EXPO, Paris : Les musiques de Picasso à la Philharmonie

musiques-de-picasso-catalogue-gallimard-cecile-godefraoy-exposition-classiquenewsEXPO, Paris. Les Musiques de Picasso à la Philharmonie, jusqu’au 3 janvier 2021 : c’est l’expo événement de cette rentrée post confinement. La musique chez Picasso est d’autant plus passionnante à mesurer et découvrir que le sujet fut source de passion et de déclarations spectaculaires voire définitive de la part du peintre. S’il a déclaré qu’il n’aimait pas la musique, Picasso comme Victor Hugo avait une idée trop haute de la création musicale et des citations instrumentales pour accepter leur dévoiement. Pas une toile ou une composition de Picasso qui en représentant un instrument ou un instrumentiste, n’ait été minutieusement réfléchie. L’emblème de cette préoccupation première dans son Å“uvre, demeure la grande toile « La Flûte de Pan » de 1923, manifeste d’une conception qui relit l’antiquité grecque à travers deux adolescents en slips dont la nudité cite l’harmonie arcadienne au diapason d’un instrument diffuseur d’éternité sereine. La sélection des objets et oeuvres exposés renseigne des premières scènes de la vie gitane aux joueurs de flûte des années 1970, sans omettre les saltimbanques musiciens, les guitares cubistes, la collaboration avec les Ballets russes (ballet Parade de 1917 sur la musique de Satie) ou la conception du cycle dédié aux bacchanales et aux très nombreuses scènes néo antique où un faune musicien enivre une belle nymphe ouverte et alanguie…

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EXPOSITION « Les Musiques de Picasso » à la Philharmonie de Paris jusqu’au 3 janvier 2021. Illustration : © Succession Picasso 2020

Horaires : Dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, merci de prendre contact avec les lieux pour vérifier la programmation et les contraintes d’accès avant de vous déplacer – Du 22 septembre au 16 octobre : vendredi samedi dimanche de 11h à 20h, mardi mercredi jeudi de 11h à 18h. ; Du 17 octobre au 1er novembre : mardi mercredi jeudi de 10h à 19h, vendredi samedi dimanche de 10h à 20h. ; Du 2 novembre au 18 décembre : vendredi samedi dimanche de 11h à 20h, mardi mercredi jeudi de 11h à 18h. ; Du 19 décembre au 31 décembre : mardi mercredi jeudi de 10h à 19h, vendredi samedi dimanche de 10h à 20h. ; Du 1er janvier au 3 janvier 2021 : vendredi samedi dimanche de 10h à 20h.

PARIS, Musée de la Musique – Philharmonie de Paris 2 – 221 avenue Jean-Jaurès 75019 Paris – Jusqu’au dimanche 03 janvier 2021 – visitez le site de l’exposition Les Musiques de Picasso ici :
https://philharmoniedeparis.fr/fr/exposition-les-musiques-de-picasso

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musiques-de-picasso-catalogue-gallimard-cecile-godefraoy-exposition-classiquenewsIncontournable pour préparer votre visite comme comprendre les enjeux de l’exposition “Les Musiques de Picasso”, le catalogue édité par Gallimard, sous la direction de Cécile Godefroy, commissaire de l’exposition présentée jsuqu’au 3 janvier 202I – 312 pages – Les Musiques de Picasso, éditions Gallimard

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Compte rendu concert. Paris, Philharmonie de Paris, le 2 septembre 2016. Wolfgang Amadeus Mozart : Concerto pour piano n° 24 ; Anton Bruckner : Symphonie n°4 « Romantique » ; Staatskapelle Berlin ; Direction : Daniel Barenboim piano et direction.

piano barenboim_copyright_monika_rittershaus_2Le public a répondu nombreux, avec une salle pleine, à l’ouverture de la saison symphonique de la Philharmonie de Paris. La direction artistique ambitieuse et l’excellence des interprètes choisis permet d’oser des cycles encore impensables il y a peu. Nous avons donc pu assister au premier concert proposé par la Staatskapelle Berlin et son chef «  à vie »,  Daniel Barenboim  dans le cadre du cycle de l’intégrale des Symphonies de Bruckner dont ont peut dire que l’oeuvre symphonique n’encombre pas les programmes de France ou de Navarre. Chaque symphonie est associée à un Concerto pour piano de Mozart. Lors de la lecture de ce programme, un petit sourire m’a fait tressaillir. N’y avait-il pas le risque entre délicatesse mozartienne et énormité brucknérienne, de penser à un éléphant dans un magasin de porcelaine ? Ou convoquer les images si troublantes de Fantasia de Walt Dysney qui fait danser des éléphants en tutu et pointes ? Comment passer d’un univers à l’autre sans soucis ?

