EXPO, PARIS. Derniers jours pour l’exposition MARIA CALLAS à l’Institut culturel Italien. Jusqu’au 4 octobre 2017

maria-callas-sur-classiquenews-2017-anniversaire-des-40-ans-de-la-mort-exposition-livres-cd-reeditions-coffret-visuel-expo_LA-VESTALE-(c)-Erio-PiccaglianiEXPO, PARIS. Derniers jours pour l’exposition MARIA CALLAS à l’Istituto Italiano di Cultura (7è ardt). Jusqu’au 4 octobre 2017. C’est bien l’exposition la plus originale et la mieux conçue actuellement, célébrant les 40 ans de la mort de Maria Callas. La soprano dramatique et lyrique y est magnifiquement évoquée à travers les costumes des héroïnes qu’elle a incarnée dans les années 1950, sur la scène de la Scala de Milan. C’est là que les spectateurs déjà connaisseurs d’une voix sublime et d’un tempérament réaliste inouï, découvre la nouvelle silhouette de la prima donna : celle d’une élégante sirène ayant réussi une incroyable et surprenante métamorphose physique. Comme les personnages qu’elle incarne au théâtre, la Callas révèle un profil inconnu jusque là, celui d’une féminité rayonnante, d’une beauté saisissante et d’une classe foudroyante. L’évidence est là, sous les yeux des spectateurs scaligènes : la Callas est aussi une femme raffinée, divine, à la plastique parfaite…
Pour preuve, l’exposition parisienne montre les robes qu’elle a portées, ici restituées par les élèves de l’école de la Scala, en particulier de la classe de couture pour le costume.
A partir des photographies et documents d’époque, les élèves de la Scala ont recréé les costumes de rôles devenus emblématiques de la légende Callas à Milan : harmonie ivoire et or pour Elisabeth de Valois (Don Carlo de Verdi, 1954) ; pureté immaculée de la robe blanche de la Somnambula (1955) aux lignes épurées et presque éthérées ; noir d’ébène aux reflets irisés et subtiles pour la robe de Traviata (assorti de longs gants blancs, 1955) ; superbe parure marbrée avec broches et perles cousues sur le tissu d’un vert de gris « lagunaire » pour Iphigénie en Tauride (1957, quand la princesse parait au temple de Diane) ; enfin, somptuosité du bleu nuit, miroir d’une inquiétude sourde et annonciatrice de la tragédie finale qui va bientôt l’éprouver et la détruire, pour Anna Bolena (Donizetti, 1957), dernière restitution d’un parcours spectaculaire. Les 5 robes sont mises en scène avec goût et clarté, associées à de nombreuses photographies de scène, qui évoque le fabuleux talent de l’actrice Callas. Tout en rappelant les grands rôles de la diva à Milan, l’exposition rappelle combien l’opéra c’est aussi un théâtre visuel où perce la beauté des costumes, écrins qui subliment encore le beau chant de celles qui ont su les porter. Un must absolu, à voir jusqu’à demain mercredi 4 octobre 2017.

 

 

 

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PARIS, expo, derniers jours. « SEMPRE LIBERA », exposition Maria Callas, Istituto Italiano di Cultura, Paris / Centre culturel italien, jusqu’au 4 octobre 2017. Toutes les infos pratiques : réservations, billetterie, horaires, conditions d’accès et adresse : voir le site de l’ Istituto Italiano di Cultura, Paris (10h-13h / 15h-18h). 50, rue de Varenne – 75007 Paris / Tél.: +33 (1) 44 39 49 39. LIRE aussi notre bilan des événements marquants dédiés au 40è anniversaire en septembre 2017 de la mort de Maria Callas

http://www.iicparigi.esteri.it/iic_parigi/it/

 

 

 

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