vendredi, décembre 9, 2022

Andris Nelson, chef d’orchestre: portraitArte, les 21 et 28 novembre 2012

A ne pas rater
portrait de chef

Andris Nelson, le feu du génie

Arte, mercredi 21 novembre 2012 à 22h45

puis mercredi 28 novembre 2012 à 6h


On dit du chef letton Andris Nelson qu’il enflamme l’âme des orchestres. À 24 ans, il est nommé directeur musical de l’Opéra national letton de Riga. Sept ans plus tard (2008), il est élu directeur musical du City of Birmingham Symphony Orchestra, adoubé et même soutenu par Simon Rattle qui témoigne de son admiration dans le film aux côtés de Daniel Barenboim.
Cohésion de la sonorités mais aussi nouvelle richesse en terme de couleurs comme élargissement des répertoires de l’orchestre… l’apport d’Andris Nelson est indiscutable pour le devenir et l’évolution du City of Birmingham.

A moins de 40 ans, l’élève de Mariss Janson et de Titov à Saint-Petersbourg n’en finit pas de susciter l’estime des musiciens comme le plaisir du public; il a commencé comme trompettiste au Conservatoire de Riga, n’hésitant pas à travailler même la nuit afin de décrocher un prix susceptible de lui permettre de rejoindre un orchestre à l’Ouest.
Le musicien étonne et surprend par sa force de travail, son charisme naturel, son absence de stress, une vision qui semble le préserver des pressions incontournables du métier. Voyageur, souvent invité à l’Opéra de Riga dont il fut donc le très jeune directeur musical, Andris Nelson s’affirme uniquement en dirigeant: il aime jouer chaque note du début à la fin, en partageant cet appétit et cette curiosité insatiable vis à vis des oeuvres: symphonies de Tchaïkovski, Mahler, Chopin et Puccini: « comment ne pas pleurer face à la musique de Puccini: il faut savoir faire couler ses larmes devant une telle musique  » ajoute-t-il.
courtois, indépendant, respectueux des musiciens, Andris Nelson appartient à cette nouvelle génération de chef pour lesquels chaque musicien de l’orchestre est un égal, un pair composant cette totalité dont il doit chaque jour assurer l’élan, la cohésion, le mouvement… il parle beaucoup, s’agite, explique, exprime très clairement chaque conception de la musique; l’état de sa chemise en témoigne: trempée d’une sueur à la mesure de son implication pour chaque séance de travail… et son énergie décuple encore au moment du concert.
Le trompettiste fut aussi chanteur (basse) avant de saisir la baguette pour ne plus jamais l’abandonner.
Astrid Bascher a suivi le jeune maestro pendant 2 années, l’accompagnant dans chacune de ses expériences musicales à Vienne (Staatsoper), Bayreuth (2011 pour Lohengrin avec Klaus Florian Vogt), Munich et même New York (car c’est un chef très sollicité outre Atlantique)… Le musicien mobile est portraituré avec son épouse, la soprano Kristine Opolais. Film fidèle dédié à une personnalité attachante dont le geste vivifiant rappelle les autres nouveaus virtuoses de la baguette: Mikko Franck, Yannick Nézet-Séguin…

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