CD, compte rendu critique. Bien que l’Amour… (Les Arts Florissants. William Christie)

christie william les arts florissants bien que l amour cd critique review presentation reviex cd critique classiquenews CLIC de classiquenewsCD, compte rendu critique. Bien que l’Amour… (Les Arts Florissants. William Christie). Sur l’arc tendu de Cupidon, Les Arts Flo redoublent d’ingénieuse intelligence. Qu’elle soit comique, amoureuse, tragique ou langoureuse, la veine défendue atteint un miracle d’ivresse sonore, vocale et instrumentale ; l’écoute collective, le geste individualisée, la caractérisation poétique et intérieure font une collection de délices sonores et sémantiques d’une profonde subtilité. De toute évidence, voici l’une des réalisations discographiques qui confirme les profondes et indépassables affinités de William Christie avec la poésie amoureuse du Grand Siècle français.

 

 

Bien que l’amour…

Christie, maître du Baroque poétique et amoureux

 

 

 

christie william les arts florissants bien que l amour cd critique review presentation reviex cd critique classiquenews CLIC de classiquenewsC’est l’attention au verbe, Ă  chaque image du mot, chaque Ă©motion du texte et une Ă©coute d’un chanteur Ă  l’autre, d’un instrumentiste Ă  l’autre qui subliment la chair suave et indiciblement nostalgique des poèmes regroupĂ©s ici. Qu’elles soient Iris, Climène… les amoureuses s’alanguissent ou restent inatteignables donc fantasmĂ©es. Mais Ă  l’acuitĂ© du chant, prĂ©cis, mesurĂ©, rĂ©pond l’évanescence enivrĂ©e des suggestions musicales. Lambert amoureux, La Fontaine perspicace pertinent (Epitaphe d’un paresseux sur la musique du grand Couperin – excusĂ© du peu…), HonorĂ© d’Ambruys (secret, doux, Ă  l’énigmatique tendresse : Le doux silence de nos bois), … tous et chacun sont nos guides dans cette carte en tendresse, ce labyrinthe des coeurs Ă©prouvĂ©s, un temps inquiets, en attente, en dĂ©sir voire en souffrance mais toujours accomplis. Le charme opère ; le geste esquisse le plus subtile des dessins immatĂ©riels mais la musique du verbe s’inscrit dans notre esprit. Et grâce au magicien Christie, – peintre des nuances musicales-, le rĂŞve de l’amour tremble et frĂ©tille comme un dĂ©licieux songe que la musique fait durer, au delĂ  des siècles.
Plus mordant et espiègle, le maître nous abreuve aussi de la pointe plus affûtée du rire parodique ou de la comédie délirante, préservée dans les Scènes et Intermèdes pour Le Mariage forcé de Molière, musique de Charpentier. Les trois chanteurs : Marc Mauillon,
Cyril Auvity, Lisandro Abadie
redoublent de connivente facétie, chacun apportant l’acuité caressante de son timbre complémentaire.
Aux côtés du raffinement, c’est dans le style collectif, la vérité et la sincérité des interprètes qui nous touchent infiniment. A noter parmi les instrumentistes des Arts florissants ici réduits au diapason de ce rêve chambriste, l’excellente gambiste Myriam Rignol dont on sait à présent l’intelligence musicale et la virtuosité tout en raffinement parmi son propre ensemble, Les Timbres (pour nous l’un des meilleurs ensembles récents dédiés à la musique baroque). Programme miraculeux. Et donc CLIC de classiquenews de l’été 2016. Un disque que l’on emporte avec nous sur l’île déserte et déjà, sur la plage en juillet et en août 2016.

CD, compte rendu critique. Bien que l’Amour… Airs sérieux et boire. Les Arts Florissants. William Christie, direction. 1 cd Harmonia Mundi HAF 8905276.

 

