CD, coffret événement. Coffret Stravinsky. The complete Columbia Album collection, 56 cd (annonce)

stravinsky sony classical complete columbia recordings review critique compte rendu coffret stravinsky cd box review classiquenews CLIC de classiquenews decembre 2015 noel 2015CD, coffret Ă©vĂ©nement. Coffret Stravinsky. The complete Columbia Album collection.  Sony classical Ă©dite pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e 2015, un somptueux coffret regroupant tous les enregistrements que le compositeur russe Igor Stravinsky rĂ©alisa pour la Columbia de 1940 Ă  1967 soit 56 cd (+ 1 dvd) composant une somme essentielle pour qui apprĂ©cie son Ɠuvre et souhaite mieux comprendre son esthĂ©tique, en s’immergeant dans le geste du compositeur devenu chef et interprĂšte de ses propres oeuvres. Le coffret rassemble ainsi les prises mono rĂ©alisĂ©es dans les annĂ©es 1940 et 1950, puis celles en stĂ©rĂ©o Ă  partir des annĂ©es 1960. Les oeuvres sont dirigĂ©es par Stravinsky lui-mĂȘme ou son assistant Robert Craft, en prĂ©sence du MaĂźtre. Certaines concernent des rĂ©alisations inĂ©dites d’autres remastĂ©risĂ©es (24 bit / 96 kHz). 1 dvd complĂšte le formidable legs discographique, Ă©voquant les partitions de Stravinksy destinĂ© au cinĂ©ma Ă  Hollywood dans les annĂ©es 1940. Le livret notice comprend en outre, la prĂ©sentation des partition sainsi exhumĂ©es et revalorisĂ©es, ainsi qu’un article rĂ©cent du musicologue amĂ©ricain, spĂ©cialiste de l’oeuvre stravinskienne : Richard Taruskin (« Je suis un chef d’oeuvre », Stravinsky en studio, traduction en français). Plusieurs thĂ©matiques passionnantes y sont abordĂ©es dont les commentaires duc compositeur chef sur l’interprĂ©tation de ses Ɠuvres : que dĂ©fendre exĂ©cution ou interprĂ©tation ? Une recherche iconographique spĂ©cifique apporte un autre argument visuel rappelant aussi la collaboration de Cocteau et d’Alex Steinweiss pour les couvertures originales des enregistrements


stravinksy lunettesLa qualitĂ© Ă©ditoriale rĂ©alise ici l’un des coffrets les plus attractifs et sĂ©duisants conçus sous label Sony classical. C’est avec le coffret rĂ©cent dĂ©diĂ© au pianiste Glenn Gould, l’offrande la plus convaincante de Sony pour les fĂȘtes de NoĂ«l 2015. AffĂ»tĂ©e, dans des tempos de plus en plus efficaces, d’une rythmique dansante, affinĂ©e, soucieuse de couleurs autant que d’expressivitĂ©, la direction de Stravinksy (ou validĂ©e par lui), d’une Ă©lĂ©gance inouĂŻe, d’une prĂ©cision mĂ©tronomique indiscutable, assure une valeur indiscutable au coffret Ă©ditĂ© en dĂ©cembre par Sony classical.

 

 

CLIC D'OR macaron 200Perles du coffret entre autres : Le Sacre, puis Petrouchka (en 1940 et 1945, avec le Philharmonic de New York), Apollon musagĂšte (1950, RCA Victor Symphony orchestra) ; les deux versions d’ƒdipes rex (1951, rĂ©alisĂ©e Ă  Cologne avec Peter Pears, Martha Mödl et surtout Jean Cocteau qui lit son propre livret – puis celle de Washington rĂ©alisĂ©e en 1962 avec l’excellent Oedipus de George Shirley, la jeune et sublime Shirley Verrett (Jocaste exultante hallucinĂ©e) ; les deux versions de The Rake’s progress : celle du Metropolitan Opera de New York de 1953 avec Norman Scott, Hilde GĂŒden, Mack Harrel : Trulove, sa fille, Nick Shadow
 / celle Londonienne (Royal Philharmonic orchestra) de juin 1964 avec Don Garrard, Judith Raskin, John Reardon)
 Coffret Ă©vĂ©nement. CLIC de classiquenews de dĂ©cembre
2015.

