MELISEY (70). Les Timbres jouent Blanche-Neige et les 7 notes

les_timbres_-_blanche-neige_et_les_sept_notes_c_blaise_adilon_9MELISEY (70). Les Timbres, les 29 et 30 septembre 2016. En Haute-Saône, la musique classique circule sur tout le territoire grâce à la Bulle, écrin et salle de spectacle mobile qui se déplace de villages en bourgs, apportant aux résidents saônois la magie des instruments d’époque, la découverte de nouveaux spectacles… Ici, assujettis à la veine onirique et fantastique de la fable : celle de Blanche-Neige qui adaptée à l’effectif concerné, est réintitulé « Blanche-Neige et les 7 notes ». En résidence prolongée au festival Musique et Mémoire, le trio enchanteur des Timbres : Yoko Kawakubo, violon / 
Myriam Rignol, viole de gambe / Julien Wolfs, clavecin, assurent la poésie musicale du conte revisité pour les plus jeunes et leurs familles, auquel se joint aussi en narratrice et actrice facétieuse, la comédienne Céline Barbarin.
La réussite sonore des Timbres repose sur une complicité exemplaire entre ses membres, qui chacun à son tour, en une circulation du geste, libre et sûr, prend la parole et emporte les autres. Le jeu collectif qui en résulte apporte cohérence et finesse, écoute et sincérité intérieure, vivacité et relief, d’une exceptionnelle vérité. De quoi ravir les plus jeunes et leurs parents… De quoi aussi renouveler le mythe de la princesse et de la pomme maléfique…

 

 

 

Les Timbres à Mélisey (70)

Blanche-Neige et les Sept-Notes
Jeudi 29 septembre 2016, 18h30
Vendredi 30 septembre 2016, 20h30
Prix : 5€ – gratuit (-16 ans)

Renseignements:
Culture 70 / 03 84 75 36 37

 

 

 

BLANCHE-NEIGE en musique… Conte pour enfants curieux de musique par l’Ensemble les Timbres… Chassée par sa belle-mère du palais royal de son père, Blanche-Neige découvre auprès des sept nains, la magie des sept notes. Chacun lui raconte l’histoire de sa note et de sa vie, les raisons de son caractère et de sa couleur, autant de petites légendes qui sonne toutes les notes de la gamme… Des portraits, des vies, des notes : pour une révélation finale.
Inspirée probablement de la vie de Maria Sophia Margaretha Catharina d’Erthal, la fille du grand bailli de l’Électorat de Mayence à Lohr née au début du XVIIIe siècle en Allemagne, l’histoire de Blanche-Neige a été déclinée de multiples façons. C’est cette fois-ci une approche musicale que propose Les Timbres, où les mots dialoguent avec les notes pour mener le public au cœur de l’intrigue et de la musique.

Ce spectacle jeune public s’adresse principalement aux enfants de 5 à 12 ans environ. Il convient également aux enfants plus jeunes accompagnés. Mais il ravira tout public (adultes compris) resté vif et curieux !

 

 

TOUTES LES INFOS sur le site de La Bulle / Culture 70

VISITEZ aussi le site de l’ensemble Les Timbres

 

LIRE aussi notre compte rendu LES TIMBRES, création du spectacle The Way to Paradise, musiques de William Shakespeare, Festival Musique et Mémoire juillet 2016… Au moment où l’on fête l’anniversaire Shakespeare, Les Timbres emprunte au sublime britannique ce sentiment d’une ineffable mélancolie qui de séquences en épisodes reconstruit symboliquement ici les quatre saisons ou les quatre âges d’une vie terrestre, et jalonne en passion, désir, espérance et renoncement, toute une existence. Les complices instrumentistes savent aussi au moment de Bacchus et de son enivrement délirant, jouer la gouaille collective, maîtrisant à l’automne, le goulot de bouteille comme un traverso enivré / enivrant… Fins musiciens, Les Timbres sont aussi des acteurs prêts à prendre des risques, vrais satyres chanteurs ainsi unis en toute saison,  par une irrévérence gestuelle irrésistible. Chacun s’adresse au public, l’invite à célébrer l’ivresse du Dyonisos ripailleur et picaresque….

 

 

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres 

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015La résidence des Timbres au Festival Musique et Mémoire 2015 / création de Proserpine de Lully (version de chambre de 1782), Le Carnaval baroque des animaux…Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…

 

 

 

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Haute-Saône. Dernier week end Festival Musique et Mémoire : les 29, 30 et 31 juillet 2016

bach-vignette-portrait-carre-jean-sebastien-bach-582HAUTE-SAÔNE. Festival Musique et Mémoire : 29,30 et 31 juillet 2016. 3ème week end : JS BACH par Alia Mens. Suite des ensembles phares et percutants en résidence au Festival Musqiue et Mémoire 2016 ; après Les Timbres, d’une juvénilité ciselée, ardente, chambriste souvent époustouflante (le premier week end des 15, 16 et 17 juillet 2016), puis Les Cyclopes (ambassadeurs d’un grand week end passionnant dédié aux 400 ans de Froberger, les 20,21,22,23, et 24 juillet 2016), voici le dernier des ensembles qui sait exploiter le tremplin expérimental mis à disposition par Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire : week end 3 soit ” journées à nouveau passionnantes, les 29, 30 et 31 juillet 2016.

L’ensemble Alia Mens inaugure lors de ce week end sa première année de résidence (sur les habituelles 3 années réservées à chaque formation élue) : au programme 4 programmes inédits, tous créations et commandes du Festival ; soit un exemple unique en France d’accompagnement d’un festival vers ses formations invitées associées, lesquelles peuvent l’espace d’une résidence approfondir, oser, défricher, ciseler… tout ce qui fait aujourd’hui pour les publics du festival, les délices de la découverte et de l’engagement long terme.

 

 

 

Résidence d’Alia Mens, année 1, au Festival Musique et Mémoire
Jean-Sébastien Bach et Froberger en majesté

 

 

musique-et-memoire-2016-festival-vignette-intro-VIGNETTE-DEPECHE-juin-2016TEMPS FORTS d’ALIA MENS à Musique et Mémoire 2016. Dès vendredi 29 juillet, 21h, en la Basilique Saint-Pierre de Luxeuil les Bains (et son orgue XVIIè magnifiquement sculpté – lequel servait de décor naturel et spectaculaire à la recréation de Proserpine de Lully par Les Timbres : voir notre reportage vidéo Les Timbres en résidence à Musique et Mémoire, juillet 2015), pleins feux sur “La liturgie du verbe”… immersion dans l’univers recueilli, tour à tour grave, inquiet ou fervent et tendre du choral luthérien tel que l’immense Jean-Sébastien Bach l’a acclimaté à son génie de compositeur sacré. Fil rouge soutendant toute l’architecture de la partition (Motet Jesu mein freude, cantates BWV 4, 125…), ou citation alusivement confiée aux seuls instruments comme s’il s’agissait de commentaire, le choral innerve en profondeur et de façon très subtile toute la littérature sacrée de Bach.

 

 

musique-et-memoire-2016-festival-vignette-intro-VIGNETTE-DEPECHE-juin-2016Samedi 30 juillet à Luxeuil les Bains, 21h (Basilique Saint-Pierre) : Bach en “la cité céleste” de Weimar... au début du XVIIIè, le compositeur avant de rejoindre Leipzig, livre tout un cycle de partitions sacrées et instrumentales pour la Cour locale très amatrice de musique. Au programme 3 Cantates créées in loco entre 1711 et 1714 : Bach qui est nommé Concertmeister découvre aussi les auteurs italiens dont il assimile avec le génie que l’on sait la manière et l’esprit. Le compositeur excelle dans l’art de l’éloquence musicale, produisant chez les auditeurs, vertiges et contrastes émotionnels propres à exalter la ferveur et revivifier la croyance. Bach y atteint des sommets de profonde solitude (celle du croyant inquiet et critique) et d’exultation collective célébrant l’harmonie des cimes célestes… Répétitions ouvertes au public à 17h. Concert à 21h.

