Si la musique m’était contée… 4 épisodes sur l’histoire musicale

arte_logo_2013arte si l amusique m etait contee serie arte presentation critique janvier 2015 classiquenewsARTE. Série Si la musique m’était contée : les 10, 17, 24 et 31 janvier 2015. Chaque Dimanche à 17h30, leçon de musique sur Arte : en quatre volets plutôt synthétiques (donc réducteurs), toutes les esthétiques musicales sont abordées en un vaste raccourci historique. La formule passe par l’incarnation : pour chaque volet / période, un artiste (en particulier un pianiste), illustre son propos et évoque les grandes évolutions de l’histoire musicale. Le 10 janvier, Francesco Tristano explicite et illustre le passage de la Renaissance polyphonique au Baroque monodique. Le 17 janvier, Gabriela Montero raconte la « rigueur, la justice et le bon goût », vertus esthétiques et valeurs musicales propres au siècle des Lumières et à l’esprit de la révolution. Puis le 24 janvier, Chilly Gonzales et son Kaiser Quartett analyse les facettes du romantisme au XIXème, non sans raccourcis là encore. Enfin, « avant-garde, apocalypse et superstars » sont autant de valeurs esthétiques qui permettent à Cameron Carpenter à l’orgue de raconter l’aventure musicale au XXème siècle. Déchaînements à l’époque de la première guerre mondiale, Jazz venu des Amériques et intégré dans l’impressionnisme millimétré d’un Ravel, puis dodécaphonisme, jusqu’aux bandes son d’Hollywood, telles que les sublima l’exilé aux USA, Korngold. C’est aussi le temps, (après guerre), des stars de la musique, idolâtrées grâce à l’émergence des nouveaux médias : Callas, Karajan, Pavarotti et jusqu’au aujourd’hui Anna Netrebko (et Jonas Kaufmann ?)

En quatre films, Arte a sélectionné une approche de l’histoire de la musique classique sur quatre siècles. Avec pour sujet central de chaque volet, une esthétique spécifique. En commençant à l’époque baroque, c’est aussi l’histoire de l’Europe que la musique reflète. Pour chaque épisode, un pianiste exprime sur un piano à queue ses préférences et présente les particularités de tel style ou tel compositeur à partir d’exemples précis.  Par ailleurs des scènes d’animation, des extraits de films et de concerts ainsi que des entretiens avec des grands noms du monde musical actuel resituent le contexte historique.

Série « Si la musique m’était contée »Sur Arte, chaque dimanche de janvier 2015. Série musicale de Dag Freyer, Axel Brüggemann, Nicole Kraack, Lena Kupatz  (Allemagne, 2014/2015, 4 épisodes de 1h30mn chacun). Notre avis : bien.

arte_logo_2013Dimanche 10 janvier 2016, 17h30. Si la musique m’était contée : Baroque / Fantaise, excès et falbalas. Si à la Renaissance, les instruments étaient avant tout au service de la voix chantée, à l’époque baroque ils s’émancipent et révèlent tout leur potentiel. C’est aussi proche de la révolution picturale que le peintre Caravage réalise alors à l’extrême fin du XVI!, l’affirmation d’un nouveau réalisme incarné par une voix unique (style monodique), à laquelle les instruments apportent comme un écrin dramatique (la basse continue). Vivaldi est une star, Monteverdi invente l’opéra, Lully célèbre le Roi-soleil, puis au XVIIIème siècle, Händel fait carrière à Londres et Bach trace déjà la voie à ses successeurs. Autour d‘eux, les guerres font rage et les rois vivent dans le faste. Le jeune virtuose Francesco Toledano fait vivre cette époque riche en ambiguités.

 

 

arte_logo_2013gabriella-montero-piano-si-la-musique-m-etait-contee-arte-diffusion-presentation-classiquenewsDimanche 17 janvier 2015, 17h30. Gabriella Montero (piano) raconte le classicisme viennois (« Rigueur, justice, bon goût »). Vienne capitale musicale de l’Europe fixe les règles de l’équilibre en musique auxquels Haydn, Mozart puis Beethoven offrent les plus brillantes manifestations.

 

 

 

arte_logo_2013Dimanche 24 janvier 2015, 17h30. Si la musique m’était contée  : le Romantisme.  Suite ou volet 3 de la série : Si la musique m’était contée…  Après le Baroque, dimanche dernier (17 janvier), voici une approche explicative de l’esthétique romantique en musique. Le XIXe privilégie dans un premier temps des formes plus légères avec le lied et le piano. Puis l’opéra devient drame musical (il l’était déjà et avec quel éclat au XVIIè et XVIIIè, avec Monteverdi puis Cavalli au XVIIè puis surtout Rameau, Haendel, Gluck et Mozart au XVIIIè), tandis que les identités nationales s’affirment notamment à travers les compositions de Verdi et de Wagner. Cet épisode éclaircit aussi la notion même de romantisme assimilée comme une certaine vision de la vie. Le bouillonnant Chilly Gonzales et son Kaiser Quartett montrent qu’il y a du suspense dans la musique romantique, que Brahms est « adorable » et Wagner « perturbé ».  De tels raccourcis paraissent réducteurs. Mais comment faire autrement dans le cadre d’une émission de synthèse et de vulgarisation ?

 

 

 

arte_logo_2013si-la-musique-m-etait-contee-ARTE-le-XX-eme-presentation-classiquenewsDimanche 31 janvier 2015, 17h30. Star system, secousses et tremblements au XXème. Cameron Carpenter à l’orgue évoque l’aventure musicale du XXème, depuis Stravinsky et Ravel jusqu’au dodécaphonisme (2è école de Vienne, après les classiques Haydn et Mozart), sans omettre l’essor de musiques de film à Hollywood qui a cultivé le genre symphonique. C’est aussi l’émergence du star système avec les nouvelles icônes du classique : Callas, Karajan, Pavarotti…

 

 

 

 

 

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