĂšres sessions Ă  l’Abbaye aux Dames de Saintes, le JOA Jeune Orchestre Atlantique – rebaptisĂ© au moment oĂč l’Abbaye aux Dames devenait CitĂ© musicale (2014) : Jeune Orchestre de l’Abbaye, ne cesse de porter toujours plus loin les apports bĂ©nĂ©fiques des instruments d’époque dans l’interprĂ©tation des partitions classiques et romantiques; rien n’égale en Europe la formation ainsi proposĂ©e aux jeunes instrumentistes venus du monde entier pour y suivre les conseils de l’équipe pĂ©dagogique (en particulier les instrumentistes professionnels de l’Orchestre des Champs ElysĂ©es), de façonner et perfectionner leur propre jeu sous la conduite des chefs aujourd’hui reconnus : rĂ©cemment David Stern, Louis LangrĂ©e ou Christophe Coin, et rĂ©guliĂšrement, Philippe Herreweghe soi-mĂȘme.
L’obtention d’un Master “recherche et pratiques d’ensemble” valide aujourd’hui ce que tout jeune instrumentiste soucieux de technicitĂ© et de style souhaite maĂźtriser. En plus d’une discipline collective, les jeunes musiciens du JOA apprennent l’Ă©coute, recueillent l’expĂ©rience des aĂźnĂ©s spĂ©cialistes de l’interprĂ©tation symphonique “historiquement informĂ©e”.

 

 

 

 

Jeune Orchestre défricheur

 

Ainsi, Ă  l’Ă©tĂ© 2013, volet toujours trĂšs attendu du festival estival, le JOA ose aller plus loin encore ; il repousse le cadre chronologique des pĂ©riodes classiques et romantiques 
 jusqu’à la Symphonie n°1 Titan de Gustav Mahler (1889) 
 un nouveau dĂ©fi post romantique se dresse face Ă  l’énergie et Ă  la curiositĂ© des apprentis musiciens, pour lequel s’engage aussi le chef flamand Philippe Herreweghe qui depuis sa crĂ©ation, suit les avancĂ©es et l’évolution de l’orchestre. Captation intĂ©grale de la Symphonie n°1 Titan, week end inaugural du festival de Saintes 2013
A l’Ă©tĂ© 2014, la phalange de jeunes instrumentistes tout en demeurant fidĂšle aux Viennois classiques et romantiques, soit Haydn et Beethoven, – deux compositeurs qui forment le noyau de leur rĂ©pertoire-, poursuit son exploration des auteurs du XXĂšme avec Stravinsky, une occasion prometteuse qui apporte ses fruits au contact d’un auteur cĂ©lĂ©brĂ© pour son Ă©nergie rythmique et sa science de l’orchestration. PrĂ©cision, Ă©coute, phrasĂ©s, Ă©quilibre et richesse dynamique sont de rigueur pour cette nouvelle sĂ©rie de 2 concerts Ă©vĂ©nements.

 

 

 

samedi 12 juillet 2014,
Abbaye aux Dames, 19h30
Haydn, Beethoven (Philippe Herreweghe, direction)

JOA_jeune_orchestre_atlantiqueEn quelques jours, circonstances propices Ă  l’adaptabilitĂ© des jeunes instrumentistes sur instruments d’Ă©poque, l’Orchestre aborde deux programmes diffĂ©rents. Avant Stravinsky (du 18 juillet), le 12 juillet met en avant la classicisme viennois, avec la Symphonie de Joseph Haydn n°102, et surtout, la Symphonie n°4 de Beethoven (en si bĂ©mol majeur opus 60). Ecrite Ă  l’Ă©tĂ© 1806, quand Beethoven Ă©tait Ă©pris de la Comtesse ThĂ©rĂšse von Brunswick, la 4Ăšme exulte sur un registre plus enlevĂ©   (mais pas superficiel) l’Ă©clat et les innovations trĂ©pidantes de l’Eroica. Berlioz a louĂ© la voluptĂ© insurpassable de son Adagio…

 

 

vendredi 18 juillet 2014,
Abbaye aux Dames, 17h
Stravinsky, Mendelssohn, Beethoven (Alexandre Janiczek, direction)