 

 

musique-et-memoire-2016-festival-vignette-intro-VIGNETTE-DEPECHE-juin-20163 concerts à LURE, le dimanche 31 juillet 2016. La journée finale est digne d’un marathon musical pour artistes et publics : 11h, Auditorium de Lure (“Le discours sans parole : Sonate et Suite de JS Bach) ; à 16h, Grand salon de l’Hôtel de Ville de Lure : récital pour clavecin par Jean-Luc Ho (clavicorde à pédalier de 2012), évocation de la joute musicale de Froberger et de Weckmann à Dresde en 1649. Oeuvres de Weckmann, Weiss, Bruhns… extraits du manuscrit Hintze Manuscript offert par Froberger à Weckmann…
Enfin, le dernier concert, est un temps fort de l’édition 2016 du Festival en Haute-Saône : “Collegium musicum” (LURE, à 21h, Eglise Saint-Martin) : essor du génie de JS Bach, à la fin de son séjour à Weimar quand il découvre et recycle l’écriture vivaldienne et le genre du Concerto italien. L’invention dont le compositeur est capable alors, désigne un maître audacieux et virtuose de l’expérimentation totale… au programme : les Concertos Brandebourgeois (6 Concertos à plusieurs instruments, en particulier les BWV 1049 pour 2 flûtes à bec, languissant, pastoral ; le BWV 1051 qui reprend le principe du consort de violes…), le Concerto pour violon et cordes BWV 1042… Chez Bach, tout concourt à faire chanter les instruments solistes et parler la musique.

 

 

Alia Mens au Festival Musique et Mémoire : le génie de JS Bach et Froberger en vedette, 5 concerts événements, les 29, 30 et 31 juillet 2016. INFOS et RESERVATIONS sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

 

 

CONNAISSEZ-VOUS JOHANN JACOB FROBERGER ?

froberger johann jacobLes 400 ans de FROBERGER en HAUTE-SAÔNE… Pour célébrer à juste titre les 400 ans de sa naissance en 2016, le Festival Musique et Mémoire en Haute-Saône, est le seul festival de l’été en France à consacrer plusieurs cycles de concerts et programmes inédits à l’œuvre et à la personnalité du compositeur Johann Jacob FROBERGER (1616-1667) : voyageur infatigable, protégé et probable diplomate de l’Empereur Ferdinand III, Froberger se rend en Angleterre, à Rome, puis meurt à Héricourt, aujourd’hui dans les Vosges Saônoises : c’est donc un enfant du Pays que fête en 2016 le Festival Musique et Mémoire. Festival Musique et Mémoire, du 15 au 31 juillet 2016. Toute la programmation et les modalités de réservations ICI

 

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Les Timbres au Festival Musique et Mémoire : 15,16 et 17 juillet 2016

musique et memoire 2016 festival vignette introFestival Musique et Mémoire. 1er week end : 15, 16, 17 juillet 2016. Les Timbres. 3 jours, 5 programmes avec Les Timbres… Le premier week end de musique en Haute-Saône met à l’honneur l’ensemble Les Timbres, l’un des plus enivrants parmi les jeunes collectifs en France sur instruments anciens. On retrouve entre autres, la si subtile gambiste Myriam Rignol, partenaire habituelle des Arts FLorissants sous la direction de William Christie… C’est dire la maturité musicale de la jeune instrumentiste doéue d’une écoute chambriste et d’un jeu filigrané comme peu, parmi les artistes de sa génération. Entourée par ses complices des Timbres, le claveciniste Julien Wolfs et la violoniste Yoko Kawakubo, – Myriam Rignol incarne le très haut niveau expressif et péotique de l’ensemble Les Timbres qui en juillet 2016 présentent ainsi les fruits de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire.

les timbres Sur 3 jours, les 15, 16 et 17 juillet prochains, Les Timbres présentent pas moins de 5 programmes, soit un nouveau marathon que classiquenews a choisi de suivre, avec point d’orgue, le dernier concert intiutlé Way to Paradise (le dimanche 17 juillet 2016, 17h30 , église saint-Jean Baptiste de Corravillers). Leur récent enregistrement des Pièces pour clavecin en concerts de Rameau précise les qualités d’un trio aux ressources phénoménales : écoute exceptionnelle pour un chambrisme incandescent, subtilité allusive de chaque jeu, entente donc complicité magicienne, souvent porteuse au concert comme au studio d’un rare jeu concertant. Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire a eu bien raison d’inviter les 3 complices, leur offrant ainsi une résidence aux apports déjà salués par classiquenews et qui s’achève en juillet 2016, ainsi par leur troisième et dernière année de travail en Haute-Saône.
Les 5 concerts présentent toutes le facettes diverses et complémentaires d’un collectif de jeunes musiciens, particulièrement riches en imagination. Le point d’orgue en est – après la recréation de l’opéra Proserpine de Lully en 2015, dans la version historique chambriste écrite du vivant de Lully…, – le programme baroque The Way to Paradise du 17 juillet.

 

 

 

Dernière années de résidence de l’ensemble fabuleusement doué, Les Timbres

5 concerts majeurs avec les Timbres

 

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireCONCERT 1. Création, commande du festival Musique et Mémoire, le programme des Concerts Royaux de François Couperin (1668-1733) ouvre le bal (vendredi 15 juillet 2016, 21h, SERVANCe, église Notre-Dame de l’Assomption). Destinés aux plaisirs de Louis XIV à la fin de son règne et pour sa chambre or et rouge de Versailles, les Concerts royaux publiés ensuite en 1722, soit 7 ans après la mort du Souverain (1715), illustrent le dernier goût d’un roi fatigué, enclin à la méditation, au calme, à la plénitude réconfortante. Couperin dit “Le Grand”, fut un proche du roi comme Marais et les frères Hotteterre. De la méditation profonde, solitaire, grave et presqua austère, donc typiquement française, Couperin opte surtout dans le sens d’une fusion des styles, pour la séduction aimable et insouciante de la manière italienne. Intitulés aussi les Goûts Réunis, les Concerts Royaux militent pour le mariage des caractères français et italiens.SEVRANCE : répétition ouverte au public à 17h. Concert à 21h.

froberger-johann-vignette-580-portraitCONCERT 2. A l’honneur en 2016, en particulier pour les 400 ans de sa naissance, Johann Jacob Froberger est d’autant plus à l’honneur en Haute-Saône et grâce au Festival Musique et Mémoire qu’il est mort sur le territoire (au château d’Héricourt). Pour célébrer le génie du compositeur en particulier doué pour le clavier, Julien Wolfs propose tout un récital de pièces à la fois intimes et majeures de l’art de Froberger. Comme Couperin, Froberger est aucarrefour des deux esthétiques baroques : l’italie (Toccate, canzon, fantasia, Ricercar, capriccio) et la France (essor des danses (Allemande, Courante, Sarabande, Gigue) et affection pour le style luthé. Rien n’était semblable au jeu indépassable de Froberger au clavier, selon le témoignage de sa protectrice et élève, la princesse Sybille : intériorité fluide, souplesse méditative d’une élocution poétique totalement ineffable… L’enjeu du récital de Julien Wolfs tient au génie méconnu de Froberger pour le clavier : plusieurs pièces du Maître sont ainsi ressuscitées avec la finesse et l’intensité idéales, certaines au titre anecdotique qui découle d’un souvenir et d’une expérience autobiographique dont la musique exprime la violence et la profondeur : Affligée et Tombeau sur la mort de monsieur Blanrocher, Lamentation sur la très douloureuse mort de sa majesté impériale Ferdinand III, Allemande faite en passant le Rhin… Faucogney, Chapelle Saint-Martin, samedi 16 juillet 2016, 15h. Julien Wolfs, clavecin. Récital Froberger. LIRE aussi notre grand dossier FROBERGER, 400 ans 2016

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurCONCERTS 3 et 4. Puis Les Timbres se dédient à l’expérimentation pure et simple. Celle remontant aux origines du Baroque italien, née du passage entre la polyphonie (Prima Prattica) et monodie avec basse continue (secunda Prattica) : c’est à dire où le langage musical quitte la riche texture contrapuntique des voix mêlées au chant incarnée, celui d’une voix mélodique principale qui exprime le chant d’un personnage ; ainsi le sentiment et les passions humaines pouvaient enfin librement et totalement s’exprimer. un individualisation de la musique qui reste l’apport le plus révolutionnaire de l’esthétique du XVIIè. Comme Caravage en peinture, lorsqu’il invente ce réalisme nouveau où le portrait de ses proches se précise de toiles en toiles, sous la lumière transcendante d’un clair obscur personnel… Le programme présenté par Les timbres, s’intutile La Suave melodia / la mélodie suave, d’après le titre d’une pièce d’Andrea Falconiero.
SAMEDI 16 JUILLET 2016, FAUCOGNEY, église saint-Georges, 21h. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurLe lendemain, dimanche 17 juillet, à 11h, à l’écomusée du Pays de la Cerise (Le petit Fahys), Les Timbres expérimentent davantage, inventant une nouvelle forme de concert : “Perspectives“, un lieu investi par la musique, à gauche, à droite, au dessus, en dessous…Grâce à la spatialisation du son, de nouvelles scènes musicales en 3 dimensions voient le jour… Mobiles, agiles, surprenants, les instrumentistes des Timbres occupent de façon surprenante l’espace et les salles de l’écomusée du Pays de la Cerise… Le concert est une expérience à vivre et pour le spectateur, auditeur, un parcours aux sensations inédites.
DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 11h. Ecomusée du Pays de la Cerise à Fougerolles.