 

 

 

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CD. Coffret Stravinsky. The complete Columbia Album collection. 56 cd + 1 dvd Sony classical. Parution : décembre 2015. Prochaine critique complÚte dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

 

 

 

Tours, OpĂ©ra : La Voix humaine, L’heure espagnole, les 10,12,14 avril 2015

heure-espagnole-ravel-opera-de-tours-aude-estremo-clip-video-classiquenews-copyright-2015VIDEO,clip. Tours: La Voix humaine,L’heure Espagnole. Les 10,12,14 avril 2015. Catherine Dune met en scĂšne deux portraits du dĂ©sir fĂ©minin : La Voix humaine sur un vaste lit, sorte de ring oĂč s’exacerbent les jalons d’une catharsis Ă©motionnelle ; puis L’Heure espagnole dont le dispositif visuel plonge dans une fantasmagorie onirique d’une profonde cohĂ©rence. Deux interprĂštes se distinguent : Anne-Sophie Duprels qui incarne “ELLE”, Ăąme dĂ©vastĂ©e certes mais promise Ă  une renaissance imprĂ©vue ; puis Aude Estremo dont le personnage de Concepcion, sauvage et fragile Ă  la fois, dominateur et contrĂŽlĂ© n’est pas sans rappeler par sa finesse de ton et sa forte intĂ©rioritĂ©, les femmes chez Bunuel… Nouvelle production Ă©vĂ©nement au Grand ThĂ©Ăątre de Tours. RĂ©alisation : Philippe-Alexandre Pham © studio CLASSIQUENEWS.TV 2015. LIRE aussi notre prĂ©sentation de La Voix humaine et de L’Heure espagnole Ă  l’OpĂ©ra de Tours.

 

 

 

voix-humaine-anne-sophie-duprels-tours-opera-classiquenews-copyright-2015

 

 

Sensible et en tension, la soprano Anne-Sophie Duprels incarne “Elle”, la voix palpitante et sur le fil,  de Poulenc et Cocteau (illustrations © CLASSIQUENEWS.TV 2015)

 

 

 

 

 

Opéra de Tours
LA VOIX HUMAINE
FRANCIS POULENC

L’HEURE ESPAGNOLE
MAURICE RAVEL

   
Catherine Dune, mise en scĂšne
Jean-Yves Ossonce, direction  

boutonreservationVendredi 10 avril 2015 – 20h
Dimanche 12 avril 2015 – 15h
Mardi 14 avril 2015 – 20h

Conférence, samedi 28 mars 2015, 14h30
Grand Théùtre, Salle Jean Vilar
entrée gratuite

distributions

LA VOIX HUMAINE
Tragédie lyrique en un acte 
Livret de Jean Cocteau
Création le 6 février 1959 à Paris
Editions Ricordi

Direction : Jean-Yves Ossonce
Mise en scĂšne : Catherine Dune
DĂ©cors : Elsa Ejchenrand
Costumes : Elisabeth de Sauverzac
LumiÚres : Marc DelaméziÚre

Elle : Anne-Sophie Duprels

L’HEURE ESPAGNOLE
Comédie musicale en un acte
Livret de Franc-Nohain, d’aprùs sa piùce
Création le 19 mai 1911 à Paris
Editions Durand

Direction : Jean-Yves Ossonce
Mise en scĂšne : Catherine Dune
DĂ©cors : Elsa Ejchenrand
Costumes : Elisabeth de Sauverzac
LumiÚres : Marc DelaméziÚre

Conception : Aude Extremo
Gonzalvo : Florian Laconi
Torquemada : Antoine Normand
Ramiro : Alexandre Duhamel
Don Inigo Gomez : Didier Henry

