VIDEO, reportage. Renaud de Sacchini, créé à Rio de Janeiro (Brésil) par Bruno Procopio: 1/2

brunoProcopio_okok sacchini renaud RIOVIDEO, reportage. Renaud de Sacchini Ă  Rio de Janeiro (BrĂ©sil) par Bruno Procopio : 1/2 (mars 2015). Les 21 et 22 mars 2015, le chef d’orchestre franco-brĂ©silien Bruno Procopio pilotant l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil, crĂ©Ă©e sous les tropiques, le chef d’oeuvre de Sacchini: Renaud, tragĂ©die lyrique de 1783, fleuron de l’opĂ©ra des LumiĂšres sous le rĂšgne de Marie-Antoinette. BĂ©nĂ©ficiant d’un plateau brĂ©silien dont surtout l’exceptionnelle mezzo Luisa Francesconi, la production Ă©tait un temps fort de la programmation lyrique Ă  la Sala CecilĂ­a Meireles de Rio de Janeiro (JG Ripper, direction). Grand reportage vidĂ©o : 1/2 © studio CLASSIQUENEWS.COM

 

 

LIRE aussi la nomination de Mr JG Ripper, directeur de l’OpĂ©ra de Rio (juin 2015)

LIRE notre compte rendu critique complet de Renaud de Sacchini par Bruno Procopio, Luisa Francesconi (les 21 et 22 mars 2015, Sala Cecília Meireles, Rio de Janeiro, Brésil)

 

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VOIR aussi sur YOUTUBE, notre reportage vidéo RENAUD de SACCHINI, PART 1 / 2 : création brésilienne, juin 2015 par Bruno PROCOPIO, Salle Cecilia Meireles, les 21 et 22 mars 2015 : (© studio CLASSIQUENEWS.TV 2015)

 

 

 

 

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VOIR aussi sur YOUTUBE, notre reportage vidéo RENAUD de SACCHINI,  PART 2 /2 , création brésilienne, juin 2015 par Bruno PROCOPIO, Salle Cecilia Meireles, les 21 et 22 mars 2015 : (© studio CLASSIQUENEWS.TV 2015)

 

 

 

Armide de Lully

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Lully_versailles_portrait OpĂ©ra d’Ă©tĂ©. Armide de Lully. Beaune, le 3 juillet. Innsbruck, les 22,24,26 aoĂ»t 2015. Devant Damas oĂč rĂ©sident les musulmans, Armide et son pĂšre Hidraot, l’armĂ©e de croisĂ©s chrĂ©tiens commandĂ©e par Godefroy de Bouillon, a Ă©tabli son siĂšge. La magicienne Armide a conquis et soumis tous les chevaliers chrĂ©tiens grĂące Ă  ses pouvoirs… C’Ă©tait compter sans le pouvoir de l’amour : possĂ©dĂ©e, dĂ©munie, impuissante, l’enchanteresse doit bien se rĂ©soudre Ă  accepter la souveraine domination du chevalier Renaud car il a conquis son coeur. L’opĂ©ra expose la mĂ©tamorphose de la magicienne en amoureuse bouleversante, dĂ©faite, impuissante. La musique de Lully et le livret de Quinault explicitent l’emprise que Renaud exerce peu Ă  peu sur la sublime musulmane…
AprĂšs le Prologue oĂč la Gloire et la Sagesse chantent les vertus du Roi (Louis XIV), place Ă  l’action proprement dite.
A l’acte I, les musulmans cĂ©lĂšbrent la toute puissance d’Armide et d’Hidraot : la belle magicienne dĂ©clare Ă©pouser celui qui saura vaincre le plus valeureux de leurs ennemis : le chevalier Renaud.
Au II, Renaud exilĂ© par Godefroy, s’endort au bord d’une riviĂšre. Les esprits malins suscitĂ©s par Hidraot et Armide en font leur prisonnier et Armide, s’apprĂȘtant Ă  le tuer, tombe d’impuissance face au visage du beau chevalier : l’amour est plus que son devoir guerrier. Elle emporte Renaud ensorcelĂ© dans les airs…

 

 

 

Armide, l’opĂ©ra passionnel et tragique de Lully

 

L’Acte III est dĂ©volu Ă  la guerre intĂ©rieure qui saisit le coeur d’Armide : cet a mour pour Renaud faisant sa honte doit devenir haine pour la libĂ©rer. Mais la femme amoureuse se dĂ©voile et ne pouvant haĂŻr celui qu’elle aime, elle chasse la Haine venue rĂ©aliser ses premiers desseins.
Acte IV. Le compagnons de Renaud, Ubalde aidĂ© du chevalier Danois partent Ă  la recherche de Renaud pour le dĂ©livrer d’Armide : ils doivent Ă©prouver les charmes de Melisse, Lucinde, sĂ©ductrices destinĂ©es Ă  les perdre. Les hĂ©ros parviennent Ă  se libĂ©rer des enchantements.
Acte V. L’impuissance tragique d’Armide. Dans son palais Armide s’inquiĂšte toujours de la domination de Renaud dans son cƓur. Surviennent Ubalde et le chevalier Danois : Renaud prend conscience du charme dont il est victime et s’enfuit quittant Armide malgrĂ© ses plaintes. Armide de fureur, d’amoureuse devenue haineuse impuissante et dĂ©munie, dĂ©truit son palais et s’enfuit elle aussi sur son char.

