En direct de Venise, Salieri / Mozart sur Culturebox

Mozart Wolfgang portrait par classiquenews -by-Croce-1780-81EN DIRECT de LA FENICE, Culturebox, mardi 20 oct. Salieri / Mozart. La Fenice prĂ©sente un travail menĂ© par son Ă©quipe de jeunes chanteurs, en formation au Teatro Malibran Ă  Venise. L’empereur Joseph II commande en 1786 un nouveau divertissement pour sa Cour Ă  Vienne ; il s’agira de confronter en une joute poĂ©tique et musicale, deux types d’opĂ©ras Ă  la mode : l’opĂ©ra italien et le singspiel germanique. L’impresario / Der Schauspieldirektor permet au jeune Mozart d’éblouir alors en un acte (5 tableaux) grĂące Ă  sa verve opĂ©ratique (ouverture) et le raffinement de son contrepoint. Tandis que Prima la musica e poi le parole du compositeur alors officiel, Salieri, indique clairement la maĂźtrise de l’auteur dans le genre comique voire caricatural : Salieri y brosse sans dĂ©tour le portrait Ă  charge et drĂŽlatique du Librettiste Da Ponte et du cĂ©lĂšbre castrat Luigi Marchesi
 La production prĂ©sentĂ©e par LA FENICE au Teatro MALIBRAN mĂ©rite d’ĂȘtre connue et Ă©coutĂ©e, en particulier parce que la direction sobre et prĂ©cise de l’excellent Federico Maria Sardelli, grand spĂ©cialiste de l’opĂ©ra napolitain, devrait ciseler chaque situation dans sa cocasserie et sa tendresse (s’agissant surtout du jeune Mozart)…
Plus d’infos sur le site de La Fenice :
https://www.teatrolafenice.it/event/prima-la-musica-e-poi-le-parole-der-schauspieldirektor/

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Teatro La Fenice, Venezia
En direct sur culturebox
Mardi 20 oct 2020 Ă  19h

 

 

 

SALIERI
Prima la musica e poi le parole
divertimento teatrale in un atto
libretto di Giovanni Battista Casti

WA MOZART
Der Schauspieldirektor

singspiel in un atto kv 486
libretto di Gottlieb Stephanie

 

 

 

 

Distribution / Cast :

Prima la musica e poi le parole
Maestro di cappella: Szymon Chojnacki
Donna Eleonora: Francesca Boncompagni
Tonina RocĂ­o: PĂ©rez
Poeta: Francesco Vultaggio

Schauspieldirektor
Frank: Karl-Heinz Macek
Eiler: Marco Ferraro
Buff: Szymon Chojnacki
Herz: Francesco Bortolozzo
Signora Pfeil: Michela Mocchiutti
Signora Krone: Roberta Barbiero
Signora Vogelsang: Valeria de Santis
Signor Vogelsang: Valentino Buzza
Signorina Silberklang: Francesca Boncompagni
Signora Herz: Rocio Perez

Orchestre del Teatro La Fenice
Federico Maria Sardelli, direction

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EN REPLAY SUR CULTUREBOX ici (jusqu’au 4 nov 2021) : https://www.france.tv/spectacles-et-culture/2075349-prima-la-musica-e-poi-le-parole-der-schauspieldirektor-au-teatro-malibran.html

 

 

 
 

 

 

Festival Musique et MĂ©moire 2019 : La Fenice, Vox Luminis, Jean-Charles Ablitzer

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsVIDEO. MUSIQUE MEMOIRE 2019 : La Fenice, Vox Luminis et Jean-Charles ABLITZER, orgue (juillet 2019) – Le 26Ăš Festival Musique et MĂ©moire poursuit son exploration des rĂ©pertoires entre XVIĂš et XVIIĂš avec La Fenice et Jean TubĂ©ry ; il met aussi en scĂšne le formidable orgue ibĂ©rique de Grandvillars, rĂ©cemment inaugurĂ©, que joue l’organiste Jean-Charles Ablitzer (Tientos de Arauxo) auquel rĂ©pondent les voix uniques, cĂ©lestes, de VOX LUMINIS, interprĂštes du Requiem de Victoria – reportage © studio classiquenews.tv / RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM (juillet 2019)