JOA_jeune_orchestre_atlantiqueLe 18 juillet, place Ă  Stravinsky (Concerto en rĂ©), Mendelssohn (Concerto pour violon), Beethoven (Grande Fugue opus 133) : un incroyable programme d’une difficultĂ© prometteuse oĂč se croisent le jeu concertant,tendre et lumineux de Mendelssohn, couplĂ© au jeu formel de haute virtuositĂ© signĂ© Stravinsky, sans omettre en apothĂ©ose finale, l’architecture contrapuntique si redoutable composĂ©e par Beethoven dans sa grande Fugue opus 133. Les seuls pupitres des cordes y sont portĂ©s, encadrĂ©s, chauffĂ©s par l’excellent violoniste et chef Alexander Janiczek dont on se rappelle la fougue et l’implication totale comme premier violon pour la Symphonie Titan de Mahler, crĂ©Ă© l’annĂ©e derniĂšre (en ouverture du festival estival 2013), ici mĂȘme Ă  Saintes (voir le reportage vidĂ©o ci dessous). Le Concerto en rĂ© de Stravinsky composĂ© en 1946 est la premiĂšre Ɠuvre qui marque le retour du compositeur sur le sol europĂ©en (aprĂšs son Ă©migration aux States en 1939).  Trois parties (Vivace, Arioso, Rondo) composent une Ɠuvre d’une versatilitĂ© fugace, frĂ©missante, voire frĂ©nĂ©tique (le staccato “ben articolato” en doubles croches du Rondo final). Comme celui de Stravinsky, le Concerto pour violon de Mendelssohn est en rĂ©… mais mineur, Ă©crit en 1822, Ɠuvre printaniĂšre, de jeunesse (Mendelssohn n’a que 13 ans) qui semble prolonger JS Bach, son grand modĂšle. DĂ©jĂ , le final, (rondo sur motif de gavotte) manifeste le gĂ©nie mendelsohnien pour l’Ă©lan chorĂ©graphique et la vitalitĂ© Ă©chevelĂ©e.

 

 

Le JOA en vidéo
Gustav Mahler : Symphonie n°1 Titan, 4Úme mouvement
(13 juillet 2013)

Gustav Mahler : Symphonie n°1 Titan. Grand reportage, entretien avec les musiciens et Philippe Herreweghe (13 juillet 2013)
Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’Ă©poque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familiĂšres, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche trĂšs attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du … XXĂšme siĂšcle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’Ă©chelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles rĂšgles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXĂšme siĂšcle !

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le JOA Jeune Orchestre de l’Abbaye en tournĂ©e

JOA.Haydn,Mozart. TournĂ©e : 19,20,21 mars 2014. La Rochelle, Saintes, Paris : Le Jeune Orchestre de l’Abbaye de Saintes rĂ©alise une nouvelle tournĂ©e dans un programme alliant Ă©lĂ©gance symphonique et esthĂ©tique des LumiĂšres. Giuliano Carmignola retrouve le Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames (ancien Jeune Orchestre atlantique) lors d’un programme conçu autour du classicisme viennois. Mozart, Haydn incarnent ce bouillonnement expĂ©rimental qui sur le plan musical fait de Vienne Ă  l’Ă©poque des lumiĂšres un foyer de rĂ©alisations concertantes et orchestrales parmi les plus inventifs d’Europe 


JOA 700 Les jeunes musiciens qui prĂ©sentent ainsi l’aboutissement des sĂ©ances de formation professionnelle recueillent galvanisĂ©s par son expĂ©rience de soliste,  les conseils du violonistes italien Giuliano Carmignola qui a dĂ©jĂ  coopĂ©rĂ© avec la phalange, l’une des plus passionnante Ă  suivre parmi les orchestres de jeunes musiciens jouant sur instruments d’Ă©poque. Pendant leur apprentissage Ă  l’Abbaye aux dames oĂč l’orchestre a sa rĂ©sidence,  les musiciens y apprennent la subtilitĂ© de l’approche historiquement informĂ©e, au cours d’un cycle de sessions de travail oĂč ils se retrouvent entre professionnels, avant de prĂ©senter le rĂ©sultat de leur effort devant le public.  L’ expĂ©rience pĂ©dagogique et le partage avec le public au sein d’une tournĂ©e grand public font donc partie de l’apprentissage de l’orchestre ce est d’ailleurs un fonctionnement  qui a montrĂ© sa valeur

 Symphonisme viennois

Le programme. Les cordes,  le violon notamment, sont Ă  l’honneur avec la prĂ©sence du soliste Jean-Philippe Vasseur (alto de l’Orchestre des Champs-ElysĂ©es).

La Symphonie concertante pour violon et alto de Mozart et la Symphonie n°49 «  La Passione «  de Haydn synthĂ©tise le raffinement et l’inventivitĂ© de la langue orchestrale Ă  l’époque des LumiĂšres.

