Du printemps à l’automne, dès le mois de mai jusqu'en octobre 2011, le Berry (Indre et Cher) vibre au rythme des festivals de musique classique. Chopin, Tchaïkovski, Liszt à l'honneur en 2011 qui marque le bicentenaire de sa naissance (1811)... et bien d'autres compositeurs soulignent la présence persistante du romantisme dans le territoire si fortement marqué par la figure fédératrice et inspiratrice de George Sand en sa demeure de Nohant...
Fort du succès rencontré par la première édition des Rencontres Musicales en Agenais au mois d'août dernier, les organisateurs avaient promis de renouveler cette manifestation. Le public agenais séduit et conquis qui n'avait fait que croître tout au long du festival l’an dernier, ne peut que se réjouir ! Les secondes Rencontres Musicales en Agenais créent l’événement du 6 au 14 Août prochain.
Stéphane Degout est un diseur majeur... Ses Debussy coulent; ses Duparc interrogent; ses Saint-Saëns envoûtent; par ce chant allusif et mordant, Chabrier triomphe dans ses couleurs et ses accents; et avant Ravel, c'est Reynaldo Hahn que l'on écoute et réécoute sans s'habituer jamais à la fascinante vérité qui s'en dégage...
Du 7 juin au 25 septembre 2011, l’Opéra national de Paris et la Bibliothèque nationale de France rendent hommage aux divas : tragédiennes de l’Opéra, de 1875 (date d’ouverture du Palais Garnier) à 1939 en leur dédiant sur les cimaises de la Bibliothèque Musée du Palais Garnier à Paris, un parcours hommage...
Kraemer est un vénitien flamboyant. Rosenmüller surprend toujours par sa fièvre dramatique, ses cabrures fantasques qui excitent l'imaginaire... Venise diverse et multiple, ne cesse de nous surprendre. Saluons la fièvre communicante des interprètes, habiles ambassadeurs, alchimistes habités...
Liszt dédié sa Sonate à Schumann, comme ce dernier avait dédicacé au Hongrois, sa propre Fantaisie en ut majeur opus 17 datée de 1839. Ecrite à Weimar entre 1852-1853, la Sonate en si mineur n'est créée qu'en 1857 à Berlin sous les doigts de Han Von Bülow...
Avec le Crépuscule des dieux, Wagner peint la fin d'un monde barbare, maudit par lui-même à la destruction: par vanité, calcul, tromperie et duplicité, l'humanité court à sa perte...
Pour célébrer la défunte Reine Anne de Bretagne, Doulce Mémoire retient la Messe de Requiem (pro defunctis) d'Antoine de Févin, franco-flamand au service du roi Louis XII, le second époux de la Reine Anne (après Charles VIII). L'élève de Josquin Desprez s'y surpasse en poésie grave voire lugubre, en ampleur solennelle, jamais monumentale ni pompeuse...
L'auteur comble une lacune majeure: alors que Cavalli, le plus doué des élèves de Monteverdi à Venise reste le plus grand compositeur européen, unanimement célébré au XVIIè, son profil psychologique, sa personnalité nous échappent totalement: imaginer sous la forme de dialogues et de pensées intimes restituées, son tempérament est donc légitime.