 

Armide lully livret_front_BallardL’opĂ©ra en peignant surtout le dĂ©chaĂźnement des passions qui suscite un amour artificiellement provoquĂ© (Renaud tombe amoureux d’Armide par envoĂ»tement), cible l’impuissance de la magicienne. L’opĂ©ra s’achĂšve sur l’abandon d’Armide par Renaud qui a recouvrĂ© la raison et sur la haine solitaire de la musulmane qui s’enfuit (elle aussi) dans les airs, de rage et d’impuissance (ce parti final est aussi retenu par Noverre dans sonballet cĂ©lĂšbre, sujet Ă  un dĂ©cor et des machineries spectaculaires Ă  l’Ă©vocation de l’Ă©croulement du palais d’Armide et de l’Ă©lĂ©vation de la magicienne sur son char cĂ©leste). L’ouvrage de Lully crĂ©Ă© en 1686 prĂ©sente une telle intensitĂ© Ă©motionnelle, Ă©quilibre avec soin, scĂšnes de tendresse et d’enchantement (ballets et divertissements ponctuent l’action guerriĂšre proprement dite) qu’il devient un modĂšle dans l’imaginaire des compositeurs. Sacchini prĂšs d’un siĂšcle aprĂšs Lully en 1783, adaptera pour Marie-Antoinette et Louis XVI, le sujet d’Armide : son Renaud illustre une rĂ©ussite exemplaire du mythe d’Armide au temps des LumiĂšres, avec une diffĂ©rence importante dans le traitement du sujet : si Lully et Quinault achĂšvent leur ouvrage sur une issue passionnĂ©e et tragique, l’opĂ©ra de Sacchini, gluckiste napolitain Ă  paris, prĂ©fĂšre, goĂ»t du temps oblige, rĂ©soudre l’intrigue par les retrouvailles heureuses des deux protagonistes, aprĂšs avoir longuement offert Ă  Armide (mezzo soprano), de sublimes airs d’ivresse, de vertiges passionnels affine le portrait de la femme qui dĂ©voile avec une profondeur dĂ©jĂ  prĂ©romantique en pleine pĂ©riode classique, une sincĂ©ritĂ© de ton irrĂ©sistible (Ă  l’acte II aprĂšs le duo avec Renaud, brunoProcopio dirige Renaud sacchinil’air fameux “barbare amour”). AprĂšs Christophe Rousset Ă  Metz (avec marie Kalinine dans le rĂŽle titre, c’est rĂ©cemment le claveciniste et chef d’orchestre, lui-mĂȘme ancien Ă©lĂšve au clavecin de Rousset, Bruno Procopio qui a assurĂ© les 21 et 22 mars 2015, la crĂ©ation du Renaud de Sacchini Ă  Rio de Janeiro au BrĂ©sil (Sala Cecilia Meireles), dans une rĂ©alisation exceptionnelle oĂč perce tel un diamant imprĂ©vu, l’Ă©clat indicible et troublant de la mezzo brĂ©silienne Luisa Francesconi.

 

  

 Armide de Lully, opĂ©ra pour l’Ă©tĂ© 2015

 

 

Armide de Lully reprend du service au fil des festivals de l’Ă©tĂ© 2015. Beaune et Innsbruck affichent chacun dans des productions diffĂ©rentes, le chef d’oeuvre tragique et passionnel de Lully.

 

  

 

Beaune, festival
Le 4 juillet 2015, 21h
Rousset. Henry, PrĂ©gardien, Schroeder, van Wanroij, Chappuis, Mauillon, VĂ©ronĂšse, Guimaraes, Bennani…

AprĂšs PersĂ©e, PhaĂ«ton, BellĂ©rophon nous clĂŽturons avec le chef Christophe Rousset le cycle d’opĂ©ras de Lully avec Armide, son dernier opĂ©ra, considĂ©rĂ© par Rameau comme son plus grand chef-d’oeuvre. Il est jouĂ©, acclamĂ© et encensĂ© sur la scĂšne francaise tout au long du 18e siĂšcle. Dans sa dĂ©dicace au roi, Lully Ă©crit : “Sire, de toutes les tragĂ©dies que j’ay mises en musique voicy celle dont le Public a tesmoignĂ© estre le plus satisfait: c’est un spectacle oĂč l’on court en foule, et jusqu’icy on n’en a point veu qui ait receu plus d’applaudissements”. Le Cerf de La ViĂ©ville, contemporain de Lully et auteur de la fameuse “Comparaison de la musique italienne et de la musique française” (1704), dĂ©crivait dans cet ouvrage l’effet que produisait sur ses auditeurs le cĂ©lĂšbre monologue d’Armide qui clĂŽt l’acte 2 (“Enfin il est en ma puissance”), considĂ©rĂ© comme un des clous de la partition : « J’ai vu vingt fois tout le monde saisi de frayeur, ne soufflant pas, demeurer immobile, l’Ăąme tout entiĂšre dans les oreilles (…) puis, respirant lĂ  avec un bourdonnement de joie et d’admiration ». Au cinquiĂšme acte, l’impressionnante passacaille avec choeur et solistes est Ă©galement l’un des sommets de la partition.

