Opéra de Nice : Akhnaten de Philip GLASS, en streaming dès le 20 nov 2020

glass philip coffret box cd review cd critique classiquenews homepage_large.9078cd9bINTERNET, OPERA ON LINE : GLASS, AKHNATEN, Opéra de Nice, le 20 nov 2020. Fermé, covid 19 oblige, l’Opéra de Nice assure sa programmation sur le net. L’opéra digital se réalise ainsi par la diffusion ven 20 nov 2020 à 16h, de la nouvelle production d’Akhenaten, opéra de Philip Glass, inspiré par la figure de l’hérésiarque légendaire Akhenaton, pharaon de la XVIIIè dynastie, qui osa remplacer le culte d’Amon par Aton, le disque solaire, écartant tous les dieux traditionnels de l’Egypte antique, en faveur du disque solaire Rê (Aton). Le drame est mis en scène et chorégraphié en visio conférence depuis New-York par Lucinda Childs, partenaire habituel de Glass (depuis leur précédent Einstein on the beach). Lucinda Childs assurera aussi le rôle d’Amenhotep (rôle parlé) L’Opéra de Nice diffuse ainsi le spectacle enregistré le 1er novembre ce 20 novembre à 16h sur deux sites :

le site de l’Opéra Nice Côte d’Azur :
https://www.opera-nice.org

et sur le site de la Ville de Nice :
https://cultivez-vous.nice.fr

La production d’Akhnaten ouvre ainsi la saison lyrique 2021/2022 de l’OpĂ©ra de Nice.

________________________________________________________________________________________________

 

 

Opéra de NICEglass-akhnaten-philip-GLASS-opera-on-line-opera-de-nice-classiquenews-annonce-critique-opera
Philip Glass : Akhnaten
Opéra en trois actes
(avec prologue et Ă©pilogue)
Livret de Philip Glass, Shalom Goldmann, Robert Israël et Richard Ridell
Création au Württembergisches Staatstheater Stuttgart le 24 mars 1984

Disponible dès le 20 novembre 2020 à partir de 16h
Orchestre Philharmonique de Nice
ChĹ“ur de l’OpĂ©ra de Nice
LĂ©o Warynski, direction
Chorégraphie et mise en scène : Lucinda Childs.

Akhenaton impose l’un des premiers monothéismes de l’histoire, faisant de Râ / Rê, le dieu soleil, la seule et unique divinité de son royaume, invitant le peuple à adorer l’astre dans les cours à ciel ouvert de tous les temples d’Egypte.

________________________________________________________________________________________________

 

 

Distribution complète :

Participation des élèves
du PĂ´le National de Danse Rosella Hightower

Mise en scène et chorégraphie : Lucinda Childs
Collaboration à la chorégraphie : Eric Oberdorff
Scénographie et costumes : Bruno De Lavenère
Lumières : David Debrinay
Vidéo : Etienne Guiol

Distribution :
Akhnaten : Fabrice Di Falco
Nefertiti : Julie Robard-Gendre
Reine Tye : Patrizia Ciofi
Horemheb : Joan MartĂ­n-Royo
Grand Prêtre d’Amon : Frédéric Diquero
Aye : Vincent Le Texier
Amenhotep (rôle parlé) : Lucinda Childs
6 filles d’Akhnaten : Karine Ohanyan,
Rachel Duckett*, Mathilde Lemaire*
Vassiliki Koltouki*, Annabella Ellis*,
Aviva Manenti *

(*Artistes du CALM, Centre Art Lyrique de la Méditerranée)

________________________________________________________________________________________________

 

 

Créé en 1984, Akhnaten referme la trilogie d’ouvrages inspirés de grandes personnalités ou de grands moments de l’histoire, les deux autres titres étant Einstein on the Beach (1976), consacré à l’itinéraire du célèbre physicien, et Satyagraha (1980) qui retrace le combat du Mahatma Gandhi.

Utilisant des textes de l’époque, dont un poème du pharaon lui-même, Akhnaten évoque le règne du monarque, successeur de son père Aménophis III, époux de la belle venue de l’est : Nefertiti, jusqu’à sa chute. Minimaliste, la partition enchaîne plusieurs tableaux d’une grande force poétique.

EINSTEIN ON THE BEACH

Glass_wilson_einstein_on_the_beach_operaFRANCE MUSIQUE, sam 7 mars 2020, 20h. EINSTEIN OF THE BEACH. Philip Glass signe ainsi son premier opéra « minimaliste » d’une lenteur régénératrice – selon les mots de Childs, après l’explosion nihiliste de la culture pop, le minimalisme envisage une nouvelle ère artistique… soit un flux répétitif, suspendu, enivrant, hypnotique de 5h d’activité musicale. Pour rompre l’effet de lassitude, Bob Wilson intègre une voix récitante qui scande des chiffres répétés, des notes de la gamme d’ut majeur énoncées en français, des textes vaguement poétiques écrits par un jeune auteur Christopher Knowles, jeune autiste repéré et suivi par Wilson, et d’autres textes rédigés aussi par Lucinda Childs… Créé le 25 juillet 1976 à l’Opéra-Théâtre d’Avignon dans le cadre du Festival, l’opéra Einstein on the beach, malgré son sujet, – scientifique-, reste un jalon majeur de l’écriture moderne au XXè siècle, touchant par son originalité formelle et sa grande invention visuelle. Un ovni onirique sans équivalent alors. Une certaine élite artistique américaine, réunissant comme un art total à la façon des Ballets Russes au début du siècle : danse (Childs), musique (Glass), dramaturgie, mise en scène, décors (Wilson), s’imposait alors sur la scène internationale après leur consécration française en Avignon.

