CD annonce. LANG LANG : Variations Goldberg (2 cd DG)

LANG LANG piano variations goldberg review critique cd classiquenewsCD annonce. LANG LANG : les Goldberg en diptyque. Le pianiste chinois publie cet automne ses propres Variations Goldberg comme un miroir à deux faces : l’enregistrement en studio qui a prolongé le live d’après le concert donné à Saint-Thomas de Leipzig où repose JS Bach (unique prise). Le nouvel album contient les deux témoignages, « aboutissement d’un voyage long de 20 ans », précise la notice de présentation. A 38 ans, Lang Lang veut affirmer une nouvelle maturité, empruntant ainsi les pas de la légende canadienne totalement dédiée au studio et à l’œuvre de JS Bach, Glen Gould. C’est aujourd’hui une immersion réfléchie, en écho à ses premières approches d’une partition que le jeune pianiste de 19 ans jouait de tête lors d’une masterclass pilotée par le chef et pianiste Christoph Eschenbach. depuis il a encore approfondi sa connaissance des Goldberg grâce aux conseils collectés auprès du regretté Nikolaus Harnoncourt ou récemment Andreas Staier. Lang Lang a enregistré l’Aria préliminaire puis ses 30 Variations en studio en mars 2020. L’œuvre composée en 1741 était destiné à l’élève de Bach, le jeune claveciniste Gottlieb Goldberg, qui en jouait sur le clavecin, des séquences dans un ordre non défini, pour tromper les insomnies de son patron, l’ambassadeur russe à la Cour de Dresde. 1 cd Deutsche Grammophon, parution annoncée le 4 sept 2020. Critique à venir dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS.COM

 

 

 

 

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VIDEO LANG LANG / Variations Goldberg (durée : 5:47)

CONFINEMENT. OPERAS & CONCERTS CHEZ VOUS : les perles du net

OPERAS & CONCERTS CHEZ VOUS. Internet ne cesse de prouver ses bienfaits en ces temps difficiles où confinement et isolement font peser un lourd traitement pour chacun. CLASSIQUENEWS repère pendant l’obligation de rester chez soi, les perles du net et les offres de concerts à ne pas manquer, en particulier les événements en direct. Le festival 1001 Notes a ouvert la voie grâce à son cycle intitulé « AUX NOTES CITOYENS », un moyen intelligent et créatif de rester connecté au monde et aux autres. Voici deux initiatives qui méritent elles aussi le meilleur accueil : captation de la production de l’ETOILE de CHABRIER, chef d’oeuvre d’impertinence savoureuse, subtile et poétique, présentée par l’Atelier lyrique de Tourcoing ; et ce soir, samedi 28 mars 2020, dès 20h30 : récital LANG LANG (concert enregistré à la Fondation L Vuitton du 29 octobre 2014 – présenté par DG Deutsche Grammophon) :

 

 

 

 

 

A VOIR SUR LE NET

 

 

 

Récital Lang Lang

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lang-lang-582-piano-recital-concert-classiquenews-critique-582VISIONNEZ dès maintenant le récital LANG LANG
https://www.youtube.com/watch?v=7j36IbYG2NE
Durée : 1h – Programme : Å“uvres de Mozart, Chopin, Liszt, Tchaïkovski

AUTRE vidéo FLV Fondation Louis Vuitton à venir : Classe du violoncelliste Gautier Capuçon : première, visionnage à partir du dim 29 mars 2020 à 18h30
https://www.youtube.com/watch?v=9oSaP_ueN_0

 

 

 

 

 

 

L’ÉTOILE de CHABRIER par l’Atelier Lyrique de Tourcoing

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Dernière création lyrique par L’ATELIER LYRIQUE de TOURCOING : L’étoile de Chabrier

 

