STREAMING OPERA : La Walkyrie depuis Longborough (GB)

walkyrie-walkure-wagner-longborough-opera-streaming-opera-classiquenews-amy-laneSTREAMING OPERA : La Walkyrie ce soir 19h, depuis Longborough. Le Longborough Festival Opera (Grande-Bretagne) affiche La Walkyrie / Die WalkĂĽre de Wagner dans une production semi scĂ©nique signĂ©e Amy Lane, sous la direction musicale d’Anthony Negus. La 2è JournĂ©e du Ring de Wagner, après L’or du Rhin, cĂ©lèbre la compassion de La Walkyrie pour le couple des Welsungen; Siegmunde et Sieglinde, les frères et sĹ“urs incestueux qui cependant enfanteront le hĂ©ros qui ne craint pas le peur, Siegfried. L’opĂ©ra Ă©voque aussi le dĂ©chirement de Wotan, père inconsolable qui doit sacrifier sa fille chĂ©rie La Wlakyrie, destituĂ©e en simple mortelle et dĂ©sormais nommĂ©e BrĂĽnnhilde…

VOIR La Walkyrie de Wagner depuis le Longborough Festival Opera, ce soir ven 12 nov 2021, 19h CET :
https://operavision.eu/fr/bibliotheque/spectacles/operas/die-walkure-longborough-festival-opera?utm_source=OperaVision&utm_campaign=36ad2c7c90-WALKURE+2021+FR&utm_medium=email&utm_term=0_be53dc455e-36ad2c7c90-100559298
Puis EN REPLAY jusqu’au 25 février 2022.

Distribution

Siegmund: Peter Wedd
Sieglinde: Sarah Marie Kramer
Wotan: Paul Carey Jones
Fricka: Madeleine Shaw
BrĂĽnnhilde: Lee Bisset
Hunding: Brindley Sherratt
Gerhilde: Meeta Raval
Ortlinde: Cara McHardy
Waltraute: Flora McIntosh
Schwertleite: Rhonda Browne
Helmwige: Katie Lowe
Siegrune: Carolyn Dobbin
Grimgerde: Katie Stevenson
Rossweisse: Emma Lewis

Longborough Festival Orchestra
Direction musicale: Anthony Negus
Mise en scène: Amy Lane

Compte-rendu, opéra. Leipzig. Opéra de Leipzig, le 6 mai 2016. R. Wagner : Die Walküre. Rosamund Gilmore, mise en scène. Ulf Schirmer, direction musicale.

Cette production de Die WalkĂĽre Ă  l’OpĂ©ra de Leipzig, Ă©trennĂ©e in loco en dĂ©cembre 2012, s’avère une vraie rĂ©ussite, Ă  la fois vocale et scĂ©nique. Loin du Regietheater qui règne en Allemagne, la mise en scène de Rosamund Gilmore adopte en effet une position plutĂ´t prudente et classique, respectueuse de l’Ĺ“uvre, oĂą rien ne vient perturber en tout cas l’audition de la musique, si ce n’est peut-ĂŞtre l’omniprĂ©sence de personnages zoomorphes (Ă  tĂŞte de bĂ©lier, munis d’ailes de corbeaux, etc.) qui accompagnent ou Ă©pient les diffĂ©rents personnages. On les dĂ©couvre sur le toit du bunker qui sert de demeure Ă  Hunding et sa femme, oĂą ils exĂ©cutent une sorte de danse rituelle pendant l’ouverture. Mais nous garderons surtout en mĂ©moire le magnifique dĂ©cor du dernier acte (conçu par Carl Friedrich Oberle), une immense arcade très « mussolinienne » dans laquelle prennent place – pendant la scène des adieux – les huit Walkyies ainsi que huit hĂ©ros tout de blanc vĂŞtus (photo ci contre).

 

 

 

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Dans le rĂ´le de Sieglinde, la soprano allemande Christiane Libor fait preuve d’une belle santĂ© vocale, en assumant avec plĂ©nitude l’un des plus magnifiques personnages de la mythologie wagnĂ©rienne, et en exprimant une rĂ©elle Ă©motion Ă  travers un jeu sensible et naturel. Elle forme avec Andreas Schager le couple des Walsung d’autant plus convaincant que le tĂ©nor autrichien impose le plus bel instrument et le chant le plus nuancĂ© de la soirĂ©e, avec des aigus d’une incroyable franchise (chacun des deux « Walse » sont tenus plus de 10 secondes !). D’emblĂ©e, il se place parmi les meilleurs Siegmund du moment.

La soprano suĂ©doise Eva Johannson est Ă©galement une Walkyrie sur laquelle on peut compter. ConfrontĂ©e aux Ă©preuves, cette BrĂĽnnhilde sait trouver profondeur et conviction dans l’incarnation, figure centrale autour de laquelle le drame se joue. La prĂ©cision de ses attaques et sa pugnacitĂ© dans l’aigu ne font cependant pas toujours oublier la monotonie engendrĂ©e par l’ingratitude du timbre, ainsi que quelques stridences dans les fameux « HoĂŻtohos ». Elle n’en phrase pas moins avec beaucoup de sensibilitĂ© l’« Annonce de la mort », puis le dernier face Ă  face avec Wotan.  Ce dernier est incarnĂ© par le baryton allemand Markus Marquadt qui offre un phrasĂ© et un legato particulièrement raffinĂ©s, un registre grave superbe, mais les nuances de l’aigu, il faut le reconnaĂ®tre, lui causent parfois difficultĂ©. Dans le rĂ´le de Hunding, la basse finlandaise Runi Brattaberg campe un personnage tout d’une pièce et fort menaçant, avec une voix dont on goĂ»te la noirceur du timbre et la perfection de la ligne de chant. De son cĂ´tĂ©, la Fricka vindicative de Kathrin Göring ne dĂ©mĂ©rite pas tandis que les huit Walkyries forment un ensemble assez homogène.

 

 

 

En vĂ©ritable expert de cette partition, Ulf Schirmer – directeur gĂ©nĂ©ral et musical de l’OpĂ©ra de Leipzig – dirige avec prĂ©cision et une pertinence sans faille le fameux GewandhausOrchester, en se montrant constamment soucieux de dynamique et de coloris. Nous n’avons assistĂ© qu’Ă  la première journĂ©e de ce Ring leipzigois, mais prĂ©cisons au lecteur qu’il sera possible d’assister au Cycle entier du 28 juin au 2 juillet prochain.

Compte-rendu, opéra. Leipzig. Opéra de Leipzig, le 6 mai 2016. R. Wagner : Die Walküre. Avec Christiane Libor (Sieglinde), Andreas Schager (Siegmund), Runi Brattaberg (Hunding), Markus Marquardt (Wotan), Eva Johannson (Brünnhilde), Kathrin Göring (Fricka). Rosamund Gilmore, mise en scène et chorégraphies. Carl Friedrich Oberle, décors. Nicola Reichert, lumières. Ulf Schirmer, direction musicale.