Daniel Barenboim à la Philharmonie de Paris
Tout parait simple entre géants

Il convient juste de faire confiance. Tant à chaque compositeur qu’aux interprètes d‘exception et tout particulièrement à Daniel Barenboim. Cet enfant prodige qui a donné ses premiers concerts publics à dix ans, jouait les concertos de Mozart. C’est encore en observant Edwin Fischer jouer ses concertos en dirigeant l’orchestre que son désir de chef d’orchestre est né. Plus que l’intégrale des sonates de Mozart, c’est sa patiente intégrale des concertos de Mozart qu’il joue et dirige avec l’English Chamber Orchestra qui reste un bijou incomparable à nos oreilles. La logique de cette vie dédiée à la musique comme soliste, chambriste ou chef symphonique, comme d’opéra est donc évidente dans cette série de concerts. Bonheur à suivre : l’intégrale des symphonies de Bruckner s’étendra sur la saison 2016-2017.

Ce soir le Concerto n°24 de Mozart en cette rare tonalité de do mineur a bénéficié d’une interprétation sombre et passionnée très loin de tout style galant. L’osmose entre chef et orchestre a été totale, créant des phrasés, des nuances et des couleurs d’une délicate musicalité. Daniel Barenboim, avec Murray Perahia reste le plus extraordinaire pianiste capable de diriger du piano de si belles oeuvres. Le jeu reste impérial et facile, comme évident dans une virtuosité délicatement assumée. Avec un piano plutôt chambriste et un orchestre tout à l’écoute, d’une beauté de chaque instant ; il paraissait donc tout naturel de voir ce dernier s’étoffer pour la deuxième partie du programme.

La Symphonie n°4 de Bruckner est la seule à posséder un titre : « Romantique ». C’est peut être une des raisons de son succès dans les programmations symphoniques. Dès le début du frémissement subtil des cordes et le chant du cor solo, la magie a opéré. Cette oeuvre si complexe et longue nous a entrainé dans un voyage à la fois dans la nature, le temps, l’espace, l’absolu du ciel. Daniel Barenboim dirige par cœur et semble déguster chaque moment musical. Il a enregistré pas moins de trois versions intégrales des symphonies de Bruckner. Avec les Berliner Philharmoniker, le Symphonique de Boston, la Staatskapelle Berlin .

La manière dont la direction de Barenboim déroule une sorte de dramaturgie évidente, semble emporter les musiciens et le public à voir large et grand. Regard intérieur poétique également sur la beauté de musique pure même si des images naissent à chaque instant. La Staatskapelle Berlin est le plus ancien et officiel orchestre de Berlin.  Peut être le plus ancien ayant survécu en s’adaptant à l’histoire complexe de cette ville. L’entente avec Daniel Barenboim est totale, et c’est donc comme d’un grand instrument que le chef a pu jouer pour obtenir la subtile alchimie brucknérienne. Les instrumentistes sont parfaitement équilibrés, sans  rien céder à une qualité de jeu personnel, c’est la manière de s’écouter et de se renforcer qui procure cette sécurité d’écoute de chaque instant. L’équilibre obtenu par Barenboïm est prodigieux et l’acoustique merveilleuse de la Philharmonie de Paris a permis d‘en déguster chaque nuance comme chaque couleur. Disposés à l’extrême droite, les violons 2 ont su répondre aux sollicitations de Daniel Barenboim obtenant un parfait équilibre avec les violons 1. Toutes les contrebasses au fond ont créé une pulsion matricielle d’une force incroyable dont l’orchestre tout entier a bénéficié. Les bois solo ont émus, les cuivres grandement impressionnés. Le drapé des cordes d’un épais velours ou d’un tulle arachnéen, a été un vrai régal.

Avec de tels interprètes ce cycle promet de grands moments à la Philharmonie de Paris. Le succès public est total,  non loin de faire une standing ovation en ce soir du 2 septembre… On ne peut rêver début de saison plus brillant, exigeant, magnifique. Au nord de Paris, la saison  2016-2017 de la Philharmonie démarre sous de prodigieux auspices.

Compte rendu concert ; Paris, Cité de la Musique, Philharmonie de Paris 1, le 2 septembre 2016 ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concerto pour piano et orchestre n° 24 en do mineur K.491 ; Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie n°4 en mi bémol majeur « Romantique » ; Daniel Barenboim, piano ; Staatskapelle Berlin ; Direction : Daniel Barenboim.

