CD événement. Kerll / Fux : Requiems. Vox Luminis, Lionel Meunier (1 cd Ricercar).

lionel-meunier_lrCD Ă©vĂ©nement, compte rendu critique. Kerll / Fux : Requiems. Vox Luminis, Lionel Meunier (1 cd Ricercar).D’emblĂ©e voici l’un de meilleurs disques de Vox Luminis, un ensemble dĂ©sormais emblĂ©matique de l’excellence vocale collective, menĂ© par le baryton-basse Lionel Meunier, directeur inspirĂ© qui a trouvĂ© rĂ©cemment Ă  Saintes, – lieu emblĂ©matique des derniĂšres recherches de Philippe Herreweghe (et son orchestre des Champs ElysĂ©es), son modĂšle absolu-, un lieu d’approfondissement et mĂȘme de dĂ©fi (en juillet dernier, Vox Luminis ouvrait le festival estival de Saintes avec King Arthur de Purcell : vraie nouveautĂ© lyrique pour l’ensemble, et certainement une Ă©tape dĂ©cisive pour la maturitĂ© dramatique du collectif belge).

 

CLIC_macaron_2014De Kerl Ă  Fux : joyaux de la tradition sacrĂ©e viennoise. D’abord, louons ici le focus ainsi opĂ©rĂ© sur l’écriture de Johann Caspar Kerl (1627-1693), compositeur raffinĂ© qui doit sa formation Ă  Rome auprĂšs des meilleurs, soit Carissimi et Frescobaldi (excusez du peu!). Figure tutĂ©laire de l’essor de la musique Ă  Munich puis Ă  Vienne (oĂč il est organiste Ă  Saint-Etienne), Kerl laisse une somme incontournable Ă  la fin du XVIIĂš : recueil de Messes intitulĂ© « Missae sex, sum instrumentis concertantibus » de 1689, dĂ©diĂ© Ă  l’empereur trĂšs mĂ©lomane et compositeur lui mĂȘme, Leopold Ier, – c’est Ă  dire Ă  l’époque de la peste Ă  Vienne (1679-1682) et aussi du siĂšge de la citĂ© impĂ©riale par les turcs (1683). Soit l’une des Ă©critures les plus inspirĂ©es en une Ă©poque particuliĂšrement dure et barbare pour la chrĂ©tientĂ© en l’Europe de l’est. D’un bout Ă  l’autre, – et mĂȘme si l’on pense aujourd’hui que la « SĂ©quence / Sequenza » (Ă©crite Ă  quatre voix soliste) serait d’une pĂ©riode autre que le reste de la partition (conçu Ă  5 parties), on reste convaincu par la profonde unitĂ© du cycle et par l’intensitĂ© de sa lecture. C’est essentiellement la plĂ©nitude recueillie et exceptionnellement opulente des chanteurs qui souligne sans dĂ©faut ce sentiment de sĂ©rĂ©nitĂ© angĂ©lique, offrant dans cette Missa pro defunctis, une approche apaisĂ©e et sublimĂ©e de la mort. MĂȘme le Dies ire Dies illa est d’une noble prestance (une section que Kerl – d’aprĂšs ses propres Ă©crits-, destinait pour son office funĂšbre semble-t-il) et les dramatiques Quantus tremor pour basse, Tuba mireur (pour tĂ©nor), Mors stupebit pour alto (ici masculin) demeurent d’une articulation mesurĂ©e, d’une impĂ©riale tenue, d’une constante Ă©lĂ©gance (Vienne dĂšs avant Haydn et Mozart est capitale de l’élĂ©gance). La plainte plus individualisĂ©e et presque en style direct, – implorante, incarnĂ©e du Quid sum miser pour soprano (cantus) complĂšte intelligemment une succession de vagues collectives d’une formidable Ă©pure, d’une permanente pudeur. MĂȘme implication plus personnelle dans le Lacrimosa dies illa, Ă©galement pour soprano (cantus) d’une claire et lĂ  aussi, constante sensibilitĂ© pudique. OrfĂšvre et trĂšs investi dans l’intonation pieuse et pourtant active, Vox Luminis affirme enfin une pleine maĂźtrise dans l’apaisement total et cette fusion des timbres vocaux magnifiquement canalisĂ©e jusqu’à la paix ineffable du dernier Lux aeternam.

Dans la succession de la Missa de Kerl, les premiĂšres notes du Requiem pour l’Empereur / Kaiserrequiem de Fux semblent approfondir et comme accomplir l’expĂ©rience prĂ©cĂ©demment Ă©prouvĂ©e : la continuitĂ©, le sens de la progression dramatique de Vox Luminis est d’une remarquable intelligence sonore. Exprimer la parentĂ© Ă©vidente des deux oeuvres renforce la pertinence du programme d’en composer comme les deux volets distincts mais complĂ©mentaires d’un mĂȘme retable.

 

vox luminis requiem fux kerl cd ricercar clic de classiquenews ete 2016 RIC368Plus tardif que Kerl, Johann Joseph Fux (1660-1741), lĂ©gende vivante Ă  son Ă©poque Ă  Vienne, incarne la noblesse et l’opulence au coeur du XVIIĂš, car il est nĂ© en 1660, soit plus de 30 ans aprĂšs Kerl. ImmĂ©diatement c’est la profonde cohĂ©sion du son d’ensemble qui frappe et saisit Ă  nouveau, portĂ© davantage encore par la ductilitĂ© plastique et caressante des instruments de l’excellent ensemble concertant Scorpio collectief (fusion parfaite entre timbres instrumentaux et vocaux) : Vox Luminis comprend et exprime de l’intĂ©rieur tous les enjeux tragiques et mĂȘme angoissĂ©s d’une cĂ©lĂ©bration de la mort, et bien sĂ»r, fort heureusement, de la rĂ©surrection. La clartĂ© et la transparence inonde d’une lumiĂšre continue, intense, vibrante, la claire articulation du texte, mais aussi la succession trĂšs diversifiĂ©e (quant aux effectifs choisis) des sĂ©quences (en particulier du Dies Irae
 au Pie Jesu
 de la Sequenza fervente, soit le centre mĂȘme de cette fresque palpitante de prĂšs de 15 mn d’une action collective et individuelle vivante et flamboyante. Surprenante rĂ©vĂ©lation, le Dies ire, Dies illa : ferme et expressif semble annoncer directement Mozart. MĂȘme constat pour le dernier Ă©pisode : Lux aeterna, dont la premiĂšre mesure se rĂ©vĂšle trĂšs proche du Requiem de Mozart lĂ  aussi, Ă  tel point que l’on se pose la question : Wolfgang a-t-il pu connaĂźtre prĂ©cisĂ©ment les partitions de son prĂ©dĂ©cesseur alors qu’il menait des recherches Ă  la CathĂ©drale Saint-Etienne de Vienne ? La justesse du sentiment recueilli, la profonde tendresse qui s’en dĂ©gage aussi, le climat de certitude arienne et angĂ©lique 
 sont en partage chez l’un et l’autre compositeur. Le prĂ©sent enregistrement, d’une idĂ©ale rĂ©alisation, pose cette question de la filiation directe qui dĂ©termine aussi une certaine tradition viennoise dans le domaine sacrĂ©, du XVIIĂš au XVIIIĂš. De Kerl Ă  Fux circule une Ă©lĂ©gance sacrĂ©e fraternelle qui annonce – en connaissance intime de la musique, Mozart lequel serait comme la conclusion d’une boucle marquĂ©e par le sublime. Superbe rĂ©alisation. Donc CLIC de CLASSIQUENEWS de l’étĂ© 2016.

 

 

CD, compte rendu critique. KERL, FUX : Requiem. Vox Luminis. Lionel Meunier 1 cd Ricercar. EnregistrĂ© en novembre 2015. CLIC de CLASSIQUENEWS – Ă  paraĂźtre en septembre 2016.

vox luminis lionel meunier festival musique et memoire juillet 2015Approfondir : VOIR notre reportage vidĂ©o exclusif rĂ©alisĂ© Ă  Saintes pendant le festival estival 2015, oĂč Vox Luminis prĂ©sentait le Requiem impĂ©rial de Fux : Lionel Meunier explique son attachement Ă  l’Abbaye aux Dames de Saintes et prĂ©sente la ligne artistique de son ensemble Vox Luminis

 

 

 

Vox Luminis / Requiems de Kerl et de Fux
Septembre 2016 – 1 cd Ricercar – RIC 368

 

 

Fux
Vox Luminis
Zsuzsi TĂłth, Kristen Wittmer, Sara JĂ€ggi, Stefanie True – sopranos
Barnabás Hegyi, Jan Kullmann – countertenors
Olivier Berten, Robert Buckland – tenors
Lionel Meunier, Matthias Lutze – basses
Scorpio Collectief
Jacek KurzydƂo, Jivka Kaltcheva – violin
Manuela Bucher – viola
Matthias MĂŒller – violone
Kris Verhelst – organ
Jeremie Papasergio – dulciane
Simen van Mechelen, Adam Woolf – trombone
Frithjof Smith, JosuĂ© MelĂ©ndez, Lambert Colson – cornet

 

 

 

Kerll
Vox Luminis
Zsuzsi TĂłth, Sara JĂ€ggi – sopranos
Barnabás Hegyi, Jan Kullmann – countertenors
Dávid Szigetvári, Philippe Froeliger, Olivier Berten, Robert Buckland – tenors
Lionel Meunier, Matthias Lutze – basses
Bart Jacobs – organ
L’AchĂ©ron
François Joubert-Caillet
Marie-Suzanne de Loye
Andreas Linos
Lucile Boulanger

 

 

CD, annonce : Antonio Bertali, La Maddalena. Scherzi Musicali. Nicolas Achten, direction (1 cd Ricercar, 2015)

