2007 est une année lyrique. Il y a 400 ans, l'opéra des opéras, celui des origines du genre, l'Orfeo de Claudio Monteverdi était créé le 24 février 1607 à Mantoue. Quatre siècle plus tard, la machine opéra fait toujours rêver. A l'été 2007, classiquenews.com suit le Festival d'Aix en Provence, notre "Salzbourg français", en vous présentant les cinq opéras à l'affiche de juillet.
Né à Berlin, le 28 mai 1925, le baryton allemand Dietrich Fischer-Dieskau a cessé de se produire sur les scènes lyriques depuis 1983, à l'âge de 58 ans. Il avait consacré les dernières années de sa carrière à la création dont témoigne sa participation aux premières mondiales du Requiem d'Aribert Reimann
D'après la nouvelle de Pouchkine, le frère du compositeur, Modeste Tchaïkovsky, adapte pour la scène lyrique, l'histoire tragique de l'officier Hermann, amoureux de Lisa, petite-fille de la Comtesse qui possède le secret des cartes gagnantes. L'action se situe à l'époque de Catherine II. L'ouvrage est créé au théâtre Mariinski le 7 décembre 1890
Contre toute attente, cette nouvelle soirée de l'Orchestre National de France, dédiée à la mémoire de Mstislav Rostropovitch, fut belle. Sous la baguette de Kurt Masur, les musiciens ont démontré d'évidentes affinités avec la partition mahlérienne
Sur deux jours, le hasard heureux des programmes de France Musique met à l'honneur l'oeuvre symphonique d'Anton Bruckner. La Septième est avec la Quatrième symphonie, la plus jouée du compositeur. Choisie par Visconti pour son film Senso, la Septième est d'une architecture claire et puissante. Arthur Nikkisch dirige la création le 30 décembre 1884 à Leipzig
Le chef autrichien Manfred Honeck était déjà venu diriger en 2004 l’Orchestre National de Lyon, dans un programme Rachmaninov et Tchaïkovski plus « grand public », d’autant que Lang Lang était au clavier. Le voici qui revient « chanter dans son arbre généalogique », captivant l’Orchestre français pour une exploration en profondeur de la 7e Symphonie de Bruckner. Lars Vogt, interprète au son subtil, est dans le 2e concerto pour piano de Beethoven.
Timbre opulent et incarné, vibrato maîtrisé, égalité et souplesse sur tous les registres, Nina Stemme poursuit depuis ses débuts, il y a 17 ans, un parcours sans fautes, qui l'a mené avec justesse, des rôles de Mozart à ceux plus dramatiques de Strauss et Wagner. L'interprète qui poursuit ses prises de rôles, dont récemment Aïda à l'Opéra de Zurich (en mai 2006), vient de publier son premier récital lyrique
La sanguinité et l'extraversion sont des caractères qui lui sont parfaitement étrangers. "L'homme qui ne rit pas", cet ermite recevant ses élèves pianistes dans une retraite des Dolomites, qui savait démonter son piano, et le transportait pour chaque concert, devint dans le même temps, un être difficile, mystérieux voire énigmatique