La Belle et la BĂȘte de Philip Glass d’aprĂšs Cocteau

glass-cocteau-belel-et-la-bete-flm-opera-1994-2015-philharmonie-1-de-Paris-582-420Paris, Philharmonie 1. Glass : La Belle et la BĂȘte. Les 16,17,18 fĂ©vrier 2015.  La Philharmonie reprend une production dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ©e en 2003 Ă  la CitĂ© de la musique, nouveau format modĂšle dans le genre ” cinĂ©-opĂ©ra “. Le travail du compositeur amĂ©ricain remonte Ă  1994 et son but  est simple et Ă©loquent Ă  la fois : offrir au film de Cocteau (La Belle et la BĂȘte, 1946),  une bande sonore totalement nouvelle, y compris pour les dialogues des acteurs. La musique et le chant nouvellement Ă©crits Ă©pousent parfaitement le mouvement des lĂšvres de chacun d’eux. C’est donc pour chaque reprĂ©sentation de l’opĂ©ra de Philip Glass, la projection rĂ©itĂ©rĂ©e du film français, mais dans une parure musicale et vocale propre Ă  la fin du XXĂšme siĂšcle.  CrĂ©Ă© Ă  SĂ©ville en 1994, l’oeuvre Ă©tait prĂ©sentĂ©e en France pour la premiĂšre fois Ă  la CitĂ© de la musique Ă  Paris, en janvier 2003. L’opĂ©ra compose une trilogie dĂ©diĂ©e Ă  Cocteau, et comprend ainsi OrphĂ©e (1993) et Les enfants terribles (1996). Il ne s’agit pas d’une variation sur le sujet lĂ©guĂ© par le long mĂ©trage mais d’un dĂ©fi qui s’impose au compositeur par la nĂ©cessitĂ© de synchronicitĂ© aux images dĂ©jĂ  montĂ©es. Leur propre temporalitĂ© impose un cadre trĂšs strict au musicien qui doit suivre Ă  la seconde prĂšs le temps prĂ©cis du film et de ses Ă©pisodes. MĂȘme le cheval de Belle qui la conduit jusqu’au chĂąteau enchantĂ© de la BĂȘte…, a sa partie, c’est dire si Glass a tout traitĂ© du jeu des acteurs et de tous les Ă©lĂ©ments narratifs. LIRE notre prĂ©sentation complĂšte

 

 

boutonreservationPhilip Glass : La Belle et la bĂȘte 
d’aprĂšs Jean Cocteau
 (1994). 

Paris, Philharmonie 1. Salle des concerts
Les 15,16, 17 et 18 février 2015.

 

Philip Glass : La Belle et la BĂȘte, 1994
Opéra pour film, voix et ensemble de Philip Glass
Film de Jean Cocteau

Hai-Ting Chinn, La Belle
Marie Mascari, Félicie, Adélaïde
Gregory Purnhagen, La BĂȘte, L’Officier du Port, Avenant, Ardent
Peter Stewart, Le PÚre Ludovic

Philip Glass Ensemble
Michael Riesman, direction, clavier

 

 

 

La Belle et la BĂȘte de Philip Glass d’aprĂšs Cocteau

glass-cocteau-belel-et-la-bete-flm-opera-1994-2015-philharmonie-1-de-Paris-582-420Paris, Philharmonie 1. Glass : La Belle et la BĂȘte. Les 16,17,18 fĂ©vrier 2015.  La Philharmonie reprend une production dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ©e en 2003 Ă  la CitĂ© de la musique, nouveau format modĂšle dans le genre ” cinĂ©-opĂ©ra “. Le travail du compositeur amĂ©ricain remonte Ă  1994 et son but  est simple et Ă©loquent Ă  la fois : offrir au film de Cocteau (La Belle et la BĂȘte, 1946),  une bande sonore totalement nouvelle, y compris pour les dialogues des acteurs. La musique et le chant nouvellement Ă©crits Ă©pousent parfaitement le mouvement des lĂšvres de chacun d’eux. C’est donc pour chaque reprĂ©sentation de l’opĂ©ra de Philip Glass, la projection rĂ©itĂ©rĂ©e du film français, mais dans une parure musicale et vocale propre Ă  la fin du XXĂšme siĂšcle.  CrĂ©Ă© Ă  SĂ©ville en 1994, l’oeuvre Ă©tait prĂ©sentĂ©e en France pour la premiĂšre fois Ă  la CitĂ© de la musique Ă  Paris, en janvier 2003. L’opĂ©ra compose une trilogie dĂ©diĂ©e Ă  Cocteau, et comprend ainsi OrphĂ©e (1993) et Les enfants terribles (1996). Il ne s’agit pas d’une variation sur le sujet lĂ©guĂ© par le long mĂ©trage mais d’un dĂ©fi qui s’impose au compositeur par la nĂ©cessitĂ© de synchronicitĂ© aux images dĂ©jĂ  montĂ©es. Leur propre temporalitĂ© impose un cadre trĂšs strict au musicien qui doit suivre Ă  la seconde prĂšs le temps prĂ©cis du film et de ses Ă©pisodes. MĂȘme le cheval de Belle qui la conduit jusqu’au chĂąteau enchantĂ© de la BĂȘte…, a sa partie, c’est dire si Glass a tout traitĂ© du jeu des acteurs et de tous les Ă©lĂ©ments narratifs.

