La Belle et la BĂŞte de Philip Glass d’après Cocteau

glass-cocteau-belel-et-la-bete-flm-opera-1994-2015-philharmonie-1-de-Paris-582-420Paris, Philharmonie 1. Glass : La Belle et la BĂŞte. Les 16,17,18 fĂ©vrier 2015.  La Philharmonie reprend une production dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ©e en 2003 Ă  la CitĂ© de la musique, nouveau format modèle dans le genre ” cinĂ©-opĂ©ra “. Le travail du compositeur amĂ©ricain remonte Ă  1994 et son but  est simple et Ă©loquent Ă  la fois : offrir au film de Cocteau (La Belle et la BĂŞte, 1946),  une bande sonore totalement nouvelle, y compris pour les dialogues des acteurs. La musique et le chant nouvellement Ă©crits Ă©pousent parfaitement le mouvement des lèvres de chacun d’eux. C’est donc pour chaque reprĂ©sentation de l’opĂ©ra de Philip Glass, la projection rĂ©itĂ©rĂ©e du film français, mais dans une parure musicale et vocale propre Ă  la fin du XXème siècle.  CrĂ©Ă© Ă  SĂ©ville en 1994, l’oeuvre Ă©tait prĂ©sentĂ©e en France pour la première fois Ă  la CitĂ© de la musique Ă  Paris, en janvier 2003. L’opĂ©ra compose une trilogie dĂ©diĂ©e Ă  Cocteau, et comprend ainsi OrphĂ©e (1993) et Les enfants terribles (1996). Il ne s’agit pas d’une variation sur le sujet lĂ©guĂ© par le long mĂ©trage mais d’un dĂ©fi qui s’impose au compositeur par la nĂ©cessitĂ© de synchronicitĂ© aux images dĂ©jĂ  montĂ©es. Leur propre temporalitĂ© impose un cadre très strict au musicien qui doit suivre Ă  la seconde près le temps prĂ©cis du film et de ses Ă©pisodes. MĂŞme le cheval de Belle qui la conduit jusqu’au château enchantĂ© de la BĂŞte…, a sa partie, c’est dire si Glass a tout traitĂ© du jeu des acteurs et de tous les Ă©lĂ©ments narratifs. LIRE notre prĂ©sentation complète

 

 

boutonreservationPhilip Glass : La Belle et la bête 
d’après Jean Cocteau
 (1994). 

Paris, Philharmonie 1. Salle des concerts
Les 15,16, 17 et 18 février 2015.

 

Philip Glass : La Belle et la BĂŞte, 1994
Opéra pour film, voix et ensemble de Philip Glass
Film de Jean Cocteau

Hai-Ting Chinn, La Belle
Marie Mascari, Félicie, Adélaïde
Gregory Purnhagen, La BĂŞte, L’Officier du Port, Avenant, Ardent
Peter Stewart, Le Père Ludovic

Philip Glass Ensemble
Michael Riesman, direction, clavier

 

 

 

