Cordes en majesté à ORLEANS

orleans-orchestre-symphonique-accordez-vos-violons-affiche-vignette-concerts-annonce-par-classiquenews-orchestre-symphonique-d-orleans-philippe-aiche-marius-stieghorstAVRIL-AFFICHE-PNG-524x1024ORLEANS, Orchestre Symphonique : concert les 21 et 22 avril 2018. GRIEG, MOZART, TCHAIKOVSKI : accordez vos violons !… Le programme des 21 et 22 avril 2018 laisse une place privilégiée aux seules cordes de l’orchestre. Certains ensembles en ont fait une spécialité (Orchestre d’Auvergne) : le défi est ici relevé par les musiciens de l’Orchestre Symphonique d’Orléans : comment totu dire, tout suggérer et colorer la palette sonore, uniquement par les cordes (violons, altos, violoncelles, contrebasses) ?… Elle est dite « dans le style ancien », la Suite Holberg opus 40 du norvégien Edvard Grieg (1843 – 1907), séduit immédiatement par l’originalité de son sujet : Grieg recevant de la ville de Bergen, commande pour une partition célébrant le génie du philosophe et humoriste danois Ludvig Holgberg dont le bicentenaire était marqué par l’année 1884. D’abord composée pour piano, la Suite est orchestrée par Grieg pour orchestre à cordes en 1885. Grieg aborde le genre de la suite de danses, dans le style des anciens baroques. Prélude (solennel), Sarabande (douce et moelleuse), Gavotte (légère), Musette (facétieuse), Air (d’une concentration religieuse), enfin Rigaudon, d’une vivacité presque percutante et terriblement enjouée (dans l’esprit de ceux de Rameau). Sans innover, Grieg s emontre à la hauteur des défis du genre : son approche néobaroque sait diversifier les prises de paroles instrumentales, varier les formes musicales, et les groupes qui dialoguent et se répondent, enfin manie avec une belle énergie, le relief des contrastes.
L’Orchestre Symphonique d’Orléans aborde ensuite une oeuvre concertant de Mozart. Daté du 20 décembre 1775, le Concerto pour violon et orchestre, n° 5 en la majeur marque un point d’accomplissement dans l’évolution artistique et la maturité du jeune Wolfgang. De Munich, le compositeur salzbourgeois tire une expérience nouvelle dont une unité plus grande dans l’architecture de son concerto, une sensibilité plus profonde et directe qui écarte toute démonstration creuse. Trois mouvements : Allegro aperto, Adagio, Rondeau… Se distingue nettement par sa profondeur et sa grande sincérité d’intonation, l’adagio en mi majeur (tonalité chère à Mozart) : qui déploie un onirisme suspendu d’une ineffable tendresse. La partition requiert une intense cohésion entre tous les pupitres et une complicité de chaque instant entre le soliste et l’orchestre.

Enfin, un tout autre défi est lancé par la Sérénade de Tchaikovski : la partition a été créée lors d’un concert privé au Conservatoire de Moscou, le 21 novembre 1880. Symphonie ou quintette pour cordes ? Tchaïkovsky choisit finalement l’orchestre à cordes : il y entend démontrer l’expressivité et les couleurs dont sont capables les seules cordes. L’auteur voit grand : non pas un format chambriste mais une ampleur orchestrale ; voilà pourquoi il demande un nombre important de cordes. Comme Grieg, Tchaikovski regarde vers le XVIIIè, plus tardivement encore que son confrère nordique, plutôt vers les Viennois du XVIIIè néoclassique. 4 mouvements ou 4 épisodes très caractérisés se succèdent : Pezzo in forma di sonatina (dans l’esprit d’une ouverture solennelle, – lullyste-, à la française ; valse (l’une des plus élégantes et suaves de Piotr Illiytch) ; Elégie : d’une retenue quasi sacrée qui verse ensuite en jubilation dansante ; enfin, Final-Tema russo : deux thèmes s’exaltent, issus du catalogue Balakirev ; l’un syncopé, l’autre jubilatoire et conquérant d’une irrépressible énergie. Preuve derechef qu’en traitant le passé, l’inspiration des auteurs romantiques s’en trouve décuplée.

 

 

 

Programme

EDWARD GRIEG
Holberg Suite op.40

WOLFGANG AMADEUS MOZART
Concerto pour violon et orchestre
n°.5, K.219, en la majeur

PYOTR ILYICH TCHAÏKOVSKY
Sérénade, en do majeur, op.48
Par l’esprit, c’est l’œuvre d’un classique du XIXe siècle féru de musique baroque et galante, mais qui n’oublie pas pour autant ses origines.

Philippe AÏCHE assure la direction de ce concert et sera également soliste pour interpréter le Concerto pour violon et orchestre, n°.5, en la majeur de Mozart.
Son expérience de violon solo l’a amené très tôt à s’intéresser à la direction d’orchestre. Il a dirigé de nombreux ensembles qui lui ont permis d’aborder un répertoire très diversifié allant de la petite formation jusqu’à l’orchestre symphonique .

 

 

 

 

samedi 21 avril – 20:30
dimanche 22 avril – 16:00

SALLE TOUCHARD
THÉÂTRE D’ORLÉANS

CATÉGORIE 1 : 28/24/13€ /
CATÉGORIE 2 : 25/22/13€

INFOS et RESERVATIONS :
http://www.orchestre-orleans.com/concert/accordez-vos-violons/

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Si vous souhaitez réserver votre ou vos place(s) pour le concert de Noël, la réservation se fait du lundi au vendredi de 14h à 18h par téléphone au 02 38 53 27 13

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