 
 

 
 

Innsbruck, festivalEVASION en Autriche : le festival d'Innsbruck 2015
Les 22, 24, 26 août 2015
Avec les chanteurs lauréats du Concours de chant baroque coorganisé avec le Centre de musique baroque de Versailles
39Ăšme Festival international de musqiue ancienne d’Innsbruck / Festwhchen der Alten Musik. Innsburck, Innenhof der Theologischen FakultĂ€t)
C-Akenine, Colonna
Hache, Cabral, Skorka, Albano, di Bianco, Lavoie, Francis, de Hys

(au moment oĂč nous publions, la date du 24 aoĂ»t est dĂ©jĂ  complĂšte)

 

 

Illustration : les amours de Acis et Galate par Nicolas Poussin : sensualitĂ© crĂ©pusculaire et vĂ©nitienne (XVIIĂšme – DR)

RIO : Bruno Procopio crée Renaud de Sacchini

Antonio_SacchiniRio. Salla C.Meireles. Sacchini : Renaud. Bruno Procopio. Les 21 et 22 mars 2015, 19h. RecrĂ©Ă© rĂ©cemment Ă  Metz, puis objet d’un enregistrement discographique que Classiquenews a largement relayĂ© Ă  l’Ă©poque, l’opĂ©ra Renaud de Sacchini, crĂ©Ă© en 1783 est une commande de la Cour de  Marie-Antoinette et de Louis XVI : l’Ă©poque est Ă  la confrontation des maniĂšres (italiennes, nordiques, germaniques) pour qu’Ă©merge enfin, aprĂšs Gluck, une formule nouvelle pour l’opĂ©ra français. Les partitions alors crĂ©Ă©es Ă  Paris tĂ©moignent toutes d’une effervescence sans pareil, un Ăąge d’or de la crĂ©ativitĂ© favorisĂ©e quelques annĂ©es avant la RĂ©volution : Andromaque de GrĂ©try (1778), La Toison d’or de Vogel (1786), ThĂ©sĂ©e de Gossec (1782), Renaud de Sacchini (1783), Atys de Piccinni, Amadis de Gaule de JC Bach… sont autant de propositions dues Ă  des Ă©trangers, Ă©tapes majeures pour le renouvellement de l’opĂ©ra. A chaque crĂ©ation, des attentes nouvelles ; un esprit de confrontation et d’oppositions systĂ©matique : Gluck fut comparĂ© Ă  Piccinni, puis ce dernier ) Sacchini comme avant Gluck on aima mesurer le gĂ©nie de Rameau selon le modĂšle Lullyste, pour l’aduler comme le massacrer.  Paris aime les cabales, et feint de s’en Ă©tonner.

Champion de l’Ă©loquence ramĂ©lienne, Bruno Procopio s’attaque au Renaud de Sacchini

Les Italiens Ă  Paris : victorieux Sacchini

Bruno Procopio dirige Renaud de Sacchini Ă  Rio de JaneiroRenaud de Sacchini porte bien mal son nom car c’est la sarrasine Armide qui demeure la figure protagoniste de l’ouvrage. AidĂ©e par la reine Antiope et ses amazones guerriĂšres, Armide dĂ©truit toute alliance entre chrĂ©tiens et musulmans car elle exhorte ses troupes Ă  tuer l’indigne Renaud (I). Mais quand les amazones lui livre Renaud, Armide sent son amour pour lui renaĂźtre : elle outrepasse les biensĂ©ances alors, en livrant Ă  son aimĂ©, les secrets de l’armĂ©e musulmane. Renaud s’Ă©chappe et laisse Armide qui desespĂ©rĂ©e, sollicite les furies infernales, … en vain (II). L’acte III est le plus saisissant, en particulier sur le plan orchestral, recyclant ce style frĂ©nĂ©tique expressif, dramatiquement irrĂ©sistible, hĂ©ritĂ© de Gluck : Sacchini illustre la dĂ©solation du combat final, thĂ©Ăątre de ruines qui peint la dĂ©faite des Sarrasins. C’est aussi la dĂ©sespĂ©rance absolue qui s’empare de l’esprit d’Armide trahie et dĂ©munie, rendu impuissante face Ă  l’amour que lui inspire Renaud. Suicidaire, la magicienne est prĂȘte Ă  se frapper car elle a perdu l’amour du chrĂ©tien comme elle a trahi son clan : mais Renaud paraĂźt avec Hidraot, -le pĂšre d’Armide-, jurant un amour indĂ©fectible pour celle qui croyait avoir tout perdu. L’opĂ©ra s’achĂšve donc sur une sĂ©quence positive. LIRE notre prĂ©sentation complĂšte de la crĂ©ation de Renaud de Sacchini Ă  Rio de Janeiro (BrĂ©sil)

boutonreservationRio. Salla Cecilia Meireles. 
Sacchini : Renaud, 1783. 
Orchestre Symphonique du Brésil
Bruno Procopio, direction. Les 21 et 22 mars 2015, 20h.

 

 

 

Antonio_SacchiniVIDEO. Visionner notre reportage exclusif RENAUD de SACCHINI recrĂ©Ă© par le CMBV Ă  l’Arsenal de Metz en octobre 2012.

