jeudi, décembre 8, 2022

David Greilsammer, pianoParis. Bouffes du Nord, le 4 juin 2007Toulouse. Piano aux Jacobins, le 27 septembre 2007

A ne pas rater

David Greilsammer, piano
Fantaisie – Fantasme
récital

Paris, Théâtre des Bouffes du Nord
Lundi 4 juin 2007

France Musique

Mardi 12 juin 2007 à 15h

Toulouse, Piano aux Jacobins
Jeudi 27 septembre 2007

Autour d’une forme ouverte, celle de la fantaisie, David Greilsammer
assemble un cycle de partitions choisies dont une création de Jonathan
Kerne, comme un voyage en quête de son propre espace et de son propre
sens… C’est un développement personnel qui suit le fil des humeurs créatives, une succession de facettes apparemment hétéroclites qui sous les doigts magiciens du pianiste trentenaire, composent une fantaisie mouvante. Divagation ou rêve éveillé? Le programme de ce récital,
enregistré en avril 2007, sortira en cd chez Naïve, fin août 2007

Programme du 2 juin 2007
Paris, Bouffes du Nord

J.S. Bach : Fantaisie chromatique et Fugue (1 ère partie : Fantaisie)
Jonathan Keren : Fantaisie, mais 2 Fantastrophes (création 2007, 1ère partie)
Brahms : Intermezzo (extrait de Fantaisies opus 116)
Schoenberg : Petites pièces opus 19 n°1, 2, 3
Ligeti : Musica Ricercata (2 extraits)
Janacek : Le pressentiment (Sonate 1.X.1905)
Cage : Sonate n° 5 pour piano préparé
Mozart : Fantaisie en ut mineur K. 475
Cage : Sonate n°12 pour piano préparé
Janacek : La mort (Sonate 1.X.1905)
Ligeti : Musica Ricercata (2 extraits)
Schoenberg : Petites pièces opus 19 n°4, 5, 6
Brahms : Capriccio (extrait de Fantaisies, opus 116)
Jonathan Keren : Fantaisie, mais 2 Fantastrophes (création 2007, 2ème partie)
J.S. Bach : Fantaisie chromatique et Fugue (dernière partie : Fugue)

Concert retransmis sur
France Musique

Mardi 12 juin 2007 à 15h
Prima la musica. Programme présenté par Jean-Michel Damian

De Carroll, Cage à Mozart…

Inspiré par les mondes féériques de Lewis Carroll, où « tout peut être et où tout peut disparaître », cet espace indéfinissable “Entre toujours et jamais”, comme dit Paul Celan, le jeune pianiste David Greilsammer d’origine israaélienne, a conçu son programme de fantaisies, comme une interrogation demeurée sans réponse, un questionnement qui sans jamais trouver un sens précis, n’en poursuit que mieux sa course et son destin. La fantaisie permet toutes les libertés, les autorise et les justifie. Il était donc tentant de construire un récital entre divagations et formes ouvertes. Le tour de force de l’interprète est d’en restituer les correspondances souterraines par un jeu allusif et véhément… En 15 facettes, c’est une construction habile et instinctive, conçue comme un miroir dont la source, le noyau, et le point d’équilibre, serait la Fantaisie en ut de Mozart.
“Ma musique préférée est celle que je n’ai pas encore entendue”, disait John Cage qui aimait tant inventer des sons nouveaux et les collectionner. David Greilsammer s’explique: « Au piano, j’ai commencé par rassembler des pièces, des fragments, des idées, des bricoles, et je les ai laissé converser, se confier les uns aux autres, parfois s’enlacer. Soudain, les danses indiennes de Cage entouraient et observaient délicatement un opéra solennel de Mozart. Des berceuses chantées et murmurées de Schoenberg se retrouvaient dans l’évidence douloureuse de Brahms. Le trouble de Janacek se heurtait aux fantasmes de Ligeti, tandis que Bach faisait indéfiniment vaciller les fondations. « 

