vendredi, décembre 9, 2022

Richard Strauss: Elektra. Deborah Polaski.Mezzo, jusqu’au 20 juillet 2007

A ne pas rater

Richard Strauss
Elektra
, 1909

Deborah Polaski, Elektra
Anne Schwanewilms, Chrysotémis
Felicity Palmer, Clytemnestre
Robert Brubaker, Egisto
Alfred Walker, Oreste
Orchestre et choeur de la Scala
Semyon Bichkov
, direction



Le 10 juillet 2007 à 14h45
Le 12 juillet 2007 à 3h35
Le 20 juillet 2007 à 15h20

Opéra. Enregistré à Milan. (2005, 52 mn).

La
présente production a été filmée en 2005, au Teatro degli Arcimboldi à
Milan, volet de la saison musicale de la Scala de Milan.Complément
visuel à l’enregistrement paru chez Hänssler (Elektra, Semyon Bichkov, Hänssler, 2004),
qui nous avait totalement convaincu et qui réunit le même trio féminin,
la mise en scène de Luca Ronconi et les décors de Gae Aulenti apportent
leur supplément de noirs vertiges et de sanguinité écoeurante, au chant
proche de l’idéal de la distribution milanaise. Deborah Polaski se
montre à la hauteur du rôle: dévorée par le désir de haine matricide,
invoquant la loi du sang pour venger son père Agamemnon… Sa soeur,
Anne Schwanewilms a ce timbre tendre et clair de celle qui veut tourner
la page et se défaire de la spirale de l’obsession: « plutôt mourir que
vivre sans vivre », et Felicity Palmer se révèle hors des sentiers
baroques où l’on avait plus l’habitude de l’entendre et de
l’applaudir. En elle se précise, une troisième nuance féminine: monstre
avide de sacrifices, insomniaque manipulant, séduisant, fausse
implorante dévorée par le souvenir du meurtre de son époux qu’elle a
commis avec son amant Egiste… Le portrait des trois individualités
suffirait déjà à recommander la production. Dans le fosse, Bychkov, en
maître des climats symphoniques, assène vertiges, sauvagerie, déluge et
déflagration d’une partition marquée par l’hallucination et l’horreur.
Le tableau de la confrontation entre la mère et la fille, Clytemnestre
et Elektra, dans la chambre de la Reine, pareille à une salle
d’écarrissage (dépouilles des bêtes, boeufs et chevaux écorchés,
suspendus aux murs) est à ce titre éloquent, dans la suffocation et la
suggestion de la perversité. Très convaincant.

Approfondir: lire notre dossier Elektra de Richard Strauss

Crédit photographique
Oreste, Electre et Hermès sur la tombe d’Agamemnon (Amphore. Paris, musée du Louvre)

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