Opéra, compte-rendu critique. Paris. Philharmonie 2, Salle des concerts, le 12 mai 2015. Nikolaï Rimski-Korsakov : La Fiancée du Tsar. Hasmik Torosian, Elchin Azizov, Agounda Koulaeva, Alexeï Tikhomirov, Alexeï Tatarintsev, Maxim Mikhaïlov, Marat Gali. Mikhaïl Jurowski, direction musicale

rimsky-korsakov-portrait-Il est parfois des critiques qui se voudraient courtes, tant la qualité de la soirée qu’elles doivent dépeindre peut se résumer en un seul mot : excellence. C’est le cas de cette rare Fiancée du Tsar de Rimski-Korsakov, proposée par la Philharmonie de Paris, grâce au soutien de la Fondation Art Development et du Département pour la Culture de Moscou. Initialement prévu dans la grande salle, la représentation s’est vue, faute de remplissage, déplacée dans la Salle des concerts de la Cité de la Musique, où le généreux effectif orchestral et choral apparait parfois à l’étroit, les solistes assurant leur prestation aux pieds des spectateurs.

 

 

Une Fiancée d’exception

 

Un public finalement nombreux et qui n’aura pas ménagé son enthousiasme pour saluer une performance absolument exceptionnelle. Neuvième opéra du compositeur russe, créé en novembre 1899, La Fiancée du Tsar occupe une place particulière dans l’oeuvre du musicien par son écriture regardant ouvertement vers le passé, laissant la primauté aux voix, comme un désir de renouer avec une forme d’opéra traditionnelle.

Ce drame nous conte la destinée malheureuse de Marfa, fiancée à Ivan mais convoitée par l’opritchnik Grigori et haïe par la maîtresse de ce dernier, Lioubacha. Au cour de cette sombre histoire, deux philtres commandés par le couple infâme à destination de Marfa, l’un d’amour pour lui, l’autre de mort pour elle. C’est finalement le second qui sera versé dans le verre de noces de la jeune femme, la plongeant dans une folie que n’aurait pas reniée la Lucia de Donizetti. Une partition singulière, à la beauté hypnotique, qui ne faiblit jamais quatre actes durant.

Il fallait des chanteurs prodigieux pour rendre pleinement justice à cette musique, c’est chose faite grâce aux membres du Bolshoï et du Novaya Opera. Tous sont à citer pour leur engagement sans faille et leur aisance dans cette oeuvre, qui paraît couler dans leurs veines. L’action prend ainsi vie sous nos yeux grâce à une mise en espace ingénieuse et profondément théâtrale, renforcée par des jeux de lumières d’une rare efficacité.

torosian-hasmik-soprano-marfa-fiancee-du-tsar-rimski-philharmonie-de-paris-mai-2015La jeune Hasmik Torosian prête au rôle-titre son soprano radieux et cristallin, toujours un sourire dans le chant, et donne sa pleine mesure dans une très belle scène de folie, osant piani suspendus et abandon émouvant.  Face à elle, le ténor Alexeï Tatarintsev accorde amoureusement son instrument plus corsé à celui de sa partenaire, faisant valoir un bel aigu et une superbe longueur de souffle. Les couvant de sa tendresse paternelle, Alexeï Tikhomirov fait sonner sa superbe voix de basse, à l’émission un rien grossie cependant, démontrant un aigu ample autant qu’un grave abyssal dans son magnifique solo du dernier acte. On retrouve avec plaisir Maxim Mikhaïlov et son grain profond, tandis qu’Alexandra Dourseneva démontre un métier indéniable dans son rôle de gouvernante et qu’Alexandra Kadourina impressionne en quelques phrases par son mezzo puissant.

Mention spéciale au Bomelius haïssable du ténor Marat Galli, au timbre très particulier, idéalement adapté à ce rôle de caractère, et au volume vocal impressionnant.

