L’OpĂ©ra chez soi, depuis le METROPOLITAN OPERA New York

Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach au MetMETROPOLITAN OPERA : l’opĂ©ra chez soi. RETROUVEZ ici les opĂ©ras accessibles depuis le site du METROPOLITAN OPERA pendant la pĂ©riode du confinement. Attention, visitez rĂ©gulièrement le site du MET car les mises en ligne sont rapidement renouvelĂ©es et il n’existe pas de planning pour organiser les sĂ©ances de visionnage…

 

 

 

 

 

 

 

 

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MASSENET : MANON / Anna Netrebko

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VoilĂ  une très convaincante production de 2012 (malgrĂ© la mise en scène des plus dĂ©pouillĂ©e et finalement terne de Laurent Pelly) : preuve nĂ©anmoins que l’opĂ©ra romantique français est solidement dĂ©fendu outre Atlantique. En sublime robe blanche et chapeau Ă  larges bords, la diva austro russe chante la prière hĂ©doniste du Cours la Reine, vraie prière Ă  profitez bien de la jeunesse (nous n’aurons pas toujours 20 ans) : si elle n’est pas coloratoure, Anna Netrebko (« ravissante Manon ») Ă©blouit par la suretĂ© du timbre, la tendresse diamantine de sa voix, certes peu agile mais d’une sincĂ©ritĂ© troublante. La diva dĂ©ploie sa fabuleuse plastique, idĂ©ale beautĂ© qui ressuscite la figure de la tentatrice devenue pĂŞcheresse inventĂ©e par son concepteur moralisateur au XVIIIè, l’AbbĂ© PrĂ©vost (1731). Le chef Fabio Luisi n’a pas non plus cette Ă©lĂ©gance dĂ©tachĂ©e – parisienne (Ă  la mode viennoise) d’un Massenet qui regarde vers le XVIIIè, mais la direction ne manque pas de caractère ni de souci d’équilibre, veillant par exemple Ă  ne pas couvrir les voix pour les nombreuses scènes de théâtre accompagnĂ©. Depuis que l’ex marraine du Met Beverly Sills, coloratoure mĂ©morable a marquĂ© le rĂ´le-titre, – avant la no moins divine RenĂ©e Fleming qui l’a chantĂ© Ă  Bestille, l’œuvre a sa tradition Ă  New York et continue d’être un dĂ©fi de taille pour toute soprano dĂ©sireuse de vivre son adoubement mĂ©tropolitain. C’est assurĂ©ment le cas pour Anna Netrebko, d’autant que le DesGrieux de Piotr Beczala ne manque ni de finesse ni de profondeur, ayant cet allant juvĂ©nile (et l’articulation du français), rĂ©ellement crĂ©dible (« Ah fuyez douces images… », air radical et amoureux qui vaut bien celui de Don JosĂ© dans Carmen de Bizet : « La fleur que tu m’avais jeté »…)

Leur duo à Saint-Sulpice, épisode clé où la courtisane parisienne reconquiert son ex amant, … devenu pourtant abbé, fait mouche (« écoute moi, rappelle toi ; n’est ce plus ma main que cette main presse… »)  : grande scène de théâtre lyrique où les deux chanteurs protagonistes doivent être aussi / autant acteurs : angélisme terrassé de la sirène, vaine résistance du faux ecclésiastique.

Même les récits en français sont majoritairement intelligibles. La proposition est aussi intéressante car elle est intègre le fameux opéra qui comporte son ballet, emblème du grand opéra à la française, surenchère néobaroque traité comme il se doit par un Massenet féru d’exotisme historique dans le style de Couperin… prétexte pour, sur scène, dévoiler les regards avides des hauts de forme noirs à l’encontre des jeunes danseuses en tutus longs blancs… un clin d’œil à ce que dénonça Degas dans son œuvre opératique. Une superbe galanterie destinée à divertir Manon, laquelle ne songe déjà qu’à l’abbé de Saint-Sulpice. La captation est remarquablement réalisée, dévoilant justement avant l’épisode de reconquête, les coulisses et la préparation du décor saint-sulpicien, ses chaises, ses pilastres colossaux… et ses bigotes affairées, concentrées n’ayant d’intérêt que pour le bel abbé de Saint-Sulpice. A voir indiscutablement. Y compris les entretiens en coulisse, dont celui avec Anna, après la scène sulpicienne, où Anna détaille toutes les robes qu’elle porte, avec la complicité de Deborah Voigt… et la responsable des costumes du Met. En n’omettant pas de préciser ce qu’elle apprécie dans le personnage de Manon. Avec Mortefontaine (Christophe Montagne), DesGrieux père (David Pittsinger) / Fabio  Luisi, direction / Laurent Pelly (mise en scène).

 

 

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PUCCINI : TURANDOTTurandot-christine-Goerke-zeffirelli-nezet-seguin-opera-critique-classiquenews
NĂ©zet-SĂ©guin / Zeffirelli / Christine Goerke, TurandotJusqu’au 22 mai, 6.30 pm (heure locale New York / donc + 6h en France, Minuit trente)  -  Volet de la saison 2019, voici un grand spectacle hollywoodien (avec mouvements de camĂ©ras cinĂ©matographiques, – captation dans les salles obscures oblige ; figurants costumĂ©s, acrobates, danseurs…) ; la vision de Zeffirelli certes un rien kitsh est propre Ă  Ă©voquer la Chine impĂ©riale, cruelle et flamboyante, celle de la terreur et des dĂ©capitations en sĂ©rie. La direction de Yannick NĂ©zet-SĂ©guin trouve des accents dĂ©taillĂ©s, pittoresques, parfois très finement ciselĂ©s et justes ; la distribution est hĂ©las inĂ©gale : seuls les 3 ministres des rites (excellent dĂ©but du II, surtout orchestralement), un Empereur Altoum crĂ©dible (Carlo Bosi), une princesse pure mais inflexible et dĂ©terminĂ©e Ă  venger son aĂ®nĂ©e Lo u ling, au chant solide et bien timbrĂ© (Christine Goerke). Finale en apothĂ©ose, oĂą Puccini a des accents straussiens…oĂą enfin la princesse frigide s’éveille miraculĂ©e Ă  l’amour. DurĂ©e 2h40.
VISIONNER Turandot de Puccini au Mettropolitan Opera de New York
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Production mise en scène par Franco Zeffirelli, auquel elle est dĂ©diĂ©e, en raison de son dĂ©cès en 2019 – prĂ©sentĂ©e en backstage par Angel Blue. Entretien avec le chef en fin de partie…
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R. STRAUSS / HOFFMANNSTHAL : ARIADNE AUF NAXOS (1988, Levine)
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ARIADNE-AUF-NAXOS-STRAUSS-JESSYE-NORMAN-opera-critique-review-CLASSIQUENEWSProduction mythique sous la direction de James Levine, avec la diva articulée, ciselée, au timbre de velours, au verbe habité : Jessye Norman. La diva exprime d’abord la prima donna, capricieuse, volubile (Prologue) ; puis, dans l’opéra proprement dit (à 00h45mn10), Ariane, âme détruite, trahie, abandonnée (par Thésée qu’elle a pourtant sauvé du labyrinthe à Cnosos) qui réalise les aspirations morales que le Componist (Tatyana Troyanos) incarne dans le Prologue : Ariane tragique se lamente, s’alanguit devant la grotte ; la contredit alors la légèreté vertigineuse de Zerbinette (Kathleen Battle) associée aux comédiens italiens, d’essence comique. Puis, c’est la rencontre avec Dyonisos / Bacchus, dieu salvateur qui la sauve et permet sa métamorphose finale… Somptueux accomplissement lyrique. A voir en urgence (avant que le MET ne retire ce replay). On vous aura prévenu.