 

 

Rio. Bruno Procopio dirige Renaud de Sacchini (1783)

Antonio_SacchiniRio. Salla Cecilia Meireles. Sacchini : Renaud, 1783. Bruno Procopio. Les 21 et 22 mars 2015, 19h. RecrĂ©Ă© rĂ©cemment Ă  Metz, puis objet d’un enregistrement discographique que Classiquenews a largement relayĂ© Ă  l’Ă©poque, l’opĂ©ra Renaud de Sacchini, crĂ©Ă© en 1783 est une commande de la Cour de  Marie-Antoinette et de Louis XVI : l’Ă©poque est Ă  la confrontation des maniĂšres (italiennes, nordiques, germaniques) pour qu’Ă©merge enfin, aprĂšs Gluck, une formule nouvelle pour l’opĂ©ra français. Les partitions alors crĂ©Ă©es Ă  Paris tĂ©moignent toutes d’une effervescence sans pareil, un Ăąge d’or de la crĂ©ativitĂ© favorisĂ©e quelques annĂ©es avant la RĂ©volution : Andromaque de GrĂ©try (1778), La Toison d’or de Vogel (1786), ThĂ©sĂ©e de Gossec (1782), Renaud de Sacchini (1783), Atys de Piccinni, Amadis de Gaule de JC Bach… sont autant de propositions dues Ă  des Ă©trangers, Ă©tapes majeures pour le renouvellement de l’opĂ©ra. A chaque crĂ©ation, des attentes nouvelles ; un esprit de confrontation et d’oppositions systĂ©matique : Gluck fut comparĂ© Ă  Piccinni, puis ce dernier ) Sacchini comme avant Gluck on aima mesurer le gĂ©nie de Rameau selon le modĂšle Lullyste, pour l’aduler comme le massacrer.  Paris aime les cabales, et feint de s’en Ă©tonner.

Champion de l’Ă©loquence ramĂ©lienne, Bruno Procopio s’attaque au Renaud de Sacchini

Les Italiens Ă  Paris : victorieux Sacchini

Bruno Procopio dirige Renaud de Sacchini Ă  Rio de JaneiroRenaud de Sacchini porte bien mal son nom car c’est la sarrasine Armide qui demeure la figure protagoniste de l’ouvrage. AidĂ©e par la reine Antiope et ses amazones guerriĂšres, Armide dĂ©truit toute alliance entre chrĂ©tiens et musulmans car elle exhorte ses troupes Ă  tuer l’indigne Renaud (I). Mais quand les amazones lui livre Renaud, Armide sent son amour pour lui renaĂźtre : elle outrepasse les biensĂ©ances alors, en livrant Ă  son aimĂ©, les secrets de l’armĂ©e musulmane. Renaud s’Ă©chappe et laisse Armide qui desespĂ©rĂ©e, sollicite les furies infernales, … en vain (II). L’acte III est le plus saisissant, en particulier sur le plan orchestral, recyclant ce style frĂ©nĂ©tique expressif, dramatiquement irrĂ©sistible, hĂ©ritĂ© de Gluck : Sacchini illustre la dĂ©solation du combat final, thĂ©Ăątre de ruines qui peint la dĂ©faite des Sarrasins. C’est aussi la dĂ©sespĂ©rance absolue qui s’empare de l’esprit d’Armide trahie et dĂ©munie, rendu impuissante face Ă  l’amour que lui inspire Renaud. Suicidaire, la magicienne est prĂȘte Ă  se frapper car elle a perdu l’amour du chrĂ©tien comme elle a trahi son clan : mais Renaud paraĂźt avec Hidraot, -le pĂšre d’Armide-, jurant un amour indĂ©fectible pour celle qui croyait avoir tout perdu. L’opĂ©ra s’achĂšve donc sur une sĂ©quence positive.

rio-salla-cecilia-meireles-renaud-sacchini-opera-par-Bruno-Procopio-direction-21-et-22-mars-2015Le talent de Sacchini vient de son Ă©clectisme et de sa sensibilitĂ© europĂ©enne : le goĂ»t de la grandeur hĂ©roĂŻque, la virtuositĂ© (dans l’air final de la CoryphĂ©e : “Que l’Ă©clat de la victoire…”), la nervositĂ© de l’orchestre, la force palpitante des chƓurs… composent un savant mĂ©lange, combinaison gagnante qui tĂ©moigne du talent de celui qu’on voulut en son temps opposer Ă  Piccinni. De fait, les Italiens Ă  Paris connaĂźtront aprĂšs le dĂ©part de Gluck, et malgrĂ© la concurrence d’autres Ă©trangers, une vraie gloire parisienne. Le traitement de la figure d’Armide, amoureuse alanguie comme surtout, furie haineuse et vengeresse, se classe dans le sillon de la MĂ©dĂ©e de Vogel dans La Toison d’or (1786), et annonce bientĂŽt la MĂ©dĂ©e de Cherubini (1797) dont le profil radicalement violent et barbare prĂ©figure l’Ăšre romantique, si friande de magicienne tragique, amoureuse dĂ©truite et languissante…

boutonreservationRio. Salla Cecilia Meireles.
Sacchini : Renaud, 1783.
Orchestre Symphonique du Brésil
Bruno Procopio, direction. Les 21 et 22 mars 2015, 20h.

 

 

 

 

VIDEO. Visionner notre reportage exclusif RENAUD de SACCHINI recrĂ©Ă© par le CMBV Ă  l’Arsenal de Metz en octobre 2012.

