CRITIQUE, Opéra. Opéra de Rouen, le 9 juin 2021. VERDI : Simon Boccanegra. Dario Solari, Klara Kolonits, Otar Jorjikia, Jongmin Park, Kartal Karagedik… P. Himmelmann / A. Allemandi.

CRITIQUE, Opéra. Opéra de Rouen, le 9 juin 2021. VERDI : Simon Boccanegra. Dario Solari, Klara Kolonits, Otar Jorjikia, Jongmin Park, Kartal Karagedik… P. Himmelmann / A. Allemandi. De tous les opéras de la « seconde période » de Verdi, Simon Boccanegra reste le plus méconnu. Son intrigue passablement compliquée et les invraisemblances de son livret, associées à une musique qui est presque continue et d’où ne se détachent quasiment pas d’airs spectaculaires et destinés à servir les chanteurs, en font une œuvre encore difficile pour le grand public – on connaît les déboires de sa création et sa révision, plus de vingt ans après, par Verdi lui-même. Pourtant, derrière la couleur sombre dans laquelle baigne tout le drame et par-delà les rebondissements rocambolesques de son histoire, perce une lumière humaniste parfaitement représentative de la pensée de son auteur.

 

 

 

SIMON-BOCCANEGRA-verdi-opera-de-rouen-Allemandi-critique-opera-classiquenews

 

Simon Boccanegra à l’Opéra de Rouen Normandie (DR)

 

 

 

On sait aussi qu’avec l’ouvrage de Giuseppe Verdi – titre à l’affiche pour la réouverture de l’Opéra de Rouen Normandie (après 13 mois de fermeture, comme l’indique douloureusement en préambule Loïc Lachenal, le directeur de l’institution normande…) -, la difficulté pour le metteur en scène est d’animer une intrigue singulièrement statique, tout en tentant d’éclaircir certains rebondissements aux yeux du spectateur. Le régisseur allemand Philipp Himmelmann se concentre sur le personnage principal, en imaginant un spectacle situé dans un XXe siècle aux contours indéterminés, d’un dépouillement aussi austère qu’anxiogène : le décor unique d’une vaste pièce aux hauts murs, aux tapisseries défraîchies, percées de multiples portes. Dans le Prologue ainsi que pour le tableau final, un cube s’y encastre et laisse entrevoir le cadavre de Maria pendue au bout d’une corde (meurtre ou suicide ?), tandis qu’un énigmatique cheval (bien vivant, lui) se tient aux côtés de la dépouille. A la fin, Simon viendra expirer sous le cadavre de l’être aimé. Quant à la mer, si présente dans la partition et le livret de Piave et Boito, elle apparaît sous la forme d’un grand tableau tout en largeur, qui reste quasi omniprésent tout au long de la soirée.

La distribution rallie tous les suffrages, à commencer par Dario Solari qui campe un Simon d’un bel aplomb et d’une belle solidité : le baryton uruguayen possède un timbre racé et une réelle musicalité qui lui permet de nombreuses nuances, mais surtout ce surplus d’humanité qui fait qu’il est pleinement le personnage. La soprano hongroise Klara Kolonits, Amelia, fait également démonstration de grands moyens : sa voix est particulièrement large, mais bien conduite et souple. Et si les sons filati sont quelque peu hors de sa portée, on se laisse facilement emporter par ses moyens aussi beaux que généreux. Cultivant un chant de qualité supérieure, la basse coréenne Jongmin Park épate en Jacopo Fiesco par l’ampleur et la puissance de sa voix, ainsi que par la profondeur et le magnétisme de son timbre, mais l’émission reste un peu dans les joues au détriment des voyelles insuffisamment diversifiées. Le ténor géorgien Otar Jorjika est quant à lui un Adorno prometteur, très engagé et motivé, au timbre généreux et à l’aigu épanoui. Éblouissant Posa à Anvers il y deux ans, le baryton turc Kartal Karagedik renouvelle notre enthousiasme grâce à sa présence scénique et un raffinement vocal qui révèlent un acteur / chanteur d’exception.