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THOMAS : HAMLET (1868)
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Production filmée en 2010
diffusion de mai 2020

hamlet-thomas-metropolitan-keenlyside-ophelie-review-critique-opera-classiquenewsPrésentée par Renée Fleming toujours d’une rare élégance, la production d’Hamlet présentée par le Metropolitan Opera de New York bénéficie de la prestance bien articulée et intelligible du nuancé Simon Keenlyside; de surcroît intelligemment mis en scène par le duo désormais légendaire Patrice Caurier et Mosche Leiser. Ici la scénographie suit le drame musical avec une clarté efficace manifeste. L’opéra de Thomas, raffiné par son orchestration (le solo du saxo pour la pantomime cynique d’Hamlet devant le roi), troublant dans le portrait développé d’Hamlet et d’Ophélie (Marlis Petersen palpitante et sobre elle aussi dans sa scène de folie suicidaire), déploie sa texture sombre et tragique, noire et ténébreuse. Voici un chef d’oeuvre de l’opéra français romantique, mésestimé, et souvent minoré face à l’ouvrage précédent de Thomas, mieux accueilli et certes d’une égale ferveur poétique, Mignon de 1866. Idéalement défendu par un baryton fin et au chant souple et naturel, très bien complété par le Laërte lui aussi très intelligible et fin de l’excellent Toby Spence. Ainsi en Hamlet voici un rôle très bien incarné, qui avant Verdi, met en avant le baryton tel un chanteur acteur accompli. Keenlyside relève ce défi. Incontournable.
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MOZART : LE NOZZE DI FIGARO
Fleming, Bartoli, Terfel,… (Metropolitan Opera NY, 1998)

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Energie collective sous la direction très articulée, vivace de James Levine, alors grand ordonnateur du Met, voici une affiche qui ne se refuse pas et incarne un âge d’or des distributions, propre aux années 1990 (ici en 1998) : Renée Fleming (Comtessa), Cecilia Bartoli (Suzanna), Bryn Terfel (Figaro), … actuellement en mai 2020

VISIONNER Les Noces de Figaro (Levine, 1998) : ici, https://metoperafree.brightcove.services/?videoId=6152411274001

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Metropolitan Opera
DONIZETTI : Roberto Devereux
(production de juin 2016)

Somptueuse production, Ă  la rĂ©alisation cinĂ©matographique servie par des tempĂ©ramentsroberto-devereux-donizetti-metropolitan-opera-opera-critique-classiquenews-sandra-Sandra-Radvanovsky-opera-chez-soi-confienment-classiquenews fĂ©minins de premier plan, au chant belcantiste manifeste. Presque vĂ©riste le traitement de chaque profil offre un portrait sans concession des personnalitĂ©s politiques, dĂ©chirĂ©es, rongĂ©es par leur dĂ©sir mais qu’Ă©touffe la nĂ©cessitĂ© du devoir politique. En 1837, Donizetti marquĂ© par le deuil après la mort de ses proches dĂ©veloppe un drame noir et tragique : Robert, Comte d’Essex, favori adulĂ© de la reine Elizabeth, est aussi aimĂ© de la Duchesse de Nottingham : il mourra dĂ©capitĂ©. Le compositeur dĂ©ploie un rĂ©alisme nouveau dans le portrait des âmes affrontĂ©es, dĂ©chirĂ©es, annonçant au delĂ  de Verdi, le vĂ©risme de Puccini.
Si le tĂ©nor Matthew Polenzani n’offre pas la palette des nuances requises pour Ă©clairer son personnage (Roberto), l’Elizabeth de Sandra Radvanovsky en revanche sait doubler sa stature politique par la fragilitĂ© de la femme qui aime et donc souffre. Elizabeth rongĂ©e par la jalouse impuissante est manipulĂ©e par le duc de Nottingham qui ne pardonne pas Ă  sa femme et Ă  Roberto leur liaison. McVicar privilĂ©gie les affrontements dans l’esprit d’un huis clos théâtral qui resserre ses flets sur la souffrance muette des protagonistes. Superbe incarnation.

Sandra Radvanovsky, Queen Elizabeth
Matthew Polenzani, Robert Devereux
Elina Garanca, Sarah, duchesse de Nottingham
Mariusz Kwiecien, duc de Nottingham

Maurizio Benini, direction
David McVicar, mise en scène
Présenté par Deborah Voigt

VISIONNER Roberto Devereux,
sur le site du Metropolitan Opera
https://metoperafree.brightcove.services/?videoId=6150535015001

actuellement (avril et mai 2020)

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EN DIRECT DU MET, Sam 25 avril 2020, 19h : 40 artistes lyriques internationaux font leur GALA virtuel   -   Le MET diffuse en direct sur son site : www.metopera.org samedi 25 avril 2020 à 19h (heure de Paris) un concert de gala virtuel qui réunit plus de 40 artistes lyriques du monde entier, chacun participant depuis sa résidence de confinement… annoncés : Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak, Piotr Beczala, Angel Blue, Joseph Calleja, Javier Camarena, Nicole Car et Etienne Dupuis, Diana Damrau, Renée Fleming, Elina Garanca, Jonas Kaufmann, Peter Mattei, Anna Netebko et Yusif Eyvazov, René Pape, Anita Rachvelishvili, Bryn Terfel, Pretty Yende, Sonya Yoncheva.… soit autant de solistes qui ont récemment marqué par leurs incarnations les dernières productions new yorkaises… Présenté par Peter Gelb, directeur général du Met, et Yannick Nézet-Séguin, directeur musical, le concert virtuel sera ensuite disponible 24h en ligne.

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Visitez le site du Metropolitan Opera New York
https://www.metopera.org

Plateforme digitale du MET
articles, reportages, contenus videos exclusifs
https://www.metopera.org/user-information/nightly-met-opera-streams/week-6/

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Communiqué édité par le MET, éclairant la préparation de cet événement digital :

 

New York (13 avril 2020) – Le Metropolitan Opera (Met) annonce la diffusion d’un concert en live en ligne samedi 25 avril à 19h – heure de Paris, avec la participation de nombreux artistes de stature internationale. Ils se produiront en direct du monde entier depuis leurs lieux de quarantaine. Ce gala virtuel diffusé gratuitement sur le site du Met sera présenté par Peter Gelb, directeur général du Metropolitan Opera depuis New York et par Yannick Nézet-Séguin, directeur musical depuis Montréal.