 

 

 

Doués d’une sensibilité instrumentale exceptionnelle, Les Timbres offrent 5 programmes événements

The way to Paradise, une invitation qui ne se refuse pas

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteur

 
 

musique et memoire 2016 grand format Visuel 150 DPICONCERT 5. Point d’orgue, temps fort de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire, Les Timbres présentent leur dernier programme : The way to Paradise, véritable invitation à la poésie et au voyage intimiste et chambriste dans le style et selon le tempérament des musiciens anglais au carrefour entre XVIè et XVIIè siècles. Le concert associe le langage des instruments et le chant d’une voix déjà écoutée – dans la fameuse Proserpine de Lully recréée l’année dernière (celle de la soprano Julia Kirchner). Le baroque (et l’écriture monodique) permet un chant nouveau où le langage nouveaux des instruments égale voire dépasse en expressivité les mots eux-mêmes, ainsi que le précise Thomas Mace (Musick’s Monument de 1676), marquant ainsi un âge d’or de la pratique musicale. Pathétique, sublime, méditatif, pudique, doué / inspiré par un mystère impénétrable, le chant des instruments excelle dans le registre d’une ineffable mélancolie où brille essentiellement le raffinement des couleurs et des timbres ; cette hypersensibilité instrumentale se précise déjà à la fin du XVIè en Angleterre sous le règne d’Elisabeth 1ère (1558-1603) et de Jacques Ier (1603-1625). C’est un défi stimulant pour la fine équipe des Timbres, jeunes tempéraments affûtés jamais en reste d’un dépassement poétique, d’une entente en complicité, d’un nouvel accomplissement collectif : faire chanter les mots et parler les instruments. Et pour naviguer entre chaque sensibilité (Gibbons, Nicholson, Byrd, Morley, Ward, Playford, White, Ravenscroft, Johnson, Dowland…), Les Timbres conçoivent le cheminement en un cycle qui égrène les saisons, faisant du concert le miroir d’une existence humaine… Programme en création, commande du Festival. Incontournable.

 
 

DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 17h30. Corravillers, église Saint-Jean-Baptiste. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

boutonreservationLes Timbres : 5 concerts au Festival Musique et Mémoire, les 15, 16 et 17 juillet 2016. Informations et réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

 
 
 

 

VIDEO : grand reportage vidéo LES TIMBRES en résidence au Festival Musique et Mémoire (juillet 2015)

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres 

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…

 
 

Les Timbres, en vedette au Festival Musique et Mémoire

musique et memoire 2016 festival vignette introFestival Musique et Mémoire. 1er week end : 15, 16, 17 juillet 2016. Les Timbres. 3 jours, 5 programmes avec Les Timbres… Le premier week end de musique en Haute-Saône met à l’honneur l’ensemble Les Timbres, l’un des plus enivrants parmi les jeunes collectifs en France sur instruments anciens. On retrouve entre autres, la si subtile gambiste Myriam Rignol, partenaire habituelle des Arts FLorissants sous la direction de William Christie… C’est dire la maturité musicale de la jeune instrumentiste doéue d’une écoute chambriste et d’un jeu filigrané comme peu, parmi les artistes de sa génération. Entourée par ses complices des Timbres, le claveciniste Julien Wolfs et la violoniste Yoko Kawakubo, – Myriam Rignol incarne le très haut niveau expressif et péotique de l’ensemble Les Timbres qui en juillet 2016 présentent ainsi les fruits de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire.

les timbres Sur 3 jours, les 15, 16 et 17 juillet prochains, Les Timbres présentent pas moins de 5 programmes, soit un nouveau marathon que classiquenews a choisi de suivre, avec point d’orgue, le dernier concert intiutlé Way to Paradise (le dimanche 17 juillet 2016, 17h30 , église saint-Jean Baptiste de Corravillers). Leur récent enregistrement des Pièces pour clavecin en concerts de Rameau précise les qualités d’un trio aux ressources phénoménales : écoute exceptionnelle pour un chambrisme incandescent, subtilité allusive de chaque jeu, entente donc complicité magicienne, souvent porteuse au concert comme au studio d’un rare jeu concertant. Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire a eu bien raison d’inviter les 3 complices, leur offrant ainsi une résidence aux apports déjà salués par classiquenews et qui s’achève en juillet 2016, ainsi par leur troisième et dernière année de travail en Haute-Saône.
Les 5 concerts présentent toutes le facettes diverses et complémentaires d’un collectif de jeunes musiciens, particulièrement riches en imagination. Le point d’orgue en est – après la recréation de l’opéra Proserpine de Lully en 2015, dans la version historique chambriste écrite du vivant de Lully…, – le programme baroque The Way to Paradise du 17 juillet.

 

 

 

Dernière années de résidence de l’ensemble fabuleusement doué, Les Timbres

5 concerts majeurs avec les Timbres

 

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireCONCERT 1. Création, commande du festival Musique et Mémoire, le programme des Concerts Royaux de François Couperin (1668-1733) ouvre le bal (vendredi 15 juillet 2016, 21h, SERVANCe, église Notre-Dame de l’Assomption). Destinés aux plaisirs de Louis XIV à la fin de son règne et pour sa chambre or et rouge de Versailles, les Concerts royaux publiés ensuite en 1722, soit 7 ans après la mort du Souverain (1715), illustrent le dernier goût d’un roi fatigué, enclin à la méditation, au calme, à la plénitude réconfortante. Couperin dit “Le Grand”, fut un proche du roi comme Marais et les frères Hotteterre. De la méditation profonde, solitaire, grave et presqua austère, donc typiquement française, Couperin opte surtout dans le sens d’une fusion des styles, pour la séduction aimable et insouciante de la manière italienne. Intitulés aussi les Goûts Réunis, les Concerts Royaux militent pour le mariage des caractères français et italiens.SEVRANCE : répétition ouverte au public à 17h. Concert à 21h.

froberger-johann-vignette-580-portraitCONCERT 2. A l’honneur en 2016, en particulier pour les 400 ans de sa naissance, Johann Jacob Froberger est d’autant plus à l’honneur en Haute-Saône et grâce au Festival Musique et Mémoire qu’il est mort sur le territoire (au château d’Héricourt). Pour célébrer le génie du compositeur en particulier doué pour le clavier, Julien Wolfs propose tout un récital de pièces à la fois intimes et majeures de l’art de Froberger. Comme Couperin, Froberger est aucarrefour des deux esthétiques baroques : l’italie (Toccate, canzon, fantasia, Ricercar, capriccio) et la France (essor des danses (Allemande, Courante, Sarabande, Gigue) et affection pour le style luthé. Rien n’était semblable au jeu indépassable de Froberger au clavier, selon le témoignage de sa protectrice et élève, la princesse Sybille : intériorité fluide, souplesse méditative d’une élocution poétique totalement ineffable… L’enjeu du récital de Julien Wolfs tient au génie méconnu de Froberger pour le clavier : plusieurs pièces du Maître sont ainsi ressuscitées avec la finesse et l’intensité idéales, certaines au titre anecdotique qui découle d’un souvenir et d’une expérience autobiographique dont la musique exprime la violence et la profondeur : Affligée et Tombeau sur la mort de monsieur Blanrocher, Lamentation sur la très douloureuse mort de sa majesté impériale Ferdinand III, Allemande faite en passant le Rhin… Faucogney, Chapelle Saint-Martin, samedi 16 juillet 2016, 15h. Julien Wolfs, clavecin. Récital Froberger. LIRE aussi notre grand dossier FROBERGER, 400 ans 2016