CD, annonce : Antonio Bertali, La Maddalena. Scherzi Musicali. Nicolas Achten, direction (1 cd Ricercar, 2015). EnregistrĂ© en Belgique en fĂ©vrier 2015, l’enregistrement de La Maddalena d’Antonio Bertali dĂ©montre les qualitĂ©s expressives de l’ensemble Scherzi Musicali, dĂ©jĂ  constatĂ©es dans leurs gravures prĂ©cĂ©dentes : Catena d’Adone de Domenico Mazzocchi, 2010 ; Il Pianto d’Orfeo, 2013. Mais ce nouveau travail affirme une nouvelle maturitĂ© du groupe. CaractĂ©risation affĂ»tĂ©e pour la langueur sombre et un certain dolorisme, autant aux instruments que dans le chant des voix : l’oratorio fervent, construit comme une ample lamento que Bertali livre Ă  Vienne en 1663 accrĂ©dite Ă©videment le goĂ»t hautement italien de la Cour impĂ©riale Habsbourg. Le baryton Nicolas Achten (et directeur musical de l’ensemble) met en regard les Ɠuvres sur le mĂȘme thĂšme de la repentie, conçues par Monteverdi, Effrem, Guivizzani, Salomone Rossi et Domenicho Mazzochi (dont du Lagrime Amare de 1638, les larmes de Madeleine, exprimĂ©es en contournements harmoniques dissonants d’une ineffable langueur…). Autant de courtes sections qui pourraient bien avoir Ă©tĂ© intĂ©grĂ©es dans la continuitĂ© d’une reprise de l’oratorio de Bertali Ă  Mantoue…

 

 

 bertali la maddalena scherzi musicali nicolas achten cd review maxresdefault

 

 

CLIC_macaron_2014ACUITE LINGUISTIQUE ET JUSTESSE POETIQUE DES SCHERZI MUSICALI… Il en ressort un programme dĂ©diĂ© Ă  la ferveur implorante du premier baroque italien Ă  Vienne, Ă  Rome, … L’Ɠuvre de Bertali s’inscrit dans la tradition essentielle au moment de la Semaine Sainte, des Sepolcri, oratorios de douleurs, cĂ©lĂ©brant le Sacrifice de JĂ©sus au moment de PĂąques. De nombreuses gravures ont illustrĂ© la richesse de cette forme musicale et sacrĂ©e propre Ă  la Vienne du XVIIĂš : Valentini, Sances, Draghi, et donc Bertali dont La Maddalena est construite en trois temps / parties : Ă©vocation allĂ©gorique, puis et c’est le plus rĂ©ussi dans ce recueil dĂ©fendu par Scherzi Musicali, confrontation, exaltation des deux Marie : Marie et Marie-Madeleine ; enfin, conversation, monologue, Ă©mois partagĂ©s des deux pĂȘcheurs (excellents David Szigedvvari, tĂ©nor et Nicolas Achten dont le sens du texte articulĂ©, ciselĂ© offre une caractĂ©risation vivante voire palpitante de la situation et de sa signification sacrĂ©e). La partition au moment de la reprĂ©sentation doit Ă©difier l’auditeur et le spectateur (car ici, la scĂšne reprĂ©sente Ă  Vienne le SĂ©pulcre et le miracle de la RĂ©surrection qui y est central dans la mĂ©ditation collective qui se prĂ©cise de sĂ©quence en sĂ©quence…). Si l’on avait pu regretter un manque de certitude, un aplomb individuel comme collectif dans certaines de leurs rĂ©alisations antĂ©rieures, chanteurs et instrumentistes des Scherzi Musicali atteignent dans ce programme Bertali une Ă©tonnante maĂźtrise de la caractĂ©risation linguistique ; le choix de chaque soliste pĂšse de tout son poids identitaire fort : Marie et Madeleine exhortant, hallucinĂ©es (Deborah Cachet, Lucina Mancini aux tempĂ©raments suaves, incarnĂ©s, irrĂ©sitibles) ; duo palpitant entre les deux chanteurs tĂ©nor et baryton ci dessus nommĂ©s). C’est de loin la meilleure rĂ©alisation des Scherzi Musicali. L’appel des vanitĂ©s en fin de partition, l’exhortation Ă  l’humilitĂ© n’en ont que de plus Ăąpres attraits : “Sache, ĂŽ mortel, qu’Ă  la fin, il ne reste plus / Que pĂ©nitence, terreur, sĂ©pulcre et vermine“… concluent mes deux PĂȘcheurs, rejoints par les deux Marie en un quatuor saisissant. L’effroi soustend la langueur ; le lugubre, la sensualitĂ© rayonnante. Tout cela est trĂšs bien compris des solistes rĂ©unis autour de Nicolas Achten…

 

 

Critique complĂšte et dĂ©veloppĂ©e Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com. CLIC de CLASSIQUENEWS d’avril 2016.

 

 

Partitions, découverte : Mozart et Salieri auraient travaillé ensemble

partition Per la ricuperata di Ophelia mozart salieri nancy storace manuscrit decouvert prague classiquenews janvier 2016Partitions, dĂ©couverte : Mozart et Salieri auraient travaillĂ© ensemble Ă  la composition d’une cantate inĂ©dite. DĂ©couvert dans une BibliothĂšque Ă  Prague, un manuscrit inconnu jusqu’alors aurait Ă©tĂ© formellement identifiĂ© : il s’agit d’une cantate composĂ©e Ă  quatre mains par Mozart et Salieri, deux compositeurs de deux gĂ©nĂ©rations diffĂ©rentes (et de deux styles distincts) que l’Histoire et la lĂ©gende (entretenu par le mythe de l’assassinat du premier par le second, par la nouvelle de Pouchkine de 1830, traitĂ© au cinĂ©ma par Forman) ont aimĂ© opposer.

Amoureux voire rivaux, Mozart et Salieri composent de concert pour Nancy Storace….

nancy-storace-1345730156-article-0Rivaux les deux musiciens par si sĂ»r… Le musicologue Timo Jouko Hermann vient d’annoncer sa brillante dĂ©couverte d’autant que le texte de la cantate, Ă©crite en hommage au talent de la jeune et belle soprano Nancy Storace (la crĂ©atrice du rĂŽle de Susanna dans les Noces de Figaro de Mozart en 1786, nĂ©e Ă  Londres en 1765), serait de Da Ponte. La cantate Ă©voque la convalescence de la cantatrice qui s’est sortie alors d’une maladie… Nancy Storace serait l’une des divas les plus captivantes de l’Ă©poque : jeune, belle, superbe actrice et chanteuse de premier plan… Elle fut l’Ă©lĂšve du castrat Venanzio Rauzzini (pour lequel Mozart avait Ă©crit son cĂ©lĂšbre motet virtuose Exsultate Jubilate). La soprano employĂ©e dans la troupe impĂ©riale Ă  Vienne fut une artiste adorĂ©e, cĂ©lĂ©brĂ©e, et donc convoitĂ©e par les deux compositeurs en vue sous Joseph II, Salieri et Mozart (dont on ne compte plus les aventures extra-conjugales). Nancy Storace fit ses dĂ©buts Ă  Vienne dans L’Ă©cole des Jaloux (La Scuola De’Gelosi) ; c’est Ă  ce moment que Mozart la dĂ©couvre et tombe amoureux d’elle… Avec son frĂšre aĂźnĂ©, Stephen, Nancy est une habituĂ© du couple Mozart Ă  Vienne. C’est pour elle encore que Mozart Ă©crit le fameux air de concert, joyau nĂ©oclassique : “Ch’io mi scordi di te ?”. Nancy Storace meurt en 1817 Ă  51 ans.
MentionnĂ©e dans le catalogue des Ɠuvres de Mozart (KƓchel : K477a : “Per la ricuperata di Ophelia”), la cantate que l’on croyait perdue, serait donc composĂ©e pour la guĂ©rison dĂ©finitive de Nancy Storace qui devait chanter le rĂŽle de… Ophelia dans l’opĂ©ra buffa de Salieri, La grotta di trofonio (dont il existe une bonen version par Les Talens Lyriques, Ch. Rousset).
MĂȘme incomplet, le manuscrit devrait prochainement ĂȘtre recrĂ©Ă© par une Ă©quipe du Mozarteum de Salzbourg.
A suivre.

