La gitane n'est pas qu'une fumeuse de tabac et une mangeuse d'hommes: elle incarne la revanche sur la scène de l'orgueil français dont l'esprit et la vitalité sont demeurés intacts. Le jour de la première, le 3 mars 1875, Bizet reçoit la légion d'honneur.
Chaque samedi de 18h à 19h, avant la soirée lyrique, Alexandre et Benoît Dratwicki expliquent, commentent, analyse un événement de l'Histoire de la musique qui est souvent lié à un paradoxe, une idée fausse, un scandale... à deux voix, les deux commentateurs abordent sans complexe tous les aspects d'un phénomène qui a fait (ou fait encore) débat.
Contrairement à son numéro générique, la Symphonie n°4 est la deuxième symphonie au regard de la chronologie compositionnelle. Conçue comme la Première Symphonie en 1841 (puis remaniée dans son instrumentation en 1851), la Quatrième fut d'abord intitulée "Fantaisie symphonique" comme l'atteste sa création le 6 décembre 1841 à Leipzig. Schumann y expose sans ambiguïté sa volonté de dépasser le cadre classique
L'artiste accomplie qui chante aussi Mozart (Vitellia dans La clémence de Titus ou la comtesse des Noces de Figaro), se dévoile à fils ténus devant la caméra. Première étude au Conservatoire d'Orléans, apprentissage et premiers grands rôles sous la tutelle de William Christie, évolution de la voix, plus ample, plus dramatique, aux harmoniques naturelles et riches...
"Era la Notte", titre qui renvoie au XII ème chant de La Jérusalem délivrée du Tasse, dont est inspiré le Combattimento di Tancredi e Clorinda de Monteverdi, a été créé au Grand Théâtre de Luxembourg, le 29 janvier 2006. "De la nuit, il faut aimer les surprises, les murmures, ce qu'elle renferme et de ne délivre pas toujours. Dans l'obscurité, comprendre l'histoire, deviner son chemin, se laisser tromper par la pénombre...
Qu'ont à voir l'oeuvre et la sensibilité de Gustave Flaubert et le chef-d'oeuvre du romantisme italien, composé en 1835 par Donizetti, Lucia di Lammermoor? Vous le saurez en écoutant ce programme qui promet d'être passionnant.
L'opus 46 en ré majeur fut composé en 1903 et après révision, créé sous la direction de Richard Strauss en 1905 à Berlin. L'oeuvre est contemporaine de l'installation du compositeur dans la villa "Aïnola", à Jarvenpaa, en pleine forêt, à 30km d'Helsinki.
Bizet s'éteignit quelques semaines après la création de Carmen, à l'Opéra-Comique, le 3 mars 1875. Il vécut les affres de l'incertitude, dut supporter les pointes de la critique puritaine. Jamais boudée depuis sa "résurrection" légitime en 1883, l'oeuvre suscite l'unanimité aujourd'hui, comme en témoigne l'actualité de la scène et de la télévision, en mai et en juin 2007.