La Belle et la BĂŞte de Philip Glass d’après Cocteau

glass-cocteau-belel-et-la-bete-flm-opera-1994-2015-philharmonie-1-de-Paris-582-420Paris, Philharmonie 1. Glass : La Belle et la BĂŞte. Les 16,17,18 fĂ©vrier 2015.  La Philharmonie reprend une production dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ©e en 2003 Ă  la CitĂ© de la musique, nouveau format modèle dans le genre ” cinĂ©-opĂ©ra “. Le travail du compositeur amĂ©ricain remonte Ă  1994 et son but  est simple et Ă©loquent Ă  la fois : offrir au film de Cocteau (La Belle et la BĂŞte, 1946),  une bande sonore totalement nouvelle, y compris pour les dialogues des acteurs. La musique et le chant nouvellement Ă©crits Ă©pousent parfaitement le mouvement des lèvres de chacun d’eux. C’est donc pour chaque reprĂ©sentation de l’opĂ©ra de Philip Glass, la projection rĂ©itĂ©rĂ©e du film français, mais dans une parure musicale et vocale propre Ă  la fin du XXème siècle.  CrĂ©Ă© Ă  SĂ©ville en 1994, l’oeuvre Ă©tait prĂ©sentĂ©e en France pour la première fois Ă  la CitĂ© de la musique Ă  Paris, en janvier 2003. L’opĂ©ra compose une trilogie dĂ©diĂ©e Ă  Cocteau, et comprend ainsi OrphĂ©e (1993) et Les enfants terribles (1996). Il ne s’agit pas d’une variation sur le sujet lĂ©guĂ© par le long mĂ©trage mais d’un dĂ©fi qui s’impose au compositeur par la nĂ©cessitĂ© de synchronicitĂ© aux images dĂ©jĂ  montĂ©es. Leur propre temporalitĂ© impose un cadre très strict au musicien qui doit suivre Ă  la seconde près le temps prĂ©cis du film et de ses Ă©pisodes. MĂŞme le cheval de Belle qui la conduit jusqu’au château enchantĂ© de la BĂŞte…, a sa partie, c’est dire si Glass a tout traitĂ© du jeu des acteurs et de tous les Ă©lĂ©ments narratifs.

 

 

 

Nouvelle parure sonore pour Cocteau

 

Si les compositeurs se sont plus Ă  sonoriser des films muets, Glass invente une nouvelle approche de l’oeuvre cinĂ©matographique en rĂ©inventant le son d’un film originellement parlant. RĂ©interprĂ©ter le film, c’est en faire une Ĺ“uvre nouvelle qui semble se rĂ©aliser au moment du visionnage.
Personne ne nous a dit si après l’Ă©criture de son opĂ©ra de 1994,  la partition de Glass pourrait ĂŞtre plaquĂ©e sur la dernière version nettoyĂ©e du film de Cocteau (restauration de 2013) : sa richesse poĂ©tique et ses climats si Ă©tranges y ont gagnĂ© davantage de fascinante profondeur, gageons que sur un motif optimisĂ©, la musique de Glass gagne elle-mĂŞme plus de force et de nuances : rĂ©ponse lors de sa reprise Ă  Paris, Philharmonie 2 (ex CitĂ© de la musique ainsi rebaptisĂ©e depuis l’inauguration en janvier 2015 de la nouvelle salle philharmonique intitulĂ©e Philharmonie 1). Ici les chanteurs dos au public doublent et rejouent chaque intention des acteurs de Cocteau.

cocteau-glass-la-belle-et-la-bete-1994-film-opera-reine-bete-582-420Suivre l’action prĂ©Ă©tablie d’un film, convenir d’un canevas dĂ©jĂ  tracer  n’est ce pas trop contraindre la plume du compositeur ? l’intention est naturelle car elle relève chez le plus prĂ©visible des compositeurs rĂ©pĂ©titifs, – Ă  la diffĂ©rence d’un Steve Reich plus audacieux voire formellement dĂ©concertant-, d’un confort d’Ă©criture qui confine au système. L’auteur de Einstein on the beach (1975), qui a tant Ă©crit pour les compagnies de ballet du monde entier, s’entend Ă  merveille Ă  dĂ©fendre sa grille musicale, faire diffuser ses mondes sonores par le quidam de la rue. Rien Ă  faire : comme Verdi Ă©tait de son temps, Glass recherche avant tout Ă  retrouver le dialogue avec la vie moderne et le temps prĂ©sent. Et si sa musique Ă©crite en 1994 pour un film mythique de 1946 lui donnait raison ?

 

 

 

boutonreservationPhilip Glass : La Belle et la bête 
d’après Jean Cocteau
(1994).

Paris, Philharmonie 1. Salle des concerts
Les 15,16, 17 et 18 février 2015.

 

 

Philip Glass : La Belle et la BĂŞte, 1994
Opéra pour film, voix et ensemble de Philip Glass
Film de Jean Cocteau

Hai-Ting Chinn, La Belle
Marie Mascari, Félicie, Adélaïde
Gregory Purnhagen, La BĂŞte, L’Officier du Port, Avenant, Ardent
Peter Stewart, Le Père Ludovic

Philip Glass Ensemble
Michael Riesman, direction, clavier