Mariss Jansons dirige le Concert du Nouvel An 2016

JANSSONS-320-JANSONS-MARISS-nouvel-an-2016-konzert-wien-presentation-classiquenews-jansons1002_marco_borggreve_hochfrance2 logo-france2France 2. Concert du Nouvel An 2016 Ă  Vienne, le 1er janvier 2016, 11h. AprĂšs Barenboim (2014), Mehta (2015), Mariss Jansons dirige le concert orchestral le plus mĂ©diatisĂ© et populaire de l’annĂ©e : le Concert du Nouvel An Ă  Vienne Neujahrskonzert 2016. Le maestro avait dĂ©jĂ  pilotĂ© orchestre et concert festif Ă  Vienne en 2006 puis 2012. C’est donc sa troisiĂšme Ă©dition Ă  la tĂȘte du Philharmonique de Vienne pour le concert du Nouvel An. Au programme, sous la voĂ»te dorĂ©e de la salle viennois lĂ©gendaire, Grosser Saal du Musikverein, valses et Ɠuvres symphoniques de Robert Stolz, Johann Strauss fils, Carl Michael Ziehrer, Eduard Strauss, Josef Strauss, Èmile Waldteufel, Josef Hellmesberger pĂšre, Johann Strauss pĂšre
 Chaque annĂ©e, au premier jour d’un nouveau cycle, le monde classique se met en queue de pie, compositions florales et vues touristiques (viennoise) Ă  l’appui, dans ce style perçois kitch dont les Viennois entretiennent le secret et la flamme
. tĂ©lĂ©gĂ©nique. En complĂ©ment du somptueux Orchestre Philharmonique de Vienne, le meilleur orchestre au monde par sa fluiditĂ© et son Ă©lĂ©gance expressive, les danseurs de l’OpĂ©ra de Vienne participent aussi dans des dĂ©cors de rĂȘve.

musikverein saal concert du nouvel an 2016njk14_TRY_0497Au premier jour de l’an 2016, la culture et le fleuron du raffinement europĂ©en s’afficheront sur votre Ă©cran domestique – diffusĂ© en direct sur France 2, avec la prĂ©cision et le souci de la vitalitĂ© propre au chef letton Mariss Jansons nĂ© Ă  Riga en 1943 (72 ans). Le fils du chef Arvid (assistant de Mravinsky en 1960), se forme Ă  Riga, Ă  Vienne puis Salzbourg (oĂč il est assistant de Karajan en 1969). NommĂ© assistant de Mravinsky comme son pĂšre en 1973, au Philharmonique de Leningrad, Mariss Jansons devient directeur musical du Pittsburgh symphonique en 1997, Ă  la succession de Lorin Maazel. En 2004, il succĂšde Ă  Riccardo Cahilly Ă  la direction musicale du Concertgebouw d’Amsterdam.

 france2 logo-france2France 2. Concert du Nouvel An 2016 à Vienne, le 1er janvier 2016, 11h
 

Programme du Concert du Nouvel An 2016 – Neuejahrskonzert Wien 2016 sous la direction de Mariss Jansons

Robert Stolz
Uno-Marsch

Johann Strauß (Sohn)
Schatz-Walzer. op. 418
Violetta. Polka francaise, op. 404
VergnĂŒgungszug. Polka (schnell), op. 281

Carl Michael Ziehrer
Weaner Madl’n. Walzer op. 388

Eduard Strauß
Mit Extrapost. Galopp, op. 259

entracte

Johann Strauß (Sohn)
OuvertĂŒre zu Eine Nacht in Venedig (Wiener Fassung)

Eduard Strauß
Ausser Rand und Band. Polka schnell, op. 168

Josef Strauß
SphÀrenklÀnge. Walzer, op. 235

Johann Strauß (Sohn)
SĂ€ngerslust. Polka francaise, op. 328

Josef Strauß
Auf Ferienreisen. Polka schnell, op. 133

Johann Strauß (Sohn)
FĂŒrstin Ninetta – Entr’acte zwischen 2. und 3. Akt

Èmile Waldteufel
Espana. Walzer, op. 236

Josef Hellmesberger sen.
Ball-Szene

Johann Strauß (Vater)
Seufzer-Galopp, op. 9

Josef Strauß
Die Libelle. Polka mazur, op. 204

Johann Strauß (Sohn)
Kaiser-Walzer, op. 437
Auf der Jagd. Polka schnell, op. 373

 

 

 

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VOIR la page dédiée au Concert du Nouvel An

CD. Concert du nouvel An Ă  Vienne 2015. Philharmonique de Vienne. Zubin Mehta (1 cd Sony classical)

josef_strauss_modifiedCD. Concert du nouvel An Ă  Vienne 2015. Philharmonique de Vienne. Zubin Mehta (1 cd Sony classical). C’Ă©tait un cru standard dans la longue histoire des Concerts viennois du 1er janvier. Le charisme fĂ©dĂ©rateur de Zubin Mehta qui n’en est pas Ă  son premier programme viennois dans la Goldener Saal des Wiener Musikvereins, opĂšre une indiscutable fluiditĂ© Ă  un exercice oĂč toute la complicitĂ© entre les musiciens et le chef fait la diffĂ©rence. Le chef indien dirige ainsi l’orchestre fondĂ© en 1843, pour la 5Ăšme fois en janvier 2015. Le programme reste classique mais pas tant que cela qui laisse une part lĂ©gitime et remarquable Ă  l’autre Strauss, celui aussi virtuose et inspirĂ©, raffinĂ© et Ă©lĂ©gantissime que Johann II son frĂšre aĂźnĂ© : Josef, l’ingĂ©nieur qui Ă  dĂ©faut de se dĂ©dier Ă  une carriĂšre technique, expĂ©rimentale, d’ingĂ©nierie, fit bon grĂ© mal grĂ©, comme les garçons de la famille, de la musique. Bien lui en prit car ses dons de compositeurs sont aussi bon que ceux de Johann fils, le champion du clan (portrait de Josef Strauss, auteur rĂ©vĂ©lĂ© lors de ce Concert du Nouvel An Ă  Vienne 2015).

 

 

 

Josef : l’oubliĂ© des Strauss

 

cd-neujahrskonzert-cd-nouvel-an-vienne-2015-zubin-mehta-sony-classicalMehta ouvre le bal avec une ouverture trĂšs rossinienne signĂ©e SuppĂ© : Ein Morgen ein Mittag : lever de rideau majestueux qui comme le Guillaume tell de Rossini et prĂ©figurant aussi le jeune Verdi, offre  un somptueux solo de violoncelle. Chef et instrumentistes savent nourrir le final Ă©chevelĂ©.  Premier Johann II, et clin d’oeil aux origines indiennes du maestro nĂ© Ă  Bombay : la Marche orientale qui suit (Contes de l’Orient) dĂ©ploie une fine suavitĂ©, voire une franche lascivitĂ© qui flatte la fluiditĂ© des cordes. Josef trĂšs en vedette dans ce programme fait son entrĂ©e avec une polka française qui se fait scintillement perpĂ©tuel : le raffinement de l’orchestrateur se rĂ©vĂšle ici (pizzicato de la harpe entre autres…). MĂȘme inspiration irrĂ©sistible et jamais tapageuse pour Hirondelles de printemps : l’Ă©lĂ©gance de cette valse trĂšs suggestive, portĂ© par son thĂšme printanier subjugue littĂ©ralement (au solo de la premiĂšre clarinette rĂ©pond la 2Ăšme clarinette particuliĂšrement caressante…). La subtilitĂ© du ton, la tendresse infinie de l’inspiration classent cette valse de Josef parmi ses meilleures partitions. AInsi s’achĂšve la premiĂšre partie.

A la dĂ©licatesse ondulante de Josef, rĂ©pond en dĂ©but de seconde partie, le gĂ©nial trait expressif du Perpetuum mobile opus 356, qui fait se siccĂ©der le basson, piccolo, clarinette, triangle : la finesse de l’orchestration dĂ©montre le gĂ©nie de Johann, l’aĂźnĂ© de la fratrie. AccĂ©laration pourrait avoir pour origine de son Ă©nergie quasi fiĂšvreuse, l’hommage du compositeur aux avancĂ©es technologiques de l’Ă©poque : pour se faire, les tĂ©lĂ©spectateurs du concert ont pu suivre le dĂ©veloppement de la valse Ă  travers les jeunes danseurs du ballet de l’OpĂ©ra de Vienne, dans les espaces (escaliers, salle de lecture) de l’UniversitĂ© technique de Vienne. LĂ  encore au service d’une Ɠuvre entraĂźnante, les instrumentistes viennois font entendre les qualitĂ©s qui les distinguent depuis des annĂ©es : la transparence, la clartĂ©, la mesure et l’Ă©lĂ©gance du style.

La Valse Les bords de l’Elbe est l’une des derniĂšres composĂ©es par Johann Strauss II, ici mĂȘme dans la salle dorĂ©e du Musikverein : au raffinement omniprĂ©sent, Zubin Mehta apporte le sens de la couleur et une exquise caractĂ©risation qui en fait une piĂšce d’atmosphĂšre.

Concert du Nouvel An Ă  Vienne : Zubin Mehta dirige StraussPour le 2Ăšme rv dans l’UniversitĂ© technique de Vienne oĂč l’on retrouvait sur le petit Ă©cran, le corps de Ballet de l’OpĂ©ra de Vienne, Zubin Mehta inscrit une plus rare valse, celle des Ă©tudiants. Clin d’oeil aussi enjouĂ© que le Perpetuum mobile, l’Annen Polka du mĂȘme Strauss fils opus 117 transporte par sa facĂ©tie Ă©lectrique et scintillante, c’est un hymne plein de pĂ©tillance et d’ivresse premiĂšre. Mais tout concert du NOuvel An viennois ne serait pas digne de ses prĂ©dĂ©cesseurs s’il ne programmait en conclusion les deux sommets absolus de la famille : Le beau Danube bleu, Ă©ternel scintillement en tendresse et nostalgie liquide puis la Marche de Radetzky : prĂ©texte ainsi Ă  rĂ©concilier les compositeurs antagonistes, car Johann le fils s’Ă©tait fĂąchĂ© avec Johann le pĂšre… lequel avait abandonnĂ© femme et enfants. A la fois ferme et nerveuse, d’une gĂ©nĂ©rositĂ© allante et racĂ©e, le direction de Zubin Mehta porte l’ultime tension de ses deux piĂšces maĂźtresses que le public attend depuis le dĂ©but de la performance comme deux joyaux symphonique d’une irrĂ©pressible activitĂ©. Saluons Sony classical de nous offrir dans le prolongement du concert viennois la trace d’une nouvelle Ă©tape plus que convaincante dans l’histoire des Philharmoniker, toujours enthousiastes et unis pour que rĂ©sonne de la façon la plus Ă©lĂ©gante qui soit, la cĂ©lĂ©bration de l’an neuf.

Concert du Nouvel An Ă  Vienne / Neujahrskonzert – New Year’s concert 2015  : 1er janvier 2015. Valses, polka, galop, piĂšces diverses et ouverture de SuppĂ©, Johann I et II Strauss, Josef et Eduard Strauss.  Wiener Philharmoniker. Zubin Mehta, direction. 2 cd Sony classical. Enregistrement rĂ©alisĂ© au Musik verein de Vienne le 1er janvier 2015.

