Compte rendu, concert. Théâtre des Champs Elysées. 5 fevrier 2017. Scottish Chamber Orchestra. Robin Ticciati, direction musicale. Maria Joao Pires, piano

Compte rendu, concert. PARIS, Théâtre des Champs Elysées, le 5 février 2017. Scottish Chamber Orchestra. Robin Ticciati, direction musicale. Maria Joao Pires, piano. Passage immanquable du Scottish Chamber Orchestra et de la pianiste Maria Joao Pires au Théâtre des Champs Elysées pour un concert plein de charme en subtilité et brio populaire ! L’ensemble est sous la direction remarquable du jeune chef Robin Ticciati.

 

 

 

Charme et brio pour Dvorak, Mozart et Haydn

 

 

Maria-Joao-Pires-c-Felix-Broede-DGLe programme de la soirée commence avec des extraits de la version orchestrale de Legendes Op.59 de Dvorak. A l’origine pour piano à quatre mains, l’œuvre est un cycle de petites pièces dédié au célèbre critique musical Allemand de Bohême, Eduard Hanslick. Le Scottish Chamber Orchestra en propose 5 sur les 10, autour d’un Allegretto Grazioso (n°7) en la où l’ensemble fait preuve d’un dynamisme particulier alternant entre grâce folklorique et brio romantique, et ce chez tous les instrumentistes (remarquons les bois d’une candeur pétillante!). Elle se termine avec le Molto Maestoso (n°4) tout à fait imposant, qui fait penser à une promenade distinguée autour du Château de Zvíkov, le roi des châteaux en Bohême.

Vient ensuite la pianiste portugaise Maria Joao Pires pour le dernier Concerto pour piano de Mozart, celui en si bémol majeur achevé début janvier de l’année de sa mort prématurée, 1791. Le dialogue diaphane entre le piano et l’orchestre est une évidence dès le départ comme souvent chez Mozart. Ce soir Ticciati et Pires sont en plus très complices, une complicité qui relève du grand respect, mais surtout de la grande admiration envers le génie Salzbourgeois. Si l’interprétation des mouvements extérieurs est surtout immaculée pour le premier et dansante pour le dernier, en ce qui concerne l’orchestre, avec de très jolis vents, l’opus orbite autour du mouvement centrale d’une beauté inouïe, à la douceur presque religieuse et, dans les mains de Maria-Joao Pires, d’une intériorité saisissante. L’impact est tel qu’il est généreusement offert en tant que bis à la fin du concert, pour le grand bonheur de l’auditoire !

Robin Ticciati at Glyndebourne, East Sussex, Britain - 25 Jun 2011Le programme se termine avec la dernière symphonie de Haydn, la 104 en ré mineur dite « Londres ». Elle fait partie du cycle des symphonies composé à Londres à la fin du 18e siècle par le compositeur autrichien. Nous y trouvons tout l’art du père du Classicisme viennois, même dans une tonalité mineure rare, avec les mouvements extérieurs les plus entraînants, l’initial avec adagio introductif tout à fait princier, et le dernier avec un brio idéalement exultant ! Occasion idéale pour chef et orchestre de montrer encore plus leur qualités. Robin Ticciati comme Haydn, va de l’allégresse populaire à la pompe presque militaire avec une facilité et un naturel remarquables, avec une joie tout à fait évidente. Tour de force indéniable pour le chef et l’orchestre ! Une soirée riche en couleurs, surtout généreuse en charme et en brio !

 

 

 

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Compte rendu, concert. Paris, Théâtre des Champs Elysées, le 5 février 2017. Scottish Chamber Orchestra. Robin Ticciati, direction musicale. Maria Joao Pires, piano.

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