Soirée Karajan sur Arte

arte_logo_2013Karajan200Arte. Soirée spéciale Karajan : 25 ans de la mort. Le 13 juillet 2014,17h40. Le 16 juillet 1989, soit il y a 25 ans disparaissait le chef le plus médiatisé du XXème siècle, régnant sur l’Opéra de Vienne, puis à Salzbourg et sur la Philharmonie de Berlin. Chef lyrique et symphonique de premier plan, malgré un passé à l’époque nazie plutôt trouble, Karajan doit sa présence parmi nous 25 ans après sa mort, grâce à un héritage audio et vidéo d’une richesse inégalée : plus de 500 enregistrements édités par Deutsche Grammophon, prestigieux label jeune dont il reste l’artiste le plus emblématique et le plus acheté. L’homme en dépit de ses facettes « spectaculaires » et glamour (pilote de voitures de sport, d’avion, époux en 3è noce, d’un mannequin rencontré à Saint-Tropez …) reste énigmatique ; explicitement et indiscutablement sensible et raffiné, exigeant et perfectionniste jusqu’à la maniaquerie et l’obsession : Karajan reste surtout un chef hanté par la perception du détail comme de l’architecture globale des oeuvres abordées, inféodant les technologies de pointe de l’enregistrement à ses conceptions personnelles.

Un chef hanté par le détail et l’image…

Arte a bien raison d’offrir une soirée entière à l’artiste doublé d’un esthète pointilleux aux accomplissements et réalisations irrésistibles.
La soirée Arte débute par le documentaire « L’autre Karajan » d’Eric Schulz, véritable miroir d’un mucine devenu son propre ingénieur du son, habité par l’idée du son parfait.
Ensuite, place au concert filmé : Symphonie n°5 de Beethoven par Henri-Georges Clouzot où le réalisateur en accord avec le maestro démiurge réinvente un langage visuel inédit pour exprimer la dramaturgie de la musique symphonique.
Ensuite, dernier documentaire : Karajan, le culte de l’image, film qui souligne combien le chef était soucieux de sa propre image comme celle des enregistrements qu’il réalisait.
25 ans après sa disparition, ses lectures convainquent toujours autant. Deutsche Grammophon entre autre vient d’éditer un superbe coffret grand format (format vinyle) intitulé « KARAJAN STRAUSS » regroupant les enregistrements que le « petit K » comme l’appelait non sans ironie dépréciative Furtwängler (le maître pour tous), a dédié au compositeur bavarois (le coffret « Karajan Strauss » est clic de classiquenews de l’été 2014).

 

 

arte_logo_2013Arte. Soirée spéciale Karajan : 25 ans de la mort. Le 13 juillet 2014,17h40.

 

 

Lire aussi notre portrait spécial Herbert Von Karajan

 

 

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Discographie Karajan 2014. Simultanément aux diffusions Arte dans le cadre de sa soirée spéciale du 13 juillet 2014, Deutsche Grammophon a édité 3 titres événements, soulignant tel aspect de la direction et du travail musical et esthétique du chef autrichien.

Karajan STrauss coffret 2014 deutsche GrammophonCLIC D'OR macaron 200C’est d’abord un somptueux coffret de 11 cd en grand format dédié à Richard Strauss (à l’occasion aussi du 150 ème anniversaire du compositeur bavarois). Lire ici notre critique complète du coffret KARAJAN STRAUSS (comprenant entre autres les poèmes symphoniques essentiels : Don Juan, Don Quixote, Till l’espiègle…, Une Symphonie alpestre, Ainsi Parla Zarathoustra, Une vie de héros, et l’intégrale du Chevalier à la rose live salzbourgeois de 1960, le tout en cd habituel et aussi sur un audio blu ray de grande qualité : nécessaire pour mesurer le soin sonore et artistique de chaque enregistrement).

karajan_symphony_edition deutsche grammophon coffret cd2 autres coffrets complètent la série de rééditions commémoratives. Une boîte miraculeuse intitulée «  Symphony édition », cycle des intégrales de 8 compositeurs (38 cd), piliers du répertoire karajanesque, défendu alors qu’il était directeur musical du Berliner Philharmoniker. Beethoven (enregistrements de 1975-1977), Brahms (1977-1978), Bruckner (1975-1980), Haydn (Symphonies Parisiennes et Londoniennes : 1980-1982), Mendelssohn (1971-1972), Mozart (Symphonies 29,32,33,35, 36 et les dernières 38-41 de 1975-1977), Schumann (1971, et 1987 pour la n°4) et Tchaikovski (les 6 symphonies enregistrées à rebours : n°6, 5 et 4 : 1975-1976, et les 1-3 de 1979). Le grand absent demeure Mahler, ailleurs défendu par Kubelik ou Bernstein, et avec quel engagement. Pour nous, la classe supersonique s’écoute sans usure ni ennui chez Mozart, Schumann, surtout Beethoven et Tchaikovski. Rien n’égale ici la tension, l’hédonisme sonore, la perfection du détail et la clarté de l’ensemble. La 9ème de Beethoven exulte, respire l’élan révolutionnaire pour une aube nouvelle, une humanité régénérée, un monde semé enfin d’espoir (enregistrement berlinois avec côté plateau vocal : Tomowa-Sintow, Baltsa, Schreier, Van Dam).

karajan essential colelction classic karajanPour ceux qui veulent d’abord découvrir ou retrouver Karajan en 2 cd, Deutsche Grammophon édite enfin un best of composé d’extraits, parmi les pages les plus séduisantes de la littérature symphonique et aussi lyrique : « Classic Karajan : the essential collection » soit 2h20 mn de musique remastérisée pour l’occasion comprenant l’adagietto de la 5ème de Mahler, le choeur de Butterfly, Ingemisco du Requiem de Verdi (avec Carreras), Jupiter des Planètes de Holst, ou Smetana (un extrait de la Moldau), l’interlude symphonique de Cavalleria Rusticana de Mascagni… entre autres. Savourez : vous êtes sur la planète Karajan…

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