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurCONCERTS 3 et 4. Puis Les Timbres se dédient à l’expérimentation pure et simple. Celle remontant aux origines du Baroque italien, née du passage entre la polyphonie (Prima Prattica) et monodie avec basse continue (secunda Prattica) : c’est à dire où le langage musical quitte la riche texture contrapuntique des voix mêlées au chant incarnée, celui d’une voix mélodique principale qui exprime le chant d’un personnage ; ainsi le sentiment et les passions humaines pouvaient enfin librement et totalement s’exprimer. un individualisation de la musique qui reste l’apport le plus révolutionnaire de l’esthétique du XVIIè. Comme Caravage en peinture, lorsqu’il invente ce réalisme nouveau où le portrait de ses proches se précise de toiles en toiles, sous la lumière transcendante d’un clair obscur personnel… Le programme présenté par Les timbres, s’intutile La Suave melodia / la mélodie suave, d’après le titre d’une pièce d’Andrea Falconiero.
SAMEDI 16 JUILLET 2016, FAUCOGNEY, église saint-Georges, 21h. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurLe lendemain, dimanche 17 juillet, à 11h, à l’écomusée du Pays de la Cerise (Le petit Fahys), Les Timbres expérimentent davantage, inventant une nouvelle forme de concert : “Perspectives“, un lieu investi par la musique, à gauche, à droite, au dessus, en dessous…Grâce à la spatialisation du son, de nouvelles scènes musicales en 3 dimensions voient le jour… Mobiles, agiles, surprenants, les instrumentistes des Timbres occupent de façon surprenante l’espace et les salles de l’écomusée du Pays de la Cerise… Le concert est une expérience à vivre et pour le spectateur, auditeur, un parcours aux sensations inédites.
DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 11h. Ecomusée du Pays de la Cerise à Fougerolles.

 

 

 

Doués d’une sensibilité instrumentale exceptionnelle, Les Timbres offrent 5 programmes événements

The way to Paradise, une invitation qui ne se refuse pas

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteur

musique et memoire 2016 grand format Visuel 150 DPICONCERT 5. Point d’orgue, temps fort de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire, Les Timbres présentent leur dernier programme : The way to Paradise, véritable invitation à la poésie et au voyage intimiste et chambriste dans le style et selon le tempérament des musiciens anglais. Le concert associe le langage des instruments et le chant d’une voix déjà écoutée – dans la fameuse Proserpine de Lully recréée l’année dernière (celle de la soprano Julia Kirchner). Le baroque (et l’écriture monodique) permet un chant nouveau où le langage nouveaux des instruments égale voire dépasse en expressivité les mots eux-mêmes, ainsi que le précise Thomas Mace (Musick’s Monument de 1676), marquant ainsi un âge d’or de la pratique musicale. Pathétique, sublime, méditatif, pudique, doué / inspiré par un mystère impénétrable, le chant des instruments excelle dans le registre d’une ineffable mélancolie où brille essentiellement le raffinement des couleurs et des timbres ; cette hypersensibilité instrumentale se précise déjà à la fin du XVIè en Angleterre sous le règne d’Elisabeth 1ère (1558-1603) et de Jacques Ier (1603-1625). C’est un défi stimulant pour la fine équipe des Timbres, jeunes tempéraments affûtés jamais en reste d’un dépassement poétique, d’une entente en complicité, d’un nouvel accomplissement collectif : faire chanter les mots et parler les instruments. Programme en création, commande du Festival. Incontournable.

DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 17h30. Corravillers, église Saint-Jean-Baptiste. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

boutonreservationLes Timbres : 5 concerts au Festival Musique et Mémoire, les 15, 16 et 17 juillet 2016. Informations et réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

 

VIDEO : grand reportage vidéo LES TIMBRES en résidence au Festival Musique et Mémoire (juillet 2015)

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres 

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…

Festival Musique et Mémoire 2016 : les 400 ans de Froberger

musique et memoire 2016 festival vignette introFestival Musique et Mémoire 2016 : Froberger. 15>31 juillet 2016. HOMMAGE à FROBERGER... En 2016, soit l’année du 400ème anniversaire de Froberger (1616-1667), le festival estival Musique et Mémoire célèbre le tempérament singulier d’un musicien voyageur au génie oublié. Classiquenews, partenaire fidèle du Festival dans le Vosges du Sud (Haute Saône) s’associe à la prochaine célébration et souligne la valeur d’une œuvre virtuose autant que poétique dont l’itinéraire aux quatre coins de l’Europe compose la trame d’une formidable carrière qui évoque le roman ou l’épopée musicale… Propre à son enracinement dans le territoire et à cet esprit d’ouverture et de partage qui renforce la haute identité culturelle de la Haute-Saône, le festival Musique et Mémoire rend aussi hommage à un créateur illustre qui est mort dans son périmètre… à Héricourt (dans le château de sa patronne et élève, la duchesse Sybille de Wurtemberg). Occasion unique de réunir histoire, géographie et délectation musicale. Musicien germanique, Johann Jacob Froberger est compositeur, organiste et claveciniste, né à Stuttgart en 1616 et mort en 1667 à Héricourt (France), alors dépendant du Duché de Wurtemberg. Son parcours l’expose plus qu’aucun autre musicien à son époque aux plus importantes traditions nationales : italienne, française, germanique, néerlandaise, anglaise. De sorte qu’il incarne à lui tout seul, préfigurant l’universalisme d’un Jean-Sébastien Bach, toutes les tendances esthétiques de son temps en un “syncrétisme” exigeant et expressif. Concepteur de la suite de danses, Froberger s’impose comme l’un des plus importants auteurs pour le clavier au XVIIè. Ses voyages incessants lui permettent d’enrichir toujours ses propres oeuvres, son style éclectique et synthétique entre les traditions qui l’ont nourri et ses propres partitions qui ont marqué ses contemporains.

froberger-johann-vignette-580-portraitA ROME, AUPRES DE FRESCOBALDI… A Stuttgart, dès ses 19 ans, Froberger rentre au service de l’empereur du Saint-Empire Romain Germanique, Ferdinand III de Habsbourg. Le jeune organiste de la chambre impériale rejoint une institution prestigieuse au moment où l’Europe est ravagée par les terribles dommages de la guerre de Trente ans. Pour autant Froberger ne reste pas à Vienne… Grand amateur d’art italien, celui-ci octroie au jeune musicien de vingt ans à peine une bourse pour étudier pendant quatre années à Rome auprès du très célèbre Girolamo Frescobaldi (1583-1643), organiste de Saint-Pierre. Froberger apprend l’écriture frescobaldienne, l’acclimate selon son tempérament et en rapporte les principes à Vienne. Dans la cité pontificale, le jeune germanique rencontre l’illustre Carissimi, et étudie auprès du “Maître des cent savoirs”, Athanasius Kircher. Celui-ci lui confie une machine de son invention permettant de composer des canons… système astucieux qui permettra ensuite à Froberger de briller en société, séduisant les Grands et les Princes. De retour à Vienne, le compositeur excellent claviériste enchante ses auditeurs dans une Cour où domine dans le goût des empereurs habsbourg, la musique italienne, alors défendue in loco par les incontournables Giovanni Valentini et Antonio Bertali ; Froberger est remarqué par le diplomate anglais William Swan qui le qualifie “d’homme très rare sur les espinettes”. Claviériste virtuose, diplomate secret, voyageur en mission… Puis, toujours sous la tutelle de Ferdinand III, Froberger réalise de nombreux voyages, qui sont sans doute des missions diplomatiques – à travers l’Europe, Italie, Angleterre, … voyages qui ne furent
pas sans dangers ni avatars rocambolesques dont les titres de ses œuvres témoignent alors (Allemanda repraesentans monticidium – la chute en montagne – Frobergeri, Lamentation sur ce que j’ay êté volé et se joue à la discrétion et encore mieux que les soldats m’ont traité, Allemande faite en passant le Rhin dans une barque en grand peril, Plaincte faite à Londres pour passer la Melancolie, etc….).
De Vienne, Froberger se rend tout d’abord à Dresde en 1650 où le Prince-Electeur organise un duel musical avec Matthias Weckman. La longue amitié intellectuelle qui en découle, est emblématique du caractère attachant et très agréable du Froberger, un compositeur très estimé et d’une éducation idéale. A Weckman, Froberger transmet l’art et la connaissance des Français. Ainsi Dresde et Hambourg (où Weckman était organiste) assimilent l’art des Couperin…