L’excellent chef italien Antonello Allemandi parvient à rendre la sombre ardeur de la partition de Verdi en sonorités puissamment modelées et empreintes de mystère. La contribution des cordes se distingue notamment par une vigoureuse plasticité, et la disposition de la phalange normande sur le parterre plonge l’audience directement dans la musique. Sous sa direction, l’Orchestre maison est, de bout en bout, admirable de cohésion, de clarté et de pugnacité, tandis que le chœur Accentus / Opéra de Rouen Normandie se montre lui aussi au-delà de tout éloge. Une grande soirée verdienne !

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

CRITIQUE, Opéra. Opéra de Rouen, le 9 juin 2021. VERDI : Simon Boccanegra. Dario Solari, Klara Kolonits, Otar Jorjikia, Jongmin Park, Kartal Karagedik… P. Himmelmann / A. Allemandi.

OPERA EN LIGNE, critique. ZURICH, le 6 déc 2020. VERDI : Simon Boccanegra. Gerhaher, Fischesser. Luisi / Homoki

OPERA EN LIGNE, critique. ZURICH, le 6 déc 2020. VERDI : Simon Boccanegra. Gerhaher, Fischesser. Luisi / Homoki. Dans le Prologue, tremplin de voix viriles, on comprend comment Simon le corsaire, celui qui vient du peuple et a sauvé Gênes des pirates, fut élu doge grâce au concours de Paolo Albiani lui aussi plébéien et qui n’a que haine pour l’élite patricienne génoise, surtout les Fieschi. Verdi établit d’ailleurs un contraste éloquent entre le cÅ“ur noir de Paolo, manipulateur fini, vipère de l’ombre, et la grandeur morale de celui qui ne s’était pas vu en doge : Simon.

 

 

 

Christian Gerhaher réussit son premier Boccanegra

 

 

gerhaher-christian-baryton-classiquenews-simon-boccanegra-zurich-opera-review-opera-classiquenewsLes deux hommes sont au pied de l’immense palais où est prisonnière Maria, l’aimée de Simon ; paraît Fiescho père meurtri qui porte le deuil de sa fille morte à cause de Simon (Miserere) somptueuse prière d’un père détruit (la justesse de cet air – avec choeur éploré en coulisse, est bouleversant car Verdi lui-même éprouva le deuil en perdant ses filles).. La confrontation entre Fiescho et Simon tourne au délire de vengeance ; Fiescho lui demande alors la fille née de Maria et Simon et alors ce dernier sera pardonné : mais la fille a disparu. Le baryton allemand CHRISTIAN GERHAHER réussit sa prise de rôle car il apporte en diseur si fin dans le lied, une sensibilité humaine qui épaissit la candeur du personnage, sa tendresse permanente, sa profonde loyauté à laquelle Fiescho demeure insensible, d’une inflexible arrogance… patricienne (excellent baryton basse Christof Fischesser). De son côté, la couleur vocale de GERHAHER s’approche de celle d’un Rigoletto, même essence tragique pour voix de baryton, doué d’une souplesse tendre qui fonde l’humanité admirable du rôle : Gerhaher ne serait-il pas le baryton Verdi idéal actuellement ? En maître dramaturgique, verdi cumule l’élection de Simon comme doge et sa découverte bouleversante du corps mort de Maria. Contraste saisissant comme il les aime : solitude et tragédie personnelle mais grandeur et gloire officielle. La mise en scène épurée, noble, sombre, grandit encore le profil psychologique des acteurs.

