La Belle au Bois Dormant (Tchaikovski, Petipa)

The Sleeping Beauty main image-1CinĂ©ma. Tchaikovski : La Belle au Bois dormant, Marius Petipa. Le 19 mars 2014, 20h15. La saison d’opĂ©ras et de ballets au cinĂ©ma et en direct du Royal Opera House se poursuit avec le mercredi 19 mars 2014 Ă  20h15, le ballet La Belle au Bois Dormant, chorĂ©graphie de Marius Petipa, diffusĂ©, en direct depuis Londres, dans 120 salles de cinĂ©mas en France.La Belle au Bois Dormant est le symbole mĂȘme du ballet classique et cette version reste fidĂšle Ă  l’acadĂ©misme classique de Marius Petipa, français installĂ© en Russie (en 1847), fondateur Ă  Saint-PĂ©tersbourg de l’école russe de danse. Son pĂšre et son frĂšre sont danseurs et maĂźtre de ballet. Avant de rejoindre la Russie, Marius devient danseur Ă©toile Ă  Nantes, Paris, Bordeaux : il est l’élĂšve du virtuose Auguste Ventris et danse avec la vedette Carlotta Grisi, modĂšle de la ballerine romantique. A Saint-PĂ©tersbourg, il est d’abord danseur du ThĂ©Ăątre ImpĂ©rial et devient en 1862, chorĂ©graphe en chef. Ses premiers chefs d’oeuvres immĂ©diatement acclamĂ©s sont La Fille de Pharaon (d’aprĂšs Le roman de la momie de ThĂ©ophile Gautier).

En 1869, il est premier maĂźtre de ballet, dirigeant une troupe de 250 danseurs. De 1855 Ă  1887, Petipa est aussi directeur de l’Ecole impĂ©riale de danse. S’appuyant sur une technique impeccable, le chorĂ©graphe approfondit l’expressivitĂ© de la danseuse, plaçant la pantomime au centre du dramatise chorĂ©graphique. Les ballets ne sont uniquement une vitrine de bravoure et de performance en tout genre, il s’agit aussi de drame ayant leur propre profondeur et une nouvelle couleur psychologique. Alors relĂ©guĂ©s Ă  de simple fonction de porteurs, les danseurs conquiĂšrent grĂące Ă  Petipa, une importance nouvelle, Ă©quilibrant alors l’action, jusque lĂ  faire valoir des performance de la premiĂšre ballerine. Petipa approfondit et perfectionne son style sur les musiques de divers compositeurs : Minkus (Don Quichotte, BolchoĂŻ, 1869 ; La BayadĂšre, nouveau thĂ©Ăątre Mariinski de Saint-PĂ©tersbourg, 1877). C’est cependant Piotr Illyitch Tchaikovski qui reste son compositeur de prĂ©dilection : leur entente artistique relĂšve du miracle mĂȘme comme en tĂ©moigne la rĂ©ussite de nombreux ballets : la Belle au bois dormant (1890), ouvre une trilogie exceptionnelle oĂč Ă  l’élĂ©gance technique que requiert le style Petipa rĂ©pond le gĂ©nie mĂ©lodique et l’instrumentation raffinĂ©e de TchaĂŻkovski ; puis se sont les deux ballets Casse-Noisette (1892) et le Lac des cygnes (1895).

Petipa synthĂ©tise l’art classique acadĂ©mique et le romantisme passionnĂ©. Son souci de vraisemblance dramatique, le partage des rĂŽles importants entre danseurs et danseuses apportent un nouveau souffle Ă  l’art chorĂ©graphique Ă  son Ă©poque. Ayant fait ses adieux en 1904, Petipa laisse un hĂ©ritage exceptionnellement riche auquel s’abreuvent tous les chorĂ©graphes aprĂšs lui. C’est Ă  Petipa que Giselle, ballet romantique par excellence, doit d’ĂȘtre ressuscitĂ©. Rodolf Noureev disciple de Petipa souligne l’apport de son maĂźtre : libertĂ© du corps maĂźtrisĂ©, geste poĂ©tique, allure porteuse de l’idĂ©e. Avec Petipa, la danse devient un art majeur; il fusionne technicitĂ© et sensibilitĂ©. Une combinaison magicienne que toutes les troupes ambitionnent aujourd’hui de perpĂ©tuer.

Distribution :
PRINCESSE AURORE – Sarah Lamb
PRINCE DESIRE – Steven McRae
MUSIQUE – Piotr Ilitch TchaĂŻkovski
CHOREGRAPHIE – Marius Petipa
CHEF D’ORCHESTRE – Valeriy Ovsyanikov
DECORS – Oliver Messel
PRODUCTION – Monica Mason & Christopher Newton –
INTRIGUE :
Le ballet commence par un prologue d’une vingtaine de minutes, oĂč l’on cĂ©lĂšbre le baptĂȘme de la princesse Aurore. La fĂ©e des Lilas amĂšne avec elle six autres fĂ©es qui lui promettent toutes les perfections et les bonheurs. Mais paraĂźt la mĂ©chante fĂ©e Carabosse qui reproche au roi de ne pas l’avoir invitĂ©e Ă  la fĂȘte. Pour se venger, elle jette un sort terrible Ă  Aurore ; celle-ci se piquera le doigt avec une aiguille et mourra. Mais la fĂ©e des Lilas attĂ©nue le mauvais sort : la princesse ne mourra pas, elle s’endormira pour cent ans
 un prince pourra dĂ©senvoĂ»ter la jeune femme par un baiser libĂ©rateur

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