 

 

Comme bien souvent, le triomphe de la soirée revient aux méchants. Le Grigori du baryton Elchin Azizov ouvre le bal avec une longue scène, superbement chantée, émission percutante et diction mordante, couronnée par un aigu foudroyant. Le chanteur se donne tout entier dans ce personnage torturé par le désir, habité jusqu’au moindre regard, jusqu’à une scène finale déchirante de remords ; un artiste à suivre de près. Il forme un couple parfait avec la Lioubacha de la mezzo Agounda Koulaeva, la révélation de la soirée. Habituée des rôles comme Amneris et Eboli, la chanteuse ukrainienne captive dès son entrée en scène par un magnétisme et une noblesse qui promettent le meilleur. Dès ses premières notes, la magie opère : la voix sonne large et généreuse, l’aigu ample et assuré, le grave sonore et superbement poitriné ; pourtant, le chant sait se faire extrêmement nuancé, jusqu’à des pianissimi impalpables qui peignent un portrait riche et complexe de la maîtresse trahie et ivre de vengeance. On se souviendra longtemps de sa confrontation avec Bomelius ainsi que l’air qui en découle, amer et plein d’une douleur à peine contenue proprement bouleversante. Une incarnation justement récompensée par une grande ovation au rideau final. Et la découverte d’une artiste majeure à nos yeux, qui possède les qualités des très grandes.

michail_jurowski-1On applaudit également un Choeur de l’Orchestre de Paris parfaitement préparé et admirable d’homogénéité. Artisan de cette soirée à marquer d’une pierre blanche et véritable magicien de la baguette, Mikhaïl Jurowski galvanise un Orchestre National d’ÃŽle-de-France qui, dès l’ouverture et son legato de cordes au soyeux ensorcelant, sonne comme rarement : pupitres superbement équilibrés, couleur d’ensemble mordorée, brillante et profonde à la fois, ainsi que de remarquables soli. Un vrai travail d’équipe, salué avec ferveur par une salle conquise. Et c’est avec regret qu’on clôt un compte-rendu qu’on aurait voulu concis mais où la gourmandise à détailler les mérites de cette Fiancée d’exception aura été la plus forte.

 

 

Paris. Philharmonie 2, Salle des concerts, 12 mai 2015. Nikolaï Rimski-Korsakov : La Fiancée du Tsar. Livret du compositeur et d’Ilya Tioumenev, d’après Lev Mey. Avec Marfa Sobakina : Hasmik Torosian ; Grigori Griaznoï : Elchin Azizov ; Lioubacha : Agounda Koulaeva ; Vassili Stepanovitch Sobakine : Alexeï Tikhomirov ; Ivan Sergueïevitch Lykov : Alexeï Tatarintsev ;  Maliouta Skouratov : Maxim Mikhaïlov ; Elisseï Bomelius : Marat Galli ; Petrovna : Alexandra Dourseneva ; Douniacha : Alexandra Kadourina. Chour de l’Orchestre de Paris ; Chef de chour : Lionel Sow ; Orchestre National d’ÃŽle-de-France. Direction musicale : Mikhaïl Jurowski. Mise en espace : Maxim Mikhaïlov

 

 

Inauguration de la Philharmonie de Paris

philharmonie-paris-maquette-escalier-facadearte_logo_2013ARTE. Inauguration de la Philharmonie de Paris. Dimanche 18 janvier 2015, 16h55. C’est l’événement de janvier : Paris se dote enfin d’une vraie grande salle acoustique digne de son activité musicale et surtout symphonique : son inauguration est l’événement phare de ce début d’année. Dès 16h55, documentaire d’abord sur le chantier et les défis et enjeux de la nouvelle salle philharmonique appelée désormais Philarmonie 1 (l’ancienne Cité de la musique sera rebaptisée Philharmonie 2, poursuivant elle aussi sa programmation musicale et événementielle). Puis à 17h50, concert inaugural.
Le docu insiste sur la vision originelle de Pierre Boulez qui rêvait d’une salle parisienne digne des plus belles philharmonies du monde : Philharmonie de Berlin, Suntory Hall de Tokyo, Walt Disney concert Hall de Los Angeles, et récemment la Philharmonie du Luxembourg… En 2006, l’État et la Ville de Paris décident que la nouvelle Philharmonie parisienne capable d’accueillir les plus grands orchestres (en nombre comme en prestige et qualité artistique) verra le jour dans le parc de la Villette, complétant ainsi au nord de la capitale, l’offre musicale en plus de la Cité de la musique déjà très active. Au final la grande salle fera 2400 places et le site offrira des services multiples (résidence de plusieurs orchestres, locaux administratifs concernés, pôle pédagogique dont ateliers, salles de conférence, … et aussi plusieurs restaurants…).
De l’extérieur, la salle n’a rien d’un volume compact : Jean Nouvel a joué sur la légèreté et le mouvement, traitant l’immense vaisseau avec ses 20 000 m2 de surface utile comme un empilement fluide de feuilles volantes. L’ensemble ressemble aussi à un vaisseau spatial prêt à s’envoler. Sur sa façade publique, les spectateurs pourront lire les titres des grands événements à l’affiche…