« Le Met est connu avant tout pour ses retransmissions au cinéma en haute-définition, il s’agit aujourd’hui d’une opération à haute valeur artistique à défaut de faire appel à une technologie de pointe, » a déclaré M. Gelb, en précisant que chaque artiste participera en temps réel depuis leurs ordinateurs, via Skype, transformant ainsi ce concert en un exercice compliqué en terme de logistique et de prise en compte des fuseaux horaires. « Nous espérons donner un réconfort lyrique à la fois à nos publics, mais aussi à nos chanteurs, qui sont impatients de retrouver leurs fans. »

Tandis que M. Gelb sera en direct depuis son appartement du Upper West Side de Manhattan, M. Nézet-Séguin co-animera ce live depuis Montréal. Il participera lui-même au gala en temps que pianiste.

« Je ne peux vous dire à quel point je suis heureux que tous ces artistes merveilleux soient capables de se réunir et de se produire de cette manière-là en ces temps de crise, » a dit M. Nézet-Séguin, directeur musical du Met’s Lerman-Neubauer. « Alors que nous avons vraiment hâte de pouvoir remonter sur la scène du Met, c’est pour l’instant la meilleur chose qui puisse nous arriver. »

Le gala démarrera à 13h – heure de New York (soit 19h – heure de Paris), l’horaire habituel des matinées du samedi au Met. Il sera disponible sur le site du Met : metopera.org. Après la session live, ce programme restera disponible gratuitement jusqu’au lendemain dimanche 26 avril à 18h30 – heure de New-York). Le programme détaillé du concert sera dévoilé prochainement.

Ce concert de gala “chez soi” prend la suite du succès des « Nightly Met Opera Streams », une série de représentations en direct et en HD rendues disponibles chaque jour gratuitement sur le site du

Met, dans l’idée d’un rappel du spectacle joué le soir-même. Depuis ces diffusions nocturnes lancées le 16 mars dernier, plus de 4 millions de spectateurs du monde entier y ont assisté pour plus de 200 millions de minutes de visionnage.

Enfin, ce concert fait partie du programme d’urgence et de la campagne de levĂ©e de fonds « The Voice must be heard » / « La voix doit ĂŞtre entendue » pour venir en soutien aux artistes du Met. “

 

Joyce DiDonato chante Agrippina de Haendel en direct du MET

agrippina-joyce-didonato-metropolitan-opera-opera-baroqueEN DIRECT du MET : le 29 fév 2020. HAENDEL : AGRIPPINA, Joyce DiDonato. Cinémas Pathé. C’est l’une des divas les plus charismatiques de l’heure, actrice autant que chanteuse et même tragédienne (elle l’a encore montré en Didon et Marguerite chez Berlioz (Les troyens puis La damnation de Faust), Joyce DiDonato sait ciseler son tempérament de louve et de dragon comme peu, offrant à sa conception d’Agrippina, la mère conquérante de Néron, un visage viscéral voire halluciné, mais profondément humain. C’est ce qui ressort de ses diverses prises du rôle, en concert, sur scène (dirigée par Barrie Kosky), et dans cette mise en scène de David McVicar, production « déjà voue » comme disent les agnlo-saxons, à La Monnaie et au TCE, vision acide du pouvoir romain où les manipulations d’Agrippina ressortent quasi monstrueuses. A ses côtés, un parterre de chanteurs aguerris à la passion haendélienne : Kate Lindsey (Néron, le fils d’Agrippine), Brenda Rae (Poppée dont est épris Néron), Iestyn Davies (Ottone, le favori de l’empereur Claude qu’il a choisi comme successeur), Matthew Rose (Claude)… Direction musicale : Harry Bicket

 

 

 

 

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EN DIRECT du MET : le 29 fĂ©v 2020. HAENDEL : AGRIPPINA, Joyce DiDonato – dans les salles en France Ă  partir de 18h55

 

 

 
 

 

 
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PLUS D’INFOS sur le site du Metropolitan Opera de New York / Agrippina de Handel
https://www.metopera.org/season/2019-20-season/agrippina/

VOIR ici le réseau des cinémas Pathé diffusant en direct Agrippina de Haendel
https://www.pathelive.com/agrippina-19-20

Diffusion : salle de cinéma Pathé / radio SiriusXM channel 75 : https://www.siriusxm.com/metropolitanopera

A vivre aussi en streaming sur www.metopera.org
https://www.metopera.org/season/on-demand/

 

 

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EXTRAIT VIDEO
Joyce DiDonato sings “Pensieri, voi mi tormentate” (from Agrippina, HWV 6, Act 2)
https://www.youtube.com/watch?v=0v3MzJ7mqKU

Air le plus long dĂ©volu Ă  la primadonna, dans lequel l’intrigante politique est tourmentĂ©e soudainement par les remords et la pensĂ©e qu’elle tomber et Ă©chouer dans son projet de mettre son fils NĂ©ron sur le trĂ´ne impĂ©rial – c’est Ă  dire d’obtenir de l’empereur Claude qu’il reconnaisse ce fils qui n’est pas le sien…

 

 

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CD : ERATO vient de publier l’Agrippina de Joyce DiDonato avec une distribution différente de celle new yorkaise :
LIRE notre critique du cd Erato Joyce DiDonato chante Agrippina de Haendel – CLIC de classiquenews de fĂ©vrier 2020
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-handel-agrippina-didonato-fagioli-vistoli-3-cd-erato-2019/

didonato-joyce-agrippina-fagioli-pisaroni-orlinski-vistoli-lemieux-maxim-EMELYANYCHEV-il-pomo-doro-cd-opera-cd-review-opera-concert-orchestre-classiquenews-gd-formatEXTRAIT de notre critique : Joyce DiDonato, Agrippina impérieuse…
« …Haendel invente littéralement des scènes mythiques indissociables de l’histoire même du genre opéra : le Baroque fabrique ici une scène promise à un grand avenir sur les planches, en particulier à l’âge romantique : comment ne pas songer à l’air des bijoux de Marguerite du Faust de Gounod, en écoutant « Vaghe perle », premier air qui dépeint la badine et légère Poppea, ici première coquette magnifique en sa vacuité profonde ?
Sur cet échiquier, où l’ambition et les manigances flirtent avec folie et désir de meurtre, triomphe évidemment Agrippine, parce qu’elle est sans scrupule ni morale, et pourtant hantée par l’échec, ainsi que le dévoile l’air sublime du II comme nous l’avons souligné (« Pensieri, voi mi tormentate ») : diva ardente et volubile, viscéralement ancrée dans la passion exacerbée, Joyce DiDonato souligne la louve et le dragon chez la mère de Néron, avec les moyens vocaux et l’implication organique, requis. C’est elle qui règne incontestablement dans cet enregistrement, comme l’indique du reste le visuel de couverture : Agrippina / Joyce très à l’aise, en majesté sur le trône…. » par Camille de Joyeuse