 

 

 

Nouvelle parure sonore pour Cocteau

 

Si les compositeurs se sont plus Ă  sonoriser des films muets, Glass invente une nouvelle approche de l’oeuvre cinĂ©matographique en rĂ©inventant le son d’un film originellement parlant. RĂ©interprĂ©ter le film, c’est en faire une Ɠuvre nouvelle qui semble se rĂ©aliser au moment du visionnage.
Personne ne nous a dit si aprĂšs l’Ă©criture de son opĂ©ra de 1994,  la partition de Glass pourrait ĂȘtre plaquĂ©e sur la derniĂšre version nettoyĂ©e du film de Cocteau (restauration de 2013) : sa richesse poĂ©tique et ses climats si Ă©tranges y ont gagnĂ© davantage de fascinante profondeur, gageons que sur un motif optimisĂ©, la musique de Glass gagne elle-mĂȘme plus de force et de nuances : rĂ©ponse lors de sa reprise Ă  Paris, Philharmonie 2 (ex CitĂ© de la musique ainsi rebaptisĂ©e depuis l’inauguration en janvier 2015 de la nouvelle salle philharmonique intitulĂ©e Philharmonie 1). Ici les chanteurs dos au public doublent et rejouent chaque intention des acteurs de Cocteau.

cocteau-glass-la-belle-et-la-bete-1994-film-opera-reine-bete-582-420Suivre l’action prĂ©Ă©tablie d’un film, convenir d’un canevas dĂ©jĂ  tracer  n’est ce pas trop contraindre la plume du compositeur ? l’intention est naturelle car elle relĂšve chez le plus prĂ©visible des compositeurs rĂ©pĂ©titifs, – Ă  la diffĂ©rence d’un Steve Reich plus audacieux voire formellement dĂ©concertant-, d’un confort d’Ă©criture qui confine au systĂšme. L’auteur de Einstein on the beach (1975), qui a tant Ă©crit pour les compagnies de ballet du monde entier, s’entend Ă  merveille Ă  dĂ©fendre sa grille musicale, faire diffuser ses mondes sonores par le quidam de la rue. Rien Ă  faire : comme Verdi Ă©tait de son temps, Glass recherche avant tout Ă  retrouver le dialogue avec la vie moderne et le temps prĂ©sent. Et si sa musique Ă©crite en 1994 pour un film mythique de 1946 lui donnait raison ?

 

 

 

boutonreservationPhilip Glass : La Belle et la bĂȘte 
d’aprĂšs Jean Cocteau
(1994).

Paris, Philharmonie 1. Salle des concerts
Les 15,16, 17 et 18 février 2015.