Zubin Mehta dirige le Concert du Nouvel An 2015

neujahrskonzert4.5113996VIENNE, Concert du Nouvel An. 1er janvier 2015, 11h15. Zubin Mehta dirige le Phil. de Vienne. Le Concert du nouvel an Ă  Vienne jouĂ© par l’Orchestre philharmonique de Vienne est un Ă©vĂ©nement qui a lieu traditionnellement chaque annĂ©e le matin du 1er janvier dans la Goldener Saal (Salle dorĂ©e) du Musikverein. Le programme musical met Ă  l’honneur les joyaux orchestraux de la famille Strauss : le pĂšre Johann, son fils surtout Johann II – exceptionnel gĂ©nie qui Ă©tait le premier rival de son pĂšre avec lequel il entretint une mĂ©salliance tenace; ses frĂšres Edouard et Josef, trĂšs douĂ©s eux aussi. Tous incarnent l’élĂ©gance, le raffinement artistique de la Vienne impĂ©riale, celle de François Joseph quand Johann Strauss II Ă©tait nommĂ© Ă  juste titre « Empereur de la Valse ».  Aux Valses, Polkas, Galops, marches
 l’Orchestre philharmonique de Vienne ajoute aussi les ouvertures des opĂ©rettes dont le sommet inĂ©galĂ© Ă  ce jour : l’ouverture de La Chauve Souris de Johann II.

mehta zubin portrait maestroLe maestro indien Zubin Mehta (77 ans) dirige la nouvelle Ă©dition du Concert du Nouvel An 2015. AprĂšs 1990, 1995, 1998 et 2007, c’est sa cinquiĂšme participation Ă  l’évĂ©nement. Avec Willi Boskovsky, Clemens Krauss, Lorin Maazel, il fait partie du cercle des chefs qui comptent le plus grand nombre d’invitations Ă  l’évĂ©nement, il est d’ailleurs membre honoraire de l’Orchestre : trĂšs mĂ©diatisĂ©, le Concert du Nouvel An Ă  Vienne est un exercice de haute voltige, qui expose tout maestro choisi. Pour les instrumentistes viennois, Zubin Mehta doit son charisme Ă  un humanisme puissant qui exalte et fĂ©dĂšre.

 

 

 

Programme du Concert du Nouvel An 2015
En direct du Musikverein de Vienne, sur France 2 et France Musique

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1Ăšre PARTIE Ă  11h15
Franz von Suppé, ouverture Ein morgen, ein Mittag, ein Abend in Wein
Johann Strauss Jr, MĂ€rchen aus dem Orient. Valse, op.444
Joseph Strauss, Wiener Leben. Polka française, op. 218
Eduard Strauss, Wo man lacht und lebt. Polka rapide, op.108
Joseph Strauss, Dorfchawalben, aus Osterreich. Valse, op.164
Johann Strauss Jr, Vom Domaustrande. Polka Rapide, op.35

 

2Ăšme PARTIE Ă  12h15
Johann Strauss Jr, Perpetuum mobile. Musikalischer Scherz, op.257
Accelarationen. Valse op. 234
Elektro-magnetische Polka, op.110
Eduard Strauss, Mit dampf, Polka rapide, op.70
Johann Strauss Jr, An der Elbe. Valse op.477
Hans Christian Lumbye, Champagner-Galopp, op.14
Johann Strauss Jr, Studenten-Polka. Polka française, op.263
Johann Strauss sen., Freiheits-Marsch, op 226
Johann Strauss Jr, Annen-Polka, op.117
Wein, Weib un Gesang Valse, op.333
Eduard Strauss, Mit Chic. Polka rapide, op.221

Johann Strauss fils : Le Beau Danube bleu
Johann Strauss pĂšre : Marche de Radetzky

 
 
 

Zubin-Mehta-4-aprile-2011-Mosca-672x372

LIRE notre présentation complÚte du Concert du Nouvel An à Vienne 2015 avec Zubin Mehta 

 

 

Johann Strauss II : Le Beau Danube bleu (1866)

Nouvelle Chauve Souris Ă  l'OpĂ©ra de ToursLes 1er, 4 janvier 2015. Johann Strauss II : Le Beau Danube Bleu (1866). L’histoire de la partition du Beau Danube bleu relĂšve du roman…   Danube impĂ©tueux. Le fleuve Ă  l’Ă©poque oĂč le jeune Strauss vit Ă  Vienne, n’est pas encore rĂ©gulĂ© : ses crues font dĂ©placer les habitants de Leopoldstadt (actuel 2 Ăšme ardt de Vienne), et lors d’un dĂ©bordement inĂ©dit, le grand pĂšre de Johann fut emportĂ©. L’Ɠuvre pourrait bien rendre hommage Ă  son ancĂȘtre. La partition s’inscrit aussi dans un pĂ©riode belliqueuse. En pleine humiliation autrichienne, face Ă  la suprĂ©matie prussienne menĂ©e par l’indomptable et irrĂ©sistible Bismark, Johann Strauss fils compose la premiĂšre version de sa valse chantĂ©e : le beau Danube bleu en fĂ©vrier 1867. C’est une commande de la SociĂ©tĂ© chorale masculine, soucieuse de rĂ©conforter le bon peuple de Vienne : hĂ©las, le concert est une fiasco retentissant et Johann II remise sa partition pour ne plus y penser !

 

 

 

 

Le Danuble, un triomphe parisien

 

Nouvelle Chauve Souris de Johann II Strauss Ă  l'OpĂ©ra de ToursLa France de NapolĂ©on III se rapproche alors de l’Autriche affaiblie : Pauline de Maetternich, Ă©pouse de l’Ambassadeur d’Autriche Ă  Paris, intime de l’ImpĂ©ratrice EugĂ©nie, invite Johann Strauss Ă  Paris : le compositeur devient l’Ă©lĂ©ment central du rapprochement Paris-Vienne : le 28 mai 1867, en pleine Exposition Universelle, le compositeur autrichien joue ses compositions et suscite un vaste engouement populaire : il rĂ©Ă©crit alors Le beau Danuble bleu mais uniquement pour l’orchestre. C’est un triomphe parisien sans prĂ©cĂ©dent et l’auteur est nommĂ© Ă  paris, roi de la valse. L’Ɠuvre est d’abord un triomphe parisien pour lequel Johann II gagne ses galons de popstar, tout en incarnant la rĂ©ussite de l’alliance franco-autrichienne contre la Prusse.
Le Beau Danube Bleu connaĂźt une seconde reconnaissance phĂ©nomĂ©nale Ă  Boston oĂč la partition est jouĂ©e par 20 000 instrumentistes et 100 chefs sous la conduite du compositeur autrichien auquel on avait indiquĂ© le dĂ©but du concert par un coup de canon. A partir de cette passion mondiale pour la valse viennoise, le clan Strauss dĂ©veloppe une industrie familiale qui emploie outre Johann II, ses deux frĂšres : Josef – le plus douĂ© : autiste et dĂ©pressif mais d’un raffinement que Johann son ainĂ© trouvait supĂ©rieur au sien-; et le cadet Eddy ou Edouard, lui aussi commis Ă  la direction qui rechignait toujours car il se voyait plutĂŽt ingĂ©nieur comme Josef ; Edouard en un acte inimaginable et de revanche, brĂ»lera toutes les partitions de la sociĂ©tĂ© Strauss !! Johann II devra ensuite rĂ©Ă©crire de mĂ©moire la partition du Beau Danube Bleu…
La saga de la dynastie est loin d’ĂȘtre un long fleuve tranquille : Johann II n’eut guĂšre de rapport paisible avec son pĂšre ; aprĂšs que ce dernier abandonne le foyer, c’est sa mĂšre qui l’Ă©lĂšve seule, favorisant ses dons de violoniste et de compositeur.
Le beau Danube bleu est une partition parmi les plus raffinĂ©es de Strauss : elle est construite simplement faisant succĂ©der Ă  une superbe ouverture, une partie centrale qui met en avant les bois puis un final spectaculaire. Brahms (comme Wagner) qui y reconnaissait la maĂźtrise de l’orchestration (en particulier favorisant ses instruments de prĂ©dilection : cors et violoncelles) admire Johann II. Le compositeur incarne jusqu’Ă  la position gĂ©ographique de Vienne : enclave trĂšs Ă  l’Est entre l’Allemagne et l’italie. Son Ă©criture mĂȘle profonde mĂ©lancolique slave, technicitĂ© germanique, suavitĂ© italienne.

danube bleu portes de fer serbie roumanieLe Danube (2875 km) est le second fleuve d’Europe (aprĂšs la Volga qui coule en Russie) : puisant ses sources en Allemagne mĂ©ridionale (ForĂȘt noire) et en Suisse, il traverse l’Autriche, sĂ©pare la Slovaquie de la Hongrie, et la Croatie de la Serbie, enfin la Roumanie de la Bulgarie et de l’Ukraine, puis remonte Ă  l’est de la Roumanie oĂč il se jette dans la Mer noire.

 

 

france2 logo-france2France 2 : Concert du Nouvel An Ă  Vienne, le 1er janvier 2015 dĂšs 11h. En direct du Musikverein de Vienne. Philharmonique de Vienne. Zubin Mehta, direction.

 

logo_francemusiqueFrance Musique, dimanche 4 janvier 2015, 20h30. La tribune des critiques de disques. Pour nous rien ne saurait Ă©galer l’enchantement et la magique ivresse de Karajan dirigeant le Philharmonique de Vienne.