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Depuis le MET, Joyce DiDonato chante AGRIPPINA au cinéma

agrippina-joyce-didonato-metropolitan-opera-opera-baroqueCINEMA, en direct du MET : HAENDEL, AGRIPPINA. Le 29 fĂ©v 2020. Joyce DiDonato, impĂ©ratrice haendĂ©lienne chante la mère de NĂ©ron, prĂŞte Ă  tout pour que l’empereur Claude son Ă©poux, nomme comme son successeur le fils qu’elle a eu en premières noces. NĂ©ron ne pouvait trouver mère plus ambitieuse et travailleuse, et manipulatrice, d’une obsession quasi maladive… au bord de la folie. ERATO vient de publier l’intĂ©grale d’AGRIPPINA avec le très fougueux Maxym Emelyanychev pilotant la nervositĂ© expressive de son ensemble Il Pomo d’Oro. A New York, dans la nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  New york (dĂ©jĂ  vue Ă  Bruxelles), David McVICAR met en scène, et Harry Bicket dirige…

 didonato-joyce-agrippina-fagioli-pisaroni-orlinski-vistoli-lemieux-maxim-EMELYANYCHEV-il-pomo-doro-cd-opera-cd-review-opera-concert-orchestre-classiquenews-gd-format… “Sur cet Ă©chiquier, oĂą l’ambition et les manigances flirtent avec folie et dĂ©sir de meurtre, triomphe Ă©videmment Agrippine, parce qu’elle est sans scrupule ni morale, et pourtant hantĂ©e par l’échec, ainsi que le dĂ©voile l’air sublime du II comme nous l’avons soulignĂ© (« Pensieri, voi mi tormentate ») : diva ardente et volubile, viscĂ©ralement ancrĂ©e dans la passion exacerbĂ©e, Joyce DiDonato souligne la louve et le dragon chez la mère de NĂ©ron, avec les moyens vocaux et l’implication organique, requis. C’est elle qui règne incontestablement dans cet enregistrement, comme l’indique du reste le visuel de couverture : Agrippina / Joyce très Ă  l’aise, en majestĂ© sur le trĂ´ne.
A ses pieds, tous les hommes sont soumis….” extrait de la critique du cd Agrippina par Joyce DiDonato

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Opéra au cinéma, en direct
LIVE performance from the MET / LIVE HD
Samedi 29 fĂ©vrier 2020 – 12h55 pm local
EUROPE – rĂ©seau des salles PATHE LIVE : 18h55
INFOS sur le site du METROPOLITAN OPERA / Agrippina
https://www.metopera.org/season/in-cinemas/2019-20-season/agrippina-live-in-hd/

Joyce DiDonato : Agrippina
Kate Lindsey : Nerone
Brenda Rae : Poppea
Iestyn Davies : Ottone
Matthew Rose : Claudius

 

 

INFOS et BILLETTERIE sur le site des cinémas Pathé Gaumont

 https://www.cinemaspathegaumont.com/evenements/agrippina-metropolitan-opera

 

 

 

LIRE aussi notre critique du coffret événement AGRIPPINA de HANDEL / HAENDEL par Joyce DiDonato / Franco Fagioli
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-handel-agrippina-didonato-fagioli-vistoli-3-cd-erato-2019/

 

 

 

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COMPTE-RENDU, opéra. NEW YORK, Met, le 1er fév 2020. GERSHWIN : Porgy and Bess.David Robertson / James Robinson


COMPTE-RENDU, opéra. NEW YORK, Met, le 1er fév 2020. GERSHWIN : Porgy and Bess.David Robertson / James Robinson
. Avec Wozzeck, dirigĂ© par Yannck NĂ©zet-SĂ©guin, voici l’autre production Ă©vĂ©nement qui atteste de l’excellente santĂ© artistique du Met… Porgy and Bess (1935) fait un retour remarquĂ© et rĂ©ussi sur la scène du Met après plus de 30 annĂ©es d’absence, avec retransmission en direct en bonus, – très apprĂ©ciĂ©. L’opĂ©ra black que Georg Gershwin Ă©crit avec son frère Ira (pour le livret) doit ĂŞtre chantĂ© par une distribution uniquement black : clause respectĂ©e ici Ă  la lettre… La mise en scène de James Robinson ressuscite ainsi le village de Catfish Row et ses habitants si attachants. Pour dĂ©cor unique, une vaste rĂ©sidence d’un Ă©tat du sud amĂ©ricain, oĂą l’action prend place dans chaque pièce ; sa mobilitĂ© puisque le dispositif tourne sur lui-mĂŞme dynamise tous les ensembles, en particulier les danses et les chĹ“urs dont le souffle collectif si essentiel au sujet est assurĂ© par le chĹ“ur du Met très bien chauffĂ© (très rĂ©ussi, solide et prenant, choeur « Gone, gone, gone »). La ferveur en Dieu relève toujours cette humanitĂ© tant de fois mise Ă  terre…

 

 

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Dans la fosse, le chef David Robertson rend grâce à une partition qui élève le jazz au genre opéra, soulignant l’éclat de l’orchestration qui fait la part belle aux cuivres. C’est carré, solide, percutant, incisif car certains protagonistes ne font rien dans la dentelle… s’ils ne tirent un profit concret et immédiat. Rien à dire à l’ensemble des chanteurs dont l’égal investissement renforce les détails de cette fresque humaine très prenante.

Voir le plateau général :

https://www.youtube.com/watch?v=NghjBMn6ZJM&feature=emb_logo

 

 

Le couple Jake / Clara (Donovan Singletary et Golda Schultz) offrent des profils puissants et sensuels de leur personnage (convaincant Summertime du dĂ©but par Golda Schultz). Belle Ă©nergie aussi pour Denyce Grave aux graves sirupeux et assurĂ©s (Maria), capables de faire face aux manipulations du dealer sans scrupules et venimeux Sportin’life (très juste et mĂŞme mordant comme un serpent, Frederik Ballentine, au très sensuel lui aussi It ain’t necessarily so). Troublante et touchante, saluons la Serena très humaine de Latonia Moore dans son air de femme trahie, abandonnĂ©e (My man’s gone now) ; comme le presque mystĂ©rieux et fin Crown de Alfred Walker (acte II surtout) : on comprend que Bess un temps se soit entichĂ©e de lui, pour revenir vers Porgy. D’autant que le Porgy de Eric Owens s’inscrit lui aussi dans une humanitĂ© sobre et caractĂ©risĂ©e, voire naĂŻve et candide, dont la vĂ©ritĂ© fait relief (beau duo avec la Bess d’Angel Blue).

 
porgy-and-bess-metropolitan-opera-new-york-critique-annonce-opera-classiquenews

 

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VIDEO, extrait, duo Porgy / Bess :

Eric Owens et Angel Blue dans le duo de Porgy and Bess’s (Acte I) – avec citation du motif de Summertime… FilmĂ© lors de la gĂ©nĂ©rale – Production: James Robinson. Conductor: David Robertson. 2019–20 season.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=dQb3FxyKw-c&feature=emb_logo

 

 

 

