Deux tragédies lullystes en ce début 2008? Le palmarès relève d'un record car sur les scènes lyriques, les opéras de Lully comme ceux de Rameau demeurent illégitimement absents. La Capitale française marquerait-elle un grand retour de l'opéra baroque versaillais?
Voilà donc un beau spectacle virevoltant pour les fêtes de la fin d’année – qui, ne fût-ce que par son climat, ses événements et ses erreurs de casting, n’y ont jamais aussi peu ressemblé – dans une époque plus lourde, plus sérieuse, plus grave, que le Second Empire, mais qui, par la grâce de ses cinq actes, du jeu des acteurs, chanteurs, danseurs, les allusions discrètes à la vie contemporaine des spectateurs, n’en est que plus salutaire.
Sur le plan musical, il est juste de considéré les Rückert-Lieder comme l'un des sommets du lied mahlérien: le compositeur peut d'autant mieux s'adonner à son métier compositionnel qu'il dispose à présent d'un lieu "saint" pour écrire et composer, au milieu du motif naturel: sa maison à Maiernigg et son petit "atelier" ou Häuschen, dans lequel il conçoit son cycle symphonique, comme "isolé du monde", tout en étant au coeur de la Nature
Le Comte Ory s'inspire d'une ancienne romance picarde et grivoise, le Comte Orry et les nonnes de Farmoutiers, proche du texte piaquant et parfois déculotté des Pièces intéressantes et peu connues pour servir à l’histoire et la littérature écrites entre 1781 et 1790 par Pierre-Antoine de La Place. En décembre 1816, sous la plume des librettistes Eugène Scribe et Charles-Gaspard Delestre-Poirson,
Jean-Christophe Keck, chef d'orchestre (atittré des concerts Offenbach de l'orchestre Pasdeloup), compositeur mais aussi musicologue et en particulier passionné par le théâtre de Jacques Offenbach, oeuvre pour la plus juste connaissance des partitions du musicien. Il s'agit comme pour la musique baroque de retrouver les partiques justes, contre les habitudes qui ont dénaturé le propos d'origine et le style réel de l'époque d'Offenbach
Du 30 janvier au 3 février 2008, la Folle Journée Nantaise dévoile l'applomb singulier de Franz Schubert, "dans tous ses états". En écho avec l'actualité Schubertienne, Lucas Irom présente la place particulière du piano schubertien. Comète sans filiation ou oeuvre en résonances avec Mozart, Haydn, Beethoven? Si Schubert fut un piètre pianiste, il compose cependant une oeuvre déconcertante pas ses champs/chants intérieurs, où la liberté subjective, la modulation harmonique, les passages en ti
Janvier 2008, l’oratorio le plus célèbre et le plus estimé de Haydn, et pour cause, est l’objet de deux parutions discographiques, l’une sous la direction de Paul McCreesh pour le label Archiv, l’autre, sous la baguette de William Christie chez Virgin classics.
Que penser de ces deux nouvelles versions, chacune classable aux rayonnages des lectures sur instruments d’époques...
Avec "Coups de Canon(s)", la scène instrumentale, pourtant réduite (hautbois, piano et percussions), se fait théâtre et dramaturgie de la mémoire. En plus des coups implacables fendant l'air, le chant du hautbois entonne une prière intense qui exprime ici ce qui est jeu: la vie des hommes, le sang des combattants, tombés, terrassés sur le front des batailles meurtrières. Aux instruments, s'accordent les voix des trois interprètes, récits chevauchés, en écho et là aussi réitérés.
En janvier 2008, le Forum Voix étouffées s'intéresse aux compositeurs et aux inteprètes qui ont subi les sévices de la politique culturelle et raciale du IIIème Reich. Deux concerts et un colloque mettront en lumière de nombreuses oeuvres méconnues et depuis leur mise à l'index, frappées par l'oubli. L'association ProQuartet participe activement à l'événement parisien...