ETOILE CHABRIER tourcoing opera critique fev 2020 ambroisine bre kossenko le duo Lazuli laoula opera critique le duo amour chabrier Simon-Gosselin-2-15-ConvertImageEn février 2020, l’Atelier Lyrique de Tourcoing a créé l’opéra L’ÉTOILE de Chabrier. Voir la vidéo qui a été réalisée au cours des dernières répétitions, avec les moyens de l’ATELIER LYRIQUE. Offrir au plus grand nombre l’accès à ce spectacle poétique, loufoque et drôle qui a ravi quelques 1500 spectateurs reste l’objectif de l’institution lyrique à Tourcoing. Sous la direction du flûtiste et chef d’orchestre Alexis Kossenko, les instrumentistes de la Grand Ecurie et la Chambre du Roy prolongent l’esprit d’ouverture et de défrichement inculqué et cultivé par leur fondateur Jean-Claude Malgoire dont l’engagement continue d’être moteur.

 

VOIR la production complète sur le site web www.atelierlyriquedetourcoing.fr ou notre page Facebook :

 

ACTE I
https://www.youtube.com/watch?v=RWbKTm5lBVY

 

ACTE II
https://www.youtube.com/watch?v=b2fAhi3g29k&t=699s

 

ACTE III
https://www.youtube.com/watch?v=n7E7IK2mA98&t=515s

 

 

 

 

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REPORTAGE VIDEO L’ETOILE de Chabrier

Classiquenews était aussi présent lors de la préparation de la nouvelle production à Tourcoing. VOIR ici notre reportage exclusif dédié à la singularité d’un ouvrage lyrique français romantique au délire poétique inouï – entretiens avec les interprètes, extraits du spectacle

https://www.youtube.com/watch?v=vkJh9FjgyII
http://www.classiquenews.com/reportage-letoile-de-chabrier-par-latelier-lyrique-de-tourcoing-fev-2020/

Éblouissante ETOILE de Chabrier à TOURCOINGREPORTAGE. ATELIER LYRIQUE DE TOURCOING : L’ÉTOILE de Chabrier, 7, 9, 11 fév 2020. Nouvelle production. Dadaïste, loufoque, fantasque, en réalité de pure fantaisie, l’inspiration de Chabrier mêle et Mozart et Offenbach en un délicieux théâtre poétique (Verlaine a participé au livret). Cette nouvelle production de son opéra comique L’étoile (1877) présentée par l’Atelier Lyrique de Tourcoing, jamais en reste d’un défi nouveau, devrait le démontrer en février 2020 (3 représentations). 7 ans après la défaite national, les esprits s’éloignent du « teuton » Wagner (jugé suspect, au moins jusqu’au début des années 1890) et recherchent à régénérer le genre lyrique dans de nouveaux sujets, et de nouveaux formats. « La Ballade des gros dindons », « La Pastorale des cochons roses »… sont autant de titres qui soulignent la facétie souveraine d’un Chabrier, original, iconoclaste, inclassable. Réformateur mais raffiné. Un indécrottable auvergnat soucieux de réformer les codes de l’Opéra à Paris.
Dans une tyrannie orientale de pur fantasme, orchestrée par le Roi Ouf 1er, fou délirant égocentrique, on évite toute contestation au pouvoir pour éviter d’être condamné à mourir empalé ! Heureusement l’amour du jeune marchant Lazuli pour la belle Laoula vaincra tout obstacle… @studio CLASSIQUENEWS 2020 – Réalisation : Philippe-Alexandre Pham février 2020

 

 

 

Voir aussi le reportage sur VIMEO :
https://www.youtube.com/watch?v=vkJh9FjgyII

Pendant le confinement savourez nos sélections “Perles du net” by © classiquenews.com

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COMPTE-RENDU, critique concert. PARIS, Philharmonie, le 24 fev 2020. Lang Lang, Eschenbach

COMPTE-RENDU CRITIQUE CONCERT ORCHESTRE DE PARIS, direction Christoph ESCHENBACH, LANG LANG, piano, PHILHARMONIE DE PARIS, Paris, 24 février 2020. Wagner, Beethoven. On pouvait s’y attendre, La salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris a fait le plein de public le 24 février dernier, pour la venue très attendue du pianiste Lang Lang, dont la popularité est restée intacte malgré une absence prolongée de la scène parisienne. Le pianiste s’est produit avec l’Orchestre de Paris et le chef qui l’a découvert et qui l’accompagne désormais au disque, Christoph Eschenbach. Wagner et Beethoven étaient au programme.