 

 

froberger-johann-portrait-dossier-special-2016-festival-musique-et-memoire-juillet-2016-CLASSIQUENEWS-presentation-vosges-du-sud-haute-saone-15-au-31-juillet-2016-582-390

 Portrait de l’Empereur Ferdinand III, protecteur de Froberger

 

LA FRANCE, ETAPE FORMATRICE. Puis ce sont Bruxelles, Utrecht et surtout Paris où il arrive pendant la Fronde. Un concert triomphal est même organisé en son honneur en 1652 aux Jacobins en présence de 615 auditeurs, dont la famille royale.. Déterminants pour son évolution, les luthistes et clavecinistes français (Louis Couperin, Roberday) qui l’initient au « style luthé » et à la suite de danses. Froberger en maîtrise la science raffinée et délicate, fixant ainsi l’ordre désormais canonique : Allemande, Gigue, Courante et Sarabande. Froberger participe aussi aux fameuses “Assemblées des honnêtes curieux” organisées par le claveciniste de la Cour Jacques Champion de Chambonnières. À Paris, Froberger rencontre le luthiste Blancrocher, son “optimus amicus”, qui décéda dans ses bras en 1652, des suites d’une chute dans les escaliers. En hommage endeuillé, le Tombeau que Froberger écrivit à cette occasion (comme le fait aussi Louis Couperin), riche d’éléments figuratifs (la chute dans l’escalier par un arpège descendant, le glas et la descente de la bière dans la terre) est un sommet bouleversant qui touche par sa sincérité.
Depuis Paris, Froberger pousse jusqu’à Londres alors en pleine tourmente politique. Il se fait alors dépouiller par des voleurs entre Paris et Douvres puis par des pirates entre Douvres et l’Angleterre ! Ainsi sa “Plainte faite à Londres pour passer la mélancolie”. En dépit des difficultés, malgré la délicate situation des musiciens dans l’Angleterre du Commonwealth, Froberger rencontre les compositeurs londoniens qui comptent alors : Cristopher Gibbons, Thomas Baltzar, Matthew Locke.
Après de nouvelles étapes à Paris et à Bruxelles, Froberger rejoint Ferdinand III à la diète impériale de Ratisbonne. La rencontre politique favorise encore de nouveaux contacts des plus profitables pour sa propre culture esthétque et musicale : chaque Électeur présent, y est accompagné de ses musiciens, au premier rang desquels, le Maestro di Capella de l’Empereur : Antonio Bertali. Mais un jalon décisif survient quand meurt en 1657, son protecteur de toujours, l’empereur Ferdinand III : Froberger, quadragénaire, compose l’une de ses plus compositions les plus profondes et recueillies là aussi.

froberger johann jacobHERICOURT, ULTIME PERIODE (1664-1667). Ultime période à Héricourt auprès de la Duchesse Sybilla. C’est un tournant dans sa carrière : le nouvel empereur Léopold I, très italophile et lui aussi compositeur, particulièrement épris d’oratorios (sepolcri), ne conserve par Froberger à son service. Le compositeur quitte à nouveau Vienne, mais cette fois définitivement. Il retourne à Paris où il bénéficie du soutien du Marquis de Termes (ancien protecteur de Blancrocher). Il compose alors sa Meditation faite sur ma mort future, “â Paris 1 May Anni 1660″. Hélas la disgrâce du marquis de Termes à la suite de la chute de Fouquet en 1661, précipite le propre destin de Froberger : il doit quitter Paris…
Le compositeur rejoint en 1664, alors au Château d’Hericourt le service de la duchesse et Princesse de Montbéliard, Sybilla de Wurtemberg (1620-1707) ; Montbéliard étant alors une enclave du Wurtemberg en France. Grande amatrice de musique, et femme indépendante, Sybilla est une amie d’enfance qui a appris la musique avec le père de Froberger.
Sibylla et son médecin particulier, laissent un témoignage précieux sur la personnalité de Froberger : un être sociable, de compagnie fort agréable ; ” un homme gentil, aux moeurs chrétiennes, connu pour son caractère mesuré, sa bonne humeur et son esprit exquis. D’un côté il avait l’habitude de se mouvoir en compagnie des princes, de l’autre il se plaisait à jouer aux cartes pendant de longues heures avec les gens de maison, tuant le temps gaiement”.
Le 7 mai 1667, Froberger meurt brusquement d’une attaque d’apoplexie, lors de sa prière des vêpres ; il est enterré à Bavilliers. Peu avant sa mort, l’ami et le confident laisse des instructions précises quant à ses œuvres : en s’adressant à Sybilla de Wurtemberg, il désire que ne soient pas divulguées ses manuscrits, car “beaucoup ne sauraient pas comment s’y prendre et ne feraient que du gâchis” (lettre de Sybilla à Constantin Huygens). Malgré cette défense, nombre de ses compositions sont publiées, suscitant après lui, l’admiration et la grande estime de Jean-Sébastien Bach ou de Mozart (qui copia l’une de ses fantaisies).

 

 

 

 

Froberger au Festival Musique et Mémoire 2016
musique-et-memoire-2016-visuel-1-582-frobergerLes instrumentistes associés et en résidence au Festival 2016 explorent chacun selon son goût et sa sensibilité, le monde multiple et raffiné de Froberger, compositeur et claviériste de premier plan dont nous apprenons aujourd’hui à mesurer la pensée universelle, l’éclectisme musical, la richesse poétique… LIRE notre présentation complète des concerts Froberger au Festival Musique et Mémoire 2016, 2 premiers week ends, 15-31 juillet 2016. WEEK END 1 : 15,16,17 juillet avec Les Timbres / WEEK END 2 avec Les Cyclopes : les 20,21,22,23,24 juillet 2016

 

 

Les Timbres, trio enchanteur et enchanté où la conversation musicale affirme chaque instrument comme un acteur principal, poursuivent leur résidence créative au festival Musique et Mémoire. Après Lully et le Baroque français du XVIIIè, les trois instrumentistes s’investissent dans les arcanes raffinées du style d’un Froberger éclectique et expressif.
Récital Froberger par le claveciniste de l’ensemble Julien Wolfs,
le 16 juillet 2016, 15h
Chapelle Saint-Martin de Faucogney

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire juillet 2015 / résidence de l’ensemble Les Timbres 

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…
Posté le 24.06.2016 par 

 

Les Cyclopes, autre ensemble en résidence au Festival Musique et Mémoire, réalisent de leur côté un cycle inédit, dédié lui aussi aux multiples facettes du Froberger, compositeur et personnalité mandatée par l’Empereur Ferdinand III :
“Les voyages mystérieux de Johann Jacob Froberger (1616-1667)”
Mercredi 20, Vendredi 22, samedi 23 et dimanche 24 juillet
Programmes en création

Le concert évoque la carrière mobile et très féconde de Froberger, voyageur continu en mission pour l’Empereur Ferdinand III : Stuttgart, Vienne, Rome, Bruxelles, Londres, Paris et Héricourt, mais aussi Ratisbonne, Madrid, Mayence, Florence, Dresde, Mantoue, Utrecht… Le programme présente l’univers musical de Froberger à proximité des lieux où il a passé les dernières années de sa vie en France, et où il repose. Ses très nombreux voyages évoque un panorama particulièrement riche de la musique au milieu du XVIIe siècle. Les Cyclopes travaillent en 2015 et 2016 dans le cadre d’une résidence de recherche à Royaumont autour de Froberger et de ses voyages.

