Juliana Steinbach transcende Debussy... Voilà un disque qui séduit immédiatement: dès les premières notes, la prise de son renverse et captive, grâce à la captation, à la fois précise et généreuse, du sublime piano du facteur de Leipzig, Blüthner.
Au programme du week end inaugural du Festival Vénitien (14 et 15 avril 2012), deux oeuvres maîtresses des années de maturité, quand Théodore Dubois qui a quitté ses fonctions comme directeur du Conservatoire, décide de se consacrer totalement à la composition : le Trio n°2 pour violon, violoncelle et piano en mi majeur (1911), le Quintette pour piano en fa mineur (1905). Reportage vidéo spécial
Festival Théodore Dubois à Venise: 2è week end...Depuis son commencement (week-end inaugural du 14 avril dernier), le festival Théodore Dubois va son cours non sans susciter de nombreuses réactions: suspicion et recul sévère plutôt qu'adhésion pleine et entière; au moment ou le cycle de concerts de musique de chambre et de programme symphonique se réalise
Ici l'hyperactivité et le colossal ne signifie ni dilution ni confusion mais vitalité, lumière, élévation; c'est une prodigieuse énergie collective, de surcroît finement caractérisée en liaison avec toutes les voix particularisées d'une partition monstrueuse et palpitante, collective et individuelle, à la fois fleuve et aussi dentelle...
Un grand rôle pour une diva française accomplie: quand la soprano Annick Massis chante Violetta Valéry, le théâtre de Verdi gagne une interprète saisissante par son intensité expressive, sa vérité scénique, son engagement vocal. La Traviata récapitule au travers des trois actes toutes les facettes de l'héroïne romantique. C'est un rôle éprouvant qui exige agilité virtuose... entretien avec Annick Massis, interprète de La Traviata et avec Stefano Mazzonis di Pralafera, directeur général et arti
Le JOA aborde Mozart et Beethoven...
Le moins que l'on puisse dire c'est que le concert de samedi soir, révèle au public venu nombreux, des jeunes musiciens prometteurs. Dans un programme apparemment sans surprise, le chef et ses apprentis musiciens abordent les oeuvres avec fraîcheur, dynamisme et enthousiasme, et même humour et exubérance.
José Van Dam grave un Quichotte captivant et touchant... Pour l'avoir déjà enregistré avec Plasson, "José Quichotte" connaît son rôle sur le bout des doigts: il en cisèle chaque nuance linguistique, chaque intention du jeu expressif et corporel pour faire sien les désirs, les rêves, les tendres aspirations d'un être parvenu en fin de course dont le coeur palpite toujours comme celui d'un gamin jamais rassasié.
Pétulante Platée à Blagnac... Une scène comme Odyssud en marge de Toulouse sait prendre des risques et inviter de jeunes inconnus à coté des vedettes. Nul doute que la salle pleine à craquer n’oubliera pas de si tôt, À bout de souffle, cet ensemble dirigé par Stéphane Delincak qui en assure la direction artistique, mais également celle du chœur et de l’orchestre.
Superbe Bohème présentée par Angers Nantes Opéra...
Il revient au chef Marc Shanahan des accents somptueux, dramatiquement musclés et fins (la barrière d'enfer est la plus réussie: le chef porte ce lyrisme éperdu où Mimi rejoint de purs accents si proches de l'incandescente Butterfly...). Le chef nourrit la tension sans l'épaissir, jouant constamment sur l'éloquence des couleurs, le chambrisme articulé du chant;