 

 

 

philharmonie-de-paris-salle-grande-salle-philharmonie-1Démocratisation, nouveaux publics. L’implantation dans un territoire populaire, renforce la vocation de démocratisation et de diffusion la plus large possible, du classique. Un défi et un objectif décisif voire salutaire pour le spectacle vivant car un étude l’a montré : l’âge moyen du spectateur en salle de spectacle est passé de 36 ans à … 61 ans ! Il est temps que le classique prenne son avenir en main et développe toutes les actions en direction des nouveaux publics, vers les plus jeunes évidemment (mais pas uniquement : la question de la famille est aussi au cÅ“ur de la communication du site), en investissant par exemple les nouveaux medias.
Accessibilité et politique tarifaire. Un exemple concret : la salle affiche des concerts à 8 euros seulement pour les moins de 28 ans ! (voir les offres abonnements : 3 concerts minimum – réservation en ligne sur le site de la Philharmonie de Paris).

Un sacré challenge pour les décennies à venir dont la Philharmonie nouvelle pourrait devenir le fleuron exemplaire. L’architecte Jean Nouvel a édifié le nouveau monument selon le thème de l’harmonie, accord avec les autres sites voisins (Zénith et Cité de la musique), accord avec la banlieue proche, avec le parc de la Villette… vaste laboratoire culturel et populaire.

 

 

 

A 17h50, concert d’ouverture de la Philharmonie de Paris. Avec l’Orchestre de Paris Paavo Järvi, direction), phalange en résidence à la Philharmonie avec Les Arts Florissants de William Christie.

Temps forts de la première saison de la Philharmonie de Paris : les concerts de janvier 2015. LIRE notre présentation.

 

 

 

philharmonie-de-paris-visuel-2015-inauguration-ouverture

 

Concert inaugural des Arts Florissants à la Philharmonie de Paris

william christie philharmonie de Paris, un jardin à l'italienne april 2015Paris, Philharmonie nouvelle. Vendredi 16 janvier 2015, 20h30. Les Arts Florissants, William Christie. Age d’or du baroque français. En résidence à la Philharmonie de Paris, Les Arts Florissants fondé par William Christie offre un concert inaugural regroupant les fleurons de leur répertoire : Te Deum de Charpentier pour le XVIIè ; évidemment Rameau pour le XVIIIème (extraits des Indes Galantes) et aussi l’extraordinaire grand motet de Mondonville : In exitu Israel, fresque hollywoodienne saisissante exprimant le bouillonnement des eaux océanes et fluviales en un choeur exceptionnellement expressif et dramatique… La pièce fit dès sa création en 1753 (joué pendant la messe pour le roi Louis XV), le succès des programmes du Concert Spirituel à Paris, au cours de ses très nombreuses reprises : c’est de loin le grand motet le plus abouti de Mondonville, lequel prolonge le souffle dramatique approché avant lui par Rameau dans sa jeunesse… Les pièces choisies requièrent spatialité des effectifs impressionnants (chÅ“urs, solistes, orchestre), dans les registres que les Arts Florissants depuis plus de 30 ans savent maîtriser et sublimer : sacré majestueux et spirituel (Charpentier) ; sacré dramatique et spectaculaire (Mondonville) ; opéra fastueux, à l’exotisme poétique et enchanteur (Rameau).
L’ultra célèbre Te Deum H416 de Marc Antoine Charpentier (composé dans les années 1690 pour l’Eglise Saint Paul des jésuites à Paris où Charpentier était maître de musique) mettra en lumière les capacités multiples sur le plan expressif des Arts Florissants, dans l’acoustique encore inconnue de la Philharmonie flambant neuve. Occasion de constater comment sonne ce chambrisme caractérisé du Baroque français classique où l’étagement des masses, le travail de caractérisation verbale (propre aux Arts Florissants), et l’éloquence expressive et dramatique doivent être finement distinguées, clairement audible sous la vaste voûte de la vaste salle parisienne.