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A l’affiche du METROPOLITAN OPERA NEW YORK : Porgy and Bess
Direction : David Robertson. Mise en scène : James Robinson. Angel Blue (Bess), Eric Owens (Porgy), Golda Schultz (Clara), Latonia Moore (Serena), Denyce Graves (Maria), Frederick Ballentine (Sportin’ Life), Alfred Walker (Crown), Donovan Singletary (Jake)… Le 1er fĂ©vrier 2020. Reprise : 28 mars, 30 mars, 1er et 5 avril 2020. Illustration : © K Howard / Metropolitan Opera NY

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OPERA, New York. Yannick Nézet-Séguin succède à James Levine au Metropolitan Opera

seguin_yannick_nezet_chef_maetroOPERA, New York. Yannick Nézet-Séguin succède à James Levine au Metropolitan Opera. Le directeur du Metropolitan Opera de New York, Peter Gelb, confirme avoir nommé le jeune chef canadien Yannick-Nézet Séguin (41 ans, né en 1975), directeur musical, successeur de James Levine (72 ans), empêché récemment à cause de problèmes de santé. C’est la première nomination nouvelle depuis 40 ans dans l’histoire de l’institution new yorkaise. YNZ est directeur musical de l’Orchestre Metropoltain de Montréal depuis 2000, du Phildephia Orchestra depuis 2012 (mandat renouvelé jusqu’à la saison 2025-2026), du Rotterdam Philharmonic depuis 2008. Sa prise de fonction au Metropolitan Opera sera effective progressivement, à partir de la saison 2017-2018 (où il dirigera 2 productions lyriques dont une nouvelle Traviata), puis à partir de la saison 2020-21, dirigeant in loco 5 productions lyriques, devenant de fait, le nouveau réel directeur musical du Met, avec des projets signés : Wagner, Strauss, Puccini, Poulenc et Verdi. L’emploi du temps du maestro Nézet-Séguin ne pouvant pas permettre un engagement new yorkais plus tôt.
Signe distinctif : direction analytique et fiĂ©vreuse, d’une Ă©nergie souvent irrĂ©sistible, « viscĂ©rale », assurĂ©ment l’une des meilleures baguettes de l’heure – Autrement : tatouage (tortue) Ă  l’épaule droite, rĂ©alisĂ© lors d’un sĂ©jour Ă  Tahiti. C’est une reprĂ©sentation de La Bohème, justement au Met… alors qu’il avait 16 ans, qui aurait dĂ©cidĂ© de sa vocation musicale.

 

NĂ©zet-SĂ©guin : un jeune maestro au Met

 

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Serait-ce le signe d’une volonté de renouvellement spectaculaire à la direction musicale du Met ? Force est de constater que malgré la politique médiatique spectaculaire sur le plan mondial (grâce à ses séries de directs Live des productions retransmises au cinéma, dans le monde entier), le Metropolitan Opera qui aujourd’hui ne totalise plus que 72% de remplissage en moyenne, a dû procéder à des coupes sombres sur son budget annuel courant de 300 millions de dollars.

De son côté, Yannick Nézet Séguin s’est dit ravi d’organiser dans les années à venir son travail symphonique et lyrique, aux USA, principalement entre Philadelphie et New York. James Levine prend sa retraite progressive, devenant dès ce printemps, directeur musical « emeritus »

 

 

 

CD dirigés par Yannick Nézet-Séguin, récemment critiqués, distingués par CLASSIQUENEWS :

CHEF LYRIQUE… Evidemment le cycle des opĂ©ras live de Mozart, jouĂ©s / enregistrĂ©s chaque Ă©tĂ© au festival de Baden Baden :

mozart-2-cd-deutsche-grammophon-die-entfurhung-aus-dem-serail-enlevement-au-serail-yannick-nezet-seguin-villazon-prohaska-paul-schweinester-rolando-villazonCD, compte rendu critique. Mozart : L’Enlèvement au sĂ©rail, Die EntfhĂĽrung aus dem serail. Schweinester, Prohaska, Damrau, Villazon, NĂ©zet-SĂ©guin (2 cd Deutsche Grammophon). Après Don Giovanni et Cosi fan tutte, que vaut la brillante turquerie composĂ©e par Mozart en 1782, au coeur des Lumières dĂ©fendue Ă  Baden Baden par NĂ©zet-SĂ©guin et son Ă©quipe ? Évidemment avec son lĂ©ger accent mexicain le non germanophone Rolando Villazon peine Ă  convaincre dans le rĂ´le de Belmonte;  outre l’articulation contournĂ©e de l’allemand, c’est surtout un style qui reste pas assez sobre, trop maniĂ©rĂ© Ă  notre goĂ»t, autant de petites anomalies qui malgrĂ© l’intensitĂ© du chant placent le chanteur en dehors du rĂ´le… LIRE notre critique complète de L’enlèvement au sĂ©rail / Die EntfĂĽhrung aux rem Serail de Mozart par Yannick NĂ©zet-SĂ©guin

LIRE aussi notre compte rendu critique de DON GIOVANNI et de COSI FAN TUTTE par la même équipe Villazon / Nézet-Séguin qui fait actuellement l’affiche de Banden Baden chaque été (cycle des opéras de Mozart à Baden Baden)

CHEF SYMPHONIQUE… 

schumann robert schumann nezet seguin  chamber orchestra of europe symphonies deutsche grammophon cdCD. Schumann : 4 Symphonies (Chamber orchestra of Europe, Nézet Séguin, 2013). Le chef Yannick Nézet Séguinpublie chez Deutsche Grammophon les 4 Symphonies de Robert Schumann. Le feu bouillonnant du chef québécois Yannick Nézet-Séguin (36 ans en 2014) nouvellement arrivé chez Deutsche Grammophon (pour lequel il a gravé une intégrale de la trilogie mozartienne en cours : ne manque plus que Les Nozze di Figaro à paraître d’ici fin 2014) s’est réalisé auparavant au concert en octobre 2012 à Paris lors d’une intégrale des Symphonies de Schumann. L’enregistrement de Deutsche Grammophon qui paraît en mars 2014 reflète ce travail sur la texture orchestrale et la vitalité d’une écriture exaltée, volcanique qui dit assez outre l’autobiographie qui s’écrit alors, la volonté radicale d’un être passionné, déterminé à s’inscrire dans la lumière, l’antithèse de ses dérèglements psychiques qui ne tarderont pas à poindre. Exaltation, juvénilité, feu et embrasement, voire excitation des finales, Yannick Nézet-Séguin pourrait bien bouleverser la donne discographique en place (car les épisodes plus intérieurs et introspectifs : adagio de la 2, Feierlich de la 3, Romanze de la 4… y gagnent en mystère et en sombres questionnements). La direction affûtée se montre proche d’un cœur ardent dont le diapason versatile incarne toute la complexité et l’ambivalence de la sensibilité romantique… Doué d’une baguette vive et articulée, disposant d’un collectif ductile et énergique, la lecture du chef montréalais s’impose très honorablement par sa générosité sensible, si proche du jeu incessant des humeurs d’un Schumann ambivalent, imprévisible, contrasté. Du pain béni pour un orchestre qui souhaite en découdre comme galvanisé par l’appétit scintillante du maestro. Compte rendu détaillé de chaque symphonie pour mieux identifier l’apport de Yannick Nézet-Séguin. Le double cd Schumann par Yannick Nézet Séguin est «  CLIC » de CLASSIQUENEWS.COM. LIRE notre critique complète des Symphonies de Schumann par Yannick Nézet-Séguin

 

 

Berg : Lulu en direct du Metropolitan Opera.

