Année Etienne Méhul 2017. Bilan, événements à venir

MEHUL-compositeur-romantisme-francais-Etienne_nicolas_mehulBILAN, commémoration. Année Etienne Méhul 2017. 2017 marque le bicentenaire de la mort du compositeur romantique Etienne Nicolas Méhul (1763-1817). Bilan en cours d’année sur un exercice commémoratif assez paresseux, pauvre en vrais événements dignes d’intérêt. Pour découvrir et mesurer la valeur et l’esthétisme incarnés par Méhul, il faut surtout se reporter à plusieurs événements décisifs survenus en 2016. Car l’année 2017 demeure avare de vrais manifestations et réalisations d’ampleur. Autant côté disques que concerts. Le cd et la scène sont étonnamment sourds pour célébrer notre Beethoven français. Mais heureusement, initialement annoncé au printemps, un livre dédié à Méhul co édité par Actes Sud devrait paraître… en septembre 2017.  A suivre.

Les réalisations décisives remontent à 2015 et 2016

 

Au disque, Kapella et Eric Juteau

 

2015 et 2016. En 2015, tremblement de terre dans l’industrie du disque : Eric Juteau et Kapella 19 révèlent par le disque, la fiévreuse ampleur du symphoniste Méhul dont l’écriture orchestrale contemporaine à celle de Beethoven, égale le souffle et l’énergie du grand Ludwig. Symphonies 3, 4 et 5, CLIC de CLASSIQUENEWS de février 2015.

 

Mehul Kapella 19 symphonies eric juteau cd kapella 19Symphonies 3, 4 et 5 (Kapella 19, Juteau – CLIC de CLASSIQUENEWSI de février 2015). CD. Compte rendu critique. Méhul : Symphonies n°3,4,5 (Kapella 19, Eric Juteau). Méhul symphoniste ? On le croyait surtout dramaturge (et le mieux inspiré à l’époque révolutionnaire et napoléonienne en France). Un jeune orchestre sur instruments d’époque, né Outre-Rhin en 2009, Kapella 19, à l’initiative de son chef inspiré Eric Juteau, crée l’événement en embrasant le feu beethovénien et la finesse mozartienne (plage 6) des Symphonies 3, 4 et 5 (” inachevée” ) de celui qui aima, avant Berlioz, Gluck : Méhul. L’exact contemporain des Viennois Haydn et Beethoven gagne ici un éclairage imprévu, fort, particulièrement convaincant.

Au concert Bruno Procopio souligne le génie d’un Méhul Beethovénien

 

procopio-bruno-concert-orchestre-lamoureux-jobim-milhaud-neukommEn 2016, c’est hors de France (à croire que Méhul n’intéresse personne en France), à Rio de Janeiro, le jeune chef Bruno Procopio ressuscite l’énergie fabuleuse et irrésistible de la Symphonie n°1 de Méhul, contemporaine de la 5ème de Ludwig et comme elle, traversée par une détermination guerrière d’une irrésistible nervosité. Pilotant l’Orchestre Symphonique du Brésil, Bruno Procopio dirige avec précision, mesure, expressivité, rendant hommage à l’invention d’un Méhul, recréateur du romantisme orchestral à la Française. Entre Paris et Rio, entre Brésil et France, ses deux terres de coeur, le jeune maestro Bruno Procopio tisse une passerelle particulièrement féconde. En décembre 2016, il dirigeait la Symphonie n°1 de Méhul, contemporaine en 1808 de la 5è de Beethoven, révélant la parenté qui unit les deux compositeurs romantiques, et dans le cas de Méhul, soulignant son génie symphoniste. Or qui se souvient aujourd’hui du Méhul, ardent défenseur du romantisme français symphonique ? VOIR notre grand portrait ” BRUNO PROCOPIO, chef transatlantique, entre Paris et Rio de Janeiro”, défense de la culture et des échanges France Brésil

VOIR notre captation vidéo Symphonie n°1 de 1808 de Méhul, par Bruno Procopio, à la direction de l’Orchestre Symphonique du Brésil à Rio de Janeiro

 

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L’événement à venir, demeure la biographie et essai dédiée à Méhul annoncé chez Actes Sud, initialement en mars 2017, finalement en septembre suivant. A suivre.

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LIRE notre dossier Etienne Méhul 2017 : biographie de notre Beethoven français

Mehul_by_WinterBiographie. Etienne Nicolas Méhul (1763-1817). C’est le plus important compositeur d’opéras à l’époque de la Révolution et sous l’Empire. C’est aussi un tempérament symphonique d’une vitalité inouïe, proche d’un Beethoven, frénétique, orchestralement raffiné, d’une sanguinité inédite, au point d’avoir été appelé non sans raisons, et c’est bien cette appellation qui en définitive résume le mieux, sa valeur : le « Beethoven français ».

http://www.classiquenews.com/mehul-notre-beethoven-francais/

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