Eschenbach-Christoph-13Pour commencer, une ouverture, celle de Tannhäuser de Richard Wagner. Christoph Eschenbach arrive d’un pas alerte, le poids des ans de ce nouvel octogénaire ne semblant pas le concerner. La battue précise, ce qu’il faut d’expressivité dans le geste, sans en rajouter, il habille de majesté ces pages qui figurent parmi  les plus grandioses du compositeur allemand. L’Orchestre de Paris entre de bonnes mains, renvoie à sa direction sans équivoque, une lecture claire du déroulement narratif, voire épique, sur lequel l’œuvre est bâtie, et une netteté sonore dans une échelle de couleurs et de nuances expressives captivantes. Les cuivres imposent dès leur entrée leur présence d’une même voix, relayés par l’excellent pupitre des bois, qui entonne le chant des pèlerins dans un émouvant pianissimo, solennel et fervent. Eschenbach porte l’orchestre dans des phrasés amples et un crescendo soutenu, faisant culminer l’œuvre dans son hymne gigantesque, moins par l’effet de masse sonore que par la densité expressive. Rien de compact, mais un relief et une fascinante transparence des contrastes!

LANG LANG ET CHRISTOPH ESCHENBACH FONT RESPLENDIR BEETHOVEN

Contraste on ne peut plus fort avec le concerto n°2 opus 19 en si bémol majeur de Beethoven, si mozartien sous les doigts de Lang Lang! L’orchestre s’est allégé: des cuivres ne sont restés que deux des cors et les percussions se sont effacées. A la générosité de l’introduction orchestrale, le pianiste répond dans les toutes premières mesures non sans une pointe de préciosité qui laisse craindre une surenchère. On redoute l’agacement. Il n’en sera rien: prenant un plaisir non feint, Lang Lang coule son jeu dans une esthétique de raffinement, de phrases subtilement ourlées, et d’expressivité de bon goût, sans verser dans le sentimentalisme. L’excès est dans la foison d’idées musicales, mais se laisse savourer sans saturation. Toucher léger et délicat, son clair et lumineux, Lang Lang est dans la séduction, mais par sa créativité permanente et son intelligence musicale. Et c’est un bonheur de s’y laisser prendre! Il se plait à rehausser le parfum viennois de ce concerto qui fut en fait le premier ébauché par Beethoven, et cela fonctionne admirablement. Quelle cadence! Il en fait un scherzo, s’en amuse, y ajoute ici un brin romantique ; là, un trait d’humour. Tout cela dans un esprit de légèreté qui fait tant de bien! Sur le piano magnifiquement réglé, (on imagine qu’il y a été particulièrement attentif) il dessine les longues lignes de l’adagio dans le fond des touches, ou de ses bras dans l’espace lorsque l’orchestre joue seul, semblant vouloir ne pas interrompre la continuité du chant. Mais ces gestes au demeurant superfétatoires ne gênent en rien l’écoute, tant l’artiste est dans la musique. Dans le troisième mouvement, mené avec une bonne humeur communicative, si Lang Lang exagère les accents, notamment dans les syncopes, c’est dans un esprit de jeu et de partage avec son public, et s’il n’est pas avare de ces petits effets, il les prodigue sans vanité aucune. Il en découle quelque chose de frais et de positif, qui fait du concert un moment salutaire et enthousiasmant. Il honorera les nombreux rappels avec en bis une « Fileuse » de Mendelssohn, légère et volubile à souhait, sans un regard sur son clavier, ses yeux  radieux dans les yeux de son public au comble de la joie.