Wolfgang Amadeus Mozart
Symphonie concertante pour violon et alto

Joseph Haydn
Symphonie n°49  » La Passione «
Concerto pour violon et orchestre en Do Majeur

JOA, Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames
Giuliano Carmignola, violon et direction
Jean-Philippe Vasseur, alto

Giuliano Carmignola Jean-Philippe Vasseur, alto
Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames

Tournée JOA mars 2014

Mercredi 19 mars 2014, 20h30
La Coursive – ScĂšne nationale de La Rochelle
Acheter des places

Jeudi 20 mars 2014, 20h30
Saintes, Abbaye aux Dames

Vendredi 21 mars 2014, 20h
Paris, Invalides, Salle Turenne

RĂ©servations, informations

Le programme propose au cĂŽtĂ©s du Concerto pour violon d’une tendresse Ă©nivrĂ©e et sincĂšre (si emblĂ©matique de l’effusion d’un Haydn jamais dĂ©monstratif), une facette plus rare de Haydn, ordinairement enjouĂ© et facĂ©tieux : sa gravité  Ă©mue comme en tĂ©moigne sa Symphonie La Passion de 1768, puis la Symphonie Concertante de Mozart, Ă©crite 10 ans plus tard, Ɠuvre de synthĂšse entre l’Ă©lĂ©gance galante et virtuose  parisienne et le dĂ©veloppement nouveau de l’orchestre germanique (fruit de ses relations avec l’orchestre de Mannheim). Le Haydn des annĂ©es 1760 et le Mozart, ultime des annĂ©es 1780 incarnent une maniĂšre de perfection symphonique, terreau particuliĂšrement formateur pour les jeunes instrumentistes du JOA.

Haydn 1768
haydn_joseph_aristoIntitulĂ©e La Passion, la Symphonie n°49 en fa mineur de Joseph Haydn date de l’annĂ©e 1768. Ecrite au moment de la Semaine Sainte, c’est, lĂ©gende ou non, l’une des partitions les plus sombres du Viennois, lui-mĂȘme pĂšre de la Symphonie et du Quatuor Ă  cordes. Jamais la musique pure n’aura en si peu de temps et sous l’impulsion d’un gĂ©nie musicien, accomplit autant de miracles formels. Seul le trio du Menuet est en majeur.
TonalitĂ© de l’intĂ©rioritĂ© voire de la douleur secrĂšte, le fa mineur est pour Haydn ce que sera l’ut mineur pour Beethoven ou le sol mineur pour Mozart : un climat de sincĂ©ritĂ© grave. L’Adagio sombre du dĂ©but laisse la place Ă  un Allegro di molto au caractĂšre Sturm und Drang. Suit le Menuet qui touche au fond du dĂ©sespoir contrastant avec le Trio en fa majeur d’une lumiĂšre reconquise par hautbois et cors mais si briĂšvement..

Mozart 1779
MOZART_Opera_portrait_profilEcrite pour violon et alto avec accompagnement d’un orchestre de cordes comprenant 2 hautbois et 2 cors, la Symphonie concertante de Mozart en mi bĂ©mol majeur K 364 dĂ©voile la maturitĂ© Ă©blouissante de Wolfgang dans l’Ă©criture symphonique au moment de la crĂ©ation de la Messe du Couronnement (1779).
Sa trĂšs haute virtuositĂ© qui ne sacrifie jamais le raffinement ni la subtilitĂ© de la forme concertante est liĂ©e certainement aux musiciens chevronnĂ©s pour lesquels Mozart destinait sa partition : le violoniste FrĂ€nzl et les instrumentistes de l’Orchestre de Mannheim.

Toujours en quĂȘte d’excellence et de raffinement expĂ©rimental, Mozart dĂ©laisse ses investigations sous influence parisienne propres Ă  l’annĂ©e 1778, et revient en 1779, Ă  l’approfondissement de l’esthĂ©tique lĂ©guĂ©e par Mannheim. Esprit de synthĂšse, Il Ă©labore dĂ©sormais une Ă©criture orchestrale originale qui le mĂšne aux grandes rĂ©alisations symphoniques de la pleine maturitĂ©, celle des annĂ©es 1780. Ici, l’Ă©criture concertante dĂ©veloppĂ©e par la mondanitĂ© parisienne (qui favorise aussi la beautĂ© et la diversitĂ© des mĂ©lodies) dĂ©passe son cadre galant et gagne une nouvelle ampleur symphonique sachant exploiter toute les ressources instrumentales selon l’ambition des compositeurs germaniques.  FrivolitĂ© parisienne, expĂ©rimentation et souffle orchestral germaniques sont subtilement combinĂ©s en une partition superbement aboutie.
Plan : Allegro maestoso, Andantino, Presto.

Abbaye aux Dames,
la cité musicale, Saintes
11, place de l’Abbaye,
CS 30125, 17104 Saintes Cedex

Téléphone : +33 (0)5 46 97 48 48
Fax : +33 (0)5 46 97 48 40
info@abbayeauxdames.org