 

 

 

 

Mercredi 20 juillet 2016, 21h
Château d’Héricourt
La vie secrète de Johann Jacob Froberger
Rencontre avec Bibiane Lapointe (violon) et Thierry Maeder, clavecin

Froberger, est l’un des compositeurs pour clavier les plus importants du XVIIe siècle. Il est aussi sans doute le musicien le plus cosmopolite du Premier Baroque, comme l’attestent ses nombreux voyages à travers l’Europe, investissant les milieux musicaux de chacun des pays traversés (Italie, France, Angleterre, Allemagne…). Sa vie est à l’image d’une aventure, d’un grand voyage ponctué par des haltes dans les grandes capitales européennes où il réside sur des périodes plus ou moins longues. Son oeuvre permet de retracer son itinéraire qui semble influencée par les actualités politiques, les périodes de trouble. On sait aussi que ses expéditions sont financées par l’Empereur. Tous ces éléments excitent l’imagination et incitent à penser que Froberger menait d’autres activités en parallèle de sa vie de musicien. Bibiane Lapointe et Thierry Maeder, directeurs artistiques de l’ensemble Les Cyclopes, évoquent en notes et en mots la vie étonnante de ce musicien aventurier dans le lieu même où elle s’acheva en 1667. Un moment émouvant…

 

 

 

 

Vendredi 22 juillet, 21 h
Eglise luthérienne d’Héricourt
À l’honneur de Madame Sibylle

Johann Jacob Froberger au château d’Héricourt (1664-1667)
Oeuvres dédiées à Sybille de Wurtemberg
Motets et sonates de Philipp Friederich Böddecker (1607-1683), Claudio Monteverdi (1567-1643), Samuel
Capricornus (1628-1665)
Johann Jacob Froberger
Allemande faite à l’honneur de Madame Sybille Duchesse de Wurtemberg

Ensemble Les Cyclopes
Camille Poul, soprano
Olivia Centurioni, violon
Jérémie Papasergio, dulciane
Lucile Boulanger, viole de gambe
Bibiane Lapointe, clavecin
Thierry Maeder, orgue positif
Benoît Colardelle, lumières

En 1664 Froberger rejoint au château d’Héricourt son élève préférée, la princesse Sibylle de Wurtemberg (1620-1707) qu’il connaissait vraisemblablement depuis sa jeunesse à Stuttgart. Claveciniste accomplie, mécène des musiciens et peut-être même compositrice, elle est admirée pour sa piété et son talent. Dans une dédicace que lui fait un musicien elle et ses deux soeurs sont nommées les trois grâces du Wurtemberg. Si grande est sa familiarité avec l’oeuvre de son cher, fidèle et zélé professeur, que Froberger aimait à déclarer que qui n’aurait vu Sibylle jouer ses pièces, n’aurait sceu discerner si c’estoit elle ou lui-même qui les touchoit. Il lui confie ses oeuvres et lui demande de n’en donner aucune à personne. C’est à Héricourt qu’il meurt brusquement d’apoplexie en 1667. La princesse le fait inhumer avec les plus grands honneurs, invitant tous ses amis de Montbéliard, car sa bonne humeur l’avait fait aimer desgens, même s’ils ne comprenaient pas son art…

 

 

 

 

Samedi 23 juillet, 16h
Eglise luthérienne d’Héricourt
1637-1641, 1645-1649 : Rome

Motets, Toccate, Canzoni et airs romains de :
Girolamo Frescobaldi (1583-1643)
Giacomo Carissimi (1605-1674)
Johann Jacob Froberger
Motets Apparuerunt apostolis et Alleluia Absorpta est mors

Ensemble Les Cyclopes
Soprano, ténor, basse, 2 violons et basse continue (orgue et clavecin)
Camille Poul, soprano
Fabien Hyon, ténor
Benoît Arnould, basse
Olivia Centurioni et Lathika Vithanage, violons
Lucile Boulanger, viole de gambe
Bibiane Lapointe, clavecin
Thierry Maeder, orgue positif
Benoît Colardelle, lumières

1637: au service de Ferdinand III, Froberger est envoyé par l’empereur à Rome pour étudier avec Girolamo Frescobaldi (1583-1643), après bien entendu sa nécessaire conversion au catholicisme. Avec Frescobaldi il cultive l’art de la Toccata et la finesse du contrepoint. Fidèle à l’enseignement de son maître il sera aussi un agent de la diffusion de sa musique: l’apparition d’oeuvres de Frescobaldi dans les manuscrits français et anglais suit ses voyages. Lors de son deuxième séjour, après la mort de Frescobaldi, il travaille avec Athanasius Kircher. Surnommé le “maître des cent savoirs”, ce jésuite, professeur au Collegium Germanicum est l’auteur de “Musurgia universalis” paru en 1650 qui sera une référence sur l’esthétique musicale pendant toute la période baroque. C’est dans cet ouvrage qu’est pour la première fois défini, certainement grâce à la collaboration de Froberger le stylus fantasticus. C’est aussi dans cet ouvrage qu’est éditée pour la seule fois de sa vie une oeuvre de Froberger, la fantaisie ut-ré-mi-fa-sol-la. À Rome, Froberger est aussi en contact avec Giacomo Carissimi, maître de chapelle de l’église Saint-Apollinaire qui appartenait au Collegium Germanicum. C’est probablement dans ce contexte qu’il composera les deux motets Apparuerunt apostolis et Alleluia Absorpta est mors, les seules oeuvres non destinées au clavier qui nous soient parvenues

 

 

 

 

Samedi 23 juillet, 21h
Temple Saint-Jean de Belfort
Abendmusiken à Hambourg

Froberger et Weckmann
Sonates à 5 :
Matthias Weckmann (1616-1674)
Marco Antonio Ferro (? -1662),
Pièces de clavier de Matthias Weckman et de Johann Jacob Froberger extraites du manuscrit de la
Singakademie et du manuscrit Hintze

Ensemble Les Cyclopes
Frithjof Smith, cornettino
Olivia Centurioni, violon
Stefan Legée, saqueboute
Jérémie Papasergio, dulciane
Bibiane Lapointe, clavecin
Thierry Maeder, orgue
Benoît Colardelle, lumières

Pendant l’hiver 1649, Ferdinand III envoie Johann Jacob Froberger à Dresde pour remettre une lettre au Prince Electeur Jean-Georges I de Saxe. A cette occasion l’organiste de l’empereur joue entre autres 6 toccatas, 8 capricci, 2 ricercare et 2 suites, toutes dans un livre soigneusement relié et copiées de sa main, qu’il remet alors au Prince-Electeur, lequel lui offre une chaîne en or. Aussitôt Froberger s’enquiert auprès du prince de la présence d’un certain Weckman, déjà célèbre à la Cour impériale et dont il souhaite faire la connaissance. Matthias Weckmann (1616-1674) se trouvait juste derrière eux. Le prince lui frappe l’épaule en disant “voilà mon Mathias”. Weckman se lance ensuite au clavecin dans une improvisation de près d’une demi-heure sur un thème emprunté à Froberger, à l’admiration de toute la Cour et de Froberger lui-même. Cette rencontre sera l’origine d’une longue et fidèle correspondance. Cette correspondance s’est poursuivie lorsque Weckman, organiste à Hambourg fonde le Collegium Musicum qui lui permet de présenter le meilleur de la musique de son temps. Nul doute que les fructueux échanges entre Froberger et Weckman ont contribué à construire le style des musiciens d’Allemagne du nord et à y introduire l’influence de Frescobaldi, des clavecinistes français et le stylus fantasticus. Plusieurs manuscrits importants originaires de Hambourg en témoignent

 

 

 

 

Dimanche 31 juillet, 16h
Grand salon de l’Hôtel de Ville de Lure
Dresde 1649
La joute musicale de Froberger et Weckmann

Oeuvres de Matthias Weckmann, Léopold Weiss, Nikolaus Bruhns, extraits du “Hintze Manuscript” offert à Weckmann par Froberger (Froberger, Kerll, De la Barre…)

Jean-Luc Ho, clavicorde à pédalier
Fait par Emile Jobin, 2012, d’après les modèles germaniques
programme en création (commande du festival)

En 1649 le Prince électeur de Saxe provoque à Dresde une joute musicale entre deux grands musiciens de claviers : Johann Jakob Froberger et Matthias Weckmann. Une correspondance suivie ainsi que l’échange de manuscrits musicaux attestent qu’une forte amitié les a ensuite réunis. Cousin du luth et du clavecin, le clavicorde est l’instrument de l’expression et de l’intimité par excellence, celui de la méditation et du développement des affects, pliés au caractère de la danse. C’est aussi le compagnon de travail des compositeurs; celui des polyphonies savantes: du ricercar où l’on entrevoit un miroir idéalisé du monde. Doté de deux claviers manuels et d’une pédale avec 16′ il s’approprie avec plénitude les effets spectaculaires de l’orgue propres au style fantastique et au traitement du choral luthérien. Ne s’impose-t-il pas au milieu du XVIIe siècle comme l’instrument à clavier le plus riche et le plus polyvalent ?

