La pièce de Maeterlinck Pelléas et Mélisande a été une source d’inspiration notamment pour Schönberg et Sibelius. Peu avant que Debussy n’en tire à son tour son célèbre opéra (créé en 1902), Fauré lui consacra une très belle musique de scène pour une représentation… en anglais, à Londres !
Fin 1948, à l’issue d’une tournée triomphale aux USA, Francis Poulenc reçoit du Boston Symphony Orchestra, la commande d’un concerto pour piano. La tournée américaine qui suivit, vit la création le 6 janvier 1950 du Concerto achevé en 1949, sous la direction de Charles Munch qui la redonna dans la foulée à New York, Washington, Philadelphie… La partition (en 3 séquences) est créée en France en juillet 1950 (Festival d’Aix).
Après son délirant Concerto pour orgue, Poulenc réserve à son Concerto pour piano un style léger, primesautier, charmant dans l’esprit du Concerto champêtre. Il évoquera même sa couleur « mauvais garçon », en l’appelant « concerto à casquette »…
C’est à peine si le piano se distingue selon la tradition romantique. Badin mais fin et parfois facétieux, le clavier frais et éloquent participe à l’euphorie collective dans une texture qui fourmille et scintille, dans un esprit bien français. Plan : 1 – Allegretto (avec sa citation religieuse de Dialogues des Carmélites). 2 – Andante (comprenant une séquence diaphane, « ravélienne »). 3 – Presto (rondeau à la française d’un caractère impertinent, parfois provocateur où Poulenc joue sur de nouvelles citations : negro spiritual, matchiche carioca, très en vogue dans les années 1920, et même can-can).
Quand Schubert (20 ans) tente de percer sur la scène viennoise, Rossini (30 ans) règne sans partage : les Viennois ayant toujours, depuis le XVIIè marqué leur préférence pour les Italiens … la Symphonie n°6 (écrite à 21 ans en 1818) incarne l’ambition (réussie) de Schubert de percer sur la scène viennoise et dans son allant jovial, brillant et vivace, la claire volonté de rivaliser avec le modèle entre tous, Beethoven. Son mbre plane sur la partition de son cadet. La D 589 est dite « Grande Symphonie », et annonce directement la somptueuse D 944, aux dimensions prébrucknériennes. La 6è exprime un bouillonnement d’idées, à peine développées, où rayonnent le tapis scintillant des cordes, et surtout le caquetage virtuose, vif argent des bois, d’une exceptionnelle pétulance. Un défi et aussi un festival de délices pour les instrumentistes et les auditeurs.
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CONCERT SYMPHONIQUE / Musique française
dimanche 8 mars 2026 – 18h
Auditorium Rainier III, Monaco
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directement sur le site de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo :
https://opmc.mc/concert/c-zacharias-m-kodama/
Durée approximative du concert: 2h avec entracte
Tarif(s): 36, 26, 19€
programme
Gabriel FAURÉ
Pelléas et Mélisande, suite d’orchestre, op. 80
Francis POULENC
Concerto pour piano, FP 146
Franz SCHUBERT
Six danses allemandes, D. 820 (orchestration Anton Webern)
Symphonie n°6 en do majeur, D. 589
distribution
ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE MONTE-CARLO
Momo Kodama, piano ( Poulenc)
Christian ZACHARIAS, direction
infos pratiques
Réservations
+ 377 92 00 13 70
DU MARDI AU SAMEDI & TOUS LES JOURS DE CONCERTS DE 10h À 17h30
Réservez directement sur le site montecarloticket :
https://www.montecarloticket.com/0526/fListeManifs.aspx?idstructure=0526
En prélude au concert, présentation des œuvres à 17h par André Peyrègne.