 

 

Zubin Mehta dirige le Concert du Nouvel An 2015

neujahrskonzert4.5113996VIENNE, Concert du Nouvel An. 1er janvier 2015, 11h15. Zubin Mehta dirige le Phil. de Vienne. Le Concert du nouvel an Ă  Vienne jouĂ© par l’Orchestre philharmonique de Vienne est un Ă©vĂ©nement qui a lieu traditionnellement chaque annĂ©e le matin du 1er janvier dans la Goldener Saal (Salle dorĂ©e) du Musikverein. Le programme musical met Ă  l’honneur les joyaux orchestraux de la famille Strauss : le pĂšre Johann, son fils surtout Johann II – exceptionnel gĂ©nie qui Ă©tait le premier rival de son pĂšre avec lequel il entretint une mĂ©salliance tenace; ses frĂšres Edouard et Josef, trĂšs douĂ©s eux aussi. Tous incarnent l’élĂ©gance, le raffinement artistique de la Vienne impĂ©riale, celle de François Joseph quand Johann Strauss II Ă©tait nommĂ© Ă  juste titre « Empereur de la Valse ».  Aux Valses, Polkas, Galops, marches
 l’Orchestre philharmonique de Vienne ajoute aussi les ouvertures des opĂ©rettes dont le sommet inĂ©galĂ© Ă  ce jour : l’ouverture de La Chauve Souris de Johann II.

mehta zubin portrait maestroLe maestro indien Zubin Mehta (77 ans) dirige la nouvelle Ă©dition du Concert du Nouvel An 2015. AprĂšs 1990, 1995, 1998 et 2007, c’est sa cinquiĂšme participation Ă  l’évĂ©nement. Avec Willi Boskovsky, Clemens Krauss, Lorin Maazel, il fait partie du cercle des chefs qui comptent le plus grand nombre d’invitations Ă  l’évĂ©nement, il est d’ailleurs membre honoraire de l’Orchestre : trĂšs mĂ©diatisĂ©, le Concert du Nouvel An Ă  Vienne est un exercice de haute voltige, qui expose tout maestro choisi. Pour les instrumentistes viennois, Zubin Mehta doit son charisme Ă  un humanisme puissant qui exalte et fĂ©dĂšre.

 

 

 

Programme du Concert du Nouvel An 2015
En direct du Musikverein de Vienne, sur France 2 et France Musique

france2 logo-france2 logo_francemusique

1Ăšre PARTIE Ă  11h15
Franz von Suppé, ouverture Ein morgen, ein Mittag, ein Abend in Wein
Johann Strauss Jr, MĂ€rchen aus dem Orient. Valse, op.444
Joseph Strauss, Wiener Leben. Polka française, op. 218
Eduard Strauss, Wo man lacht und lebt. Polka rapide, op.108
Joseph Strauss, Dorfchawalben, aus Osterreich. Valse, op.164
Johann Strauss Jr, Vom Domaustrande. Polka Rapide, op.35

 

2Ăšme PARTIE Ă  12h15
Johann Strauss Jr, Perpetuum mobile. Musikalischer Scherz, op.257
Accelarationen. Valse op. 234
Elektro-magnetische Polka, op.110
Eduard Strauss, Mit dampf, Polka rapide, op.70
Johann Strauss Jr, An der Elbe. Valse op.477
Hans Christian Lumbye, Champagner-Galopp, op.14
Johann Strauss Jr, Studenten-Polka. Polka française, op.263
Johann Strauss sen., Freiheits-Marsch, op 226
Johann Strauss Jr, Annen-Polka, op.117
Wein, Weib un Gesang Valse, op.333
Eduard Strauss, Mit Chic. Polka rapide, op.221

Zubin-Mehta-4-aprile-2011-Mosca-672x372ZUBIN MEHTA,biographie.  NĂ© Ă  Bombay en 1936, Zubin Mehta poursuit son Ă©ducation musicale Ă  Vienne. De 1954 Ă  1957, il Ă©tudie la direction d’orchestre auprĂšs du “fabricant de chefs d’orchestre”, Hans Swarowsky, professeur Ă  l’AcadĂ©mie de musique. AprĂšs ses dĂ©buts aux États-Unis en 1960, il est nommĂ© directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Los Angeles en 1962, alors qu’il est ĂągĂ© d’à peine 26 ans. Puis le New York Philharmonic lui offre le poste de directeur musical, qu’il occupe dĂšs 1978 (42 ans), succĂ©dant Ă  Pierre Boulez. Il y reste jusqu’en 1991, soit pendant 13 annĂ©es, – un record. En 1998, Zubin Mehta prend la direction musicale de l’OpĂ©ra d’État de BaviĂšre, oĂč il reste jusqu’en 2006.

 

 

 

Approfondir

Decca vient de publier en dĂ©cembre 2014, un sublime coffret de 64 cd retraçant une partie de l’histoire discographique du Philharmonique de Vienne : ses grands chefs, ses compositeurs favoris dont Ă©videmment l’emblĂ©matique Johann Strauss II, mais aussi les 4 “B” de l’Ă©cole romantique viennoise : Beethoven, Brahms, Bruckner… (c’est qu’ici, le Philharmonique de Vienne est plus idoine et mieux expressif par son Ă©lĂ©gance racĂ©e que le Philhamronique de Berlin… Ă  chacun son goĂ»t)…
 

wiener-philharmoniker-decca-coffret-the-orchestral-edition-decca-CD, coffret. Wiener Philharmoniker : The Orchestral Edition (64 cd DECCA). Depuis 1842, l’Orchestre Philharmonique de Vienne, le Wiener Philharmoniker, crĂ©Ă© par Otto Nicolai, incarne le rĂȘve de tout orchestre : la phalange, vĂ©ritable mythe musical, enchante le monde par ses qualitĂ©s interprĂ©tatives et surtout une sonoritĂ© fluide, voluptueuse, coulante, magistralement onctueuse qui ne cesse de convaincre : chaque Concert du Nouvel retransmis sur toutes les chaĂźnes du monde renouvelle le miracle attendu : on y dĂ©cĂšle l’éloquence oxygĂ©nĂ©e de ses cordes  flexibles, la puissance ronde et chaude de ses cuivres (les cors en particulier), la clartĂ© individuelle de son harmonie (bois)
 et l’on se dit Ă  chaque concert, voici indiscutablement le meilleur orchestre au monde. Et pourtant depuis l’essor des orchestres sur instruments d’époque, notre perception a changĂ© : timbres petits, dĂ©licats caractĂ©risĂ©s contre puissance et cohĂ©rence lisse voire creuse. Or parmi les phalanges sur instruments modernes, le Wiener Philharmoniker se distingue toujours par son Ă©loquence suprĂȘme, majestueuse et raffinĂ©e, une Ă©lĂ©gance superlative (la respiration des cordes, ce matelas sonore transparent et ductile qui s’accorde idĂ©alement Ă  tous les solistes qu’ils soient chanteurs ou instrumentistes
- qui fait le plus souvent les plus grandes expĂ©riences au concert comme Ă  l’ opĂ©ra
 VoilĂ  pourquoi l’Orchestre outre ses compĂ©tences symphoniques, excelle dans le ballet et donc le programme de musique lĂ©gĂšre infiniment Ă©lĂ©gante et subtile qui caractĂ©rise essentiellement les valses de Strauss II
 Superbement Ă©ditĂ©, le coffret publiĂ© par Decca pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e ravira tous les passionnĂ©s de symphonisme  grande classe, dont les annĂ©es d’enregistrements couvrent au final une pĂ©riode riche en maniĂšres personnelles, celles des grands chefs du XXĂšme siĂšcle , des annĂ©es 1950 aux annĂ©es 1980: c’est donc une mine, une somme passionnante qui constitue aujourd’hui la mĂ©moire vive de l’orchestre viennois. Evidemment pas de romantique français, ni mĂȘme d’impressionisme debussyste ni ravĂ©lien
 mais un rĂ©pertoire “viennois” depuis l’aprĂšs guerre centrĂ© sur Haydn, Mozart (Concertos pour piano, clarinette, Symphoies
), Beethoven, quelques Schubert, Bruckner, surtout Brahms
 dont les intĂ©grales s’agissant des B (Beethoven, Bruckner, Brahms, constituent les piliers du rĂ©pertoire). LIRE notre critique complĂšte du coffret Wiener Philharmoniker : The Orchestral Edition (64 cd DECCA), paru pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e 2014

 