Puis, le fameux grand air d’Amelia, qui ouvre l’acte I, au rythme océanique, assoit les aigus solides de Jennifer Rowley, comme la largeur d’une voix parfois trop puissante et grave pour le caractère angélique du personnage. Mais la soprano forme avec l’Adorno du très bon ténor Otar Jorjikia, lui aussi assuré et nuancé, un duo puissant, finement caractérisé qui rétablit le théâtre dans une intrigue compliquée, de filiation contrariée, de manipulations, de lutte pour le pouvoir.
Le quatuor Fiescho / devenu père Andrea, Adorno, Amelia, et Simon est donc bien incarné ; le plateau vocal ainsi défendu assure la réussite de cette production (remarquable quatuor final à ce titre).
Reste le Paolo de la basse Nicholas Brownlee, pas assez fin à notre avis et qui caricature le profil de celui qui saura le temps venu exiger du doge rétribution pour son aide à son élection (par exmeple au II, son “o cual belta” … manque de suggestion et de trouble…). Le chant est constamment droit, parfois brutal. Dommage car Verdi et son librettiste Boito ont ciselé le profil du personnage le plus diabolique et sournois du théâtre verdien.

L’action va son cours, dans un décor de superbes et élégantes parois lambrissées qui tourne en un manège à vue, à vide : la course folle du destin qui entraîne (à leur perte) chaque protagoniste ? Le duo final entre Simon et Fiescho, rare duo de baryton / basse est un grand moment lyrique grâce à l’économie et au style des deux chanteurs. D’autant plus touchants dans leur « réconciliation » que leur sincérité sobre affleure constamment.
Le chef, Fabio Luisi manque parfois de contrastes et de noirceur tragique dans l’opéra le plus sombre de Verdi, qui doit autant à Don Carlos (on y retrouve un duo virile, semé de tendre parité Posa / Carlos) et à Otello (sobriété et tension de l’orchestre en un dramaturgie crépusculaire qui cultive les ténèbres, les éclairs, l’hallucination…). Saluons enfin la performance technique aussi puisque le chÅ“ur, l’orchestre et les chanteurs sont placés dans 3 lieux différents, – mesures sanitaires oblige (pas de promiscuité ni de foule dans un même espace). Tous étant réunis par la technologie visuelle dans un son tout à fait acceptable. Belle soirée.

————————————————————————————————————————————————–

 

 

 

PLUS D’INFOS sur le site de l’Opéra de Zurich / Oper Zürich
https://www.opernhaus.ch/en/spielplan/calendar/simon-boccanegra/2020-2021/

————————————————————————————————————————————————–

 

gerhaher-christian-baryton-classiquenews-simon-boccanegra-zurich-opera-review-opera-classiquenews

 

Direction musicale : Fabio Luisi
Mise en scène : Andreas Homoki

Simon Boccanegra : Christian Gerhaher
Amelia Grimaldi : Jennifer Rowley
Jacopo Fiesco : Christof Fischesser
Gabriele Adorno : Otar Jorjikia
Paolo Albiani : Nicholas Brownlee
Pietro : Brent Michael Smith
Magd Amelias : Siena Licht Miller

Philharmonia Zürich
Chor der Oper Zürich
Chorzuzüger
Statistenverein am Opernhaus Zürich

————————————————————————————————————————————————–

 EN REPLAY SUR LE SITE D’ARTECONCERT

 

 

Prochains rvs ARTE pour Noël 2020 :
Le 13 déc 2020 : Tannhaüser de Wagner, Statsoper de Berlin avec Roberto Alagna (prise de rôle)…
Le 1er janvier 2021 : Saint Sylvestre, concert du 1er janvier 2021 avec le Berliner Philharmoniker, Kiril Petrenko, direction.

 

 
 

 

————————————————————————————————————————————————–

Compte-rendu, opéra. Barcelone, Gran Teatre del Liceu, le 25 avril 2016. Giuseppe Verdi : Simon Bocccanegra. Massimo Zanetti, direction musicale. José Luis Gomez, mise en scène.

De tous les opéras de la « seconde période » de Verdi, Simon Boccanegra reste le plus méconnu. Son intrigue passablement compliquée et les invraisemblances de son livret – associées à une musique qui est presque continue, d’où ne se détachent quasiment pas d’airs destinés à servir les chanteurs – en font une Å“uvre encore difficile pour le grand public. Pourtant, derrière la couleur sombre dans laquelle baigne tout le drame – et par delà les rebondissements rocambolesques de l’intrigue- perce une lumière humaniste qui est parfaitement représentative de son auteur.

