jeudi 18 avril 2024

Gala des 300 ans de l’Opéra-Comique sur Arte

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opéra-comique, salle favart, opéra comiqueARTE concert. Gala Opéra comique. Jeudi 13 novembre 2014, 20h. En direct sur ARTE CONCERT, le gala des 300 ans de l’Opéra-Comique à Paris. Le spectacle retrace les grandes heures de la salle Favart, petite soeur insolente du Palais Garnier, souvent plus audacieuse et novatrice sur le plan formel que l’Opéra et sa grande machine souvent lourde et poussiéreuse. Ainsi sont évoquées les partitions emblématiques de l’histoire de l’opéra comique, le genre et le lieu : Carmen de Bizet (1876), Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, Manon de Massenet, Pelléas et Mélisande de Debussy (1902), La voix humaine de Poulenc… Une distribution de tempéraments reconnus s’associent à la succession des épisodes lyriques, dans la mise en scène de Michel Fau : Patricia Petibon, Julie Fuchs, Anna Caterina Antonacci, Sabine Devielhe (sopranos), Frédéric Antoun (ténor)… les rejoignent aussi les chanteurs de l’Académie de l’Opéra Comique : Sandrine Buendia, Eléonore Pancrazi, Ronan Debois, Vianney Guyonnet… Pour l’occasion le chef François Xavier-Roth dirige son orchestre sur instruments d’époque, Les Siècles (avec le choeur Accentus). L’Opéra comique c’est autant le chant que le théâtre (grâce aux dialogues particulièrement présents entre chaque épisode chanté, complément scénique et déclamé que défendent ici Jérôme Deschamps, Michel Fau, Christian Hecq… ).

L’Opéra Comique : 300 ans d’histoire. En 1714, naît l’Opéra Comique porté alors par deux petites troupes parisiennes. Le genre s’appelle d’abord « comédie en vaudeville » puis « comédie mêlées d’ariettes », c’est un théâtre où s’intercalent de nombreux épisodes parlés comme au théâtre. Il s’oppose évidement à l’opéra totalement chanté. Dès 1715, année de la mort du souverain Louis XIV, François Boucher, Noverre, Favart participent à l’essor de l’Opéra comique; en 1783, le genre se fixe dans son propre théâtre, la salle Favart. Après de nombreux incendies en 1838, 1887, la salle 3ème salle Favart est reconstruite par Louis Bernier. C’est la salle la plus moderne d’Europe par son installation électrique, ses équipements. La troupe regroupe 50 musiciens, 50 chanteurs, son audace artistique, son goût de la modernité et du renouveau de la forme lyrique attire les compositeurs de toute l’Europe : Donizetti, Meyerbeer, Offenbach… Ainsi, la salle Favart accueille les créations de nouveaux ouvrages parmi les plus éblouissants de l’art lyrique français en particulier sous la IIIè République : Carmen, les Contes d’offrant, Lakmé, Manon, Pelléas et Mélisande, L’Heure Espagnole… En 1929, crise oblige, la Salle Favart devient une succursale de l’opéra Garnier au sein de la Réunion des Théâtres Lyriques nationaux. En 1971, la troupe est dissoute. En 1987, la production mythique d’Atys de Lully par William Christie assure le renouveau du lieu désormais lié à la révolution baroque. En 1990, l’Opéra Comique retrouve son autonomie. Puis en 2005, il devient théâtre national. En 2007, placé sous la direction de Jérôme deschamps, sa mission est triple : faire
revivre le répertoire français des XVIIIe et XIXe siècles, promouvoir les œuvres baroques, favoriser la création lyrique contemporaine.

Diffusion en direct sur France Musique
Sur Arte, Dimanche 28 décembre 2014 à 17h30.

Programme

Les Troqueurs d’Antoine Dauvergne (1753)
« Ne me rebute pas »
avec Sandrine Buendia, Eléonore Pancrazi, Ronan deBois, Vianney Guyonnet
L’oeuvre a été ressuscité par William Christie en un enregistrement toujours de référence : Dauvergne en pleine Querelle des Bouffons fait la preuve du génie français dans la veine comique douce amère, renouant avec le génie poétique de Pergolèse, dans l’esprit de Marivaux, léger, fin, mordant.

La Fée Urgèle de Sharles-Simon Favart (1765)
« Ce qui plaît aux dames »
avec Eléonore Pancrazi et Christian Hecq

La Fille du régiment de Gaetano donizetti (1840)
« c’en est donc fait »
avec Julie Fuchs

La damnation de Faust d’Hector Berlioz (1846)
«la marche de rakoczy»
« d’amour l’ardente Flamme »
avec Anna Caterina Antonacci

Carmen de Georges Bizet (1875)
« ouverture »
« habanera »
avec Anna Caterina Antonacci

Les Contes d’Hoffmann de Jacques OffenBach (1881)
« les oiseaux dans la charmille »
avec Sabine Devieilhe
« scintille, diamant »
avec Laurent Alvaro

Lakmé de Léo Delibes (1883)
« Fantaisies, ô divin mensonge »
avec Frédéric Antoun
« où va la Jeune hindoue »
avec Sabine Devieilhe

Manon de Jules Massenet (1884)
air du cour-la-reine : « Je marche sur tous les chemins »
avec Patricia Petibon
« duo de saint sulpice »
avec Patricia Petibon et Frédéric Antoun

Mignon d’Ambroise Thomas
Gavotte »

Pelléas et Mélisande de Claude Debussy (1902)
« scène de la tour »
avec Michel Fau et Jérôme Deschamps
« la sortie des souterrains »
avec Stéphane Degout et Laurent Alvaro

Mârouf, Savetier du Caire de Henri Rabaud (1914)
« à travers le désert »
avec Stéphane Degout

La voix humaine de Francis Poulenc (1959)
la tentative de suicide
Anna Caterina Antonacci

Les contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach (1881)
« Barcarolle »
Final avec tous les artistes

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