Texte capital et rapide, quoique très documenté, d'autant plus opportun qu'on ignore encore beaucoup de choses sur le tempérament exact du compositeur, que 2009 marque le 350 ème anniversaire de sa naissance, en 1659. En vérité, Purcell, qui éclaire le monde sombre et convulsif du XVIIème, pendant sa courte vie (36 ans: il meurt en 1695)), est un musicien génial dans une époque de transition.
Il fut un temps où l'on aimait mettre en avant deux choses s'agissant de l'aixoise Hélène Grimaud (née le 5 novembre 1969), comme si ses seules qualités pianistiques ne suffisaient pas: ses beaux yeux azuréens (qui continuent d'ailleurs de saisir les lecteurs lorsqu'ils les découvrent sur la couverture des magazines spécialisés), et les loups,...
En 5 dates provinciales, l'Orchestre des Champs Elysées tourne de Poitiers à Aix, véhiculant l'invention palpitante de Joseph Haydn (Symphonie n°95), les vertiges de l'amour chez Mozart, sans omettre l'énergie dansante du ballet Les Créatures de Prométhée de Beethoven. Programme événement aux quatre coins de l'Hexagone.
Quatre noms se distinguent déjà en 2009, que les affiches, au concert comme à l'opéra, devraient mettre en avant, jusqu'au 31 décembre 2009. C'est un choix équilibré qui balance avantageusement entre romantisme, baroque, classique...(Mendelssohn, Haendel, Haydn, Purcell... ne manque que l'écriture du XXème et contemporaine... pas si sûr.
Alan Curtis a déjà enregistré Tolomeo en 2006 avec à peu près la même équipe chantante en 2008 à Paris. L'opéra créé en 1728, fait suite à Riccardo Primo et Siroe Rè di Persia: il marque la fin d'une époque, celle des triomphes lyriques dans le genre italien de Haendel au King's Theater de Haymarket.
C'est l'oeuvre la plus connue de César Franck, compositeur belge du XIXe siècle. Son unique symphonie, dédiée par l'auteur à Henri Duparc, est composée à partir de 1886 : elle est terminée le 22 août 1888, et constitue l'un des rares témoignages de l'écriture symphonique à la française au XIX ème, quand on pense plus facilement aux compositeurs germaniques dans le genre, de Schubert et Mendelssohn, de Schumann à Brahms, prédécesseurs de Bruckner et Mahler...
Le fils d'Alessandro, compositeur et claveciniste phénoménal (qui nous a laissé pas moins de 500 Sonates en un mouvement, véritable miniatures dramatiques d'une incandescence diversifiée), s'il est né napolitain, vit en Espagne et au Portugal, pendant 37 ans. La figure du père pèse de tout son poids, telle une entrave à l'émancipation du fils prodige, toujours sous tutelle à 32 ans!
René de Castéra (1873-1955) fait partie des hommes de l'ombre, dont la discrétion est proportionnelle à une activité incessante, comme compositeur et pianiste, mais aussi comme personnalité musicale influente et stimulante... qui en réalité a participé à l'essor continue de la musique française, entre la fin du XIXè et la première moitié du XXè.
Ample portique à l'échelle d'une cathédrale, mais aussi d'une rare finesse psychologique, l'oratorio Elias de Mendelssohn, fortement inspiré de Haendel et de Bach, profite agréablement de l'année 2009, année commémorative qui en février marque le bicentenaire de la naissance du compositeur surdoué.
Il y a de la magie chez Bruckner. Nostalgique d'un paradis perdu, le compositeur dont l'oeuvre symphonique a mis du temps à être reconnue, sort peu à peu de l'ombre, est le sujet d'essais et d'études nouvelles qui effacent nombres de préjugés sur l'homme (et ses phobies, ses bigoteries, ses bizarreries...) et son oeuvre...