Ludwig van Beethoven, Variations opus 34France musique, le 29 décembre 2006 à 14h20

Ludwig van Beethoven

Variations opus 34

Vendredi 29 décembre 2006 à 14h20

Notes du traducteur, magazine par Philippe Cassard

Chaque vendredi, Philippe Cassard analyse l’enjeu esthétique et la genèse d’une partition. Il s’agit aussi de dévoiler les obstacles auxquels est confronté l’interprète s’il veut saisir et exprimer le message du compositeur

Variations opus 34 en fa majeur
A l’été 1802, Beethoven se repose à Heiligenstadt sur le conseil de son médecin. C’est dans la banlieue de Vienne, malgré un contexte douloureux (Beethoven sait sa surdité incurable), qu’il compose les Variations, de même que sa Deuxième symphonie.
L’œuvre est d’une inspiration bien supérieure à ce qui avait précédé dans le même genre, et le sommet sera atteint avec les Variations Diabelli. Beethoven lui-même avoue sa fierté : « Comme ses Variations se distinguent visiblement de mes précédentes, je dois, au lieu de les désigner comme elles par un simple numéro…les comprendre dans le nombre réel de mes grandes œuvres musicales, d’autant plus que les thèmes sont de moi-même ». Le thème cantabile initial, est un adagio en fa majeur d’essence bucolique. Chacune des sept variations qui en dérive, possède son climat propre. Elles constituent par leur métrique et leurs tonalités des pièces quasi indépendantes. On sait que Beethoven les fit travailler à ses élèves (Ries en particulier) et attachait beaucoup d’importance dans l’interprétation des nuances, et les nombreuses indications de la partition. Un régal semé d’obstacles pour l’interprète.

Plan
Le découpage de l’œuvre s’opère de la manière suivante :
Thème à 2/4 en fa majeur
Variation I à 2/4 en ré majeur
Variation II à 6/8 en si bémol majeur
Variation III à 2/2 en sol majeur
Variation IV à 3⁄4 en Mi bémol majeur
Transition en ut majeur
Variation V (Marcia) 2/4 en ut mineur
Variation VI à 6/8 en fa majeur
Variation VII à 2/4 en fa majeur
Epilogue

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