Nouvelle Chauve Souris Ă  Tours

Johann_Strauss_IITours, OpĂ©ra. La Chauve Souris : 27>31 dĂ©cembre 2014. Johann Strauss fils, roi de la valse Ă  Vienne, est aussi un gĂ©nie de l’opĂ©rette. Pour preuve le raffinement dĂ©lirant jamais dĂ©menti de son joyau lyrique, La Chauve Souris
 Elle avance masquĂ©e,  reste insaisissable et symbolise la folie raffinĂ©e d’une nuit d’effervescence absolue offrant aux chanteurs des rĂŽles dĂ©jantĂ©s travestis, à l’orchestre grĂące Ă  l’inspiration superlative de Johann Strauss fils, une texture instrumentale ciselĂ©e,  qui incarne depuis la crĂ©ation de l’oeuvre en 1874,  le sommet de la culture viennoise associant valses envoĂ»tantes hypnotiques et dramaturgie cocasse,  drolatique, dĂ©lirante. Ainsi Ă  l’Ă©poque oĂč Paris dĂ©couvre les impressionnistes (exposition au salon de 1874),  Vienne s’abandonne dans l’ivresse d’une musique flamboyante et d’un thĂ©Ăątre dĂ©jantĂ© qui peut aussi se comprendre comme le miroir de sa propose vanitĂ©, comme une satire mordante autant qu’élĂ©gante de la sociĂ©tĂ© puritaine,  hypocrite,  hiĂ©rarchisĂ©e. C’est l’Ă©poque de l’empire vacillant celui qui aprĂšs le choc de 1870 qui voit Ă©merger la Prusse conquĂ©rante,  va bientĂŽt ĂȘtre entraĂźnĂ© avec la fin de la premiĂšre guerre en 1918.
Les choeurs virtuoses,  la magie mĂ©lodique et le raffinement de l’orchestration qui synthĂ©tise le meilleur Strauss,  sans omettre la dĂ©licatesse de l’intrigue qui revisite les standards des comĂ©dies de boulevards mais sur un mode lĂ©ger et infiniment subtil comme les grands airs isolĂ©s (celui de la comtesse hongroise chantant dans Heimat un grand solo nostalgique d’une irrĂ©sistible sensibilitĂ© pendant la fĂȘte chez Orlofski au II)…. sont autant de qualitĂ©s complĂ©mentaires d’un spectacle d’une profondeur poĂ©tique rare et d’une expressivitĂ© palpitante pour peu que le chef et les chanteurs rĂ©unis dont la fameuse invitĂ©e surprise (gala dans l’opĂ©ra) aient Ă  coeur d’en ciseler toutes les facettes, hors de la caricature.
Fortement pĂ©nĂ©trĂ© par l’esprit de la fin comme dĂ©jĂ  conscient de la chute des valeurs impĂ©riales,  l’ouvrage enchante autant par ses formidables audaces dramatiques que le raffinement d’une partition parmi les plus bouleversantes qui soient.  Sous le masque de la comĂ©die et de la farce,  le ton est bien celui d’une parodie de la vie sociale oĂč en une nuit de travestissement et d’ivresse, les vĂ©ritables sentiments se rĂ©vĂšlent. Les masques, les identitĂ©s croisĂ©es, usurpĂ©es symbolisent la crise et le dĂ©litement d’une sociĂ©tĂ© malade.  Rares les mise en scĂšne capables de jouer sur les deux tableaux: la sincĂ©ritĂ©,  l’Ă©lĂ©gance mais aussi la verve et l’intelligence parodique. Souhaitons que la nouvelle production de l’OpĂ©ra de Tours rĂ©unisse l’une ou l’autre et probablement les deux car le souci du chef,  l’engagement des musiciens du Symphonique maison comme souvent la cohĂ©rence du plateau vocal rĂ©alisent d’indiscutables rĂ©ussites Ă  Tours.

 

 

Johann Strauss II
Die fledermaus, La Chauve Souris
Opérette viennoise en 3 actes, livret de Richard Genée
Création à Vienne, Theater an der Wien, le 5 avril 1874
Edition BĂ€renreiter (Ă©dition critique) – ChantĂ©e en Allemand, dialogues en français, surtitrĂ© en français

Tarifs : sĂ©rie E (de 7€ Ă  65€) le 31/12/2014 : sĂ©rie E+ (de 7€ Ă  70€)
RĂ©servations : 02 47 60 20 20 / www.operadetours.fr

4 représentations à Tours :

Samedi 27 décembre,  20h
Dimanche 28 décembre, 15h
Mardi 30 décembre, 20h
Mercredi 31 décembre, 20h

Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre – Tours
ChƓurs de l’OpĂ©ra de Tours
(Direction : Emmanuel Trenque)

Nouvelle co-production Opéra de Tours,
Opéra de Reims, Art musical et Opéra Théùtre Grand Avignon

Avec le soutien exceptionnel de l’Association des Amis du Centre Lyrique de Tours, à l’occasion de ses soixante ans

Direction  : Jean-Yves Ossonce
Mise en scĂšne : Jacques Duparc
Décors Christophe Vallaux et Art musical Costumes, accessoires : Art musical LumiÚres : Marc DelaméziÚre

Rosalinde : Mireille Delunsch
Adele : Vannina Santoni
Prince Orlofsky : Aude Extremo
Gabriel von Eisenstein : Didier Henry
Dr Falke : Michal Partyka*
Franck : Frédéric Goncalves*
Frosch : Jacques Duparc
Alfred : Eric Huchet
Dr Blind : Jacques Lemaire

* DĂ©buts Ă  l’OpĂ©ra de Tours

Conférence des Amis du Centre Lyrique de Tours
Conférence ACLT
Samedi 13 décembre, 14h30
Salle Jean Vilar, Grand Théùtre de Tours Intervenant : Didier Roumilhac

 

Argument – synopsis
Un matin, revenant tous deux d’un bal masquĂ©, le rentier Gaillardin contraignit son ami Duparquet, notaire, Ă  traverser la ville, revĂȘtu de son dĂ©guisement : une Ă©norme Chauve-souris. Duparquet feignit d’en rire avec les autres mais jura de se venger.

Acte I : Ă  Pontoise chez Gaillardin
Une altercation avec un garde-champĂȘtre a valu Ă  Gaillardin huit jours de prison. Il dĂ©cide d’oublier son chagrin dans le fumet d’un bon diner. Duparquet lui propose de passer cette derniĂšre soirĂ©e en joyeuse compagnie chez le Prince Orlofsky. Gaillardin enthousiaste accepte, au grand soulagement de Caroline, son Ă©pouse qui va ainsi pouvoir diner en tĂȘte Ă  tĂȘte avec Alfred, un ami venu lui demander un rendez-vous. Survient Tourillon, le directeur de la prison. Alfred ne voulant pas rĂ©vĂ©ler son identitĂ©,  achĂšve la soirĂ©e en prison, sous le nom de Gaillardin.

Acte II : Chez le Prince Orlofsky
Caroline ayant eu vent de l’équipĂ©e de son mari, se rend aussi Ă  la soirĂ©e chez le Prince, se faisant passer pour une « comtesse hongroise ». Duparquet la reconnaĂźt. Gaillardin sous le nom du Marquis de Valengoujar fait une cour assidue Ă  la prĂ©tendue Comtesse et Caroline se fait confier en gage d’amour sa montre, auquel son chevalier servant tient beaucoup.

Acte III : A la prison de Pontoise, à l’aube
Sous le faux nom de Baron de Villebouzin, Tourillon a Ă©tĂ© Ă  la fĂȘte lui aussi et n’est rentrĂ© qu’au petit matin. Gaillardin, alias marquis de Valengoujar, arrive Ă  la prison au grand Ă©bahissement de Tourillon qui lui dĂ©clare que le « vrai » Gaillardin est enfermĂ© depuis la veille. Gaillardin trĂšs intriguĂ© se fait passer pour un avocat et interroge Alfred dans sa cellule ; sa femme Caroline, munie de la montre, arrive Ă  son tour avec Duparquet. Celui-ci avoue ĂȘtre l’auteur de cette machination. Gaillardin se souvient de la « chauve-souris », honteux et confus il ne sera pas le dernier Ă  en rire.

Sur la mise en scĂšne de La Chauve Souris Ă  l’opĂ©ra de Tours

Un mot de Jacques Duparc, metteur en scĂšne

Die FLEDERMAÜS , LA CHAUVE SOURIS
.quel drĂŽle de titre pour une Ɠuvre musicale d’opĂ©ra
 ! Ces ouvrages portent souvent des titres ronflants: “Princesse Czardas”, “Valses de Vienne”, “Quadrille Viennois”, etc… Et puis ces histoires racontent souvent des romans de Prince et de Princesse.
Dans la Chauve-souris, rien de tel : nous nageons dans une existence banale de petits bourgeois Ă©triquĂ©s, incultes et avec pour dĂ©co sur les murs des tĂȘtes de sangliers de cerfs ou de biches et un renard empaillĂ© prĂšs de l’escalier! Et un prince androgyne blasĂ© par la vie!
Et pour clĂŽre le tout, un 3Ăšme acte qui se passe dans une prison! Nous pourrions alors penser que cet ouvrage raconte une histoire Ă  la Feydeau avec un amant dans le placard: mĂȘme pas! L’hĂ©roĂŻne est une femme mariĂ©e, fidĂšle avec nobles valeurs et sentiments!
Alors bien sĂ»r, tout cela excite nos papilles par l’originalitĂ© du propos! Et la beautĂ© de la musique bien sĂ»r! Strauss est au sommet de son art! On peut peut-ĂȘtre mĂȘme oser dire que cette Ɠuvre est une comĂ©die musicale avant l’heure, mais une “comĂ©die musicale- opĂ©ra” ! Je pense notamment Ă  tout le final du 2Ăšme acte chez Orlovsky.

Car la partition mĂ©rite des belles voix et au delĂ  des airs de Valse ou de polkas – je pense notamment Ă  l’air de Rosalinde “CZARDAS” au 2Ăšme acte”, Strauss et les librettistes nous conduisent dans un tourbillon de duos, de trios et d’ensemble musicaux qui font oublier le rythme des Valses pour donner de vrais contenus aux situations thĂ©Ăątrales qui nous sont proposĂ©es : je pense notamment au Trio du 3Ăšme acte dans la Prison. Je ne vous parle pas de l’Ouverture Ă  l’orchestre qui reste l une des plus belles de ce rĂ©pertoire
.
Bref, cette Chauve-souris, (Der FledermaĂŒs titre original) reste un magnifique divertissement musical et thĂ©Ăątral , colorĂ© et festif , qui mĂ©rite de rester au rĂ©pertoire des belles et grandes Ɠuvres Ă  proposer Ă  tous les amateurs de musique et de thĂ©Ăątre chantĂ©!

