Cette réalisation du festival de Glyndebourne 1996 n’usurpe pas sa réputation légendaire: une voix hors norme y insuffle une vérité exceptionnelle, soulignant ce qui dans l’oratorio de Haendel – le seul de sa riche production sacrée, sur un texte chrétien-, fonde sa profondeur tragique irrépressible.
Dans la fosse, le geste élégant, âpre, idéalement articulé de William Christie assure la poésie et l’éloquence dramatique et subtile d’un orchestre lui aussi riche en qualités et caractères. Si les choeurs manquent parfois de précisions et d’articulation, leur engagement ne fait pas défaut.
Lorraine Hunt incarne une Irène digne dans la mort, habitée et véritable torche vivante incarnant l’intensité fervente avec une sincérité peu commune: l’itinéraire psychologique et la transformation spirituelle de l’héroïne (avec son air évoquant un tremblement de terre à l’image de son renversement psychique au début du III) sont très subtilement incarnés. Dawn Upshaw relève elle aussi le défi d’une partition touchée par la grâce et composé par un fervent croyant: sa Theodora, dans le duo final entre autres (marche à deux vers le martyre), approche l’excellence, entre tendresse et détermination.
A ses côtés, son époux et compagnon jusque dans l’anéantissement, Didymus (David Daniels) recueille les qualités de sa partenaire mais à un niveau moindre hélas.
Meilleure et même très convaincante performance de Richard Croft dans le rôle de Septimus, le compagnon d’armes de Didymus. La captation laisse deviner les mouvements de scène de la réalisation de Peter Sellars et donne vie au témoignage, l’un des plus palpitants jamais réalisés.
Dans la fosse, le geste élégant, âpre, idéalement articulé de William Christie assure la poésie et l’éloquence dramatique et subtile d’un orchestre lui aussi riche en qualités et caractères. Si les choeurs manquent parfois de précisions et d’articulation, leur engagement ne fait pas défaut.
Lorraine Hunt incarne une Irène digne dans la mort, habitée et véritable torche vivante incarnant l’intensité fervente avec une sincérité peu commune: l’itinéraire psychologique et la transformation spirituelle de l’héroïne (avec son air évoquant un tremblement de terre à l’image de son renversement psychique au début du III) sont très subtilement incarnés. Dawn Upshaw relève elle aussi le défi d’une partition touchée par la grâce et composé par un fervent croyant: sa Theodora, dans le duo final entre autres (marche à deux vers le martyre), approche l’excellence, entre tendresse et détermination.
A ses côtés, son époux et compagnon jusque dans l’anéantissement, Didymus (David Daniels) recueille les qualités de sa partenaire mais à un niveau moindre hélas.
Meilleure et même très convaincante performance de Richard Croft dans le rôle de Septimus, le compagnon d’armes de Didymus. La captation laisse deviner les mouvements de scène de la réalisation de Peter Sellars et donne vie au témoignage, l’un des plus palpitants jamais réalisés.
Handel: Theodora. Frode Olsen, David Daniels, Richard Croft, Dawn Upshaw, Lorraine Hunt… Orchestra of the Age of Enlightenment. William Christie, direction. Enregistré au festival de Glyndebourne, 1996). 2 cd Festival de Glyndebourne, référence GFOCD 014-96





