STREAMINGS. Les cantates de JS BACH depuis le BACHFEST LEIPZIG (11-20 juin 2021)

Bach_Messias_streaming BACHFEST leipzig 2021 annonce critique concert passion classiquenewsSTREAMING EVENEMENT : LEIPZIG BACH FEST. Dès le 11 juin, suivez les concerts événement du Festival BACH de LEIPZIG, jusqu’au 15 juin 2021. Les cantates de JS Bach résonneront ainsi sur votre écran d’ordinateur dans des captations de qualité dès ce soir 11 juin, 20h (live), depuis les 2 églises pour lesquelles Bach a composé l’essentiel de ses œuvres : la Nikolaikirche et la Thomaskirche, aujourd’hui emblématiques de son génie musical et spirituel. Les grands interprètes et leurs phalanges sont conviés à cette fête de la ferveur où le chant des instruments, du choeur et des solistes chanteurs subliment la spiritualité des textes : Amsterdam Baroque Orchestra & Choir (direction : Ton Koopman), Thomanerchor Leipzig, Akademie für Alte Musik Berlin (direction : Gotthold Schwarz), Collegium Vocale 1704, Collegium 1704 (direction : Václav Luks), Bach Collegium Japan, (direction: Masaaki Suzuki), RIAS Kammerchor, Akademie für Alte Musik Berlin (direction : Justin Doyle), Eric Ericsons Kammarkör, Lautten Compagney Berlin (direction: Wolfgang Katschner), Gaechinger Cantorey, (direction : Hans-Christoph Rademann) … Parmi les partitions ainsi diffusées, citons entre autres Weihnachtsoratorium, BWV 248, samedi 12 juin en deux diffusions à 18h puis 20h30, et la Passion selon Saint-Mathieu, le mardi 14 juin à 19h, live depuis le Gewandhaus de Leipzig (Ton Koopman, direction). Outre la méditation collective et individuelle que chaque œuvre suscite, la diversité des approches et la qualité technique qui en assure aujourd’hui le rayonnement sur internet, permettent au plus grand nombre, d’évaluer la question de l’interprétation de Bach aujourd’hui. Chaque chef ainsi convié incarne sa propre conception du testament musical et spirituel de Bach, tout en préservant l’universalité et l’accessibilité immédiate de sa musique. Cycle de streamings incontournable (avec accès libre au livret de chaque cantates et passion).

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VOIR ici l’offre de streaming du LEIPZIG BACH FESTIVAL / BACHFEST LEIPZIG 2021 : https://www.bachfestleipzig.de/en/bachfest

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Compte-rendu, concert. Bachfest, Michaeliskirche, Leipzig, le 23 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Cantates de Weimar (IV). VOX LUMINIS

Compte-rendu, concert. Bachfest, Michaeliskirche, Leipzig, le 23 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Cantates de Weimar (IV), VOX LUMINIS. On ne remerciera pas assez la Bachfest de nous inciter à quitter le centre-ville de Leipzig pour découvrir l’Eglise Saint-Michel, située à proximité du zoo, au nord. Miraculeusement épargné par les bombardements de la Deuxième guerre mondiale, l’édifice trône au devant d’un square qui le met admirablement en valeur. Mais c’est surtout son intérieur qui surprend par sa variété de style virtuosement entremêlés, relevant essentiellement du néogothique et de l’Art nouveau, tous deux encore en vogue en 1904. L’observation des élégants et nombreux détails, tout particulièrement les boiseries végétales enchevêtrées autour de l’orgue, constitue un motif de curiosité pendant tout le concert – à même de faire oublier la chaleur étouffante en ce milieu d’après-midi estival.

Le concert ne passionne malheureusement pas outre mesure, et ce en dépit de l’excellente acoustique et des incontestables qualités individuelles des huit chanteurs de Vox Luminis. Dès lors que l’ensemble est dans son coeur de répertoire, la musique chorale, on atteint les sommets : la précision et la ferveur lumineuses obtenues sont à la hauteur de sa réputation. Pour autant, la sollicitation des mêmes interprètes en rôle soliste laisse entrevoir tout ce qui les sépare de ce graal, tandis que l’accompagnement chambriste atteint un niveau moyen – quelques verdeurs notamment. On ne fera pas ici le détail des imperfections de chacun, mais il n’en reste pas moins que la qualité globale de ce dernier concert de l’intégrale des cantates de Weimar s’en ressent. Dommage.