COMPTE-RENDU, concert. LURE, église Saint-Martin : Giovanni GABRIELLI : Incoronazione a Venetia (Venise 1615). La Fenice, Jean Tubéry

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. LURE, Ă©glise Saint-Martin, le 19 juillet 2019 (ouverture du 26Ăš Festival Musique et MĂ©moire) : Giovanni GABRIELLI : Incoronazione a Venetia (Venise 1615). La Fenice, Jean TubĂ©ry. LABORATOIRE VÉNITIEN
 Alors que la monarchie en France cherche encore la musique de sa gloire, Venise a dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© la sienne Ă  travers la chapelle de son Doge, incarnation vivante et thĂ©ĂątralisĂ©e de sa puissance sur les mers (en particulier depuis la bataille de LĂ©pante, 1571). En peinture, les maĂźtres de la couleur affirment un sens innĂ© de l’architecture et des compositions vertigineuses qui font d’ailleurs dĂ©lices et splendeur du dĂ©cor du palais des doges : Tintoret (et sa formidable Ă©vocation du Paradis en anneaux cĂ©lestes), en attestent son souffle, sa carrure, son rythme dĂ©jĂ  baroque de la mise en scĂšne… MĂȘme Ă©clat, mĂȘme faste et intelligence des mouvements et de l’espace chez Giovanni Gabrielli (1557 – 1612) dont la puissante polyphonie, le sens des contrastes, le raffinements des couleurs instrumentales (cordes, cornets, trombones) semblent ici concrĂ©tiser un absolu expressif qui concentre et les recherches musicales, et le prestige du doge.
Grand dĂ©fenseur de ce rĂ©pertoire et de cette pĂ©riode oĂč tout se joue entre Renaissance et Baroque, Jean TubĂ©ry rĂ©unit autour de lui instrumentistes et chanteurs pour Ă©voquer le cĂ©rĂ©moniel du couronnement du Doge Giovanni Bembo Ă  Venise, probablement vers 1615. Sous les coupoles de San Marco, – la chapelle du Doge, se dĂ©ploie comme nulle part ailleurs, l’esthĂ©tique Ă  la fois spatialisĂ©e et d’un grand raffinement de timbres, en rapport avec le riche dĂ©cor des mosaĂŻques d’or. Il paraĂźt Ă©vident que Gabrielli a connu le remarquable recueil des VĂȘpres de la Vierge de Claudio Monteverdi (1557 – 1643), datĂ© de 1610 : vrai laboratoire mĂȘlant avec une rare intelligence expĂ©rimentale, styles modernes et anciens. De Giovanni Ă  Claudio (nĂ©s la mĂȘme annĂ©e), rayonnent une mĂȘme libertĂ© du geste, l’amour des combinaisons nouvelles, le sens des jeux formels, une volontĂ© inĂ©dite de renouveler et inventer les formes musicales en variant effectifs et dĂ©veloppements.

 
 

 
 

Pour lancer le 26Ăš Festival Musique & MĂ©moire, Jean TubĂ©ry et La Fenice Ă©voquent le couronnement du Doge Giovanni Bembo
 Ă  VENISE, Ă  San Marco et au Palazzo Ducale…

VENISE, 1615

 
 