Antonio_SacchiniMettre en musique le merveilleux… Sacchini Ă  l’Ă©cole du thĂ©Ăątre français. Sacchini (1730-1786) arrive Ă  Paris en 1783, depuis Londres; il succĂšde ainsi Ă  Gluck et son compatriote Piccinni et prolonge Ă©videmment les avancĂ©es stylistiques de ses prĂ©dĂ©cesseurs. Pour le temple international du lyrique qu’est Paris, Sacchini offre une nouvelle musique moderne aux anciens livrets hĂ©ritĂ©s de l’ñge baroque. Renaud ne fait pas exception: contrairement Ă  son titre, l’ouvrage cosmopolite et brillant, fait place nette au personnage clĂ© de l’amoureuse enchanteresse Armide. La magicienne cĂšde ici sa baguette pour dĂ©voiler un visage tendre et implorant qui saura in fine convaincre et sĂ©duire son ennemi jurĂ© Renaud dont elle est tombĂ©e amoureuse malgrĂ© la guerre qui fait rage et qui oppose leurs deux clans respectifs
 Style gluckiste, orchestre flamboyant voire frĂ©nĂ©tique (prĂ©lude du II), alliance des divertissements et du pathĂ©tique, des accents tragiques comme hĂ©roĂŻque (le pĂšre d’Armide, Hidraot tient aussi un rĂŽle important tout en tension virile), surtout arabesques stylĂ©es d’un bel canto italianisant
 Assurant le passage du merveilleux vers le fantastique, du classicisme au romantisme, Renaud de Sacchini incarne un sommet lyrique français, en une formule europĂ©enne, au temps des LumiĂšres. Reportage exclusif CLASSIQUENEWS.COM, prĂ©sentation et commentaires par BenoĂźt Dratwicki, directeur scientifique du CMBV, Centre de musique baroque de Versailles. © CLASSIQUENEWS.TV, octobre 2012

 

 

 

CD. Valer Sabadus, haute-contre. Gluck, Sacchini (De Marchi, 2014)

sabadus valer le belle imagineCD. Valer Sabadus, contre-tĂ©nor. Gluck, Sacchini: Le Belle imagine (1 cd Sony classical). Parmi les Ă©toiles du chant de tĂȘte, incarnation actuelle des castrats mythiques style Farinelli ou Cafarelli, plusieurs jeunes chanteurs de la nouvelle gĂ©nĂ©ration se sont rĂ©cemment affirmĂ©s sur la scĂšne : Ă©videmment Franco Fagioli, David Hansen et aussi, en troisiĂšme position mais trĂšs prometteur, Valer Sabadus : les trois contre tĂ©nors ont fait la rĂ©ussite de l’excellente production recrĂ©atrice initiĂ©e par leur aĂźnĂ© et confrĂšre, Max Emanuel Cencic : Artaserse de Leonardo Vinci (1730). Magistrale production oĂč s’impose pour l’Ă©clat de la vocalitĂ© virtuose du seria napolitain, le chant maĂźtrisĂ© des voix de fausset enfin accordĂ© Ă  un jeu scĂ©nique cohĂ©rent… et des tempĂ©raments dramatiques d’une nouvelle profondeur.
Et puis, il y eut ensuite, au festival d’Aix 2014, Ă©galement publiĂ© en dvd, l’Ă©blouissante et trouble Elena de Cavalli (1659), opĂ©ra des travestissements et de la sensualitĂ© masquĂ©e enivrante oĂč s’est confirmĂ© un talent immense pour la fasinante fusion des sexes : le Menelas de… Valer Sabadus, un rĂŽle d’une force Ă©rotique majeure, rĂ©vĂ©lant la puissante lyre suave et volptueuse du compositeur vĂ©nitien… comme l’intensitĂ© diamantine d’une voix singuliĂšre.

CLIC D'OR macaron 200Aujourd’hui, pour Sony classical, le contre tĂ©nor qui est devenu simplement Valer Sabadus (aprĂšs s’ĂȘtre appelĂ© Valer Barna-Sabadus) affirme une mĂȘme autoritĂ© vocale, agile et caractĂ©risĂ©e chez Gluck et Sacchini, deux auteurs du plein XVIIIĂš, Ă©lĂ©gantisismes mais pas moins humains et profonds pour autant.. Le chanteur opĂšre une glissement chronologique, ouvertement tournĂ© vers la seconde moitiĂ© du XVIIIĂš, ce moment viennois d’importance oĂč le chevalier Gluck confirme sa rĂ©forme au dĂ©but des annĂ©es 1770, passant du baroque au nĂ©oclassicisme, … oĂč se prĂ©cise un style expressif, essentiellement dramatique (c’est Ă  dire centrĂ© sur l’intelligence des situations moins sur la seule performance vocale), tout autant servi par l’EuropĂ©en Antonio Sacchini, qui d’ailleurs retrouvera en France le mĂȘme Gluck. Valer Sabadus chante de Gluck,  entre autres le Cid (crĂ©Ă© Ă  Londres en 1773) comme le Paris de Paris et HĂ©lĂšne crĂ©Ă© Ă  Vienne en 1770, Ă©criture lyrique prolongeant sa Semiramide riconosciuta (Vienne, 1748).

 

 

 

PortĂ© par la direction fine et subtile d’Alessandro De Marchi…

Valer Sabadus chante Gluck : Ă©blouissant !