Dans la seconde partie, Christoph Eschenbach dirige la Symphonie n° 7 opus 92 en la majeur de Beethoven, avec la même précision dont il a fait preuve auparavant chez Wagner. Inflexible précision rythmique qui ne l’empêche pas néanmoins d’ouvrir de larges perspectives sonores dans le premier mouvement, dans une progression dynamique du plus bel effet jusqu’à la coda. L’allegretto bouleverse par le lyrisme des violoncelles, sur la marche implacable de l’ostinato, tenu de main ferme par le chef. Le troisième mouvement ponctué par les timbales possède une énergie, une lumière qui à elles seules résument les propos de Wagner sur cette symphonie (« insolence bénie de la joie, qui nous emporte avec une puissance de bacchanale… »). L’énergie ne fait pas défaut non plus dans le formidable mouvement ascensionnel au bout du Finale – Allegro con brio. Cette interprétation d’un éclat magnifique fait mouche auprès du public. L’Orchestre de Paris et Christoph Eschenbach chaudement applaudis boucleront le concert avec une autre ouverture, donnant en bis, pour le plus grand plaisir des auditeurs les plus motivés, celle des Créatures de Prométhée.

Au bout du compte, on sera venu pour Lang Lang, mais l’on aura entendu deux éminents musiciens – plus un orchestre que ni l’un ni l’autre n’auront éclipsé. De quoi être comblé!

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COMPTE-RENDU CRITIQUE CONCERT ORCHESTRE DE PARIS, direction Christoph ESCHENBACH, LANG LANG, piano, PHILHARMONIE DE PARIS, Paris, 24 février 2020. Wagner, Beethoven.

 

DVD, compte rendu critique. Lang Lang, live in Versailles. Chopin, Tchaikovsky. Scherzos, Les Saisons. Lang Lang, piano – 1 dvd Sony classical, juin 2015

lang lang dvd live in versailles chopin tchaikovski tchaikovsky review critique dvd cd dvd livres classiquenews compte rendu presentation dvd live in versailles lang lang classiquenews decembre 2015Versailles, juin 2015. Lang Lang, le roi chinois du piano offre un concert de prestige dans le temple de la monarchie française : Versailles. Un lieu luxueux et élitiste que l’interprète qui aime collectionner les défis comme une nouvelle performance, avait à cœur d’épingler dans son déjà riche palmarès. La réalisation visuelle tient quand même à une certaine autocélébration grandiloquente, avec par la diversité des plans focus sur les mains, sur la gestuelle plus que théâtralisée du pianiste au renom planétaire, sur la recherche d’un cadrage parfois alambiquée et de façon surprenante souvent décentré (?)… une tentation pour une succession hystérisée de cadres, d’effets, d’accents spectaculaires… pas sûr que Chopin, poète de l’éloquence secrète et de l’intime mystérieux aurait validé une telle conception. Et dès le premier Scherzo de Chopin, le réalisateur insère dans le concert des vues des jardins (ce qui aurait mieux valu pour les Saisons de Tchaikovsky).

1. CHOPIN déclamatoire (environ 40 mn). Pourtant, musicalement, malgré ses attitudes et expressions exacerbées, Lang Lang dont on sait le naturel pour le surjet et un pathos pas toujours de bon goût, surprend dès le Scherzo n°1, après un feu pétaradant où il cherche ses limites et pose les jalons du concert, dans une immersion plus intérieure où coule une réelle béatitude plus nuancée. Un rêve jaillit soudainement sous les ors et le décorum de la Galerie des Glaces du palais de Versailles. Jouer Chopin à Versailles relève d’un défi : produisant un esthétisme viscéralement opposé (grandeur du Grand Siècle même s’il est raffiné ; intimité introspective d’une musique fabuleuse qui se suffit à elle-même). Mais le phénomène Lang Lang se réalise là encore : occupant l’espace. Irrésistiblement. A grand renforts de mouvement de la tête et du cou, le pianiste semble concentrer toute la charge émotionnelle et le raffinement esthétique du lieu historique : il en transmet ensuite et répercute le feu sacré dans un jeu trépidant et vif souvent démonstratif. Mais qui fait les délices du réalisateur de ce film écrit comme un clip grandiloquent.
D’autant que les amateurs du baroque Français profitent aussi de la réalisation pour revisiter au moment du concert, les lieux sublimes de la monarchie française. Torchères dorées, sculptures antiques dans la galerie, plafond de Lebrun… la riche machine décorative et politique souhaitée par Louis XIV acclimaté à la ciselure et aux crépitements du mieux romantiques des compositeurs-pianistes. Le choc ne manque pas de sel.

