Le fondateur et directeur artistique du Festival de Verbier, Martin Engstroem, était « venu du froid », plus précisément de Stockholm où il est né et a passé sa jeunesse. Très tôt en contact avec l’art et tout spécialement avec la musique, il est devenu « accompagnateur et passeur » des artistes internationaux. Et ses activités de multiples formulations – conseil, organisation, contact – lui ont permis, le moment venu – au début des années 1990...
Sous la direction de Jérôme Corréas, le Xerse de Cavalli (1655) retrouve sa force et sa magie dramatique. Vraisemblablement créée en 1655, cette œuvre, à l’écoute, semble tenir à la fois du recitar cantando – dont Monteverdi sut tirer la quintessence – et de ce qui peut se concevoir comme les prémices de l’opera seria ...
Soirée électrisante au Théâtre des Champs-Elysées pour ouvrir la saison des Grandes Voix, deux voix d’exception à l’arrogance plus que grande, immense. Tout entier tourné vers l’art du bel canto, de la technique vocale, du rayonnement virtuose, ce concert a visiblement enthousiasmé un public devenu frénétique. Sumi Jo et Antonino Siragusa ont enflammé les planches du TCE...
Pour son premier disque, Natalia Valentin joue sur le pianoforte Rondos & Bagatelles du jeune Beethoven à Vienne. Digitalité nuancée, expressivité naturelle et fluide, vitalité, grâce et feu sacré, la jeune interprète embrase les partitions du compositeur romantique en en dévoilant la furià expérimentale inédite... (vidéo 2/2)
Pour son premier disque, Natalia Valentin joue sur le pianoforte Rondos & Bagatelles du jeune Beethoven à Vienne. Digitalité nuancée, expressivité naturelle et fluide, vitalité, grâce et feu sacré, la jeune interprète embrase les partitions du compositeur romantique en en dévoilant la furià expérimentale inédite... (vidéo 1/2)
Difficile d'aller écouter Dudamel ... sans en même temps aller écouter l'orchestre qu'il dirige ! - en l'occurence le "Göteborgs Symfoniker", qui n'est autre que la phalange nationale de Suède. Les musiciens de Göteborg font preuve d'une maîtrise accomplie, bénéficiant de cordes à l'homogénéité infaillible, déployant une pâte sonore dense et riche...
En octobre 2009, France Musique célèbre le génie du viennois précoce, Erich Wolfgang Korngold... Compositeur de musique de chambre, pour l'opéra mais aussi le cinéma (pour lequel il aura peut-être produit les plus belles pages orchestrales de la 2è moitié du 20è): Korngold est un génie précoce, aussi fécond, diversifié que génial... même s'il reste durablement dans la tradition, celle de Strauss, et plus loin de Mozart, Beethoven, Brahms.
Comme Strauss son ainé, Korngold est le témoin de la chute de l'Empire Habsbourg puis de la barbarie nazie. Chocs terribles qui marquent une vie et façonnent certainement une écriture. L'enfant à Vienne est un génie de la musique, jeune prodige qui fait la fierté de son père, le critique musical Julius Korngold (collaborateur à la Neue Freie Presse... dont les idées conservatrices disent assez cette culture aveugle et destiné à l'effondrement propre au Monde d'hier.
Le disque paru chez Virgin classics fut mémorable: opéra méconnu et lecture saisissante grâce à un chef impliqué et des solistes (à peu près les mêmes pour la version non scénique du TCE), impeccables de bout en bout. L'ouvrage de Haendel, créé en 1738 met le renoncement et la valeur morale du héros au devant d'une action qui ne faiblit jamais.
Bilan sur Les Nuits berlioziennes... Comme le recueil "Irlande", les Nuits exige des tessitures différentes selon les mélodies, en particulier dans sa version orchestrée de 1843-1856). L'orchestration d'une finesse supérieure attention un sommet en matière de couleurs, de caractères et de force suggestive accordée très étroitement à la voix quelle qu'elle soit.