Berg-Alban-06Berg : Lulu en direct du Metropolitan Opera. Nouvelle Lullu du Met, samedi 21 octobre 2016, 18h30. Nouvel Ă©vĂ©nement lyrique planĂ©taire, la nouvelle Lulu new yorkaise s’annonce prometteuse… en grand Ă©cran, dans les salles de cinĂ©ma et en direct. Le Metropolitan Opera de New York diffuse en direct dans le cinĂ©ma sa nouvelle production de l’opĂ©ra Lulu d’Alban Berg. Le sud-africain  William Kentridge en signe la mise en scène. Le spectacle est retransmis  en direct au cinĂ©ma par satellite, en HD et son 5.1, le  samedi 21 novembre 2015 Ă  18h30 dans les salles de cinĂ©mas partenaires de la diffusion en France : les cinĂ©mas Gaumont PathĂ©, Kinepolis, CinĂ©ville, Cap CinĂ©ma, Cinemovida, CinĂ© Alpes et des dizaines de cinĂ©mas indĂ©pendants (Liste des cinĂ©mas participants sur www.pathelive.com).

lulu-metropolitan-opera-direct-cinemaUltime incarnation pour une Lulu anthologique… La  soprano allemande presque quinqua Marlis Petersen (nĂ©e en 1968) qui chante le personnage et en exprime toutes les facettes dĂ©concertantes depuis 18 annĂ©es, incarne le rĂ´le-titre. Celle qui a participĂ© depuis sa prise de rĂ´le, Ă  plus de dix productions diffĂ©rentes de Lulu, devrait caractĂ©riser avec prĂ©cision et subtilitĂ© chaque sĂ©quence de la vie de Lulu, femme fatale, fille immature, monstre inconscient, ingĂ©nue sublime et terrifiante, entre haine et fascination, l’image de la femme provocante innocente reste un dĂ©fi vertigineux pour toute interprète et dans la carrière d’une soprano, surtout de langue allemande, un accomplissement dĂ©cisif. Face Ă  la camĂ©ra, et en plans serrĂ©s, la soprano incarnera sa dernière Lulu. William Kentridge applique son système graphique en noir et blanc sur la scène, les dĂ©cors, jusqu’aux costumes des chanteurs. Le noir de l’encre qu’il utilise et compose le centre de son travail, rappelle Ă©videmment le sang des sacrifiĂ©s qui jalonnent la vie de Lulu. Kentridge annonce un esthĂ©tisme glaçant Ă  la Hitchcock, rĂ©fĂ©rence claire aux films noirs amĂ©ricains. Ici l’homme (la femme en particulier) est une saloperie dĂ©licieuse… qui exploite et consomme sans scrupule ni morale jusqu’à la mort. Lulu, une bĂŞte humaine dĂ©shumanisĂ©e ? Le comble de l’horreur ? La musique elle, atonale, exprime cette dĂ©sintĂ©gration profonde, fait entendre le bruit interne d’une implosion intĂ©rieure…

 

Approfondir Alban Berg et Lulu

Livres. Alban Berg et Hanna Fuchs : Suite lyrique pour deux amants. Par Constantin Floros (Actes Sud).

DVD. Berg : Lulu. Barbara Hannigan (La Monnaie, Bruxelles, 2012). On attendait encore une mise en scène décalée, déjantée du perturbateur et souvent rien que provocateur Krzysztof Warlikowski : de facto sa Lulu dont il fait une frustrée de la danse classique, est prévisible et guère réellement mordante : certes noire et sombre mais pas fulgurante.

DVD, critique. Alban Berg : Lulu. Mojca Erdmann (Barenboim, 2012, 1 dvd Deutsche Grammophon). Berlin, avril 2012 : au théâtre Unter den Linden, Barenboim dirige Wozzek puis Lulu, ici dans la version non de Friedrich Cerha, mais celle, s’agissant du III, de D R Coleman. A partir des fragments laissés par Berg en 1935, le musicologue a reconcentré les sections parvenues, décousu l’ordre de Cerha (plus de prologue ni de scène parisienne habituelles dans le III) mais une formule resserrée, dense, précipitant la mort de Lulu (en coulisses), afin de « préserver l’effet de symétrie » souhaité par Berg dans l’architecture globale de son second opéra. Andrea Breth peine à révéler une vision cohérente et précise d’un drame scénique qui éblouit par son étrangeté pourtant. Il y a de la confusion dans ce dispositif quoique la tension reste palpable.

 

 

 

 

 

Lulu de Berg au Metropolitan Opera de New York
Samedi 21 novembre 2015 Ă  18h30

Opéra en un prologue 3 actes.
Durée : 4h16

Compositeur : Alban Berg
Mise en scène : Willam Kentridge

Direction musicale : Lothar Koenigs
En allemand sous-titré français

Avec Marlis Petersen (Lulu), Susan Graham (Geschwitz), Daniel Alwa (Alwa), Johan Reuter (Dr. Schön/Jack l’Eventreur).

Dans un Paris art dĂ©co, Lulu est une femme fatale Ă  qui personne ne rĂ©siste. Admirateurs, maris ou amants, ses charmes inĂ©luctables mènent ses conquĂŞtes sur un chemin oĂą l’amour, l’obsession et la mort fusionnent… PhĂ©nix terrifiant qui renaĂ®t après chaque catastrophe, Lulu rencontre finalement en un face Ă  face ultime – comme Carmen face Ă  JosĂ© lors de leurs retrouvailles fatales-, son bourreau : Jack l’éventreur.

 

 

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Billets en vente directement aux caisses des cinémas et/ou sur les sites internet des cinémas

Liste des cinémas partenaires de l’opération sur www.pathelive.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 prochains rvs lyriques en direct du Metropolitan Opera :

 

 

Samedi 16 janvier 2016, 18h55
nouvelle production
BIZET : LES PĂŠCHEURS DE PERLES
Gianandrea Noseda, direction
Penny Woolcock, mise en scène
Avec Diana Damrau, Matthew Polenzani, Mariusz Kwiecien

 

 

 

 

Nina Stemme chante deux personnages Ă©blouissants :

TURANDOT de Puccini : samedi 30 janvier 2016, 18h55

ELEKTRA de Richard Strauss (nouvelle production) : samedi 30 avril 2016, 18h55 avec à ses côtés : Adrianne Pieczonka (Chrysotemis), Waltraud Meier (Clytemnestre)

 

 

 

 

Puis, Kristine Opolais incarne deux héroïnes de Puccini :

Manon Lescaut : samedi 5 mars 2016, 18h55, avec le Des Grieux de Joans Kaufmann

Madame Butterfly : samedi 2 avril 2016, 18h55, avec le Pimkerton de Roberto Alagna

 

 

 

 

Ne manquez pas non plus :

Sondra Radvanovsky, Elina Garanca chantent la nouvelle production lyrique de l’opéra Roberto Devereux de Donizetti : samedi 16 avril 2016, 18h55 (nouvelle production).