 

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Compte-rendu, concert. Bachfest, Michaeliskirche, Leipzig, le 23 juin 2019. Jean-Sébastien Bach : Cantates de Weimar (IV). Johann Sebastian Bach : Cantates «Himmelskönig, sei willkommen», BWV 182, «Gleichwie der Regen und Schnee vom Himmel fällt», BWV 18, «Komm, du süße Todesstunde», BWV 161, «Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen», BWV 12. Pasteur Ralf Günther (récitant), Vox Luminis, Lionel Meunier (direction). Crédit photo : © Bachfest Leipzig : Gert Mothes.

 

 

Compte-rendu, concert. Bachfest, Alte Börse, Leipzig, le 23 juin 2019. Joseph Haydn : Quatuor à cordes n° 5, opus 76 / J-S Bach / Dimitri Chostakovitch : Quatuor à cordes n°8, opus 110. Quatuor ELIOT

bach jean sebastian sebastien portrait vignette par classiquenews bach_js-jean-sebastianCompte-rendu, concert. Bachfest, Alte Börse, Leipzig, le 23 juin 2019. Joseph Haydn : Quatuor à cordes n° 5, opus 76 / Jean-Sébastien Bach : extraits d’oeuvres / Dimitri Chostakovitch : Quatuor à cordes n°8, opus 110. Preuve s’il en est besoin de la variété des événements proposés lors de la Bachfest, le présent concert permet de découvrir l’un des jeunes quatuors allemands parmi les plus prometteurs du moment. Formé en 2014 à Francfort, où il est toujours en résidence, le quatuor rassemble des solistes venus d’horizons divers : deux Russes, un Canadien et un Allemand. Entre eux, l’entente et l’écoute mutuelle semblent évidents dès les premières mesures du Quatuor à cordes n° 5, opus 76 (1797) de Haydn, entonnées dans l’acoustique sonore de l’ancienne bourse aux échanges (reconstruite à l’identique après-guerre). L’énergie du premier violon irradie en un geste démonstratif dans les passages verticaux, rapidement suivi par ses collègues qui ne lui cèdent en rien dans le tranchant. On est loin de la sérénité fantasmée de “Papa Haydn”, ici revigoré par une fougue toujours excitante. Les parties apaisées exclut tout dramatisme et vibrato, au service d’une lecture qui privilégie la perfection technique et la musique pure.

Les différents extraits d’oeuvres de Bach permettent ensuite à chacun de se distinguer individuellement, notamment dans l’Andante de la sonate BWV 1003 (habituel bis des plus grands violonistes) ou dans le célébrissime prélude de la Suite pour violoncelle BWV 1007. Le concert atteint cependant son point d’orgue avec l’une des plus belles interprétations du Quatuor à cordes n° 8 (1960) de Chostakovitch qu’il nous ait été donné d’entendre. Les jeunes solistes surprennent dès l’introduction par une lecture détaillée et analytique qui allège son côté sombre : la pudeur ainsi à l’oeuvre laisse sourdre une émotion à fleur de peau, ce que confirme le violent contraste du premier tutti, à la hargne rageuse. Le thème dansant qui suit est murmuré dans les piani, avant une nouvelle rupture façon “feu sous la glace”. Seule la toute fin du morceau perd quelque peu en intensité, mais n’enlève rien à la très favorable impression d’ensemble. Cette lecture sans concession donne en effet un écrin passionnant à cet ouvrage d’essence symphonique. En bis, les interprètes nous régalent du Da Pacem Domine d’Arvo Part, pour le plus grand bonheur de l’assistance, visiblement ravie.

Compte-rendu, concert. Bachfest, Alte Börse, Leipzig, le 23 juin 2019. Joseph Haydn : Quatuor à cordes n° 5, opus 76 / Jean-Sébastien Bach : extraits d’oeuvres diverses / Dimitri Chostakovitch : Quatuor à cordes n°8, opus 110. Eliot Quartett : Maryana Osipova (violon), Alexander Sachs (violon), Dmitry Hahalin (alto), Michael Preuß (violoncelle). Crédit photo : © Bachfest Leipzig : Gert Mothes.