L’Opéra en quatre actes, Einstein on the beach renaissait aussi dans les années 2010, par ses trois concepteurs re sollicités (surtout la chorégraphe Lucinda Childs invitée à écrire de glass wilson childs einstein on the beach dvd chatelet dvd review critique dvd classiquenews CLIC novembre 2016 1474030354_OA1178Dnouveaux ballets) pour une nouvelle tournée américaine puis européenne passant par Montpellier (2012), puis Paris (au Châtelet en janvier 2014 : la captation vidéo a été réalisée / LIRE ici notre critique du dvd Einstein on the beach).
http://www.classiquenews.com/dvd-einstein-on-the-beach-chatelet-2014-glass-wilson-childs-the-lucinda-childs-dance-company-the-philip-glass-ensemble-2-dvd-opus-arte/

________________________________________________________________________________________________

Concert donné le 27 septembre 2019 à 20h30 au Palais de la musique et des congrès, Salle Erasme à Strasbourg dans le cadre du Festival Musica.

Philip Glass
Einstein on the Beach
Opéra en quatre actes
Christopher Knowles, auteur
Samuel M. Johnson, auteur Lucinda Childs, auteur
Suzanne Vega, narratrice
Collegium Vocale de Gand dirigé par Maria van Nieukerken
Ictus
Direction : Georges-Elie Octors

La Belle et la BĂŞte de Philip Glass d’après Cocteau

glass-cocteau-belel-et-la-bete-flm-opera-1994-2015-philharmonie-1-de-Paris-582-420Paris, Philharmonie 1. Glass : La Belle et la BĂŞte. Les 16,17,18 fĂ©vrier 2015.  La Philharmonie reprend une production dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ©e en 2003 Ă  la CitĂ© de la musique, nouveau format modèle dans le genre ” cinĂ©-opĂ©ra “. Le travail du compositeur amĂ©ricain remonte Ă  1994 et son but  est simple et Ă©loquent Ă  la fois : offrir au film de Cocteau (La Belle et la BĂŞte, 1946),  une bande sonore totalement nouvelle, y compris pour les dialogues des acteurs. La musique et le chant nouvellement Ă©crits Ă©pousent parfaitement le mouvement des lèvres de chacun d’eux. C’est donc pour chaque reprĂ©sentation de l’opĂ©ra de Philip Glass, la projection rĂ©itĂ©rĂ©e du film français, mais dans une parure musicale et vocale propre Ă  la fin du XXème siècle.  CrĂ©Ă© Ă  SĂ©ville en 1994, l’oeuvre Ă©tait prĂ©sentĂ©e en France pour la première fois Ă  la CitĂ© de la musique Ă  Paris, en janvier 2003. L’opĂ©ra compose une trilogie dĂ©diĂ©e Ă  Cocteau, et comprend ainsi OrphĂ©e (1993) et Les enfants terribles (1996). Il ne s’agit pas d’une variation sur le sujet lĂ©guĂ© par le long mĂ©trage mais d’un dĂ©fi qui s’impose au compositeur par la nĂ©cessitĂ© de synchronicitĂ© aux images dĂ©jĂ  montĂ©es. Leur propre temporalitĂ© impose un cadre très strict au musicien qui doit suivre Ă  la seconde près le temps prĂ©cis du film et de ses Ă©pisodes. MĂŞme le cheval de Belle qui la conduit jusqu’au château enchantĂ© de la BĂŞte…, a sa partie, c’est dire si Glass a tout traitĂ© du jeu des acteurs et de tous les Ă©lĂ©ments narratifs. LIRE notre prĂ©sentation complète

 

 

boutonreservationPhilip Glass : La Belle et la bête 
d’après Jean Cocteau
 (1994). 

Paris, Philharmonie 1. Salle des concerts
Les 15,16, 17 et 18 février 2015.

