mercredi 14 octobre 2026

ORCHESTRE NATIONAL AVIGNON PROVENCE. Vendredi 30 janvier 2026. JAËLL, LISZT, SCHUBERT… Célia ONETO BENSAID (piano), Débora Waldman (direction)

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« Il n’y a qu’une seule personne qui sache jouer Liszt : c’est Marie Jaëll », disait Camille Saint-Saëns. Le compositeur a raison : Marie Jaëll joua et composa dans l’admiration de son mentor et modèle : en plus d’une écriture virtuose, s’exprime aussi une vitalité ardente, un embrasement mystique… En témoigne le disque « Étincelles » enregistré il y a quelques années par la pianiste Célia Oneto Bensaid, Débora Waldman et l’Orchestre national Avignon-Provence.

 

 

Le programme de ce 30 janvier les réunit à nouveau dans une suite orchestrale qui s’annonce explosive ! Ce deuxième volet centré autour du grandiose Concerto pour piano et orchestre n°2 de Marie Jaëll confirme l’admiration que Franz Liszt portait à la compositrice et musicienne qui brillait particulièrement dans l’interprétation des concertos du Hongrois. Le concert met en perspective chacun de leur Concerto pour piano n°2… L’Ouverture de l’opéra Der Freischutz de Carl Maria Von Weber, drame féerique et fantastique voire infernal, et la spectaculaire Symphonie Inachevée de Franz Schubert parachèvent un programme effectivement… « Etincelant ! »

 

 

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Concert symphonique
ÉTINCELLES #2
JAËLL, LISZT, SCHUBERT…
Opéra Grand Avignon / Avignon
vendredi 30 janvier 2026 ,20h
Direction, Débora WALDMAN
  /  Piano, Célia ONETO BENSAID
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RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’Orchestre national Avignon Provence : https://www.orchestre-avignon.com/concerts/etincelles-2/
Durée : 1h40
Tarif : de 5 à 31 euros
Réservations : 04 90 14 26 40
À la billetterie de l’Opéra Grand Avignon :
 du mardi au samedi, de 10h à 17h sans interruption
➤ du 14 juin au 11 juillet, puis à partir du 2 septembre

 

 

 

programme

Carl Maria von Weber, Der Freischütz, ouverture
Marie Jaëll, Concerto pour piano et orchestre, n°2 en ut mineur
Franz Liszt, Concerto pour piano n°2, en la majeur s. 125
Franz Schubert, Symphonie n°8 en si mineur, D. 759 « Symphonie inachevée »

Avant-concert à 19h15
Rencontre avec un membre de l’équipe artistique
Salle des préludes de 19h15 à 19h45

 

VIDÉO Marie Joëlle, reportage spécial (2016)

 

En janvier 2016 sort un premier cycle d’enregistrements de ses œuvres qui soulignent l’ambition de la compositrice, aux côtés de la pédagogue mieux connue. CLASSIQUENEWS fait le point sur une personnalité atypique et parfois déconcertante mais tempérament trempé et déterminée d’une force créative inédite à son époque. Au XIXè, il n’était pas bon être femme artiste surtout compositrice et pianiste… Pédagogue, pianiste virtuose, femme écartée mais compositrice engagée surtout théoricienne du jeu pianistique, Marie Jaëll (1846 – 1925) a ressuscité lors du Lille Piano Festival 2012. Reportage vidéo et grand portrait de la compositrice marquée par le modèle légué par Liszt et Schumann. Réalisation : Philippe Alexandre Pham – durée : 23 mn © CLASSIQUENEWS.TV 2012

 

 

Symphonie n°8 de Schubert

D’emblée, les grands chefs doivent concilier dans une conception équilibrée, les caractères mêlés (volcanique, primitif, chtonien…) des deux mouvements qui nous sont parvenus et qui font de l’opus 8, ce massif sublime « inachevé ». Chaque tutti est une morsure, chaque mesure de valse du premier mouvement (I. Allegro moderato), une caresse et …un adieu mélancolique ; mais ce qui séduit c’est l’immersion dans la profondeur et ce surgissement irrépressible d’une vérité terrifiante qui enfle et foudroie ; entre oubli et renoncement mais aussi clairvoyance, l’orchestre requis se doit d’éclairer la puissante architecture à la fois tragique et cynique, au souffle prométhéen grâce à laquelle le divin Schubert égale la vision de l’ombre tutélaire, son grand contemporain à Vienne, et figure incontournable de la musique moderne … Beethoven.
Entre le rugissement du volcan, son antre profond, et la tendresse qui rassure et rassérène, Schubert soigne l’écart des vertiges, l’éclat des profondeurs, les soleils noirs, les ténèbres, leurs insondables menaces (cordes acérées, vives, trépidantes) autant que l’ineffable oubli, la volonté d’effacement).

Dans l’Andante con moto (II), face souterraine et mystérieuse du portique précédent, Schubert convoque les mêmes proportions du colossal, élargi encore grâce à l’assise des basses, couplée à une parfaite lisibilité des cuivres et la tendresse des bois et des vents…
Le bénéfice des instruments historiques se révèle toujours bénéfique, en particulier pour les œuvres spectaculaires : les contrastes et les dialogues entre les pupitres gagnent une définition précise, des arêtes plus vives, et globalement une caractérisation plus affûtée ; couleurs et timbres nuancent considérablement le spectre sonore soulignant, et la grandeur et le souffle beethovéniens, et la sensibilité mozartienne, une sincérité miraculeuse. Rien de mieux, pour exprimer et faire chanter toutes les tensions d’une partition à la fois somptueuse et volcanique

 

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