Dans le ventre de la fantaise…

David Greilsammer poursuit: « La fantaisie corrompt et incite ces pièces à se parler. Le calme et le violent, l’extraordinaire et l’absurde, le sublime et le grotesque se regardent, exactement comme dans ce moment du rêve si difficile à saisir.  » A Cage et à tous les autres compositeurs convoqués, David Greilsammer ajoute une oeuvre inédite du compositeur contemporain Jonathan Keren, « Fantastrophe »: fantaisie et catastrophe, sublime et effroi, paraissent simultanément « grâce à l’esprit d’improvisation venant, entre autres, de l’univers du jazz. »
Ce qui semble s’évanouir, après avoir été, reparaît. Les pièces apparemment hétérogènes se répondent et forment comme les parties vitales d’un corps vivant en activité, en structuration. Au final, le sens affleure et tout oeuvre à se correspondre. La fantaisie illustre ce principe, un temps imperceptible et qui devient peu à peu, explicite. L’art du pianiste, alchimiste de ses mondes imaginaires, rend audible cette reconstruction à l’oeuvre. Rendre audible l’invisible. Restituer le chant des idées mobiles: « Mon voyage commence au coeur de ce noyau, avec la Fantaisie en ut mineur de Mozart… À l’affût de ce moment insaisissable qui existe entre toujours et jamais, je suis longtemps resté dans le ventre de la fantaisie. J’ai regardé autour de moi, j’ai regardé toutes ces musiques. Ensemble, elles composaient une Fantaisie. »

« Fantaisie, mais 2 fantastrophes » de Jonathan Keren

A la quête du pianiste, sensible aux mondes parallèles, répond la partition plurielle de Jonathan Keren. Le compositeur éclaire le sujet de son oeuvre : « La fantastrophe représente ce moment très particulier où se rencontrent la fantaisie et la catastrophe, le sublime et la frayeur. La coexistence de ces mondes si différents donne naissance à une émotion singulière et fascinante. La distance entre le caractère très concret de la catastrophe et le caractère rêveur ou abstrait de la fantaisie m’a toujours parue extraordinairement ténue : j’ai voulu imaginer le moment de leur rencontre. De plus, il me semble qu’aujourd’hui, la notion de catastrophe tient une part essentielle dans la composition d’une Fantaisie. En abordant l’univers de la fantaisie, il m’a paru naturel d’utiliser des idées et des éléments venant du jazz. La liberté des couleurs,l’esprit d’improvisation, ou encore la richesse harmonique du jazz allaient permettre à la folie de la fantastrophe de trouver sa voix.  »

David Greilsammer, pianiste

Né à Jérusalem en 1977, David Greilsammer commence ses études de piano à l’âge de 6 ans au Conservatoire Rubin de Jérusalem. Il poursuit ses études musicales à Florence puis à Paris, et revient en Israël pour y travailler avec le pianiste et chef d’orchestre, Yahli Wagman. Il est ensuite admis à la Juilliard School de New York en tant qu’étudiant boursier dans la classe de piano de Yoheved Kaplinsky. À la suite de ses études de perfectionnement en piano et direction d’orchestre à la Juilliard School, il suit l’enseignement du pianiste américain Richard Goode.
Il s’est récemment produit en soliste sous la direction de James Conlon, a inauguré la saison de l’Orchestre symphonique de Jérusalem (sous la direction de Sergiu Comissiona).
Doué d’un jeu imaginatif, à l’invention profuse, le pianiste est passionné par l’innovation et la création, l’inconnu et l’oublié… On lui doit d’avoir exhumé en 2004, le Concerto pour piano et orchestre n° 2 d’Erwin Schulhoff, compositeur juif tchèque mort en camp de concentration. En 2005, il donne la création israélienne de ce même concerto, suscitant l’enthousiasme du public. David Greilsammer enregistre en 2007 pour la radio allemande WDR le rare Concerto pour piano et orchestre n° 2 d’Alexandre Tansman.

Visitez le site de David Greilsammer www.davidgreilsammer.com

cd

Mozart, les concertos de jeunesse (1 cd Vanguard Classics 2006). David Greilsammer y est à la fois pianiste et chef d’orchestre. A venir: Fantaisie – Fantasme, fin août 2007 chez Naïve.

Agenda
Festival Piano aux Jacobins, septembre 2007

Crédit photographique
David Greilsammer © A. Le Grand / Naïve

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