 

Philip Glass : La Belle et la BĂŞte, 1994
Opéra pour film, voix et ensemble de Philip Glass
Film de Jean Cocteau

Hai-Ting Chinn, La Belle
Marie Mascari, Félicie, Adélaïde
Gregory Purnhagen, La BĂŞte, L’Officier du Port, Avenant, Ardent
Peter Stewart, Le Père Ludovic

Philip Glass Ensemble
Michael Riesman, direction, clavier

 

 

 

La Belle et la BĂŞte de Philip Glass d’après Cocteau

glass-cocteau-belel-et-la-bete-flm-opera-1994-2015-philharmonie-1-de-Paris-582-420Paris, Philharmonie 1. Glass : La Belle et la BĂŞte. Les 16,17,18 fĂ©vrier 2015.  La Philharmonie reprend une production dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ©e en 2003 Ă  la CitĂ© de la musique, nouveau format modèle dans le genre ” cinĂ©-opĂ©ra “. Le travail du compositeur amĂ©ricain remonte Ă  1994 et son but  est simple et Ă©loquent Ă  la fois : offrir au film de Cocteau (La Belle et la BĂŞte, 1946),  une bande sonore totalement nouvelle, y compris pour les dialogues des acteurs. La musique et le chant nouvellement Ă©crits Ă©pousent parfaitement le mouvement des lèvres de chacun d’eux. C’est donc pour chaque reprĂ©sentation de l’opĂ©ra de Philip Glass, la projection rĂ©itĂ©rĂ©e du film français, mais dans une parure musicale et vocale propre Ă  la fin du XXème siècle.  CrĂ©Ă© Ă  SĂ©ville en 1994, l’oeuvre Ă©tait prĂ©sentĂ©e en France pour la première fois Ă  la CitĂ© de la musique Ă  Paris, en janvier 2003. L’opĂ©ra compose une trilogie dĂ©diĂ©e Ă  Cocteau, et comprend ainsi OrphĂ©e (1993) et Les enfants terribles (1996). Il ne s’agit pas d’une variation sur le sujet lĂ©guĂ© par le long mĂ©trage mais d’un dĂ©fi qui s’impose au compositeur par la nĂ©cessitĂ© de synchronicitĂ© aux images dĂ©jĂ  montĂ©es. Leur propre temporalitĂ© impose un cadre très strict au musicien qui doit suivre Ă  la seconde près le temps prĂ©cis du film et de ses Ă©pisodes. MĂŞme le cheval de Belle qui la conduit jusqu’au château enchantĂ© de la BĂŞte…, a sa partie, c’est dire si Glass a tout traitĂ© du jeu des acteurs et de tous les Ă©lĂ©ments narratifs.

 

 

 

Nouvelle parure sonore pour Cocteau

 

Si les compositeurs se sont plus Ă  sonoriser des films muets, Glass invente une nouvelle approche de l’oeuvre cinĂ©matographique en rĂ©inventant le son d’un film originellement parlant. RĂ©interprĂ©ter le film, c’est en faire une Ĺ“uvre nouvelle qui semble se rĂ©aliser au moment du visionnage.
Personne ne nous a dit si après l’Ă©criture de son opĂ©ra de 1994,  la partition de Glass pourrait ĂŞtre plaquĂ©e sur la dernière version nettoyĂ©e du film de Cocteau (restauration de 2013) : sa richesse poĂ©tique et ses climats si Ă©tranges y ont gagnĂ© davantage de fascinante profondeur, gageons que sur un motif optimisĂ©, la musique de Glass gagne elle-mĂŞme plus de force et de nuances : rĂ©ponse lors de sa reprise Ă  Paris, Philharmonie 2 (ex CitĂ© de la musique ainsi rebaptisĂ©e depuis l’inauguration en janvier 2015 de la nouvelle salle philharmonique intitulĂ©e Philharmonie 1). Ici les chanteurs dos au public doublent et rejouent chaque intention des acteurs de Cocteau.

cocteau-glass-la-belle-et-la-bete-1994-film-opera-reine-bete-582-420Suivre l’action prĂ©Ă©tablie d’un film, convenir d’un canevas dĂ©jĂ  tracer  n’est ce pas trop contraindre la plume du compositeur ? l’intention est naturelle car elle relève chez le plus prĂ©visible des compositeurs rĂ©pĂ©titifs, – Ă  la diffĂ©rence d’un Steve Reich plus audacieux voire formellement dĂ©concertant-, d’un confort d’Ă©criture qui confine au système. L’auteur de Einstein on the beach (1975), qui a tant Ă©crit pour les compagnies de ballet du monde entier, s’entend Ă  merveille Ă  dĂ©fendre sa grille musicale, faire diffuser ses mondes sonores par le quidam de la rue. Rien Ă  faire : comme Verdi Ă©tait de son temps, Glass recherche avant tout Ă  retrouver le dialogue avec la vie moderne et le temps prĂ©sent. Et si sa musique Ă©crite en 1994 pour un film mythique de 1946 lui donnait raison ?

 

 

 

boutonreservationPhilip Glass : La Belle et la bête 
d’après Jean Cocteau
(1994).

Paris, Philharmonie 1. Salle des concerts
Les 15,16, 17 et 18 février 2015.

 

 

Philip Glass : La Belle et la BĂŞte, 1994
Opéra pour film, voix et ensemble de Philip Glass
Film de Jean Cocteau

Hai-Ting Chinn, La Belle
Marie Mascari, Félicie, Adélaïde
Gregory Purnhagen, La BĂŞte, L’Officier du Port, Avenant, Ardent
Peter Stewart, Le Père Ludovic

Philip Glass Ensemble
Michael Riesman, direction, clavier