PODCAST AUDIO. Entretien avec Iakovos Pappas, par Pedro Octavio Diaz

IrrĂ©vĂ©rencieux mais subtil, provocateur mais poĂ©tique, AndrĂ© Danican Philidor demeure le gĂ©nie oubliĂ© du baroque comique. Iakovos Pappas et Almazis nous dĂ©voilent dans "Blaise le savetier" d'après La Fontaine, sa verve dĂ©lirante d'une inestimable poĂ©sie... PODCAST AUDIO. Entretien avec Iakovos Pappas, par Pedro Octavio Dia. Entretien avec Iakovos Pappas rĂ©alisĂ© Ă  Paris en novembre 2015 par notre rĂ©dacteur Pedro Octavo Diaz. IrrĂ©vĂ©rencieux mais subtil, provocateur mais poĂ©tique, le rĂ©pertorie lyrique dĂ©fendu par  Iakovos Pappas et Almazis nous dĂ©voilent les joyaux oubliĂ©s du théâtre lyrique du XVIIIème siècle.  Dans le paysage très variĂ© de la musique baroque Française, Iakovos Pappas demeure l’infatigable dĂ©fenseur de la redĂ©couverte de l’opĂ©ra comique et des Ĺ“uvres de chambre du XVIIIeme siècle. Fort d’une sĂ©rie de rĂ©alisations qui ont rendu des compositeurs tels que Duni ou Philidor Ă  nos oreilles, Iakovos Pappas lance un nouveau dĂ©fi avec l’enregistrement des Fables de Jean de Lafontaine mises en musique par Louis-Nicolas ClĂ©rambault. Par ailleurs, le maestro Grec nous fait part de ses projets futurs et la fondation d’une nouvelle compagnie lyrique… de quoi encourager la redĂ©couverte d’un pan entier de la musique Française mĂ©connue, oubliĂ©e, mĂ©sestimĂ©e… et pourtant majeure par son raffinement instrumentale, son intelligence dramatique, son exigence poĂ©tique et littĂ©raire. ActualitĂ©s : nouveau cd dĂ©diĂ© aux fables de La Fontaine, lyre Ă©rotique du XVIIIème, rituel funèbre maçonnique versaillais, prochains concerts en juin 2016 Ă  la BNF…

 

 

 

Entretien avec Iakovos Pappas, projets pour Almazis… par Pedro Octavio Pappas by Classiquenews Classiquenews on Mixcloud

VOIR, LIRE aussi Reportage vidéo et Compte-rendu : Saint-Sulpice le Verdon (Vendée). Logis de la Chabotterie, le 6 août 2013. Egidio Duni : Les deux chasseurs et la Laitière. Elisabeth Fernandez, Perrette. Yakovos Pappas, scénographie et direction.

Festival Musiques à la Chabotterie 2013 : Egidio Duni révélé (Les 2 chasseurs et la laitière, 1763). Chaque été, en Vendée, le festival Musique à la Chabotterie devient la scène lyrique du baroque le plus délirant, celui de l’opéra comique. Dans la France Louis XV, les Italiens conquièrent les tréteaux : depuis la Querelle des Bouffons (1752), les auteurs français s’italianisent, y compris Rameau. En 1763, Egidio Duni crée Les 2 chasseurs et la laitière d’après deux fables de La Fontaine. A partir de la poésie morale et cynique du XVIIè, Duni invente un genre comique et satirique qui renouvelle la veine théâtrale en France.  En août 2013, dans la cour d’honneur du logis vendéen, Iakovos Pappas et son ensemble Almazis ressuscitent un jalon de la création comique, furieusement italienne, française par son sens de la satire, insolente et séditieuse par les codes qu’il aime pourfendre… Reportage vidéo CLASSIQUENEWS.COM © 2014. EN LIRE +

 

 

philidor-blise-savetier-almazis-pappas-cd-maguelone-300CD. André Danican Philidor : Blaise le Savetier, 1759 (Almazis, Pappas, 2013)… Iakovos Pappas nous dévoile ici l’un des joyaux bruts du comique français à l’époque où le théâtre de la Foire Saint-Germain éblouit par sa verve délirante, sachant prolonger en le transfigurant le modèle du buffa italien. Créé en 1759 sur la scène du théâtre de l’Opéra Comique de la Foire Saint-Germain, Blaise le Savetier appartient à un cycle particulièrement convaincant où encore au début de sa florissante carrière, André Danican Philidor se met au diapason des Italiens, d’autant plus après la Querelle des Bouffons (1752). Mais avec cette truculence spécifique, à la gouaille parisienne, à l’esprit satirique et parodique. Sedaine librettiste de Philidor réécrit le conte de La Fontaine : au couple de Blaise et Blaisine, l’écrivain acoquine le couple des huissiers, Mr et Mme Pince, venus saisir leurs biens (Blaise préfère se ruiner au cabaret avec Mathurin que travailler et gagner honnêtement sa vie). Ici s’affrontent les caractères et tempéraments abrupts : l’ignoble Mme Pince, nourrie au fiel de l’avarice et de la convoitise à laquelle répond la bonhommie débraillée du Savetier, alcoolique et volage que soulage son épouse bien sage (voire toute aussi paillarde que son époux si sympathique). Au demeurant, tenants d’une sexualité qui ne se cache pas, Blaisine (ex Margot) et Blaise s’avouent leur ancienne aventure avec Mr et Mme Pince… Leur sens de la rivalité et de la surenchère dont se souviendra encore Mozart dans le fameux air du Catalogue de Don Giovanni (air de Leporello à propos des conquêtes de son maître) inscrit davantage l’opéra dans la démesure satirique la plus audacieuse. Sur le plan musical comme poétique

 

 

 

