PARIS, le QUATUOR MANFRED joue l’intégrale des Quatuors de SCHUBERT

Manfred quatuor manfred JBM0010∏Jean-Baptiste-MillotPARIS, ce soir, 20h30, BERNARDINS : QUATUOR MANFRED, tout SCHUBERT. Voilà 30 ans qu’ils jouent ensemble, portés par un esprit de partage, d’écoute collective, de communion ciselée. Qu’il s’agisse du répertoire « classique » pour quatuor à cordes seul, ou dans des voies fertiles et interdisciplinaires où les cordes dialoguent en liberté avec le swing et l’impro du Jazz, ou avec le chant incarné d’un soliste invité… Au sein du QUATUOR MANFRED, chaque instrumentiste y défend sa personnalité à sa juste place, dans l’unité et la cohésion, pour l’explicitation et l’articulation intérieure des partitions. L’intégrale présentée par le Collège des Bernardins en novembre 2017, a le mérite de croiser Franz Schubert et Philip Glass. Originale confrontation, mise en dialogue féconde. C’est surtout s’agissant du compositeur Viennois romantique, l’occasion d’embrasser telle une grande arche introspective, l’exploration formelle et spirituelle menée par Franz Schubert du premier au dernier Quatuor à cordes (soit 11 Quatuors laissés en héritage). Si Beethoven, son contemporain à Vienne, interroge la forme sans faillir ni se laisser séduire par une dilution artificielle, la plume de Schubert questionne en permanence le développement musical, étirant les mélodies tendres et fraternelles, les réitérant, en creusant toujours davantage leur signification et leur connotation profonde. Comme dans les Variations Goldberg de JS Bach, chaque reprise chez Schubert, se colore d’une sonorité et d’un caractère différent de ce qui a précédé. De sorte qu’entre langueur dépressive, élan nostalgique, désir et espérance portés vers le futur, évocation suspendue d’une réalité bienheureuse, fantasmée, à jamais idéalisée… la question posée par Schubert, l’explorateur / « Wanderer » ne cesse de nous interroger. Ce qui semble mourir, toujours renaît, d’une autre manière, sous une autre forme, dans un écoulement cyclique QUATUOR-CORDES-manfred-quatuor-manfred-Folklore-imaginairequi transforme le sens profond de l’œuvre, en une architecture globale qui la dépasse. Le long cheminement musical des Quatuors schubertiens est ainsi restitué en un geste unique dont la grande cohérence organique captive. Voilà ce que nous propose de vivre et d’éprouver le geste des Manfred, ce soir, samedi 25 novembre 2017, à 20h30 (Quatuors de Schubert n°2 et 15 par le Quatuor Manfred, de Philip Glass n°6 par le Quatuor Van Kuijk). Mais aussi demain, dimanche 26 novembre 2017 à 16h (Glass : Quatuor n°7 / Schubert  : Quintette à deux violoncelles, avec Marc Coppey (violoncelle).

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PARIS, Collège des Bernardins
Samedi 25 novembre 2017, 20h30

Schubert : Quatuor à cordes n.11 D 353 op.125 n.2 en mi M
Glass : Quatuor à cordes n.3 “Mishima” (1985)
Schubert : Quatuor à cordes n.10 D 87 op.125 n.1 en mi b M

Quatuor MANFRED
MARIE BÉREAU, violon
LUIGI VECCHIONI,  violon
EMMANUEL HARATYK, alto
CHRISTIAN WOLFF, violoncelle

RESERVATIONS & INFORMATIONS :
https://www.collegedesbernardins.fr/content/mishima

Dimanche 26 novembre 2017, 16h

Glass : Quatuor à cordes n.7 (2014)
Schubert :Quintette à deux violoncelles D 956 op. post. 163 en ut / Quatuor Manfred et Marc Coppey, violoncelle

RESERVATIONS & INFORMATIONS :
https://www.collegedesbernardins.fr/content/quintette

 

 

 

 

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