26229168462_06d16dfe0b_z

 

Étrennée in loco en 2009 – avant d’être reprise l’année d’après au Grand-Théâtre de Genève, maison coproductrice du spectacle – cette production signée de José Luis Gomez nous a procuré la même satisfaction qu’à sa création. L’homme de théâtre espagnol ne propose ici ni reconstitution passéiste ni relecture risquée, mais un travail rigoureux, à la fois sobre, épuré et efficace. En s’attachant principalement à sa dimension politique, il n’oublie pas pour autant ce qui – dans cet opéra présenté dans sa version de 1881 – touche aux sentiments humains. Grâce à ce processus général de simplification – auquel répond la scénographie simple et mobile de Carl Fillion, constituée de grands panneaux de miroirs -, José Luis Gomez rend l’ouvrage de Verdi intelligible à tous.

Parmi les images fortes, on se souviendra notamment du tableau final, en forme de Pietà (photo ci dessus).

Alternant avec les vétérans Leo Nucci et Placido Domingo, Giovanni Meoni campe un Simon d’un bel aplomb et d’une belle solidité. Doté d’un timbre racé, le baryton italien offre également une belle musicalité qui lui permet de nombreuses nuances, mais surtout ce surplus d’humanité qui fait qu’il est pleinement le personnage. Face à lui, la basse ukrainienne Vitalij Kowaljow réussit la gageure d’offrir un adversaire de poids, composant un Fiesco plein de grandeur, avec une belle voix profonde d’émission éminemment slave. Dans le rôle d’Amelia, la soprano milanaise Barbara Frittoli déçoit quelque peu. Si son engagement et ses qualités de musicienne la sauvent plus d’une fois, les sons flottés du magnifique air d’entrée « Come in quest’ora bruna » lui font complètement défaut. De son côté, le ténor italien Fabio Sartori incarne un Gabriele Adorno au timbre généreux, à l’aigu épanoui, à l’articulation claire et au phrasé élégant, tandis que le baryton catalan Angel Odena campe un Paolo Albiani, conspirateur à souhait. Remarquablement préparé par Conxita Garcia, le ChÅ“ur du Gran Teatre del Liceu n’appelle que des éloges. Enfin, si le chef italien Massimo Zanetti se montre extrêmement attentif aux détails de l’orchestration, en tirant de l’excellent Orchestre du Gran Teatre del Liceu de beaux effets instrumentaux, il ne se cantonne pas moins dans une approche malheureusement superficielle de la sublime partition de Verdi.

Compte-rendu, opéra. Barcelone, Gran Teatre del Liceu, le 25 avril 2016. Giuseppe Verdi : Simon Bocccanegra. Giovanni Meoni (Simon Boccanegra), Barbara Frittoli (Amelia Grimaldi), Fabio Sartori (Gabriele Adorno), Vitalij Kowaljow (Jacopo Fiesco), Angel Odena (Paolo Albiani). Massimo Zanetti, direction. José Luis Gomez, mise en scène

Simon Boccanegra à Avignon

le doge Dandolo par TitienAvignon, Opéra. Verdi : Simon Boccanegra. Les 20,22 mars 2015. Simon Boccanegra de Verdi est l’histoire d’un homme de pouvoir, le doge de Gènes, touché par la vertu et le sens du bien public auquel Verdi attribue, pour renforcer la charge humaine, une histoire familiale difficile : après l’avoir perdue, Simon Boccanegra retrouve sa fille Maria… Comme Rigoletto, Stiffelio, Simon Boccanegra aborde une thème cher à Verdi : la relation père / fille : amour total qui révèle souvent une force morale insoupçonnée. Simon Boccanegra offre un superbe rôle à tous les barytons de la planète lyrique : homme fier au début, dans le Prologue, encore manipulé par l’intriguant Paolo ; puis politique fin et vertueux qui malgré l’empoisonnement dont il est victime, garde à l’esprit, sans sourciller l’intérêt du peuple.