Lang Lang sous les ors de Versailles


Réserve
: le pianiste comme emporté par son feu typiquement oriental, voire kitch, n’écarte pas une certaine dureté. Ni une précipitation qui dans le lieu, sonne artificiel.
Le Scherzo n°2 brille par ce crépitement dur, mordant, une exacerbation qui n’évite pas d’être parfois outrée ; il est vrai que le lieu ne favorise pas le repli, ni la pudeur comme l’immersion dans l’introspection. Lang Lang déclame dans une partition qui alterne épanchement sincères et chant tragique ; la technicité est flamboyante mais déborde de la pudeur rentrée inscrite dans le morceau. C’est un Chopin plus brillant et finalement mondain que vraiment intérieur (tendance nettement explicite dans le Scherzo 3 où le jaillissement des notes aigües en cascades sont plus crépitements déterminés que ruissellements magiciens). Le Scherzo n°4 qui exige certes une technique hallucinante, pêche par ce manque d’intériorité et de mystère qui sont profondément inscrits dans la partition chopinienne; les contrastes pourtant saisissants des dynamiques d’une partition à l’autre, sont joués sans plus de profondeur ; tout cela manque d’écoute intérieure. Tout est projeté dans un jeu déclamatoire, certes articulé mais trop affirmé dans la lumière; c’est dans la succession des tableaux de ce Scherzo final que le pianiste et son jeu se révèlent totalement, et de façon caricaturale. Les fans apprécieront sans mesure ; les autres, songeant à Argerich, Pires resteront étrangers à un concert martelé comme un événement (après celui de Bartoli) mais qui en concevant pour le Chopin, une scène mondaine (comme celle de son rival d’alors, Liszt, coeur d’une hystérisation collective) demeure a contrario de l’esprit du piano chopinien.

lang lang versailles piano live in versailles piano review compte rendu critique dvd classiquenews decembre 20152. TCHAIKOVSKI plus sincère et naturel voire intérieur. S’il n’est pas pour nous un Chopinien mémorable, Lang Lang se montre d’une cohérence autre et d’une conviction plus naturelle dans les 12 séquences (12 mois) des Saisons opus 37a, soit 12 Pièces caractéristiques de Piotr Illyitch. Le pianiste creuse le prétexte climatologique et saisonnier pour percer et exprimer la fine saveur intérieure de chaque pièce en particulier la rêverie suspendue de la barcarolle pour le mois de juin (plage VI), d’une secrète et très intime tendresse. Infiniment moins exigeantes en matière de scintillement dynamique et de nuances millimétrées, les 12 tableaux formant saisons permettent au pianiste de dévoiler un tempérament plus libre, moins contraint, d‘une souplesse organique plus sincère. Caractère martial comme une armée qui s’organise pour la chasse de septembre (plage IX) ; puis chant automnal d’octobre plus recueilli et presque religieux (tendresse fraternelle en écho au VI, et d’une nostalgie pleine d’amertume et de regrets, de blessures intimes à peine masquées, selon une combinaison si emblématique de Tchaikovski), la légèreté presque insouciante du dernier épisode (Noël pour décembre, un ton bienvenu au moment où le dvd sort en France) affirment une virtuosité plus mesurée, certes moins exigeante, mais l’intonation est juste et globalement mieux canalisée. Le charme du lieu opère, la personnalité (indiscutable) du pianiste s’imposent d’eux-mêmes. Pour le Tchaikovski et la beauté du lieu de tournage, le dvd composera le plus beau des cadeaux de votre Noël 2015.
Effet de marketing pour un château qui souhaite toujours être à la page de l’événement musical et de la scène poeple, Lang Lang est déclaré « ambassadeur » du château de Versailles ; il donnera un grand concert dans le bosquet de la Salle de Bal, au cÅ“ur des Jardins Royaux, le mardi 5 juillet 2016 (dans le cadre de Versailles Festival). DVD, Lang Lang,  »Live in Versailles” (Chopin, Tchaïkovsky) 1 dvd Sony classical. Parution le 18 décembre 2015 chez Sony classical. Live enregistré dans la galerie des Glaces du château le 22 juin 2015.