 

Saluons au dĂ©but de ce rĂ©cital lyrique, l’Ă©lĂ©gie tendre de l’aria de Paride (oh, del mio dolce ardor) en dialogue avec le hautbois, instrument d’une Ăąme dĂ©voilĂ©e, saisi par Cupidon, dĂ©sirante : legato et passage aisĂ©s qui laisse se dĂ©ployer une voix aux aigus charnus, taillĂ©s pour les personnages blessĂ©es, en souffrance mais dignes (le fonds de commerce futur de notre excellent soliste).

Gluck s’affirme dans sa franche coupe orchestrale d’un dramatisme direct, d’un souffle irrĂ©sistible qui semble annoncer et Mozart et Beethoven : l’ouverture des fĂȘtes d’Apollon (acte d’OrphĂ©e, Vienne 1769) confirme le tempĂ©rament du Chevalier pour une fureur nouvelle mais Ă©lĂ©gante, trĂšs viennoise – prĂ©haydnienne. D’un maintien et d’une tenue mesurĂ©e dĂ©fendue par la nervositĂ© scintillante du chef, l’orchestre sait ĂȘtre prĂ©cis et mordant Ă  souhait. Une Ă©criture intesĂ©ment dramatique Ă  mettre en parallĂšle Ă©videmment avec le Mozart de Don Giovanni.

En Orfeo, La voix se fait Ă©cho de sa propre errance, avec la flĂ»te en rĂ©sonance (Chiamo il mio ben cosi)… Timbre corsĂ© et clair mais d’une brillance blessĂ©e qui exprime idĂ©alement le tourment des hĂ©ros sacrifiĂ©s dĂ©munis tel OrphĂ©e : ainsi le poĂšte face au choeur infernal.
On retrouve ici ce que sera les futurs mouvements les plus rĂ©ussis de l’OrphĂ©e et Euridice de Gluck Ă  Paris au dĂ©but des annĂ©es 1770 : mais ici, l’Ă©poque est aux annĂ©es 1760 : et le futur ballet des furies, s’intitule Danza des spectres et des furies, intĂ©grĂ© dans Don Juan ou le festin de Pierre (Vienne 1761) : une page vivaldienne par sa fureur Ă©lectrisante, son souffle orchestral oĂč perce le chant alternĂ© et combinĂ© des cordes et des cuivres. PrĂ©cis, Ă©quilibrĂ©, chatoyant aussi par des couleurs finement tissĂ©es, l’orchestre sait tempĂ©rer et calibrer idĂ©alement ses effets dramatiques avec un souci constant de la clartĂ© : un maĂźtre mot que n’aurait pas reniĂ© Gluck soi-mĂȘme.

Dans le second air extrait du mĂȘme Paris inaugural, Valer Sabadus accroche chaque verbe du rĂ©citatif comme une brĂ»lure ardente, sachant conduire l’air proprement dit avec une gravitĂ© souterraine, l’expression d’une psychĂ© qui grĂące Ă  l’exigence de Gluck se colore et se nourrit diffĂ©remment, hors des cascades de notes et de vocalises essentiellement extĂ©rieures. En 1770, l’air “le belle immagini…” qui donne son titre au rĂ©cital est d’une noblesse tendre, irrĂ©sistible, d’autant que chanteur et instrumentistes y rĂ©alisent une belle complicitĂ© expressive : au chef revient ce souci des Ă©quilibres et du format tĂ©nu, vĂ©hicule du sentiment, non plus de la passion dĂ©monstrative. Le climat est proche de Mozart. Si son Paride est hallucinĂ©, crĂ©pusculaire, voire lugubre, son Rodrigo (Cid, Londres 1773) est amoureusement tendre, d’autant plus lumineux avec le concours de la flĂ»te affectueuse. Saber Sabadus, pour cette premiĂšre mondiale, dĂ©voile un Sacchini au style europĂ©en, vraie cĂ©lĂ©britĂ© Ă  son Ă©poque, et vedette Ă  Londres et Ă  Paris (oĂč il est justement exposĂ© en challenger de Piccinni, les deux napolitains Ă©tant comparĂ©s systĂ©matiquement Ă  Gluck dans les annĂ©es 1780 soit sous le rĂšgne de Marie-Antoinette) : l’Ă©criture de ce Cid est trĂšs sentimentale, ciselĂ©e, pudique, langoureuse mais humaine, touchĂ©e constamment par la grĂące et l’Ă©lĂ©gance du genre seria (agilitĂ© virtuose du “Placa lo sdegno o cara” oĂč l’abattage de Sabadus fait mouche, comme l’air qui suit d’une sensibilitĂ© Ă©lĂ©giaque attendrie lĂ  encore). De plus le timbre juvĂ©nile de Valer Sabadus, intense, incarne idĂ©alement l’ardent dĂ©sir volcanique du jeune amant audacieux (ample air : Ecco,o cara… se pietĂ  tu senti al core…”) qui en maĂźtre de ses sentiments, est prĂȘt au pardon, Ă  la tendresse obligĂ©e : cet air est une priĂšre irrĂ©sistible.

Dommage de terminĂ©e sur une note plus artificielle, – quoique subtilement ornementĂ©e au violon / violoncelle-, celle de l’air de Scitalce de Semiramide reconosciuta : un air proche du pathos napolitain, plus convenu, et aprĂšs la franchise introspective de Paride ou de Rodrigo, semble empĂȘtrĂ© dans une cascade obligĂ©e de vocalises de bon ton. MĂȘme si l’on reconnaĂźt comme on a dit l’imbrication trĂšs dĂ©licate des deux instruments obligĂ©s dans le chant du soliste.