 

boutonreservationTOUTES LES INFOS sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016, en Haute-Saône, Vosges du sud, du 15 au 31 juillet 2016 

 

 

 

Les Timbres : le Carnaval (Baroque) des animaux

les-timbres-portrait-noi-et-blanc-classiquenewsFestival Musique et Mémoire. Les Timbres : Carnaval des animaux : le 18 juillet 2015, 21h. A LURE (Haute Saône) : un Carnaval baroque inédit : Le Carnaval des Animaux. Avant Camille Saint-Saëns, les Baroques ont cultivé l’évocation musicale des tempéraments animaux… Les Timbres proposent donc un spectacle inédit qui compose une satire du genre humain, tantôt tendre et moqueuse, tantôt piquante et interrogative : et si nous étions tous des animaux ? L’humeur, le caractère, le tempérament, l’acuité et l’expression du regard fondent ici une recherche comparée de vérité et de justesse. L’on pense évidemment aux conférences physiognomoniques de Charles Lebrun et de Lavater où le visage de l’homme selon sa morphologie est apparentée par un dessin très abouti et caractérisé aux animaux : chat, chouette, chameau, cheval, aigle… ou lion, c’est selon. Ce parallèle offre des séquences éloquentes et expressives propres à la quête d’une rhétorique idéale depuis le XVIème siècle.

Un texte écrit par Jana Rémond, met en scène différents aspects des caractères de l’homme sous la forme de saynètes métaphoriques, illustrées par des oeuvres du répertoire baroque français inspirées par les animaux.

les timbres ensemble classiquenews.comlevasseur lebrun etudes tetes physiognomoniquesCe Carnaval est une fantaisie baroque construite sur un répertoire musical du XVIIIe siècle prenant comme thématique les animaux – Les Fauvettes Plaintives de Couperin, La Poule de Rameau, Le Dragon de Michel de la Barre… Les pièces dialoguent avec des textes d’inspiration baroque, offrant une galerie de portraits aussi cyniques que comiques. Dans cette vie en perpétuel changement, à quoi peut-on se raccrocher ? Pour trouver des réponses, le narrateur part à la rencontre d’animaux qui ont chacun leur mot à dire sur la question. Incarnant tour à tour les différents animaux des pièces musicales, le comédien est à la fois dragon, rossignol, papillon, moucheron…. Le dialogue entre texte et musique rend complices l’acteur et les musiciens, qui se font aussi partenaires de jeu. Gageons que nos interprètes défendent surtout des affinités analogiques avec les volatiles : de la Poule de Rameau aux Rossignols de Couperin et Caix d’Hervelois, sans omettre les Tourterelles de Monteclair, le chant des oiseaux inspirent particulièrement les instruments… Durée : environ 45 min ou 1h. LIRE notre présentation complète de la résidence des Timbres au Festival Musique et Mémoire 2015.

Programme
Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764) : La Poule
François COUPERIN (1668-1733) : Les Fauvettes plaintives ; Le Moucheron ; Les Satyres ; Le Rossignol en Amour ; Le Rossignol Vainqueur
Louis de CAIX d’HERVELOIS (1680-1759) : Rossignol ; Papillon
Michel PIGNOLET de MONTECLAIR (1667-1737) : Les Tourterelles ; Les Nayades

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015
Week end 1 : résidence Les Timbres
7 Concerts les 17, 18 et 19 juillet 2015
Réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire
www.lestimbres.com

 

 

Festivals. Annonce vidéo : Musique et Mémoire : du 17 juillet au 2 août 2015

visuel festival Musique et Mémoire 2015Haute-Saône, Vosges, Pays des Mille étangs. Festival Musique et Mémoire 2015, du 17 juillet au 2 août 2015. 22ème édition. 3 ensembles en résidence : Les Timbres, Vox Luminis, Les Surprises. Il n’est pas de festival équivalent à Musique et Mémoire, festival créé par Fabrice Creux qui est son directeur artistique. TEASER Annonce vidéo © CLASSIQUENEWS.TV 2015. Durée : 2mn40. Un festival singulier au Pays des mille étangs : “Je veux défendre et partager l’esprit d’un festival laboratoire” ; renouvellement des formes : parade de rue par Les Sonadori : accompagnement des ensembles (recherche et création) ; coopération internationale (Musica Perduta à Luxeuil-les-Bains…).

 

 

 

VOIR aussi notre grand reportage vidéo Festival Musique et mémoire 2014

 

 

VOIR aussi notre reportage Musique et Mémoire 2013 : spéciale 20 ans

 

 

Festival Musique et Mémoire (haute Saône) : 3ème week end, les 30, 31 juillet, 1er, 2 et 3 août 2014.

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Festival Musique et Mémoire (Haute Saône). week end 3, les 30, 31 juillet, 1er, 2 et 3 août 2014. Le Festival Musique et Mémoire poursuit son exploration des formes et des répertories entre Renaissance et Baroque avec cette acuité et cette exigence artistiques jamais atténuées… En témoigne le superbe programme du dernier et 3ème week end 2014, les 30, 31 juillet puis 1er, 2 et 3 août prochains en Haute-Saône (Franche Comté). Soit 6 nouveaux concerts incontournables assurés par les instrumentistes et chanteurs de l’ensemble Il Festino, collectif en résidence pour ce dernier week end. Au regard des échanges très nombreux et constants au XVIIème, l’ensemble Il Festino grand invité du Festival Musique et Mémoire pour son dernier week end interroge la place de l’art espagnol à la Cour des Bourbons français : Louis XIII et Louis XIV furent respectivement mariés à Anne d’Autriche et Marie-Thérèse d’Autriche (la Maison des rois d’Espagne était la branche ainée des Habsbourg). La présence espagnole à la cour de France fut de plus en plus évidente et les recueils musicaux de cette époque témoignent du basculement opéré vers la langue de Cervantès en détriment de celle de Dante. A travers ce voyage musical Il Festino illustre les influences Méditerranéennes et en particulier celle de l’Espagne, dans la production artistique en France et en Europe au XVIIe siècle. Fidèle à sa ligne artistique qui plonge dans les zones mêlées des esthétiques en formation, le festival éclaire ainsi l’émergence des sensibilités, le flux de leur croisement fécond entre Italie, Espagne à la Cour de France au début du XVIIè…

détail des 6 concerts

Mercredi 30 juillet, 21h à LURE
Grand Salon de l’Hôtel de ville
Folies et Canaries. Manuel de Grange, guitare

Jeudi 31 juillet, 21h, Château-Lambert
Eglise de l’Assomption
José Marín, prêtre, chanteur, voleur, assassin…
Il Festino. Dagmar Saskova, soprano
Evocation de la figure romanesque et baroque du ténor espagnol José Marin (1619-1699), compositeur et auteur en particulier de sublimes mélodies (tonos) pour voix et guitare.

Vendredi 1er août, 21h, LURE
Eglise Saint-Blaise
L’art d’aimer, promenade dans l’Europe Galante
Il Festino. Cupidon ou Furie, deux visages de l’Amour ici dévoilés à travers une sélection de pièces choisies signées Monteverdi, Dowland, Purcell,Moulinié, Marin…

Samedi 2 août, 21h, CORRAVILLERS
Eglise Saint-Jean-Baptiste
L’air italien au temps de Louis XIII
Il Festino. Dagmar Saskova, soprano
Le timbre velouté irrésistible de la soprano Dagmar Saskova qui a suivi l’enseignement exemplaire du Centre de musique baroque de Versailles éclaire les airs édités par Ballard au début du XVIIè.