Giovanni Bembo incoronazione a venezia la fenice jean tubery critique musique et memoire festival critique concert opera messe classiquenews 26 e festival musique et memoire 2019Autant d’inventions qui renouvellent le stricte cadre d’une cĂ©lĂ©bration officielle et pompeuse. Car c’est bien ce que nous permet d’écouter Jean TubĂ©ry et les musiciens de son ensemble La Fenice (la formation fĂȘtera ses 30 ans en 2020) : la richesse et la sensualitĂ©, le dramatisme et la vitalitĂ©. Venise n’a pas encore inventĂ© l’opĂ©ra (1637), mais elle a dĂ©sormais tous les Ă©lĂ©ments du langage pour rĂ©ussir ce dĂ©fi. 10 annĂ©es avant, on reste saisi par la facultĂ© Ă  varier, le souci de sĂ©duire et d’envelopper, la volontĂ© d’articuler par la voix et l’instrument, traitĂ©s Ă  Ă©galitĂ©. De Gabrieli Ă  Monteverdi (et vice versa) circule la mĂȘme ambition inventive, d’autant que Claudio Monteverdi succĂšde Ă  son aĂźnĂ© au poste de maĂźtre de chapelle de San Marco en 1614. Puis en 1617, sont publiĂ©es plusieurs recueils de la musique de Gabrieli alors que Claudio est responsable de toute la musique officielle Ă  San Marco. Il est donc plus que lĂ©gitime d’associer les deux signatures : opportunitĂ© pertinente qui Ă©claire cet atelier vĂ©nitien entre les deux styles (antico et moderno), une communautĂ© de sensibilitĂ© et de recherches, aux maniĂšres quasi interchangeables (comme en leur atelier « cubiste », Picasso et Braque peignant de la mĂȘme façon au dĂ©but du XXĂš). Ici la proximitĂ© est indĂ©niable : elle dĂ©voile ce laboratoire musical intense et rĂ©formateur, entre Renaissance et Baroque, pĂ©riode mixte, intermĂ©diaire, dĂ©licieusement ambivalente dont le Festival Musique et MĂ©moire aime prĂ©ciser la dynamique des ferments mĂȘlĂ©s.

Le concert dĂ©bute Ă  l’orgue positif (aux trĂšs riches couleurs instrumentales) qui ponctue toute l’architecture du concert ; puis c’est le vertigineux motet concertant (Motetto concertato) pour voix et instruments de Giovanni Gabrielli : « In ecclesiis benedicte Domino », vĂ©ritable cathĂ©drale bondissante et rugissante, sensuelle et mĂȘme caressante dont la prodigieuse architecture indique l’ambition de spatialisation, le souffle pictural, le sens dramatique aussi dans les longues vagues sonores qui n’en finissent pas d’étirer leur superbe ondulation. S’il ne fallait retenir qu’une piĂšce de Gabrielli, celle ci s’affirme sans discussion. Jean TubĂ©ry ajoute le « Laudate Dominum » de Francesco Usper (1561 – 1641), autre formidable partition, trĂšs dramatique lĂ  encore, exclamative dont on savoure le jeu dialoguĂ© entre cuivres (profondeur et majestĂ© des trombones) et cordes (brillance des violons). Joueur de l’instrument, le chef et crĂ©ateur de La Fenice, n’omet pas la place premiĂšre du cornet, dont l’aigu infini dessine l’extrĂ©mitĂ© d’un spectre sonore Ă©largi, contrastant avec le grave spectaculaire (chtonien) des mĂȘmes trombones, complĂ©tĂ©s par le basson.
C’est Ă  Venise aussi que se fixent les premiĂšres formes de musique instrumentale pure : le goĂ»t des timbres associĂ©s, diversifiĂ©s, alternĂ©s s’affirment dans plusieurs piĂšces qui font converser dans l’esprit d’un chambrisme qui se façonne alors, cornets, violons, cuivres amples et articulĂ©s.
Le collectif, instrumentistes et chanteurs, s’enivre et joue la surenchĂšre en un festival de couleurs et de nuances dont le but ultime cherche Ă  fusionner majestĂ© et sensualitĂ©, Ă©lĂ©gance et expressivitĂ©. A l’égal des peintres qui ont marquĂ© d’un Ăąge d’or le siĂšcle prĂ©cĂ©dent Ă  Venise, les musiciens s’offrent et affirment la mĂȘme maestriĂ , dans l’opulence, la couleur, une suavitĂ© nouvelle qui fait bien de la CitĂ© lacustre, en ce dĂ©but du XVIIĂš (Seicento), le premier laboratoire artistique d’Europe. InspirĂ© par son sujet, pilotant les effectifs de la Fenice auxquels se joignent deux jeunes instrumentistes locaux pour le dernier Ă©pisode (« Jubilate Deo Omnis terra », particuliĂšrement festif), Jean TubĂ©ry illustre idĂ©alement son sujet : le couronnement du Doge, Ă  San Marco puis au Palais ducal (Palazzo Ducale) ; il en ressuscite l’énergie impĂ©tueuse, la riche palette sonore, l’ampleur et les Ă©tagements vertigineux. Pour inaugurer, le 26Ăš festival Musique et MĂ©moire, on ne pouvait rĂȘver meilleure arche Ă  la fois majestueuse et raffinĂ©e, sacrĂ©e et profane, incarnĂ©e, dramatique et spirituelle.

