CD, annonce : Mozart, La Clémence de Titus par Jérémie Rhorer et Le Cercle de l’Harmonie (2 cd Alpha, live, Paris, 2014)

Jérémie Rhorer réalise un Mozart régénéré, palpitantCD, annonce : Mozart, La Clémence de Titus par Jérémie Rhorer et Le Cercle de l’Harmonie (2 cd Alpha, live, Paris, 2014). En avant première, voici ce que la Rédaction de classiquenews qui a reçu le coffret pour écoute, a pensé de la lecture du chef Jérémie Rhorer : premières impressions avant la critique complète à venir en février 2017… L’urgence qui réactive constamment voire fouette l’élan de l’orchestre, – machine émotionnelle puissante prête à s’emporter, impose un rythme trépidant dès l’ouverture (avec ensuite, un pianoforte pour les recitatifs d’une églae et permanente activité). Depuis son premier seria Mitridate (conçu à 14 ans !; en 1770), Mozart n’a jamais tari d’éloquente sensibilité ni de juste clairvoyance dans le traitement des sentiments humains les plus ténus : son dernier Titus, – également inspiré de la tension , néoclassique des théatreux français classiques, Jean Racine pour Mitridate, Pierre corneille pour La Clémence de Titus, observe la même acuité psychologique. De cette constance lumineuse, qui fait de Wolfgang le génie de l’âme que l’on sait, Jérémie Rhorer sait puiser et exprimer la vérité cachée, opérant une mise à nue d’une évidente plasticité.

 

 

 

premières impressions du cd La Clemenza di Tito…

Le mozartien Rhorer dévoile la vérité du sentiment

 

 

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La prise live (réalisée le 16 décembre 2014) accentue les distorsions réalistes, et l’impression de grande vivacité (avec bruits des déplacements sur scène en prime), d’autant que les solistes savent saisir l’irrisation et l’exacerbation des passions mozartiennes ; voilà un dernier seria ciselé dans la langue des sentiments la plus subtile : La Clémence de Titus en cette année 1791, affirme une nervosité déjà romantique. Il est vrai que Wolfgang sait mieux que personne à son époque, ciseler le chant des désirs, analyser la psyché de chacun de ses personnages. En cela, La Clemenza di Tito est un sommet de vérité et de dévoilement : tout est dit par la musique, mieux que les paroles.
gauvin karine elvira dans don giovanni de teodor currentzisCôté chanteurs ? La Vitellia, ardente, sensuelle, calculatrice envers Sesto ; vengeresse envers Titus… est une lionne, garce et sirène dont on suit pas à pas la métamorphose jusqu’à son grand air avec cor de basset obligé, où elle abdique toute entreprise haineuse, et s’humanise enfin. Le miel ardent, dévorant, palpitant de l’ineffable Karina Gauvin se révèle aussi convaincante ici que sa Donna Elvira dans un récent Don Giovanni (enregistré par l’impétueux lui aussi Teodor Currentzis pour Sony classical, CLIC de CLASSIQUENEWS) : la diva canadienne irradie de sa flamme incarnée, rugissante et voluptueuse, irrésistible. Voilà posés les arguments principaux d’une lecture mordante et expressive qui affirme aujourd’hui, la réussite fascinante du dernier seria de Mozart.
C’est donc après L’enlèvement au sérail que la Rédaction de classiquenews a distingué d’un CLIC, une nouvelle réussite à porter au crédit du chef mozartien. A suivre…

 

 

 

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CD, annonce. MOZART : La Clemenza di Tito par Jérémie Rhorer (2 cd Alpha Live). Grande critique à suivre sur CLASSIQUENEWS, le jour de la parution du cd La Clemenza di Tito / La Clémence de Titus par Jérémie Rhorer, soit le février 2017.

 

 

 

LIRE aussi  :

mozart die entfuhrung aus dem serail cercle de l harmonie jeremie rhorer cd outhere presentation review critique CLASSIQUENEWS mai juin 2016CD, compte rendu critique. Mozart : L’Enlèvement au sérail (Jérémie Rhorer, Jane Archibald, septembre 2015 – 2 cd Alpha). Sous le masque léger, exotique d’une turquerie créée à Vienne en 1782, se précise en vérité non pas la confrontation de l’occident versus l’orient, occidentaux prisonniers, esclaves en terres musulmanes, mais bien un projet plus ample et philosophique : la lutte des fraternités contre le despotisme et la barbarie cruelle (la leçon de clémence et de pardon dont est capable Pacha Selim en fin d’opéra reste de nos jour d’une impossible posture : quels politiques de tout bord est-il capable de nos jours et dans le contexte géopolitique qui est le nôtre, d’un tel humanisme pratique ?). Cette fraternité, ce chant du sublime fraternel s’exprime bien dans la musique de Mozart, avant celle de Beethoven. LIRE la critique complète de l’Enlèvement au Sérail de Mozart par Jérémy Rohrer

 

 

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