Le travail du chef et des instrumentistes doit ĂȘtre particuliĂšrement saluĂ© par sa finesse et son Ă©tonnante richesse agogique (un raffinement qui devrait inspirer certains chefs conquĂ©rants du mĂȘme rĂ©pertoire tels Christophe Rousset, infiniment moins profond). Une telle balance entre instrumentistes et voix relĂšve d’un chef qui depuis des annĂ©es a rĂ©vĂ©lĂ© une Ă©tonnante voire saisissante maĂźtrise dans le rĂ©pertoire du baroque tardif et romantisme naissant, Ă  l’Ă©poque du XVIIIĂš, servieur particuliĂšrement zĂ©lĂ© par exemple de Jommelli (un compositeur nĂ© en 1714 dont le tricentenaire est passĂ© totalement sous silence).

Outre les considĂ©rations musicologiques sur la valeur intrinsĂšque de chaque air, ce rĂ©cital du contre-tĂ©nor Valer Sabadus est une totale rĂ©ussite. Le chanteur est bien de la gĂ©nĂ©ration des interprĂštes fins et originaux, d’une musicalitĂ© sĂ»re, d’autant plus convaincant qu’il est accompagnĂ© par un superbe chef et un orchestre aux couleurs d’une subtilitĂ© saisissante. C’est avec ses confrĂšres et contemporains Franco Fagioli et David Hansen, le champion actuel du chant de contre-tĂ©nor, alliant, finesse, puissance, originalitĂ©, personnalitĂ©. Notre Ă©poque est merveilleuse : que les directeurs et producteurs d’opĂ©ras sachant employer chacun avec intelligence et discernement, sans omettre le chef que l’on entend si rarement en France.

 

Valer Sabadus, contre-tĂ©nor. Hofkapelle MĂŒnchen. Alessandro de Marchi, direction. Gluck, Sacchini: Le Belle imagine (1 cd Sony classical). enregistrement rĂ©alisĂ© Ă  Munich en fĂ©vrier 2014.

Bruno Procopio, jeune maestro Ă  LiĂšge et Ă  Rio (dĂ©cembre 2014 – mars 2015)

Bruno Procopio dirige Rameau Ă  CaracasBruno Procopio maestroso : LiĂšge, 14 dĂ©cembre 2014. Rio, 21,22 mars 2015. Agenda chargĂ© pour le jeune chef franco brĂ©silien Bruno Procopio : le dĂ©fricheur mobile habile, capable de ciseler sur instruments modernes un Rameau Ă©lĂ©gant, prĂ©cis, dramatique (avec les instrumentistes de Gustavo Dudamel: ceux de l’Orchestre Symphonique Simon Bolivar du Venezuela), porteur d’une nouvelle version des PiĂšces pour clavecin en concerts (nouveau cd paru en 2013 avant l’annĂ©e Rameau et sur instruments anciens), dirige en dĂ©cembre 2014 puis mars 2015, deux programmes prometteurs, attendus, ambitieux. Les deux sont littĂ©ralement originaux, signes extĂ©rieurs d’un tempĂ©rament dynamique qui se passionne pour le dĂ©frichement et les nouvelles postures. D’abord Rameau Ă©videmment et sur instruments modernes, ceux de l’Orchestre philharmonique royal de LiĂšge (une nouvelle expĂ©rience qui renouvelle son expĂ©rience Ă  Caracas), d’emblĂ©e dĂ©cisive pour le perfectionnement et la culture de l’orchestre liĂ©geois ; puis le grand genre lyrique et tragique hĂ©ritĂ© de l’époque des LumiĂšres : Renaud du napolitain Sacchini, champion Ă  Paris et Ă  Versailles Ă  l’époque de Marie Antoinette, d’un style Ă©clairĂ©, raffinĂ©, europĂ©en, et plutĂŽt trĂšs dramatique
 il fut invitĂ© Ă  Paris pour rivaliser avec Gluck, champion de l’opĂ©ra français d’alors. Mais Sacchini finit par faire du.. Gluck, tant le Germanique avait rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© le style lyrique français


 

 