Festival Musiques à la Chabotterie 2013 : Egidio Duni révélé (Les 2 chasseurs et la laitière, 1763)

Pappas iakovos pappasFestival Musiques Ă  la Chabotterie 2013 : Egidio Duni rĂ©vĂ©lĂ© (Les 2 chasseurs et la laitière, 1763). Chaque Ă©tĂ©, en VendĂ©e, le festival Musique Ă  la Chabotterie devient la scène lyrique du baroque le plus dĂ©lirant, celui de l’opĂ©ra comique. Dans la France Louis XV, les Italiens conquièrent les trĂ©teaux : depuis la Querelle des Bouffons (1752), les auteurs français s’italianisent, y compris Rameau. En 1763, Egidio Duni crĂ©e Les 2 chasseurs et la laitière d’après deux fables de La Fontaine. A partir de la poĂ©sie morale et cynique du XVIIè, Duni invente un genre comique et satirique qui renouvelle la veine théâtrale en France.  En aoĂ»t 2013, dans la cour d’honneur du logis vendĂ©en, Iakovos Pappas et son ensemble Almazis ressuscitent un jalon de la crĂ©ation comique, furieusement italienne, française par son sens de la satire, insolente et sĂ©ditieuse par les codes qu’il aime pourfendre… Reportage vidĂ©o CLASSIQUENEWS.COM © 2014.

approfondir

Lire notre critique du dernier cd d’Almazis, Iakovos Pappas : Philidor, Blaise le Savetier (1759).

Lire notre compte rendu critique du spectacle Les 2 chasseurs et la laitière d’Egidio Duni prĂ©sentĂ© Ă  la Chabotterie en aoĂ»t 2013

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Découvrir la programmation du festival Musiques à la Chabotterie 2014 (du 24 juillet au 6 août 2014)

 

 

Les Arts Florissants, William Christie : airs sĂ©rieux… Lambert, d’Ambruys

Christie William portrait 290Airs sĂ©rieux. Les Arts Flo,William Christie : les 12,14,16,19,20 dĂ©cembre 2013. TournĂ©e Ă©vĂ©nement. MĂŞme si la Cour Ă  Versailles semble aspirer tous les fastes musicaux, les plus spectaculaires comme les plus raffinĂ©s, la musique des alcĂ´ves et des salons n’a jamais cessĂ© de se dĂ©velopper en parallèle tout au long du XVIIème. L’art de la conversation musicale s’est naturellement affirmĂ© grâce très vite Ă  l’accord des textes poĂ©tiques et de la musique. Cet art du premier baroque, favorisant intimisme et confession, qui rivalise en ciselure du verbe et en images musicales avec ce que fut le madrigal italien avant la naissance de l’opĂ©ra montĂ©verdien, constitue une singularitĂ© française qui explique dans les dĂ©cennies qui suivirent la primautĂ© linguistique qui prĂ©vaut encore chez Rameau Ă  la fin du XVIIIème siècle.

 

Airs sérieux et à boire

mélodies baroques françaises

 

 

Lambert, D’Ambruys
Quinault, Lafontaine

Les Arts Florissants
William Christie
, direction

LibĂ©rĂ©s des contraintes de l’Ă©tiquette, les nobles et amateurs lettrĂ©s se retrouvent dans la dĂ©lectation d’une discipline très Ă©laborĂ©e, expression d’une haute Ă©ducation, d’un esprit cultivĂ©, d’un besoin de mondanitĂ© choisie. Ainsi, la biensĂ©ance et la galanterie règnent dans les cercles de Mme de Rambouillet, Melle de ScudĂ©ry, de la comtesse de la Suze : chacune s’ingĂ©nie Ă  varier les plaisirs offerts Ă  leurs invitĂ©s. L’air de cour  y tient une place privilĂ©giĂ©e : miniature poĂ©tique chantĂ©e Ă  voix seule, en duos, trios, accompagnĂ©es du luth ou de tout autre instrument chambriste (clavecin, thĂ©orbe, viole…), la pratique est aisĂ©e.

 

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Lambert, poète de l’amour…

Intimisme amoureux Ă  l’OpĂ©ra royal

 

A partir de 1650, l’air sĂ©rieux supplante l’air de cour : en une ou deux strophes, pour voix et luth, ou thĂ©orbe, clavecin, viole, l’air sĂ©rieux chante les vertiges, dĂ©lices et souffrances qu’inflige amour. Exactement comme la poĂ©sie galante Ă  la mĂŞme pĂ©riode.  A l’opposĂ© de l’Ă©chelle expressive, il trouve son corollaire dans l’air Ă  boire, plus familier, burlesque, et tout autant dĂ©lirant, rĂ©clamant les mĂŞmes effectifs.  L’engouement pour le genre est tel que tous les poètes de l’heure veillent Ă  Ă©crire un sizain, ou un quatrain de chanson, apte Ă  ĂŞtre mis en musique.