 

 

Anna Netrebko chante Iolanta

netrebko anna-anna_netrebko_dario_acostaOpéra. Janvier, juin 2015. Tchaikovski : Anna Netrebko chante Iolanta. Pour la saison 1891-1892, les Théâtres Impérieux commandent 2 nouvelles œuvres à Tchaïkovski : un opéra son 10ème et dernier, Iolanta et le légendaire ballet, Casse-Noisette. Les deux partitions portant la marque du dernier Tchaïkovski : un sentiment irrépressiblement tragique s’accompagne d’une orchestration particulièrement raffinée. Iolanta mêle histoire et féerie : le compositeur aborde comme un conte de fée l’histoire médiévale française (à la Cour du Roi René de Provence) où Iolanta est une princesse aveugle qui apprend l’amour. A la suite de Tatiana d’Eugène Onéguine, Iolanta doit d’abord prendre conscience de sa cécité avant de trouver son identité, diriger son destin, devenir elle-même. La qualité et la richesse des mélodies qui se succèdent intensifient le drame, conçu en un seul acte sur le livret du frère de Piotr Illiych, Modeste. L’ouverture et la mise en avant des instruments à vents (chant plaintif et vénéneux, presque énigmatique du hautbois, accompagné par les bassons et les cors…), cette aspiration échevelée aux couleurs et résonances de l’étrange réalisant une immersion dans un monde féerique et fantastique (l’ouverture a été très critiquée par Rimsky), la figure du docteur maure Ebn Hakia (baryton), rare incursion d’un orientalisme concédé (beaucoup plus flamboyant chez les autres compositeurs russes comme Rimsky), la concentration de la musique sur la vie intérieure des protagonistes, l’absence des chœurs, tout l’itinéraire aux résonances psychanalytiques de la jeune fille, des ténèbres à l’éblouissement positif final-, fondent l’originalité du dernier opéra de Tchaïkovski : huit clos où s’exprime le mouvement de la psyché d’une jeune femme à l’esprit ardent, tenue (par son père le roi René) à l’écart du monde. Après la mort de Tchaïkovski (1893), Mahler assure la création allemande de Iolanta (Hambourg). L’oeuvre plus applaudie que Casse Noisette à sa création russe (Saint-Pétersbourg en 1892), traverse l’oublie jusqu’en 1940 quand la cantatrice russe Galina Vichnievskaïa, affirme et la figure captivante du personnage d’Iolanta, et la magie symphonique d’un opéra à redécouvrir. Car tout Tchaïkovski et le meilleur de son inspiration se concentrent dans Iolanta.

Résumé

tchaikovski Pyotr+Ilyich+Tchaikovsky-1L’Opéra Iolantha est en un acte et 9 tableaux. Alors que le Roi René tient à l’écart du monde, sa propre fille Iolanta, aveugle, absente à sa propre infirmité, le médecin maure Ebn Hakia (baryton) annonce que la jeune princesse doit prendre conscience de son handicap pour s’en détacher et peut-être en guérir…le Roi trop possessif demeure indécis mais le comte Vaudémont (ténor), tombé amoureux de Iolanta, lui apprend la lumière et l’amour : Iolanta, consciente désormais ce qu’elle est, peut découvrir le monde et vivre sa vie. La jeune femme tenue cloîtrée, fait l’expérience de la maturité : en se détachant du joug paternel, elle s’émancipe enfin.

synopsis de l’acte acte unique

1. Dans le verger du Palais où elle est tenue à l’écart du monde et des hommes, la fille du Roi René,Iolanta, se désespère s’interroge : sa nourrice Martha dissimule une terrible vérité : elle est aveugle mais ne doit pas comprendre la nature de son handicap. Pourtant Iolanta a le sentiment que pour vivre il faut souffrir. Ses compagnes lui chantent une berceuse pour la rassurer.

2. Survient le Roi René et le médecin maure Ebn Hakia : son diagnostic est clair : pour que Iolanta dépasse sa cécité, il faut qu’elle en prenne conscience afin de vouloir en guérir. Le Roi, coupable, hésite.

3. Le duc Robert de Bourgogne et le chevalier Vaudémont arrivent dans le parc du Palais. Vaudémont tombe immédiatement amoureux de la princesse Iolanta quand il la voit. Il lui demande par deux fois une rose rouge mais elle lui tend une rose blanche…il comprend qu’elle est aveugle. Vaudémont parle alors à Iolanta de lumière et l’invite à découvrir le monde à ses côtés…

4. Pour stimuler sa fille sur la voie de la guérison, le Roi René annonce qu’il exécutera Vaudémont si le traitement du médecin Ebn Hakia échoue. Iolanta, pour sauver son fiancé, se déclare prête à tout : elle suit le docteur maure.

5. Quand Ebn Hakia ôte la bandeau qui protégeait les yeux de Iolanta, la princesse peut désormais voir toutes les merveilles du monde et vivre son amour. Le Roi bénit l’union de Iolanta et de Vaudémont : tous chantent la gloire divine qui a permis un tel prodige.

netrebko anna-anna_netrebko_dario_acostaCD, Opéra… En 2015, Anna Netrebko chante Iolanta de Tchaïkovski. La soprano austro russe révélée par Gergiev, égérie des festivals de Baden Baden et de Salzbourg (entre autres), continue ses prises de rôles ; après Leonora du Trouvère, Lady Macbeth chez Verdi en 2013 et 2014, la soprano vedette enregistre et chante Iolanta, 10ème et ultime opéra de Tchaikovski (1892). Intimiste, aux résonances psychanalytiques, l’ouvrage est d’une beauté austère, un drame resserré comme une pièce de théâtre ou un mélodrame (un acte seul) qui simultanément au ballet Casse-Noisette (créé la même année et au cours de la même soirée), affirme le génie d’orchestrateur de Piotr Illiytch. Le disque est publié le 5 janvier 2015 par Deutsche Grammophon (sous la direction d’Emmanuel Villaume). Côté scène, Anna Netrebko chante Iolanta sur les planches du Metropolitan Opera de New York du 26 janvier au 21 février 2015 sous la direction de Valéry Gergiev. L’opéra en un acte raconte l’émancipation d’une jeune princesse française tenue à l’égard du monde et des hommes par son père le Roi Réne de Provence : l’action du maure (Ibn-Hakia) lui dévoile le vrai monde, celui qu’elle peut d’abord imaginer, puis voir et vivre pleinement, après avoir pris conscience de sa cécité, et exprimé le désir d’en guérir. Iolanta, surprotégée par son père, parviendra-t-elle à s’émanciper et vivre sa propre vie ?