William Christie invite plusieurs étoiles vocales, à présent partenaires familiers dont les lauréats de son Jardin des Voix, l’académie de chant qu’il a fondé en 2002 : Rachel Redmond, Marc Mauillon, mais aussi Reinoud von Mechelen, Katherine Watson ou hier Platée déjantée, éloquente : Marcel Beekman… récemment William Christie a fondé depuis 3 années son propre festival estival, intitulé “Dans les Jardins de William Christie”, en Vendée, niché dans les espaces enchanteurs de son parc, fruit d’une incessante activité de jardinier au goût sublime… Comme Jordi Savall, William Christie a aussi créé son propre label discographique ” Les Arts Florissants, William Christie Éditions ” dont les premiers titres tels Belshazzar de Handel, Le Jardin de Monsieur Rameau (réalisé avec les lauréats du jardin des Voix promotion 2013), et le dernier, d’une ferveur pudique bouleversante, “Music for Queen Caroline” (musiques de Handel), distingué par un CLIC de classiquenews, ont tous été critiqué par la Rédaction de Classiquenews…

 

Programme :

Première partie :

Les Arts Florissants, choeur et orchestre
William Christie, direction

Rachel Redmond, dessus
Katherine Watson, dessus
Reinoud Van Mechelen, haute-contre
Marcel Beekman, taille
Elliot Madore, basse-taille
Marc Mauillon, basse-taille
Laurent Naouri, basse

Marc-Antoine Charpentier : 
Te Deum H 416
Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville :  
Motet In exitu Israel

Seconde partie :

Danielle de Niese, Zima
Marcel Beekman, Damon
Elliot Madore, Adario
Laurent Naouri, Don Alvar

Jean-Philippe Rameau : 
Les Sauvages, extrait des Indes Galantes

Spectacle événement, coup de cœur de classiquenews de janvier 2015
Réservez votre place sur le site de la @Philharmonie de Paris

 

 

 

logo_francemusiqueDiffusion en direct sur France Musique, vendredi 16 janvier 2015, 20h.
Marc-Antoine Charpentier Te Deum H 146
Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville Motet In exitu Israel
Jean-Philippe Rameau Les Sauvages Extrait des Indes Galantes
Les Arts Florissants, dirigés par William Christie (directeur fondateur des Arts Florissants)

 

 

 

Tournée nord-américaine des Arts Florissants en avril 2015 :

Le jardin des Voix 2013

Le nouveau spectacle présenté en Amérique du nord par William Christie et Les Arts Florissants en avril 2015 s’intitule “Jardin à l’italienne” et regroupe les nouveaux lauréats du jardin des Voix promo 2015 : proche de cette attention au verbe et à l’articulation millimétré des textes choisis, le programme comporte des madrigaux et aussi des airs d’opéras signés Cimarosa, Galuppi, Piccini. Au total 6 villes américaines pour une tournée au Canda puis aux USA :  Montreal (25 avril), la ville de Québec (le 26 avril), Miami (le 29 avril), Berkeley (1er mai), Santa barbara (5 mai), Dysney Hall de Los Angeles (6 mai). Durant ce tour prometteur, William Christie présentera aussi quelques perles lyriques de son programme donné à l’Opéra royal de Versailles en 2014 : Airs sérieux et à boire (Michel Lambert). Voir notre clip vidéo Airs et sérieux et à boire par William Christie et les Arts Florissants. La tournée Un jardin à l’italienne permet aux lauréats chanteurs du Jardin des Voix de perfectionner toutes les facettes de leur futur métier : chant, jeu dramatique et scénique (car le spectacle est aussi chanté par cÅ“ur avec une mise en espace…).

+ d’infos sur le site des Arts Florissants :
www.arts-florissants.com

Illustrations : William Christie © JB Millot – Le Jardin des Voix © classiquenews 2013

Philharmonie de Paris : première saison : 14 janvier>30 juin 2015. Nos temps forts

Philharmonie de paris fond_saison2015_2Philharmonie de Paris : première saison. 14 janvier>30 juin 2015. A qui profitera réellement le dépassement exorbitant du chantier de la future Philharmonie de Paris qui avec une facture finale de 386 millions d’euros, dépasse 7 fois le budget initial ? Avec la crise actuelle, l’affaire prend des allures de scandale d’état car si tous les budgets publiques atteignaient un tel glissement budgétaire, notre pays ne serait plus en récession : il serait en faillite. Les attentes sont donc démultipliées pour ce nouveau grand vaisseau amarré au nord est parisien (Parc de la Villette) et qui doit fidéliser de nouveaux publics (en particulier ceux immédiatement proches, en réalité très peu mélomanes) comme convaincre les abonnés des cycles symphoniques : à n’en pas douter ce sont des défis aussi exceptionnels que le coût du chantier, pour le directeur de l’établissement Laurent Bayle. En développant une vraie politique de sensibilisation et de singularité, en programmant fort et large, le responsable devra faire de cette Philharmonie tant attendue par ses prouesses et qualités acoustiques, un lieu populaire, au sens noble du terme et par devoir aussi, au regard de la somme publique dépensée.