Bruno Procopio : de Rameau Ă  Sacchini, de LiĂšge… Ă  Rio de Janeiro

procopio_bruno_chemise_bleueBruno Procopio s’est forgĂ© une trĂšs solide rĂ©putation comme ramiste fervent et engagĂ© : il l’a dĂ©montrĂ© encore Ă  Cuenca en Espagne (Castilla La Mancha) au dernier festival de PĂąques (Semana de MĂșsica religiosa de Cuenca, avril 2014. Voir notre reportage vidĂ©o : Bruno Procopio dirige Ă  Cuenca les Grands Motets de Rameau) : les grands motets de Rameau, offrande de jeunesse d’un compositeur gĂ©nial, ont bouleversĂ© l’audience ibĂ©rique en avril dernier, retrouvant la star baroque ibĂ©rique, Maria Bayo (inoubliable interprĂštre de La Calisto de Cavalli version RenĂ© Jacobs). A LiĂšge en dĂ©cembre prochain, Bruno Procopio s’engage Ă  dĂ©fendre l’enjeu symphonique des ballets et ouvertures des opĂ©ras de Rameau. En mars 2015 Ă  Rio, le jeune maestro, esprit articulĂ© expressif, taillĂ© pour l’opĂ©ra, comme il l’avait fait en dĂ©cembre 2012, de l’opĂ©ra comique facĂ©tieux L’Oro no compra amore de Marcos Portugal – le Rossini brĂ©silien- (ouvrage crĂ©Ă© Ă  Lisbonne en 1804 puis crĂ©Ă© Ă  Rio en 1811), dĂ©voilera une autre partition oubliĂ©e frappante par son raffinement dramatique. Sacchini s’y montre inspirĂ© par son sujet oĂč perce surtout la figure Ăąpre, haineuse, puissante de l’enchanteresse Armide dont l’orchestre rugissant, convulsif exprime les aspirations frustrĂ©es, les dĂ©sirs inapaisĂ©s, la souffrance de la guerriĂšre amoureuse… Sacchini y brosse en 1783 pour la Cour Ă  l’Ă©poque de Marie-Antoinette le portrait de la femme tiraillĂ©e, impuissante et submergĂ©e par la passion… mais finalement tendre et heureuse : un portrait de femme passionnant, une silhouette singuliĂšre qui annonce la future MĂ©dĂ©e de Cherubini Ă  l’extrĂ©mitĂ© du siĂšcle (1797). Pour cette rĂ©surrection d’un opĂ©ra de Sacchini de l’autre cĂŽtĂ© de l’Atlantique, Bruno Procopio suit la direction pionniĂšre de son ex professeur de clavecin, Christophe Rousset, lequel a rĂ©cemment dirigĂ© et enregistrĂ© Renaud de Sacchini (1783). Voir notre reportage vidĂ©o de Renaud de Sacchini...

 

 

 

 

Année Rameau 2014 : concerts, opéras, temps forts de septembre à décembre 2014LIEGE, Philharmonie. Le 14 décembre 2014, 20h
Suites de ballets et ouvertures des opéras de Rameau.
Il s’agit du mĂȘme programme que le disque « Rameau in Caracas » enregistrĂ© avec les instrumentistes du Simon Bolivar Symphonic Orchestra of Venezuela.

 

 

Programme :

Zoroastre, Tragédie Lyrique (Paris, 1756)
Ouverture
PremiÚre et DeuxiÚme Gavotte en rondeau, Acte I, ScÚne 3
Premier et DeuxiÚme Menuet, Acte II, ScÚne 4
Contredanse, Acte II, ScÚne 4
Entrée des Indiens, Acte II, ScÚne 4
Ballet Figuré, Air des Esprits Infernaux, Acte IV, ScÚne 5
Air des Esprits Infernaux, TrÚs vite, Acte IV, ScÚne 5
Loure, Acte III, ScĂšne 9
Ballet FigurĂ© – Air, Acte IV, ScĂšne 5
Premier et DeuxiÚme Passepied, Acte III, ScÚne 9
PremiÚre et DeuxiÚme Gavotte, Acte V, ScÚne 7

Dardanus, Tragédie Lyrique (Paris,1739)
Ouverture
Entrée pour les Guerriers, Acte I, ScÚne III
Premier et DeuxiÚme Tambourin, Prologue, ScÚne II

Naïs, Pastorale héroïque (Paris 1749)
Ouverture
Entrée Des Luteurs, Chaconne & Air de Triomphe

pause

Castor et Pollux, Tragédie Lyrique (Paris, 1737)
Ouverture
Air pour les AthlÚtes, Acte I, ScÚne III
TroisiÚme Air, Acte I, ScÚne IV - 2e Air, Acte II, ScÚne V
Premier et DeuxiÚme Tambourin, Acte I, ScÚne IV
Premier et DeuxiÚme Passepied, Acte IV, ScÚne II
Chaconne, Acte V, ScÚne VII

Acanthe et Céphise ou La Sympathie, Pastorale Héroïque (Versailles 1751)
Ouverture
Tambourin, Acte III
Contredanse, Acte III

Les Indes Galantes, Opéra-Ballet (Paris, 1735)
Chaconne, TroisiÚme Entrée : Les Sauvages, ScÚne VI

+ d’infos :
Pour la rencontre avec le public : le concert Rameau symphonique est prĂ©cĂ©dĂ© d’une rencontre avec Bruno Procopio, le 10 dĂ©cembre 2014 Ă  18h30.
Pour le concert du 14 décembre 2014 

 

 

 

Antonio_SacchiniRIO DE JANEIRO. Sala Cecilia Meireles, Rio de Janeiro
Les 21 et 22 mars 2015 Ă  20h
Largo da Lapa, 47 ‹Centro – Rio de Janeiro. ‹Tel.: (21) 2332-9223
Sacchini : Renaud, tragédie lyrique, 1783

Solistes :
Armide – Adriane Queiroz
Renaud – Geilson Santos
Hidraot – Leonardo Pascoa
Adraste, Arcas, Tissapherne, MĂ©gĂšre – Murillo Neves
MĂ©lisse – Nivea Raf
Doris, Antiope, Iphise – Mariana Lima

Brazilian Symphony Orchestra
ChƓur : Associação de Canto Coral do Rio de Janeiro
Bruno Procopio, direction