GLUCK à TRIANON… La nouvelle chaine de musique classique, ALLEGRO SPATIAL, diffuse un joyau lyrique des années 1750 : « Le Cinesi » de Gluck, dans une production filmée en juin 2026 au Théâtre de la Reine, au Petit Trianon, avec l’Orchestre de l’Opéra Royal dirigé par Andrés Gabetta.
Joyau théâtral miraculeusement épargné par la destruction révolutionnaire, car son accès est comme dissimulé, le Petit Théâtre de la Reine, édifié par Richard Micque, reste un écrin confidentiel et réservé ; la production et la captation qui en résultent, sont exceptionnelles car ce théâtre de cour, unique et préservé, est rarement mis en avant. On le voit rarement. Et filmé, presque jamais.
Les changements de décor se font à vue, avec la machinerie de l’inauguration de cet écrin, en 1780, toujours en état de marche, manœuvrée par les machinistes du château, comme les décors de toiles peintes encore mobiles… Le Théâtre a conservé son dispositif de l’époque de MARIE-ANTOINETTE qui tout en jouant à la bergère dans le Hameau voisin, chantait et jouait les pièces de son choix devant un parterre de proches, au cours de soirées privées, loin de l’étiquette contraignante du Château.
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GLUCK : Le Cinesi (les Chinoises)
ALLEGRO SPATIAL : Dimanche 27 septembre à 20h50
VOIR Le Cinesi de GLUCK :
https://allegrospatial.com/fr/index.html
distribution
Avec Juliette Mey (Lisinga), et Sarah Charles, Flore Royer et Abel Zamora. Orchestre de l’Opéra Royal, Andrés Gabetta — Charles Di Meglio, mise en scène.
Durée : 1h15mn
Production filmée Filmée les 26 et 27 juin 2026
A VOIR sur ALLEGRO SPATIAL : Orange canal 168, Bouygues Telecom canal 164.
Rediffusions lundi 28 septembre à 3h45 et à 11h25.
Détail et relief de l’image et du son
C’est aussi le premier opéra enregistré en France en 4K et en Dolby Atmos natifs. La 4K (quatre fois plus de détail que la HD) offre une image de très haute qualité, dévoilant dans cette production événement, la dorure des loges, le grain d’une toile peinte en 1774, le visage des chanteurs jusqu’au fond de la scène. Le Dolby Atmos place le son autour du spectateur et au-dessus de lui. L’orchestre est devant, dans la fosse, les voix se déplacent avec les chanteurs, et l’on entend la résonance de cette toute petite salle. Rien n’a été converti après coup, tout a été pensé pour ce format dès le tournage. Avec un téléviseur 4K et une barre de son Atmos, on est au premier rang.
L’Opéra Royal a filmé les coulisses du tournage… LIRE le dossier sur Allegro Spatial :
https://allegrospatial.com/fr/fiche-gluck-le-cinesi-charles-royer-mey-zamora-orchestre-de-l
L’œuvre
Le Cinesi (Les Chinoises) est un opéra en un acte composé en 1754 par Christoph Willibald Gluck [1714-1787]. Le livret italien de Métastase fut précédemment mis en musique par Antonio Caldara en 1735. GLUCK est alors un compositeur renommé qui en maître de l’opéra italien, signe plusieurs ouvrages majeurs qui affirment de plus en plus sérieusement sa place à Vienne, auprès de la Cour [il sera nommé chef de l’Orchestre privé de Marie-Thérèse, puis en 1756, fait même Comte Palatin du Latran et Chevalier de l’éperon d’or par Benoît XIV.]. L’opéra « Le Cinesi » profite de la virtuosité avec laquelle Gluck parodie les styles et les genres, italien, français, opéra séria ou vaudevilles.
Critique et pertinent, il crée le premier ballet d’action [Don Juan, 1761] avec le chorégraphe Gasparo Angiolini. Questionnant les ressources mêmes de la forme lyrique, il fixera avec Calzabigi, les fondements d’un nouveau drame lyrique, en 1762 à Vienne avec Orfeo Ed Euridice, oeuvre clé de sa réforme.
« Azione teatrale » (action théâtrale), par opposition à festa teatrale (fête théâtrale), Le Cinesi n’était pas destiné à un événement solennel tel que des festivités de cour, un mariage ou un événement dynastique. Le drame fut interprété pour la famille royale d’Autriche au Château de SchlossHof à Engelhartstetten le 24 septembre 1754, à l’occasion de la visite de l’impératrice Marie-Thérèse à la maison de Saxe-Hildburghausen. La contralto Vittoria Tesi y faisait ses adieux à la scène, et l’orchestre comprenait – orientalisme chinois oblige, clochettes, triangles et petits tambours (comme en témoigne dans ses mémoires un jeune violoniste du rang, le futur Dittersdorf). Gluck, quarante ans, y gagna selon la tradition une tabatière d’or ; surtout l’attention de la cour : Vienne se passionnant désormais pour son art raffiné, dramatique. Gluck devient professeur de musique de la future Reine de France, marie-Antoinette. Laquelle l’invitera naturellement à Versailles pour y faire jouer ses opéras…L’œuvre volontiers bouffe et parodique est considérée comme une critique des conventions de l’opéra seria contemporain.
Synopsis
Dans un salon oriental de fantaisie ( typique du goût rococo pour l’exotisme), Lisinga s’ennuie avec ses amies Sivene et Tangia quand son frère Silango rentre de Paris. Quel divertissement choisir pour le divertir ? Chacun défend son style et le joue : Lisinga, la tragédie et devient Andromaque ; Sivene et Silango, la pastorale où perce l’amour entre deux bergers langoureux ; Tangia, la comédie en croquant un petit-maître parisien (portrait charge du jeune Silango, revenant d’Europe). On tranchera finalement pour la danse : le quatuor final ouvre sur un ballet signé Joseph Starzer [Le Jugement de Pâris].
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