Dimanche 3 août, dernière journée
11h : Chœur roman de Melisey
Coplas, trois siècles de musique espagnole.
17h : Eglise Notre-Dame de l’Assomption à Servance
L’air espagnol au temps de Louis XIII : airs extraits des recueils édités par Pierre Ballard au XVIIème siècle dont l’exceptionnel et méconnu : “Si sufro ti morena” de Gabriel Bataille à 4 parties. Dans ce dernier programme de sa résidence en Haute Saône, Il Festino s’intéresse aussi aux nombreux airs dans le style espagnol, alors très prisés par les amateurs du début du XVIIème siècle en France…

+ d’infos sur le site du Festival Musique et Mémoire

Réservations au 03 84 49 33 46
et sur la billetterie en ligne

(Haute-Saône) Festival Musique et Mémoire week-end 2, les 25, 26 et 27 juillet 2014

Festival Musique et Mémoire au Pays des 1000 étangs(Haute-Saône) Festival Musique et Mémoire week-end 2, les 25, 26 et 27 juillet 2014. La Haute-Saône, terre de nouvelles expériences et découvertes baroques grâce au festival créé par Fabrice Creux. Plus que jamais, la découverte de nouveaux grands talents et le défrichement pertinent sur les répertoires entre XVIè, XVIIè et XVIIIè siècles se réalisent au France Comté (Haute-Saône) au festival Musique et mémoire, élu à juste titre coup de coeur “CLIC” de classiquenews parmi “nos festivals favoris de l’été 2014″. Après un premier week end qui a confirmé la justesse artistique d’un festival exemplaire au Pays des mille étangs (Vosges saônoises), soulignant par exemple la proposition libre, formellement mobile de l’ensemble de cordes les Sonadori porté par Alain Gervreau, les prochains concerts programmés pour ce 2ème week end promettent de nouveaux accomplissements tout autant délectables (Rebel, CPE Bach, JS Bach).

3 concerts événements en Haute-Saône
Voici les 3 temps forts du Week end 2 du festival Musique et Mémoire :

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014vendredi 25 juillet 2014
Lure, église Saint-Martin, 21h
Rebel, père et fils : oeuvres de Jean-Féry et François son fils par Les Surprises. Aux côtés des Bach et Couperin, la dynastie des Rebel fait progresser sensiblement l’écriture baroque française, à l’opéra et pour les instruments. En témoigne ce programme très original qui éclaire l’oeuvre des Rebel, ardent défenseurs de la musique de leur ami, Rameau. Répétition à 17h, ouverte au public.

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014samedi 26 juillet 2014
Héricourt, église luthérienne, 17h
Récital Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788). Pour les 300 ans de sa naissance, CPE tant admiré par Mozart et Haydn, inventeur de la Sonate pour pianoforte, et grand virtuose pour le clavier (son salon était très prisé à Hambourg) est le sujet de ce programme concertant et lyrique par Les musiciens à la règle d’or (Arnaud Marzorati, baryton). Représentant du courant esthétique Sturm und Drang (Orages et passions) précurseur de la musique romantique, CPE est légitimement mis à l’honneur à Héricourt.

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014dimanche 27 juillet 2014
Luxeuil Les Bains, basilique Saint-Pierre, 21h
“Anti melancholicus” : ce programme irradiant, bénéficie de la ferveur incandescente du jeune JS Bach, d’une irrésistible croyance à travers les 3 cantates de jeunesse qui composent le programme du concert défendu par l’ensemble Alia Mens. Lumineuses, exhortant le croyant à la certitude dans l’allégresse, les cantates ici retenues réparent des vertiges et inquiétudes mélancoliques. Un baume pour le cœur et l’esprit frappés par l’inquiétude… Répétition à 17h, ouverte au public.


Renseignement et réservations :
Association Musique et Mémoire


Maison de Pays
 : 23 rue Jeannot Lamboley
 70310 Faucogney – 
Tél. : 03 84 49 33 46
Email : festival@musetmemoire.com

 

 

 

Lire notre présentation complète du Festival Musique et Mémoire, du 18 juillet au 3 août 2014, 3 week end de musique dans les Vosges saônoises

 

EN LIRE +, nos coups de coeur,  les ensembles et les programmes à ne pas manquer lors du festival Musique et Mémoire 2014

 

 


Nos 3 raisons

pour aller au festival Musique et Mémoire en Franche-Comté :
- l’accompagnement réservé aux ensembles “associés” qui ainsi peuvent approfondir sur 3 ans, leur démarche artistique propre
- le cadre vert et l’acoustique des églises, parfois perdus dans la nature (c’est le cas de l’église Saint-Georges à Faucogney) : une immersion saisissante ans des répertoires et dans des œuvres méconnus
- l’ambiance du festival cultivée, préservée par l’équipe et son directeur : il est très facile de rencontrer et de parler avec les artistes au sujet de leur programme… (répétitions ouvertes, pots d’après concert, conférences, repas en musique)

 

 

Festival Musique et Mémoire (Haute Saône), week end 1 (18,19,20 juillet 2014)

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Vosges Saônnoises : Musique et Mémoire : les 18,19 et 20 juillet 2014 (1er Week end). Seul, joyau isolé au nord de la Loire et niché au cœur vert du massif des Vosges Saônnoises (Franche-Comté) qui lui confère ce caractère brut et fort, et d’un raffinement chaque année renouvelé grâce au discernement de son directeur fondateur Fabrice Creux, le festival Musique et Mémoire continue de nous étonner… pour preuve le programme inaugural du premier week end (18,19,20 juillet). Premier temps fort de l’édition 2014 : la réouverture de l’église Saint-Georges de Faucogney qui restaurée,  retrouve sa splendeur originelle ! Pour fêter cet événement, le festival Musique et Mémoire propose en ouverture de sa 21ème édition, le vendredi 18 juillet à 21h, une “Nuit à Saint-Georges”  (voir sur place le vitrail honorant le Saint patron) avec les ensembles invités cette année,  Les Sonadori et Les Timbres (nouvel ensemble associé jusqu’en 2016).

 

 

 

Faucogney : retour aux sources

 

Festival Musique et Mémoire au Pays des 1000 étangsVoyageant à travers le temps, cette soirée musicalement riche, évoque d’abord le sanctuaire primitif édifié à la fin de la Renaissance, puis célèbre l’édifice actuel dans son dépouillement préservé et son espace idéal pour la résonance du concert . C’est une mise en musique originale de ce bel élément patrimonial, qui a vu naître il y a vingt ans le festival Musique et Mémoire (lors d’un concert mémorable aux premières heures du jour).
D’abord à 21h,  polyphonies, chansons, frottole, madrigaux accompagnés par le consort de cordes (soliste : Anne Delafosse Quentin), puis à 22h30 : Julia Kirchner, soprano et Les Timbres jouent les cantates de Rameau (dont Orphée,  1721), incursion du plein baroque français et clin d’oeil à la dernière tranche importante des travaux dans l’église de Faucogney achevée en 1712.

 

 

Festival Musique et Mémoire, week end 1
Vendredi 18, samedi, dimanche 20 juillet 2014

 

Avec ce concert à l’église Saint Georges de Faucogney commence le festival Musique et Mémoire : scène plurielle et vivante ouverte aux nouvelles découvertes entre Renaissance et Baroque au coeur des paysages verts des Vosges saônnoises. Au cours du premier Week end (18,19,20 juillet) les Sonadori révéleront par un parcours dans la ville et en concert la formidable activité des bandes de violons familières dans le nord de l’Italie. Dimanche 20 juillet : 14h 30 à Faucogney: parade historique des Sonadori puis orgue et violons concertant à San Rocco de Venise (église Saint Georges de Faucogney à 15h30) ; enfin à 21h : cantate,  sonata e concerto d’Alessandro Scarlatti par Musica Perduta (basilique Saint-Pierre de Luxeuil les Bains).

 

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Festival Musique et Mémoire
Haute Saône (70)
Du 18 juillet au 3 août 2014:  programme complet en suivant ce lien
La Billetterie en ligne est ouverte, achetez vos places ici

 


Renseignement et réservations :
Association Musique et Mémoire


Maison de Pays
 : 23 rue Jeannot Lamboley
 70310 Faucogney – 
Tél. : 03 84 49 33 46
Email : festival@musetmemoire.com

 

EN LIRE +, nos coups de coeur,  les ensembles et les programmes à ne pas manquer lors du festival Musique et Mémoire 2014

 

 

 

Nos 3 raisons

pour aller au festival Musique et Mémoire en Franche-Comté :


- l’accompagnement réservé aux ensembles “associés” qui ainsi peuvent approfondir sur 3 ans, leur démarche artistique propre
- le cadre vert et l’acoustique des églises, parfois perdus dans la nature (c’est le cas de l’église Saint-Georges à Faucogney)
- l’ambiance du festival cultivée, préservée par l’équipe et son directeur : il est très facile de rencontrer et de parler avec les artistes au sujet de leur programme…