Elina garanca chante Octavian Ă  l’OpĂ©ra de Vienne

Elina GarancaVienne, OpĂ©ra. Strauss: Le Chevalier Ă  la rose. Avec Elina Garanca. 20 novembre 2014 > 12 avril 2015. Le Chevalier Ă  la rose de Strauss jouĂ© Ă  Vienne avec le concours du Philharmonique de Vienne est un Ă©vĂ©nement un soi, difficile Ă  Ă©viter, d’autant que la distribution de ce pilier du rĂ©pertoire dans la Capitale des Habsbourg compte un Quin-Quin de grande valeur, le mezzo ample et chaud, terriblement sensuel et flexible de la divine Elina Garança. La diva lettone incarne un Octavian palpitant et idĂ©alement juvĂ©nile, l’un des rĂŽles travestis chez Strauss parmi les plus rĂ©ussis de l’opĂ©ra germanique depuis le Cherubin mozartien des Noces de Figaro. Elina Garanca vient de publier un rĂ©cital sacrĂ© et sincĂšre intitulĂ© Meditation chez Deutsche Grammophon, coup de coeur de la rĂ©daction de classiquenews.  Aux cĂŽtĂ©s de sa Carmen, Jeanne Seymour, son Oktavian, amant de la belle marĂ©chale et bientĂŽt fou amoureux de la jeune Sophie devrait embraser la scĂšne viennoise dans l’une des partitions les plus baroques de Richard Strauss.

Hogarth der rosenkavalier strauss hofmannstahl 1024px-William_Hogarth_038ComĂ©die de moeurs Ă  la façon des peintures de William Hogarth (lequel inspirera aussi Igor Strawinsky pour son Rake’s progress), mais aussi Ă©vocation nostalgique de la Vienne baroque Ă  l’époque de l’ImpĂ©ratrice Marie-ThĂ©rĂšse, le Chevalier Ă  la rose, est surtout, un opĂ©ra nĂ© de l’accord exemplaire entre un compositeur et son librettiste: Richard Strauss et Hugo von Hoffmannsthal. Ce dernier n’hĂ©site pas Ă  solliciter la connaissance des convenances aristocratiques de l’Ancien RĂ©gime auprĂšs du Comte Harry von Kessler, afin de renforcer la vraisemblance de la fresque historique dont l’action commence ans le salon d’une princesse MarĂ©chale…‹Mais l’art transcende l’anecdote et mĂȘme si la remise d’une rose d’argent Ă  la jeune fiancĂ©e Sophie, Ă©lue par le Baron Ochs, n’est que pure fiction, la partition et le livret produisent un ouvrage d’une rare subtilitĂ© psychologique. Les auteurs interrogent les rapports des ĂȘtres les uns vis Ă  vis des autres, la fuite du temps et la quĂȘte (vaine) de chacun pour s’en dĂ©faire et trouver un (impossible) bonheur, bien Ă©phĂ©mĂšre. VanitĂ© des plaisirs, illusion de la vie, tout en ciselant chaque tableau social, la musique exprime la quĂȘte Ă©perdue et dĂ©jĂ  futile d’une identitĂ© fragile. “Qui suis-je rĂ©ellement? Que suis-je pour les autres? Tout passe et tout s’efface”, semble se dire Ă  elle-mĂȘme La MarĂ©chale.‹MĂȘme jeune, tout juste trentenaire, la jeune femme exprime la vanitĂ© de toute chose, y compris l’amour ardent que lui voue son jeune amant, “Quinquin” (Octavian). Son cousin le Baron Ochs est lui aussi un aristocrate assez “rustique” mais moins Ă©pais qu’on veut bien le chanter ordinairement (la plupart des productions oublient le profil subtil et raffinĂ© d’un jeune homme bien nĂ© qu’ont imaginĂ© pourtant les deux auteurs car la plupart des spectacles soulignent la caricature et l’Ă©paisseur du personnage). Reste, le portrait en triptyque de La MarĂ©chale, Octavian et Sophie qui sous la plume du compositeur demeure le plus bouleversant trio final, Ă©crit pour trois voix de femme, portĂ© sur la scĂšne d’un thĂ©Ăątre lyrique, d’une irrĂ©sistible nostalgie tendre, final Ă©blouissant d’un opĂ©ra baroque et crĂ©pusculaire.
Le Chevalier Ă  la rose, crĂ©Ă© Ă  Dresde le 26 janvier 1911, est le cinquiĂšme opĂ©ra de Richard Strauss, aprĂšs Guntram, Feuersnot, SalomĂ© et Elektra. C’est le second ouvrage nĂ© de la collaboration avec le poĂšte Hofmannsthal. Du mĂȘme duo crĂ©ateur naĂźtront ensuite, Ariane Ă  Naxos (1912), La Femme sans ombre (1919), HĂ©lĂšne d’Egypte (1928) et Arabella (1933)


Richard Strauss : Der Rosenkavalier
Ă  l’OpĂ©ra de Vienne
7 représentations : les 20, 23, 26, 28 novembre 2014 puis 6, 9 et 12 avril 2015.

Adam Fischer | direction musicale
Otto Schenk | mise en scĂšne
distribution :
Martina Serafin | Feldmarschallin
Wolfgang Bankl | Baron Ochs auf Lerchenau
Elīna Garanča | Octavian
Erin Morley | Sophie

CD. Coffret Giulini in Vienna (15 cd Deutsche Grammophon).

giulini in vienna deutsche grammophonCD. Coffret Giulini in Vienna (15 cd Deutsche Grammophon). 2014 est l’annĂ©e des cĂ©lĂ©brations de grands chefs : aprĂšs Kubelik, le Karajan straussien, voici pour son centenaire (nĂ© en 1914), Giulini in Vienna. A la tĂȘte du Simphoniker et du Philharmoniker, Carlo Maria Giulini se dĂ©voile en 15 cd d’une portĂ©e esthĂ©tique et d’une profondeur artistique indiscutables.
L’italien qui grandit Ă  Bolzano c’est Ă  dire dans le Tyrol encore trĂšs nettement germanophone, cultive depuis toujours une fascination pour les grands romantiques allemands : Beethoven, Brahms, Bruckner, les 3 “B” de Giulini sont ici ses favoris, lui permettant d’atteindre le grand frisson symphonique, surtout chez Brahms et plus encore chez Bruckner oĂč le colossal rejoint l’intime millimĂ©trĂ© avec des couleurs Ă©blouissantes de tension intĂ©rieure, et une lumiĂšre solaire qui surgit de l’ombre inquiĂ©tante. Ses Bruckner sont en cela plus captivants encore que ses Brahms dont voici une intĂ©grale exceptionnelle. Il y ouvre des perspectives inexplorĂ©es avant lui, crĂ©ant des passages mordorĂ©s, peignant en plans multiples atteignant des Ă©tagements et une spatialisation inouĂŻe. Les 3 derniĂšres symphonies de Bruckner (7,8 et 9 enregistrĂ©es avec le Philharmoniker de Vienne entre 1984 et 1988) affirment une intensitĂ© d’apocalypse pourtant trĂšs finement ciselĂ©e d’un esthĂ©tisme lĂ  aussi solaire. Une hauteur de vue qui rejoint celle d’un autre immense wagnĂ©rien : Gunter Wand.

Solaire Giulini

Le seul compositeur italien est ici Verdi (2 cd sur 15): enregistrĂ© en 1979, le Rigoletto de Giulini est d’un dramatisme Ă©lĂ©gantissime, incandescent et fulgurant comme son Don Giovanni, et servi par une distribution idĂ©ale : Placido Domingo (le duc), Piero Cappuccilli (Rigoletto), surtout Ileana Cotrubas en Gilda, ardente, embrasĂ©e, d’un angĂ©lisme filiale Ă  couper le souffle. Quel style pour chaque protagoniste.

Plus anciens, les Liszt de 1976, Concertos 1 et 2 avec Lazar Berman, ne sont pas les plus convaincants, ils confirment néanmoins le geste ample et souple, toujours noble et racé du chef mais avec un orchestre qui sonne un peu court (Simphoniker) et un piano certes virtuossisime mais trop extérieur et souvent sophistiqué que la captation met malheureusement un peu trop en avant.

L’autre joyau avec les Bruckner et Rigoletto reste chez Brahms, le superbe Requiem aux arrĂȘts suspendus, d’une intĂ©rioritĂ© et d’une profondeur irrĂ©sistibles : le live de 1987 prĂ©cise l’art d’un Giulini, maĂźtre des architectures chorales, sachant en esthĂšte aussi perfectionniste et exigeant que Karajan, ciseler le dĂ©tail et nourrir les arches colossales avec ce souci des phrasĂ©s, absolument confondant. Avec Giulini, il semble que c’est ici toute l’humanitĂ© qui joue son destin : une pleine conscience que les deux solistes ont totalement intĂ©grĂ© (Andreas Schmidt et Barbara Bonney, cette derniĂšre capable d’enivrer son grand air enchantĂ©, hallucinĂ© qui s’Ă©lĂšve en lĂ©vitation : “Ihr habt nun Traurigkeit”). L’orchestre semble battre l’ocĂ©an, suscitant une houle de crĂ©ation du monde.
Le cycle Brahms enregistrĂ© de 1989 Ă  1991 bĂ©nĂ©ficie d’une prise exceptionnellement fouillĂ©e qui Ă©tincelle dans la suractivitĂ© maĂźtrisĂ©e de la 4Ăšme, saisie sur le vif. La direction fourmille de dĂ©tails, en couleurs et nuances de timbres sans que jamais l’allant ni l’Ă©quilibre structurelle ne soient diluĂ©s. Giulini fouille trĂšs loin l’Ă©nergie et ce bouillonnement tragique qui est coeur de la malĂ©diction brahmsienne. Le chef tend jusqu’au dĂ©chirement les contrastes et trouve dans les passages plus apaisĂ©s, un sentiment de pure sĂ©rĂ©nitĂ© extĂ©nuĂ©e (avec une rondeur des bois et des cuivres confondantes de noblesse caressante). La 4Ăšme est de ce point de vue totalement stupĂ©fiante.
Des 3 concertos pour piano de Beethoven (tous enregistrĂ©s en live avec le Simphoniker et un partenaire de galĂšre et de triomphe, Arturo Benedetti Michelangeli en 1979), les deux premiers sont les plus emblĂ©matiques : mozartiens dans cette articulation Ă©lĂ©gantissime mais traversĂ©s par une urgence dramatique que le piano de Michelangeli, astucieux et mĂȘme facĂ©tieux, d’un style enivrant-, sait exalter, dans des rubatos et une libertĂ© du jeu interprĂ©tatif, magistralement inventifs. Une connivence magistrale (les deux avancent main dans la main, portĂ©s chacun par le balancement de l’autre jusqu’Ă  Ă©tirer le tempo ou suspendre la mesure au-delĂ  de tout) qui fait aussi la rĂ©ussite du 5Ăš Empereur : n’Ă©coutez que la magie embrasĂ©e de son mouvement central, Adagio un poco mosso : solaire, irradiant. D’une ivresse gorgĂ©e de tendresse. Un must absolu (avec en prime, le toucher facĂ©tieux du pianiste trĂšs inspirĂ© lĂ  encore grĂące au soutien indĂ©fectibal que sait lui assurer le maestro).
Beethoven, Brahms, Bruckner : et dans l’ordre magicien : l’Empereur, le Deutsches Requiem et la 4Ăšme ; puis de Bruckner : les 8Ăšme et 9Ăšme, enfin Rigoletto au sommet : voici l’inoubliable Giulini viennois. Bouleversant.

