jeudi, décembre 8, 2022

Arcadi Volodos, piano. RécitalParis, TCE. Le 21 mai 2007 à 20h

A ne pas rater

Arcadi Volodos, piano

Paris, TCE
Récital
Le 21 mai 2007 à 20h

Clementi : Sonate en fa dièse mineur opus 25 n° 5
Brahms : Klavierstück opus 76 n° 4
Klavierstück opus 76 n° 5,
Variations en ré majeur
sur un thème original opus 21 n°1
Schumann : Waldszenen
(Scènes de la forêt), opus 82
Liszt : Die Trauergondel
(la lugubre gondole) n°2 S.200,
« Funérailles »,
Harmonie poétique et religieuse S.173 n°7

Né en 1972, à Saint-Pétersbourg, Arcadi Volodos incarne l’éclat actuel de l’école russe de piano, aux côtés de Nikolaï Lugansky, ou Denis Matsuev (né en 1975 à Irkoutsk). Virtuose des pièces difficiles, artisan d’une technicité virtuose et décomplexée, son engagement comme interprète, capable de prendre tous les risques ont séduit immédiatement Seiji Osawa ou Riccardo Chailly qui ont souhaité travailler avec lui.
Sa formation est passée par le Conservatoire de sa ville natale, celui de Moscou, Paris (auprès de Jacques Rouvier), Madrid. Le jeune pianiste se refuse à concourir et suivre les compétitions internationales car il s’agit d’une conception de la musique, étrangère à ses idées. En 1996, il joue en France (Antibes) devant un cadre de la firme Sony Classical, qui subjugué par l’audace de son talent exceptionnel, l’engage aussitôt pour une série d’enregistrements. L’artiste continue d’enregistrer pour le même label. L’art des transcriptions, qu’il réalise lui-même, ont de suite marqué le public et convaincu la critique. Nouvel Horowitz, alchimiste digital doué d’un tempérament hors normes, Volodos a su imposer sa singularité. Sony a ainsi fixé son récital mythique à Carnegie Hall (1998, à 26 ans). Ses concerts en France sont rares. Les spectateurs du Théâtre des Champs-Elysées pourront l’entendre entre autres dans Liszt (Funérailles), un compositeur auquel il a dédié l’intégralité de son dernier album « Volodos plays Liszt » (Sony classical), retour intense et stupéfiant du « génie du clavier » (enregistré en août et septembre 2006 à Berlin). Son Liszt est tour à tour, murmuré, d’une grande distanciation poétique, mais aussi d’une véhémence primitive, parcouru d’éclairs techniques d’une exceptionnelle virtuosité. Entre énergie fulgurante et asthénie maladive, irréelle par sa déprime soudaine, Volodos se montre aujourd’hui au sommet de sa sensibilité expressive. Le récital parisien devrait être un grand moment de musique.

CD

Nouvel album, « Volodos plays Liszt »
(1 cd Sony Classical). Dix pièces lisztéennes démontrent la hauteur géniale et la maturité personnelle avec laquelle Volodos aborde le compositeur romantique. Vallée d’Obermann, Rhapsodie Hongroise, Funérailles, surtout La prédication aux oiseaux de Saint-François d’Assise traversent des climats changeants millimitrés, époustouflants de justesse expressive et d’engagement poétique. Tout en s’engageant avec franchise et souplesse, l’interprète se montre continûment au service de la musique, sans effets décoratifs ni surenchère ornementale. Le propos est d’une absolue intégrité comme d’une liberté créative. Cette hauteur de vue force l’admiration.

Illustration
Arcadi Volodos, portrait (DR)

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