 

 

Philharmonie de Paris : 2015, l’année de tous les défis

 

Jean Nouvel signe un nouvel ensemble dédié à la musique comprenant un vaste auditorium de 2400 places, 6 salles de répétitions, mais aussi de nombreux studios et ateliers pédagogiques (la démocratisation est au cœur d’un projet artistique et culturel très ambitieux) en connexion avec une salle de 200 places, un lieu d’exposition, un restaurant, un parking de 600 places car il faut faciliter au maximum la venue des futurs mélomanes désireux d’atteindre le site à l’extrême nord parisien. Avec les embouteillages habituels, pas sûr que ce calcul soit efficace néanmoins : l’accès et le passage par la Porte de Pantin sont un cauchemar pour les automobilistes, taxis compris. Et malgré le nombre parallèle d’offres musicales dans la capitale, dont la Cité de la musique voisine, la grande salle de 2400 places trouvera-t-elle à terme ses publics?

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Philharmonie de Paris : première saison : 14 janvier>30 juin 2015

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philharmonie-de-paris-salle-grande-salle-philharmonie-1Seul Carnegie Hall,de l’autre côté de l’Atlantique, totalise 2800 places. Car la moyenne européenne des salles philharmoniques capables d’accueillir les grands orchestres mondiaux se situe plutôt entre 1500 et 2000 places. Et les théâtres comptant déjà leur saison symphonique (importante dans la vie d’une saison en terme d’abonnés), tel le TCE (Théâtre des Champs Elysées, l’Opéra Bastille, sans compter le nouvel auditorium de Radio France et ses 1400 places, mais aussi le Centquatre et ses 900 places, également au nord de Paris… le futur Pleyel devenant quant à lui une salle de variétés…) voient même s’ils s’en cachent une concurrence : la Philharmonie de Paris en souhaitant d’emblée inviter les phalanges prestigieuses dans la capitale mais sur ses planches, pourrait doper le coût du plateau artistique, avec une répercussion sur le billet final …
Gageons que la dépense aura accouché d’une salle technologiquement et acoustiquement irréprochable favorable aux grands frissons musicaux. C’est à l’aune de cette seule équation que les parisiens et les visiteurs de tous bords viendront à la Philharmonie. La nouvelle salle (baptisé « grande salle » ou Philharmonie 1) promet d’être particulièrement propice aux programmes orchestraux et choraux, aux oratorios donc, Passions et grands motets…

Question tarifs, le lieu entend s’inscrire dans la norme aussi, celle par exemple de Pleyel dont les équipes techniques, et toute la programmation actuelle migrent vers le vaisseau flambant neuf. Des formations entières s’installent aussi à la Philharmonie qui en devient le lieu de résidence et de travail, comme c’est le cas de l’Orchestre de Paris, l’Orchestre de chambre de Paris, l’Orchestre d’Île de France, et surtout Les Arts Florissants et leur fondateur William Christie : un geste fort et légitime qui ancre définitivement la meilleure phalange française dédiée au baroque au nouveau site.
Les nouveaux couacs surgissent déjà, bémolisant la partition de la Philharmonie nouvelle : l’Orchestre de Paris, toujours en quête d’une excellence à prouver, se voit mal comme … concurrencé par les grands orchestres européens et américains qui ne manqueront pas de se produire dans la nouvelle salle. L’immanquable comparaison pourrait lui être défavorable : mais l’émulation n’a-t-elle pas de tout temps favoriser le dépassement ?
Si la programmation est riche, inventive, identifiante, proclamée à l’adresse des mélomanes avertis comme des familles, le public pourrait être au rendez vous : avec un budget de fonctionnement estimé à 36 millions par an, il est nécessaire que la formule séduise immédiatement. Les mécènes sont d’ores et déjà observateurs. Les premiers mois de la Philharmonie seront donc décisifs.