Le Mercure Galant dès 1674 publie nombre d’airs sĂ©rieux et Ă  boire, diffusant les noms et les manières de compositeurs devenus cĂ©lèbres : Michel Lambert (1610-1696) qui fut maĂ®tre de la musique de la chambre du Roi Ă  partir de 1660, SĂ©bastien Le Camus, BĂ©nigne de Bacilly, Marc-Antoine Charpentier, Joseph Chabanceau de La Barre, HonorĂ© d’Ambruys

MĂŞme codifiĂ©, l’art de l’air français laisse Ă  l’interprète contemporain une grande libertĂ© interprĂ©tative, Ă  la fois dans le choix des cadences, de la restitution du continuo, de la rĂ©alisation des ornements, dans l’art tĂ©nu et si subtil d’une dĂ©clamation claire et puissante, flexible et vivante…

 

 

Bill, interprète des bois enchantés

 


Bouys_musiciens_louis_XIV_Reunion_de_musiciens_Bouys-1Le concert des Arts Florissants suit la sélection opérée par William Christie
Ă  partir du recueil d’airs, publiĂ© par  Michel Lambert chez Ballard en 1689. Ainsi s’impose aujourd’hui Ă  nous, le chant ” Ă  la lamberte “, saisissant par son sens de la prononciation, de la dĂ©clamation, de l’expression et donc de l’improvisation… autant de qualitĂ©s qui s’exposent plus particulièrement dans les doubles  (reprises de la première strophe oĂą la virtuositĂ© et la fantaisie du chanteur sont sollicitĂ©es… et attendues).
Langueur et pleurs, prière et invocation souvent douloureuse … : Amour ici affecte, inflige, blesse … les vertiges du sentiments inspirent en particulier les poètes Quinault, de la Sablière, Lauvergne, Bouchardeau… surtout La Fontaine, poète de Vaux le Vicomte dont le fameux poème des Amours de PsychĂ© et Cupidon (air ” Tout l’univers obĂ©it Ă  l’amour …”)… Lambert imagine les musiques enchanteresses (amoureuses ?) que Cupidon en son palais, destine Ă  sa future maĂ®tresse PsychĂ© : sonoritĂ©s exquises et suspendues (voix et luths) enivrant les cĹ“urs envoĂ»tĂ©s. Le compositeur exprime l’ivresse des sens qui emporte le coeur de la belle PsychĂ© (comme si OrphĂ©e et Amphion les eussent conduits eux-mĂŞmes, est-il prĂ©cisĂ© par le poète enchanteur).
Aux cĂ´tĂ©s entre autres de Lambert, se distingue l’Ă©criture de son Ă©lève HonorĂ© d’Ambruys, cĂ©lèbre lui aussi pour son Livre d’airs (dĂ©diĂ© Ă  son maĂ®tre et datĂ© de 1685). Sur le poème de la Comtesse de La Suze, Le doux silence de nos bois, d’Ambruys imagine l’une des plus Ă©mouvantes illustrations des vanitĂ©s amoureuses, invitation troublante Ă  jouir de l’instant prĂ©sent, Ă  cueillir la rose Ă  son apogĂ©e, printemps Ă  la fois rĂŞvĂ©, arcadien mais unique et bientĂ´t lointain…
Peut-on imaginer interprètes plus inspirĂ©s pour chanter la nature enchantĂ©e, celle des bergers amoureux que ” Bill ” et ses musiciens, lui-mĂŞme crĂ©ateur Ă  ThirĂ© (VendĂ©e) de l’un des festivals les plus envoĂ»tants qui soient, entre nature et musique, poĂ©sie et jardins, chant et concerts… Une Arcadie recomposĂ©e enfin accessible grâce Ă  l’oeuvre et la volontĂ© du plus grand chef actuel, dĂ©fenseur depuis ses dĂ©buts de la magie comme de l’enchantement baroque.

Airs sérieux et à boire
Lambert, d’Ambruys
Quinault, Lafontaine

Tournée événement en 5 dates

Arles, le 12 décembre 2013, 20h30
Chapelle Saint-Martin du MĂ©jan

 

Caen, le 14 décembre, 20h
Auditorium du Conservatoire CRR
programmation du théâtre de Caen hors les murs

Versailles, le 16 décembre, 20h
Opéra royal

Londres, le 19 décembre, 19h30
Wigmore Hall

Paris, le 20 décembre, 20h
Cité de la musique
Enregistré par France Musique

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Illustrations : William Christie, Michel Lambert (DR) – peintures : AllĂ©gorie des arts sous le règne de Louis XIV, RĂ©union de musiciens par Antoine Bouys, vers 1700, Musiciens en concert par François Puget vers 1688 (DR)