En décembre 2012, Bruno Procopio à la tête de l'Orchestre Symphonique du Brésil (Orquestra Sinfonica Brasileira) défend un répertoire qu'il maîtrise à la perfection: l'opéra. Avec L'Oro no compra amore, comédie en italien créée au Sao Carlos de Lisbonne en 1804, Marcos Portugal poursuit l'oeuvre lyrique de Cimarosa...
Ernest Martinez-Izquierdo reçoit un accueil chaleureux d'autant plus mérité que le chef, qui était déjà venu en 2010, dirige avec une maestria incomparable un orchestre des grands soirs. Dans un programme peu évident et rempli de pièges, le tempérament du maestro invité s'en sort avec les honneurs.
Le plus célèbre des opéras italiens, Artaserse de Vinci ressuscite grâce à l'engouement que lui réserve aujourd'hui le contre ténor Philippe Jaroussky. Ce n'est pourtant pas le chanteur français qui embrase la scène mais bien deux contre ténors de la nouvelle génération dont surtout Franco Fagioli.
Création française d'une perle lyrique de Smetana... L'excellente mise en scène accentue en même temps la grâce et la comédie de ses Deux Veuves d'origine française (d'après la pièce de Mallefille), habilement tchéquisées en musique pour révéler une véritable gaîté d'un souffle universel.
Résurrection de Renaud de Sacchini à l'Opéra de Versailles... Si la direction élégante et très attentive de Christophe Rousset pêche parfois par un manque d’héroïsme, il parvient à des nuances extrêmement subtiles et les couleurs de l’orchestre sont somptueuses.
Philippe Herreweghe a invité l'excellente violoniste allemande Isabelle Faust pour un programme entièrement consacré à Johannes Brahms (1833-1897). Exceptionnellement loquace en ce dimanche après midi, le chef belge remercie le public avec une émotion et une sincérité directes...