 

 

Père et doge à la fois…

Particulièrement dense, le livret pose de façon inédite, histoire politique et drame individuel sur le même plan. Ancien corsaire élu doge, Boccanegra fait l’expérience du pouvoir, confronté aux intrigues des puissants, aux remous d’une foule réactive et manipulable, et aussi aux rebondissements de sa propre saga familiale.
La genèse de l’opéra fut longue et difficile : dans sa version révisée plus tardive, Verdi s’associe au jeune poète et compositeur Arrigo Boito (avec lequel il composera Otello, 1887 et Falstaff, 1893) : il resserre l’intrigue, la rend plus clair. L’ouvrage est créé en 1857 à La Fenice, puis recréé dans sa version finale à La Scala en 1881. Outre l’intelligence des épisodes dramatiques, vraies séquences de théâtre, Simon Boccanegra touche aussi par la coloration marine de sa texture orchestrale, miroitements et scintillements nouveaux révélant toujours le génie poétique de l’infatigable Verdi.

 

 

 

 

boutonreservationSimon Boccanegra de Verdi à l’Opéra d’Avignon
Vendredi 20 mars 2015 à 20h30
Dimanche 22 mars 2015 à 14h30

Opéra en un prologue et trois actes de Giuseppe Verdi
Livret de Francesco Maria Piave et Arrigo Boïto
Direction musicale : Alain Guingal
Direction des chœurs : Aurore Marchand
Etudes musicales : Kira Parfeevets
Mise en scène : Gilles Bouillon
Décors : Nathalie Holt
Costumes : Marc Anselmi
Lumières : Michel Theuil

Amelia : Barbara Haveman
Un ancella di Amelia : Violette Polchi
Simon Boccanegra : George Petean
Jacopo Fiesco : Wojtek Smilek
Gabriele Adorno : Giuseppe Gipali
Paolo Albiani : Lionel Lhote
Pietro : Patrick Bolleire
Un capitano : Patrice Laulan

Orchestre Régional Avignon-Provence
Chœur de l’Opéra Grand Avignon

Verdi : Simon Boccanegra en direct de La Fenice

verdi_yeux_bandeau_535France Musique. Verdi : Simon Boccanegra, le 22 novembre 2014, 19h.  En direct de La Fenice de Venise, Simon Boccanegra de Verdi ou l’histoire d’un homme de pouvoir, le doge de Gènes, touché par la vertu et le sens du bien public auquel Verdi attribue, pour renforcer la charge humaine, une histoire familiale difficile : après l’avoir perdue, Simon Boccanegra retrouve sa fille Maria… Comme Rigoletto, Stiffelio, Simon Boccanegra aborde une thème cher à Verdi : la relation père / fille : amour total qui révèle souvent une force morale insoupçonnée. Simon Boccanegra offre un superbe rôle à tous les barytons de la planète lyrique : homme fier au début, dans le Prologue, encore manipulé par l’intriguant Paolo ; puis politique fin et vertueux qui malgré l’empoisonnement dont il est victime, garde sans sourciller l’intérêt du peuple, à l’esprit. La genèse de l’opéra fut longue et difficile : dans sa version révisée plus tardive, Verdi s’associe au jeune poète et compositeur Arrigo Boito (avec lequel il composera Otello, 1887 et Falstaff, 1893) : il resserre l’intrigue, la rend plus clair. L’ouvrage est créé en 1857 à La Fenice, puis recréer dans sa version finale à La Scala en 1881. Outre l’intelligence des épisodes dramatiques, vraies séquences de théâtre, Simon Boccanegra touche aussi par la coloration marine de sa texture orchestrale, miroitements et scintillements nouveaux révélant toujours le génie poétique de l’infatigable Verdi.

Samedi 22 novembre, 19h. En direct

En direct de La Fenice à Venise

Giuseppe Verdi : Simon Boccanegra

Avec Simone Piazzola (Simon), Giacomo Prestia (Jacopo), Julian Kim (Paolo), Maria Agresta (Maria/Amelia), Francesco Meli (Gabriele Adorno)…

Choeur de la Fenice

Orchestre de La Fenice

Myung-Whun Chung, direction