 

 

Philip Glass : La Belle et la BĂȘte, 1994
Opéra pour film, voix et ensemble de Philip Glass
Film de Jean Cocteau

Hai-Ting Chinn, La Belle
Marie Mascari, Félicie, Adélaïde
Gregory Purnhagen, La BĂȘte, L’Officier du Port, Avenant, Ardent
Peter Stewart, Le PÚre Ludovic

Philip Glass Ensemble
Michael Riesman, direction, clavier

 

 

Jean Cocteau le magnifique. Les miroirs d’un poĂšte

Jean Cocteau le magnifique. Les miroirs d’un poĂšte (Paris, MLM, jusqu’au 23 fĂ©vrier 2014). A l’occasion de l’exposition qui se tient jusqu’au 23 fĂ©vrier 2014 au MLM (MusĂ©es des lettres et manuscrits), Gallimard Ă©dite un somptueux catalogue, vĂ©ritable beau-livre, retraçant la carriĂšre et surtout l’oeuvre comme la personnalitĂ© de Jean Cocteau. Le cocaĂŻnomane, amant de Raymond Radiguet (jeune auteur aux deux succĂšs fulgurant : Le diable au corps et Le bal du comte d’Orgel, foudroyĂ© Ă  20 ans en 1923) se prĂ©cise dans ses expĂ©rimentations esthĂ©tiques, soucieux de rĂ©inventer le vocabulaire moderne ; puis c’est ensuite Cocteau, compagnon et protecteur de Jean Marais, auquel il offre une carriĂšre d’acteur, … l’artiste se dĂ©voile ici en autant de miroirs multiples qui rĂ©flĂ©chissent une figure passionnante, mĂȘlant vie personnelle et intime et production artistique, Ă©criture poĂ©tique, crĂ©ation cinĂ©matographique …

Cocteau le magnifique

cocteau_magnifique_Le livre s’ouvre sur un fabuleux cycle de photos grands formats en noir et blanc, au total 8 si l’on compte le visuel de couverture oĂč Jean Cocteau laisse contempler son allure fĂ©line de dandy proustien.
A travers la double vision dĂ©veloppĂ©e par textes et illustrations (la vie puis l’Ɠuvre), c’est un corpus Ă©tonnamment visuel qui surgit : dessins Ă©nigmatiques, d’une rare richesse de sens, frappant par leur originalitĂ© et leurs rĂ©sonances multiples, cahiers d’annotations et surtout lettres manuscrites, photos et archives liĂ©es Ă  ses films qui ressuscitent tous Ă  leur façon, le ” mythe Cocteau “.
Au carrefour des arts, le poĂšte s’affirme tel un prophĂšte inspirĂ©, rĂ©vĂ©lant l’invisible et les secrets enfoui, perles fantasmagoriques du monde … Contre tous ceux qui l’ont vilipendĂ© et jalousĂ©, Cocteau apparaĂźt avant les Almodovar, Lynch ou Carsen sur les planches, tel le grand rĂ©enchateur d’un monde dĂ©sillusionnĂ©, frappĂ© par les crises successives. C’est pourquoi son oeuvre nous parle Ă  ce point encore aujourd’hui. Se distinguent pour nous, ses fictions cinĂ©matographiques pour lesquelles ses choix musicaux (Auric, Gluck et Wagner dans OrphĂ©e par exemple) comptent au nombre des plus belles rĂ©alisations poĂ©tiques, d’autant plus dĂ©concertantes et magistrales qu’elles se passent de couleurs …
DĂ©testĂ© par Breton et les surrĂ©alistes, le symboliste magnifique Cocteau, inclassable et avant gardiste se distingue par ses piĂšces de thĂ©Ăątre, et ses films oĂč il revisite les mythes antiques (Antigone, OrphĂ©e …). La finesse d’un langage qui parle Ă  l’imaginaire, nourrit une soif constante pour rĂ©inventer formes et modes crĂ©ateurs. En 176 pages, le catalogue prĂ©pare ou prolonge la visite de l’exposition consacrĂ© Ă  l’un des esthĂštes français les plus captivants qui soient. Superbe ouvrage.

Jean Cocteau le magnifique, les miroirs d’un poĂšte. Catalogue de l’exposition. MusĂ©e des Lettres et Manuscrits, Paris, du 11 octobre 2013 au 23 fĂ©vrier 2014. CoĂ©dition Gallimard/MusĂ©e des Lettres et Manuscrits. Parution : octobre 2013. EAN : 9782070142705