CD. Coffret Giulini in Vienna. 15 cd Deutsche Grammophon.

Télé. France 2, Concert du Nouvel An,mardi 1er janvier 2012,11h

Télé, France Musique. Concert du Nouvel An 2013. Mardi 1er janvier 2013,11h

Vienne, concert du Nouvel An 2013

logo_fmusiqueLe Concert du Nouvel an 2013, est dirigé par le chef autrichien Franz Welser-Möst ; comme chaque année il est retransmis le 1er janvier, à partir de 11h, en direct, dans plus de 70 pays (son audience est évaluée à plus de 40 millions de téléspectateurs).

L’édition 2013 ne dĂ©roge pas Ă  la tradition et met Ă  l’honneur les cĂ©lĂšbres valses de la dynastie Strauss: Johann I et II, Joseph, Oscar… ; Ă  ce titre le chef autrichien Franz Welser-Möst a un lien affectif spĂ©cial avec les Strauss, puisque sa propre grand-mĂšre possĂ©dait le CafĂ© Dommayer Ă  Vienne (une institution pour chaque Viennois si attachĂ© aux cafĂ©s et salons de thĂ© oĂč se rĂ©alise le jeu social), lieu historique oĂč Johann Strauss pĂšre, a fait jouĂ© au XIX e siĂšcle, ses fameuses valses pour la premiĂšre fois.

Concert du Nouvel An 2013

Mardi 1er janvier 2013, 11h

France 2
France Musique 
en direct

Orchestre Philharmonique de Vienne
Franz Welser-Möst
, direction

Le chef est aussi le directeur musical gĂ©nĂ©ral de l’OpĂ©ra d’état de Vienne, un piste qui lui permet de diriger souvent les instrumentistes du Wierner Philharmoniker. En vĂ©ritĂ©, le maestro connaĂźt bien les instrumentistes Ă  l’occasion de la cĂ©lĂ©bration du Nouvel An: Franz Welser-Möst avait dĂ©jĂ  dirigĂ© l’Orchestre pour le Nouvel An 2011

Comme chaque annĂ©e, le programme du Concert du Nouvel an, restera secret jusqu’à ce que l’Orchestre Philharmonique de Vienne n’en dĂ©voile le contenu lors de sa confĂ©rence de presse, le 28 dĂ©cembre.

On sait que l’édition 2013 comprendra les chefs d’Ɠuvre habituels auxquels s’ajouteront des « premiĂšres » jamais entendues auparavant, et qui constitueront de belles surprises. Les danseurs de l’Opera seront-ils de la partie? Et le charisme du chef, hier estimĂ© pour ses choix et son discernement artistique comme directeur musical de l’OpĂ©ra de Zurich, saura-t-il galvaniser l’orchestre ? RĂ©ponse ce 1er janvier 2013.

Le double cd du concert du nouvel an 2013 paraĂźt chez Sony classical, le 7 janvier 2013, le dvd, le 21 suivant.

Radio. France Musique. Concert du Nouvel An 2013. Mardi 1er janvier 2012, 11h

Radio, France Musique. Concert du Nouvel An 2013. Mardi 1er janvier 2013,11h

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logo_fmusiqueLe Concert du Nouvel an 2013, est dirigé par le chef autrichien Franz Welser-Möst ; comme chaque année il est retransmis le 1er janvier, à partir de 11h, en direct, dans plus de 70 pays (son audience est évaluée à plus de 40 millions de téléspectateurs).

L’édition 2013 ne dĂ©roge pas Ă  la tradition et met Ă  l’honneur les cĂ©lĂšbres valses de la dynastie Strauss: Johann I et II, Joseph, Oscar… ; Ă  ce titre le chef autrichien Franz Welser-Möst a un lien affectif spĂ©cial avec les Strauss, puisque sa propre grand-mĂšre possĂ©dait le CafĂ© Dommayer Ă  Vienne (une institution pour chaque Viennois si attachĂ© aux cafĂ©s et salons de thĂ© oĂč se rĂ©alise le jeu social), lieu historique oĂč Johann Strauss pĂšre, a fait jouĂ© au XIX e siĂšcle, ses fameuses valses pour la premiĂšre fois.

Concert du Nouvel An 2013

Mardi 1er janvier 2013, 11h

France 2
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Orchestre Philharmonique de Vienne
Franz Welser-Möst
, direction

Le chef est aussi le directeur musical gĂ©nĂ©ral de l’OpĂ©ra d’état de Vienne, un piste qui lui permet de diriger souvent les instrumentistes du Wierner Philharmoniker. En vĂ©ritĂ©, le maestro connaĂźt bien les instrumentistes Ă  l’occasion de la cĂ©lĂ©bration du Nouvel An: Franz Welser-Möst avait dĂ©jĂ  dirigĂ© l’Orchestre pour le Nouvel An 2011

Comme chaque annĂ©e, le programme du Concert du Nouvel an, restera secret jusqu’à ce que l’Orchestre Philharmonique de Vienne n’en dĂ©voile le contenu lors de sa confĂ©rence de presse, le 28 dĂ©cembre.

On sait que l’édition 2013 comprendra les chefs d’Ɠuvre habituels auxquels s’ajouteront des « premiĂšres » jamais entendues auparavant, et qui constitueront de belles surprises. Les danseurs de l’Opera seront-ils de la partie? Et le charisme du chef, hier estimĂ© pour ses choix et son discernement artistique comme directeur musical de l’OpĂ©ra de Zurich, saura-t-il galvaniser l’orchestre ? RĂ©ponse ce 1er janvier 2013.

Le double cd du concert du nouvel an 2013 paraĂźt chez Sony classical, le 7 janvier 2013, le dvd, le 21 suivant.

Concert du Nouvel An 2013

Mardi 1er janvier 2013, 11h

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Orchestre Philharmonique de Vienne

Franz Welser-Möst, direction

Le Concert du Nouvel an 2013, est dirigé par le chef autrichien Franz Welser-Möst ; comme chaque année il est retransmis le 1er janvier, à partir de 11h, en direct, dans plus de 70 pays (son audience est évaluée à plus de 40 millions de téléspectateurs).

L’édition 2013 ne dĂ©roge pas Ă  la tradition et met Ă  l’honneur les cĂ©lĂšbres valses de la dynastie Strauss: Johann I et II, Joseph, Oscar… ; Ă  ce titre le chef autrichien Franz Welser-Möst a un lien affectif spĂ©cial avec les Strauss, puisque sa propre grand-mĂšre possĂ©dait le CafĂ© Dommayer Ă  Vienne (une institution pour chaque Viennois si attachĂ© aux cafĂ©s et salons de thĂ© oĂč se rĂ©alise le jeu social), lieu historique oĂč Johann Strauss pĂšre, a fait jouĂ© au XIX e siĂšcle, ses fameuses valses pour la premiĂšre fois.

The Mona Lisa

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Le chef est aussi le directeur musical gĂ©nĂ©ral de l’OpĂ©ra d’état de Vienne, un piste qui lui permet de diriger souvent les instrumentistes du Wierner Philharmoniker. En vĂ©ritĂ©, le maestro connaĂźt bien les instrumentistes Ă  l’occasion de la cĂ©lĂ©bration du Nouvel An: Franz Welser-Möst avait dĂ©jĂ  dirigĂ© l’Orchestre pour le Nouvel An 2011

Comme chaque annĂ©e, le programme du Concert du Nouvel an, restera secret jusqu’à ce que l’Orchestre Philharmonique de Vienne n’en dĂ©voile le contenu lors de sa confĂ©rence de presse, le 28 dĂ©cembre.

On sait que l’édition 2013 comprendra les chefs d’Ɠuvre habituels auxquels s’ajouteront des « premiĂšres » jamais entendues auparavant, et qui constitueront de belles surprises. Les danseurs de l’Opera seront-ils de la partie? Et le charisme du chef, hier estimĂ© pour ses choix et son discernement artistique comme directeur musical de l’OpĂ©ra de Zurich, saura-t-il galvaniser l’orchestre ? RĂ©ponse ce 1er janvier 2013.

Le double cd du concert du nouvel an 2013 paraĂźt chez Sony classical, le 7 janvier 2013, le dvd, le 21 suivant.