Anna Netrebko reprend le rôle d’Iolanta à l’Opéra de Monte-Carlo, en version de concert, dimanche 21 juin 2015, 11h, également sous la direction d’Emmanuel Villaume. Prochaine critique complète de l’opéra Iolanta par Anna Netrebko dans le mag cd dvd livres de classiquenews, le 5 janvier 2015.

Netrebko iolanta, tchaikovski metropolitanopera new york opera monte carlo metoperaiolanta1900x506Anna Netrebko au Metropolitan Opera de New York. Anna Netrebko chante en janvier 2015, Iolanta de Tchaikovski sur les planches du Metropolitan Opera de New York : 26, 29 janvier puis 3,7,10,14,18, 21 février 2015, 20h. Sous la direction de avec Piotr Beczala (Vaudémont)… Oeuvre couplée avec Le Chateau de Barbe Bleue de Bartok (avec Nadja Michael). Les deux opéras sont mis en scène par Mariusz Trelinski, sous la direction musicale de Valery Gergiev.

iolanta anna netrebko tchaikovski cd deutsche grammophonSimultanément à ses représentations new yorkaises, Deutsche Grammophon publie l’opéra où rayonne le timbre embrasé, charnel et angélique d’Anna Netrebko, assurément avantagée par une langue qu’elle parle depuis l’enfance. Nuances, richesse dynamique, finesse de l’articulation, intonation juste et intérieure, celle d’une jeune âme ardente et implorante, pourtant pleine de détermination et passionnée, la diva austro-russe marque évidement l’interprétation du rôle. De quoi favoriser la nouvelle estimation d’un opéra, le dernier de Tchaïkovski, trop rarement joué.  En jouant sur l’imbrication très raffinée de la voix de la soliste et des instruments surtout bois et vents (clarinette, hautbois, basson) et vents (cors), Tchaïkovski s’entend à merveille à exprimer les aspirations profondes d’une âme sensible, fragile, déterminée : un profil d’héroïne idéal, qui répond totalement au caractère radical du compositeur. Toute la musique de Tchaïkovski (52 ans) exprime la volonté de se défaire d’un secret, de rompre une malédiction… La voix corsé, intensément colorée de la soprano, la richesse de ses harmoniques offrent l’épaisseur au rôle-titre, ses aspirations désirantes : un personnage conçu pour elle. Voilà qui renoue avec la réussite pleine et entière de ses récentes prises de rôles verdiennes (Leonora du trouvère, Lady Macbeth) et fait oublier son erreur straussienne (Quatre derniers lieder de Richard Strauss).

 Iolanta au cinéma

Iolanta et Le Château de Barbe-Bleue. Retransmission dans les salles de cinéma, le 14 février 2015

DVD. Wagner : Parsifal (Kaufmann, Mattei, Pape, Gatti, 2013)

Parsifal Jonas KaufmannDVD. Wagner : Parsifal (Kaufmann, Mattei, Pape, Gatti, 2013). De toute Ă©vidence, dans le rĂ´le-titre, le tĂ©nor Jonas Kaufmann (44 ans en 2014) poursuit l’une des carrières wagnĂ©riennes les plus passionnantes : superbe Siegmund au disque (Decca), Ă©blouissant Lohengrin Ă  Bayreuth, son Parsifal new yorkais touche par sa sobriĂ©tĂ©, sa musicalitĂ© envoĂ»tante qui dĂ©voile l’intense et juvĂ©nile curiositĂ© du jeune homme enchanteur, qui tournĂ© vers l’Autre, assure l’avènement du miracle final. Le munichois nĂ© en 1969 incarne un hĂ©ros habitĂ© par un drame intĂ©rieur, tragĂ©dien et humain, celui qui recueille et Ă©prouve la malĂ©diction de l’humanitĂ© pour la sauver…. par compassion, maĂ®tre mot de la dernière partition de Wagner.

 

 

La perfection au masculin

 

CLIC_macaron_2014Il y a toujours chez le compositeur et particulièrement dans Parsifal le poids d’un passĂ© immĂ©morial qui inflĂ©chit le profil psychique de chaque personnage. Le seul affranchi d’un cycle de malĂ©dictions fatales reste le pur Parsifal, l’étranger, l’agent de la mĂ©tamorphose espĂ©rĂ©e, ultime. La production du Met a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en 2012 Ă  Lyon (coproduction). Peter Gelb en poste depuis 2006 l’intègre au Met dans une distribution assez Ă©poustouflante et certainement mieux chantante et plus cohĂ©rente que celle française. Ni trop chrĂ©tienne ni trop abstraite, la mise en scène de François Girard reste claire, sans en rajouter, centrĂ©e sur la possibilitĂ© pour chacun – pourtant dĂ©truit ou rescapĂ© (Amfortas, prĂŞtre ensanglantĂ© et mourant qui agonise sans cicatriser ; Klingsor qui a renoncĂ© Ă  l’amour pour dĂ©truire et manipuler (Evgeny Nikitin assez terne) ; Kundry la vĂ©nĂ©neuse, pĂŞcheresse Ă©reintĂ©e en quĂŞte de salut…, de renaĂ®tre.

Katarina_Dalayman_Rene_Pape_Jonas_Kaufmann_Parsifal_2013_MET_Francois_Girard_wagner_KonigEfficace, la direction de Daniele Gatti sait imprimer le sens du rythme dramatique sauf au II oĂą malgrĂ© la puissance sauvage et sensuelle Ă  l’œuvre, la baguette Ă©tire au risque de diluer. Il est vrai que, – hier Ă  Bastille Brunnhilde un peu courte, Katarina Dalayman accuse une sĂ©rieuse Ă©troitesse Ă©motionnelle et langoureuse en Kundry : on reste comme Parsifal Ă©tranger Ă  sa froideur voluptueuse. Elle est, avec Nikitin trop prosaĂŻque et rustaud, le maillon faible du plateau. MĂŞme les filles fleurs sont tout sauf Ă©nigmatiques et sensuelles, … une mĂŞlĂ©e de glaçons bien ordinaires.
Les hommes en revanche sont… parfaits. René Pape familier du rôle et sur les mêmes planches métropolitaines offre son dernier Gurnemanz, racé, articulé, nuancé : un modèle dont on ne se lasse guère. Déjà honoré et salué pour un Onéguine fabuleux et un Don Giovanni non moins ardemment défendu, Peter Mattei décroche lui aussi la timbale d’or : son Amfortas exprime le désarroi d’une âme perdue, déchirée, anéantie et même le Titurel de Runi Brattaberg emporte l’adhésion par sa noblesse sans chichi : une humanité souterraine qui sait chanter sans schématiser ni caricaturer. Quels chanteurs !

Wagner : Parsifal. Jonas Kaufmann : Parsifal. René Pape : Gurnemanz. Peter Mattei : Amfortas. Katarina Dalayman : Kundry. Metropolitan Opera Orchestra and Chorus / Daniele Gatti, direction. Mise en scène : François Girard. Enregistrement live réalisé au Metropolitan Opera de New York en février 2013. 2 dvd Sony classical / Sony 88883725729