DVD, compte rendu critique. Lang Lang, live in Versailles. Chopin, Tchaikovsky. Scherzos, Les Saisons. Lang Lang, piano – 1 dvd Sony classical.

Compte-rendu concert. Toulouse : La Halle-aux-grains ; le 10 novembre 2015. Piotr Illich Tchaïkovski (1840-1893) : Les Saisons, op.37a ; Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : Concerto Italien, en fa majeur BWV 971 ; Frédéric Chopin (1810-1849) : Scherzo n°1 ; n°2 ; n°3 ; n°4 ; Lang Lang : piano.

Compte rendu, récital du pianiste Lang Lang à Toulouse. Le Pianiste d‘origine chinoise Lang Lang est un artiste très particulier qui attire au concert  un public tout à fait inhabituel. Ce récital de piano était complet depuis longtemps et il ne restait plus une place libre dans la Halle-aux-Grains ce soir. Le succès considérable qu’il rencontre partout et la sympathie que cet artiste fait naître chez le public sont inouïs. Son air de jeunesse sorti à peine de l‘enfance , son énergie décuplée dans les moments de virtuosité en font un enfant prodige éternel.

 

 

 

LANG LANG ovationné à Toulouse

 

lang-lang-piano-recital-concert-review-critique-compte-rendu-piano-lang-langLa rapidité des traits subjugue et le sucre de ses mouvements lents régale. Pourtant à l‘écoute plus attentive son interprétation des saisons de Tchaïkovski manque de lignes, de couleurs, de nuances. Son Bach est clair, lisse et brillant dans l‘ouverture du Concerto Italien en fa majeur. Mais la guimauve de l‘Andante peut lasser les palais délicats. Le presto final est parfait de vie et d‘énergie communicative. Dans Chopin, il nous manque la science de la construction que d’aucun savent y mettre. Certes les quatre Scherzi sont virtuoses et mettent mieux en valeur les extraordinaires capacités du pianiste! Ainsi l’éblouissement dans les traits furieux est à son comble. Pourtant dans leur pâleur les parties lentes sont comme juxtaposées sans lien avec ce qui précède ou ce qui suit. Il se dégage une absence de structure, une non mise en valeur de la construction dans ces 4 Scherzi pourtant si complexes. Ce pianiste à la jeunesse si insolente pourra-t- il, sans perdre une importante partie de son charme, rentrer dans un âge plus mûr ?  Ce concert ne permet pas de le croire encore. Mais Lang Lang n‘a que trente ans et n’a pas encore trouvé son répertoire d‘élection. Les bis généreusement offerts prolongent un intense contact avec le public, mais son sens de la danse ne se déploie pas plus dans le tango qu’il ne s’était invité chez Bach.
Le plaisir de ce piano intense, franc et sans complexité est réconfortant dans une époque si sombre. Nous avons besoin de croire que la jeunesse existera toujours avec insolence et légèreté. Et Lang Lang a cette jeunesse éternelle sous ses doigts et rassemble un public varié et plus jeune que d‘habitude. Son public, ravi, lui a fait une véritable ovation à Toulouse ce  soir.

Compte-rendu concert. Toulouse : La Halle-aux-grains ; le 10 novembre 2015. Piotr Illich Tchaïkovski (1840-1893) : Les Saisons, op.37a ; Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : Concerto Italien, en fa majeur BWV 971 ; Frédéric Chopin (1810-1849) : Scherzo n°1 ; n°2 ; n°3 ; n°4 ; Lang Lang : piano.