 

 

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La première saison est déjà annoncée, inscrite dans l’agenda 2015, de janvier à juin précisément. Les soirs prestigieux en semaine alternent avec des week ends familiaux dont l’offre diversifiée et décomplexée se vend sous forme d’un pass (pas plus cher qu’une place de cinéma…). On jugera sur pièce. Du symphonique à l’électro pop, de Beethoven, Mahler, Wagner Stravinsky et Ravel, sans omettre les concertos de Haydn et de Mozart, tous les répertoires sont présents car y figurent aussi une Nuit du rãga, le Béjart Ballet Lausanne, et les madrigaux de Monteverdi qu’il faut désormais entendre par Les Arts Florissants… ; mais c’est surtout dans l’originalité des formes du concert, dans la conception même de l’événement artistique que la Philharmonie entend séduire pour convaincre (la prochaine exposition dédiée à David Bowie, les 100 pianos réunis autour de Lang Lang en témoignent)… Alors, cirque musical et illusion marketing ou vivier expérimental et pépinière de talents ? L’éclectisme et l’inventivité fusionnées à la qualité feront-elles recette ? C’est tout le mal que nous souhaitons à la nouvelle salle parisienne qui pourrait bien changer notre rapport au classique. Après tout c’est là que nous attendons le nouveau site : enrichir profondément notre expérience musicale. D’emblée le menu d’ouverture durant le mois de janvier 2015 s’annonce très prometteur avec côté phalange à ne pas manquer : Les Arts Florissants dans un programme crucial, emblématique du geste et du répertoire de William Christie (le 16 janvier), mais aussi aux côtés des orchestres hexagonaux, deux formations à ne pas manquer : Daniel Barenboim et son West Eastern Divan Orchestra (le 19), et Gustavo Dudamel et l’Orquesta Simon Bolivar de Venezuela (le 25 janvier)… sans omettre La Création de Haydn par l’Orchestre de chambre de Paris (le 23) : des oeuvres et des interprètes désignés pour mesurer l’acoustique de la “Grande Salle”…

 

 

 

12 concerts événements pour l’ouverture …

 

 

Parmi ses temps forts, voici les 12 événements de janvier 2015 (premier mois inaugural de la Philharmonie de Paris) que CLASSIQUENEWS a repérés au sein de la première saison de la Philharmonie de Paris :

Ouverture de saison et inauguration du lieu les 14 et 15 janvier, 20h30 : deux soirées de gala : L’Orchestre de Paris sous la direction de Paavo Järvi (Grande salle Philharmonie 1 : programme dévoilé au dernier moment sur le site de la Philharmonie de Paris :

pdp_logoLe 16 janvier : William Christie et Les Arts Florissants jouent les perles du Baroque Français, un répertoire d’autant mieux défendu qu’ils le chantent depuis des années… MA Charpentier (Te Deum), Mondonville (Motet : In exigu Israel), Rameau : Les Sauvages (Les Indes Galantes).

Samedi 17 et dimanche 18 janvier : week end Portes Ouvertes

Le 17 janvier : Lang Lang joue le 2ème Concerto pour piano de Prokofiev (20h30)

Le 18 janvier, 11h : concert en famille (programme de ce concert surprise, dévoilé au dernier moment)

pdp_logoLundi 19 janvier, 20h30 : Daniel Barenboim dirige son orchestre West-Eastern Divan orchestra : Boulez (Dérive 2), Ravel (Rhapsodie espagnole, Alborada del grazioso, Pavane pour une infante défunte, Boléro):

Le 20 janvier : récital Hélène Grimaud, piano (20h30). Programme autour de l’eau… la pianiste Hélène Grimaud célèbre l’élément vital, or liquide… Berio, Schubert/Liszt, Ravel, Albéniz, Fauré, Debussy…

pdp_logoLe 23 janvier : La Création de Haydn, oratorio. Accentus, Orchestre de chambre de Paris. Thomas Zehetmair, direction

pdp_logoDimanche 25 janvier, 16h30 : Gustavo Dudamel et l’Orquesta Sinfónica Simón Bolivar de Venezuela : Symphonie n°5 de Mahler.

Mardi 27 janvier, 20h30 : Orchestre nat Île de France. Enrique Mazzola, direction. Falla, Clyne (création), Britten, Bizet…

Jeudi 29 janvier : Orchestre de Paris, Christophe von Dohnanyi. Till Fellner, piano. Arabella Steinbacher, violon. Beethoven : Concerto pour piano n°4, Dvorak : Symphonie du Nouveau Monde, n°9.

Samedi 31 janvier à partir de 18h : Nuit du Raga, grands maîtres de l’Inde, dans le cadre du week end spécial « Inde ». Pandit Hariprasad Chaurasia (flûte), Rakesh Chaurasia (flûte), Ustad Amjad Ali Khan, sarod…

Toutes les infos et les modalités de réservation sur le site de la Philharmonie de Paris

 

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