Son récent disque chez Saphir révèle l'âme solitaire, profondément tragique mais ô combien poétique et nostalgique, tendre et contemplative de Gabriel Dupont (intégrale de l'oeuvre pour piano, 1 cd Saphir), décédé prématurément, le jour de la déclaration de la Première Guerre en 1914. Emile Naoumoff, d'origine bulgare aime les voyages intérieurs: ceux qui ne se mesurent pas en kilomètres parcourus mais en sentiments et souvenirs vécus dans l'intimité et le recueillement...
France 3 consacre un nouveau numéro de l’heure de… au baryton italien, Ruggero Raimondi: inoubliable interprète de Don Giovanni de Mozart ou du baron Scarpia dans Tosca de Puccini.
Celle qu'on nomma la "Callas allemande" (avec la mezzo Julia Varady, sa cadette), témoigne de ses débuts sulfureux, en particulier quand elle finit par rejoindre (au début des années 1960) l'équipe chantante de Bayreuth dans les années 1960, sous la coupe réformatrice du metteur en scène et directeur du festival, Wieland Wagner. C'est l'époque où celle qui "ose" avec dextérité chanter la Reine de la nuit...
En juin 2009, le chef napolitain (né à Naples en 1941) ex scaligène (directeur musical à La Scala), Riccardo Muti, s'offre le haut de l'affiche en France en juin 2009. Fidèle du festival de Saint-Denis, il dirige tout d'abord à bientôt 68 ans, le Requiem de Verdi, avec un plateau vocal luxueux, pour l'ouverture du Festival du nord de la capitale, les 7 et 8 juin prochains,...
Lecture enchanteresse de La Chauve Souris de Strauss (1874): Musicalement, la fosse pétille grâce à la direction aérienne et savoureuse du russo-polonais Emmanuel Krivine dont l'appétit des nuances et l'envie des subtilités relisent la partition du compositeur, sa versatilité, sa nostalgie, son entrain. Ecoutez l'orchestre: autant de joie, d'énergie, de suavité chantante emportée avec finesse et légèreté. Avec parmi les solistes le baryton Dietrich Henschel (Eisenstein), la soprano Nicola Beller
Les oratorios de Haendel se démarquent singulièrement de ses œuvres scéniques par leur piété et la simplicité de leurs lignes musicales. Peu de grandes effusions, pas de virtuosité exacerbée, rien qui permette aux chanteurs de tirer la couverture à eux et de briller à outrance.
Déjà monté à Avignon, Saint-Etienne, Nice et Liège, le Faust imaginé par Paul-Émile Fourny étend son ombre à Massy. Loin de toute relecture, le metteur en scène se montre d’un grand respect vis-à-vis de l’œuvre de Gounod. Toute enveloppée de noirs et blancs, la scénographie prend une dimension quasi cinématographique, d’une efficacité remarquable.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Barbara Hendricks est une cantatrice aimée du public français. Elle a toujours joui dans notre pays d’une profonde affection, tant par sa voix veloutée et moirée que par ses actions humanitaires qui faisaient d’elle une diva au grand cœur.
Le Grand Macabre ne pouvait qu’être une proie idéale pour la Fura del Baus et son théâtre extrême, hyper-visuel, et à l’avant-garde de la scénographie digitale. A Bruxelles et bientôt à Rome, Londres et Barcelone, tout y est, les projections, le rythme, l’excès, le dynamisme endiablé, mais aussi la poésie...
A presque 80 ans, en décembre prochain, Nikolaus Harnoncourt n’est plus un enfant du Baroque : il en est devenu le pilier, le fondateur l’un des plus ardent défenseurs. De Bach à Haydn, de Schumann à Mozart, l’Autrichien connaît Haydn comme un « frère »