père et fils
France Musique
Spécial fêtes 2008
Du 29 décembre 2008
au 1er janvier 2009
Sur un air Viennois
Pour accompagner le passage à l’an neuf, la chaîne radiophonique nous offre 3 rvs incontournables autour du roi de la valse, Johann Strauss: un cycle de feuilletons sur la saga familliale, puis le Concert du Nouvel An, enfin au soir du 1er janvier 2009, l’opéra La Chauve Souris…
Depuis la rentrée dernière (septembre 2008), les grilles de France Musique se sont peu à peu structurées. Pour mieux préparer l’écoute et donc la délectation d’une oeuvre majeure (prenez le cas de l’opéra fétiche surtout au moment des fêtes de fin d’année, La Chauve Souris de Johann Strauss fils), la chaîne diffuse un cycle de magazines ou de feuilletons qui expliquent la vie de son auteur ou la genèse et les enjeux des oeuvres concernées. Ainsi, la fin de l’année 2008 et le passage vers l’an neuf se réaliseront sur un air viennois, celui du XIXème siècle à son crépuscule quand toute la bonne société autrichienne se levait pour danser sur une mélodie des rois de la valse: les Strauss père, fils et frère… Entendez Johann I et II, et …Joseph.
La Dynastie Strauss, et quelques autres…
France Musique, du 29 au 31 décembre 2008
Grands compositeurs à 13h
Le 29 décembre: « Le nom du père »
Le 30 décembre: « A Vienne que pourra »
Le 31 décembre: « que la fête commence »
Lire notre dossier Johann Strauss père et fils: conflits, péripéties de la saga familliale
Concert du Nouvel An
Comme chaque année, le Philharmonique de Vienne dirigé en 2009 par Daniel Barenboim, fête le premier jour de l’an neuf en multidiffusion radio et télé: France Musique diffuse en direct le concert du Nouvel An, le 1er janvier 2009 à partir de 11h: première partie à 11h10, puis seconde partie à 13h. En simultané sur France 2.
France Musique, jeudi 1er janvier 2009
En direct de Vienne, Concert du Nouvel An à partir de 11h
Johann Strauss
Baron tzigane – ouverture
Marche d’entrée – extrait du « Baron tzigane »
Schatz-Walzer op.418
Joseph Hellmesberger
Danse espagnole
Johann Strauss (père)
Zampa Galopp
Johann Strauss
Alexandrinen-Polka op.198
Unter Donner und Blitz, polka rapide op.324
Josef Strauss
Sphärenklänge, valse op.235
Johann Strauss
Eljen a Magyár !, polka rapide op.332
Franz Joseph Haydn
Symphonie n°45 en fa dièse mineur « Les Adieux » – quatrième mouvement
Orchestre Philharmonique de Vienne
Daniel Barenboïm, direction
La Chauve Souris
Aboutissement de cette programmation festive, la diffusion samedi décembre 2008 de La Chauve Souris, production enregistrée à l’Opéra de Lyon, il y a quelques jours, (le 19 décembre) sous la baguette d’Emmanuel Krivine. « Sur scène, vous avez la verve et le délire d’Offenbach, et dans la fosse, l’orchestre joue une partition aussi ciselée et profonde que celles de Mozart« , précise le chef, qui est aussi un relecteur affûté, sur instruments d’époque ailleurs, dans la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak par exemple.
France Musique
Jeudi 1er janvier 2008 à partir de 20h
Opéra enregistré à Lyon, le 9 décembre 2008
Johann Strauss fils a 49 ans lorsque, après avoir composé un catalogue
inégalé de valses, qui a fait de lui l’empereur de la danse viennoise,
il écrit sa première opérette La Chauve Souris, en 1874. A l’époque où
les impressionnistes préparent la révolution chromatique qui réformera
la perception de la peinture, le « directeur des bals de la Cour »,
admiré de Wagner, Brahms et Liszt, enchante à nouveau son public au
théâtre. Strauss s’inspire d’un vaudeville rédigé par les librettistes
d’Offenbach (lequel a alors composé la majorité de son oeuvre lyrique).
En effet, Meillac et Halévy lui « offrent » le prétexte à rebondissements
d’une pièce, Le Réveillon, dont l’action est elle-même tirée de la
pièce allemande de Benedix, La Prison. Au départ, il s’agit de la
vengeance d’un notaire (qui deviendra le Docteur Falke dans la pièce de
Strauss): maître Duparquet souhaite en effet punir son ami Gaillardin
de l’avoir obligé à rentrer costumé, à l’aube, après une soirée bien
arrosée, semant le ridicule sur son passage. Le notaire invite son ami
au dîner d’un prince russe où sont également réunis le directeur de la
prison où il doit séjourner, ainsi que quelques « cocottes ».
Strauss et son librettiste, Richard Genée, transforment l’intrigue et
les personnages: Gaillardin, le sujet de la vengeance devient
Eisenstein et le dîner russe fait place à une grande cérémonie masquée,
conduisant à un bal typiquement viennois chez un prince, Orlofsky,
riche et désabusé. Au souper paraissent l’épouse d’Eisenstein
(Rosalinde), déguisée en comtesse hongroise (superbe prétexte pour le
compositeur à composer un air typique) et aussi sa femme de chambre
(Adèle), qui se présente comme une grande actrice. Au final, comme
porté par l’élan des rythmes suscités par la composition, Strauss écrit
sa Chauve Souris en 43 jours, en en faisaint un hymne irrépressible à
la valse et au « roi »champagne. Au-delà de la comédie des masques,
Strauss, comme Offenbach vis à vis de la société du Second Empire,
brosse un portrait critique de la société de son époque, en particulier
la faculté de la classe moyenne et bourgeoise à rompre toute licence
pour « oublier » l’infamie et les misères suscités par le krach boursier
contemporain, comme à s’élever socialement et prétendre au
divertissement aristocratique. L’oeuvre est créé au Théâtre en der
Wien, le 5 avril 1874.
Johann Strauss
La Chauve-Souris
Opéra en trois actes de Strauss, livret de Karl Haffner et Franz-Richard Genée
d’après le Vaudeville de Meilhac et Halévy « Le Réveillon »
Dietrich Henschel : Eisentein
Nicola Beller Carbone : Rosalinde
Olga Peretyatko : Adèle
Stéphanie Houtzeel : Prince Orlofsky
Bernhard Berchtold : Alfred
Otto Katzameier : Docteur Falke
Eberhard Francesco Lorenz : Docteur Blind
Andreas Macco : Frank
Timo Dierkes : Frosch
Choeur et Orchestre de l’Opéra de Lyon
Direction : Emmanuel Krivine
Illustrations: Johann Strauss II (DR)





