Mission: Cecilia Bartoli ressuscite Steffanile nouveau cd baroque de Cecilia Bartoli (septembre 2012)

le nouvel album de Cecilia Bartoli
Mission
à paraître en septembre 2012

L’Exorciste la suite ? Le visuel dérange et interroge:
ne s’agirait-il pas d’un nouveau film d’horreur, fantastico démoniaque?
C’est en fait une immersion dans les joyaux oubliés du premier
baroque… Tel un missionaire mystique et habité (crâne rasé!), Cecilia Bartoli
n’hésite pas à rompre avec son image de diva glamour pour incarner un
prêtre combattant voire un exorciste (croix brandie de la main droite),
en couverture de son prochain
album à paraître en septembre 2012.
Après Maria (Hommage à Maria Malibran, 2006), puis Sacrificium (2009), son
précédent album dédié aux castrats napolitains, voici ” Mission “, un
nouveau florilège de perles recrées ainsi, la plupart présentées en
premières mondiales avc le concours d’I Barrochisti et Diego Fasolis. La
diva romaine dont l’exigence artistique et le souci de la recherche
philologique accompagnant chacun de ses nouveaux programmes ne sont plus
à démontrer, frappe de nouveau un grand coup. La sélection musicale et
les airs lyriques devraient s’appuyer sur un long travail de recherche
historique racontant tout une histoire; un drame vocal et instrumental
en quelque sorte qui croise espionnage, conflits religieux, diplomatie secrète…

Cecilia Bartoli a bien raison de préparer la sortie de son disque en
investissant les nouveaux médias et en diffusant une image forte qui
interpelle… Mission fait déjà un buzz :
sur Youtube, de nombreuses vidéos de vrais/faux enquêteurs filant la
mezzo au moment de ses enregistrements en Suisse pour en savoir
davantage sont déjà disponibles) … et l’on souhaite très vite
découvrir en substance le sens et le contenu de la nouvelle réalisation
discographique. Des indices sont disponibles, destinés à collecter plus
d’informations sur le nouveau cd de Cecilia Bartoli: Mission... A suivre.

dernière minute… (dimanche 29 juillet 2012):
Selon
les premiers résultats de notre enquête en cours, les airs sélectionnés
dans l’album Mission seraient pour certains signés Agostino Steffani, 1654-1728
(dont des extraits de ses opéras les plus somptueux: Alarico il Baltha
de 1687, Niobe de 1688… quand le compositeur très recherché passe de
Munich à Hanovre; mais aussi La Libertà contenta de 1693… La liste des
pièces retenues ne donne pas la clé du concept général: quel est le
sens et le sujet réel du nouvel album de Cecilia Bartoli? A suivre
prochainement: la réponse dans nos colonnes…

… sur les traces du compositeur diplomate (lundi 30 juillet 2012):
Né dans le Veneto, jeune chanteur virtuose à San Marco à Venise, Agostino Steffani (1654-1728)
mène une carrière digne d’un roman: employé des Cours de Munich,
Hanovre, Düsseldorf, il compose de sublimes opéras tout en assurant des
fonctions diplomatiques prestigieuses; ecclésiastique, il s’engage en
terre germanique pour le rayonnement de l’église catholique, ce qui lui
vaut les honneurs du Vatican quand le pape Innocent XI le nomme évêque
de Spiga (1696). La multiplicité de ses activités, politiques,
religieuses, musicales excite l’imagination: en rendant hommage à cette
figure méconnue qui marqua aussi l’histoire européenne de l’opéra,
Cecilia Bartoli dans son album ” Mission ” explore la libre inventivité
du premier bel canto préhaendélien, celui du plein XVIIè et jusqu’au
début du XVIIIè: quand extase, langueur, déploration et ravissement
faisaient les délices des ouvrages lyriques à l’époque de Steffani.
Il s’agit donc pour Cecilia Bartoli dans son album ” Mission ” d’endosser
le rôle du compositeur diplomate Agostino Steffani, évoquant les
nombreuses missions qu’il a réussies sa vie durant, comme compositeur
génial (opéras sans omettre ses fameux duos…) que Cecilia Bartoli dans
son nouvel album chante avec Philippe Jaroussky) et comme diplomate
ecclésiastique… entre territoires germaniques, Rome, jusqu’en
Angleterre et à Bruxelles, pour le compte du Prince Electeur, du Pape,
de l’Empereur.
track listing indicatif du cd MISSION ” :
Y paraissent pas moins de cinq airs extraits de l’opéra Niobe (1688)… et quatre de Tassilone (1709)…
1. “Schiere invitte, non tardate” (da Alarico il Baltha)
2. “Ogni core può sperar” (da Servio Tullio)
3. “Ove son? Chi m’aita? In mezzo all’ombre… Dal mio petto” (da Niobe)
4. “Più non v’ascondo” (da Tassilone)
5. “Amami, e vederai” (da Niobe)
6. “T’abbraccio, mia Diva/Ti stringo, mio Nume” (duetto da Niobe)
7. “Mie fide schiere, all’armi!… Suoni, tuoni, il suolo scuota”
8. “Sposa, mancar mi sento… Deh non far colle tue lagrime” (da Tassilone)
9. “Non prendo consiglio”
10. “Si, si, riposa, o caro… Palpitanti sfere belle” (da Alarico il Baltha)
11. “Notte amica al cieco Dio” (da La libertà contenta)
12. “Combatton quest’alma” (duetto da I trionfi del fato)
13. “A facile vittoria” (da Tassilone)
14. “Tra le guerre e le vittorie” (da Leonato)
15. “Foschi crepuscoli”
16. “Dell’alma stanca a raddolcir le tempre… Sfere amiche, or date al labbro” (da Niobe)
17. “La cerasta più terribile” (da La lotta d’Hercole con Acheloo)
18. “Serena, o mio bel sole… Mia fiamma/Mio ardore” (duetto da Niobe)
19. “Dal tuo labbro amor m’invita” (da Tassilone)
20. “Deh stancati, o sorte” (da La libertà contenta)
21. “Svenati, struggiti, combatti, suda” (da La libertà contenta)
22. “Padre, s’è colpa in lui”
23. “Timori, ruine”
24. “Morirò fra strazi e scempi” (da Henrico Leone)
25. “Non si parli che di fede”
Illustration: Portrait d’Agostino Steffani, évêque de Spiga (DR)
Niobe (DR)

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