 
 

 
 

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COMPTE-RENDU, concert. LURE, Ă©glise Saint-Martin, le 19 juillet 2019 (26Ăšme Festival MUSIQUE ET MÉMOIRE) : Giovanni GABRIELLI : Incoronazione a Venetia (Venise 1615). La Fenice, Jean TubĂ©ry

VOSGES DU SUD : 26Ăš Festival MUSIQUE & MÉMOIRE (19 juillet – 4 aoĂ»t)

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsVosges du Sud, 26Ăš FESTIVAL MUSIQUE ET MEMOIRE : 19 juillet – 4 aoĂ»t 2019. C’est le festival estival le plus original et le plus passionnant au nord de la Loire (ils ne sont pas nombreux et d’autant plus mĂ©ritants) et dans le grand Est, en Franche-ComtĂ© ou dans les VOSGES DU SUD plus prĂ©cisĂ©ment. Inscrit dans le territoires des 1000 Ă©tangs, un paradis mĂ©connu accordant forĂȘts Ă©ternelles et musique classique, en une Ă©quation inoubliable. Depuis ses dĂ©buts, le Festival Musique et MĂ©moire sait dĂ©velopper l’audace et la fidĂ©litĂ©, rĂ©servant aux ensembles les plus engagĂ©s, une rĂ©sidence de 3 annĂ©es pour approfondir un geste musical, affiner l’interprĂ©tation d’un rĂ©pertoire ou d’un compositeur, ciseler le travail chambriste, l’écoute et l’expĂ©rimentation entre musiciens, et surtout le partage Ă  l’adresse du public, heureux de participer Ă  l’élaboration des programmes, stimulĂ© Ă  suivre ainsi la maturation des sensibilitĂ©s. L’édition 2019 de Musique et MĂ©moire rĂ©pond Ă  tout cela, rĂ©pondant avec dĂ©lices et souvent de maniĂšre surprenante aux attentes du public. Car l’esprit de dĂ©couverte et la curiositĂ© sont toujours lĂ , intactes et prĂ©servĂ©es aprĂšs plus de 25 annĂ©es de programmation.

 

 

Musique et Mémoire 2019 se déroule ainsi autour de 3 WEEK ENDS : 20-21 puis 27-28 juillet, enfin 3-4 août 2019 : une occasion idéale pour organiser votre séjour en Franche-Comté.

 

 

 

 

 

NOS 4 TEMPS FORTS 2019

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Parmi les temps forts 2019, distinguons entre autres :

 

 

 

1 – VENDREDI 19 JUILLET 2019

 

Concert d’ouverture de la Fenice avec un programme haut en couleursmonteverdi claudio portrait
COURONNEMENTS A VENISE / Incoronazione a Venezia
Messe de couronnement dans la Venise des Doges (Ven 19 juillet, Eglise St-martin de Lure, 21h). Ensemble La Fenice, Jean Tubéry.
Musiques des Gabrieli et de Monteverdi à Venise en 1615

A 17h, répétition ouverte au public

2 – SAMEDI 20 JUILLET 2019

SUBLIME ORGUE DE GRANDVILLARSCollaboration Jean-Charles Ablitzer (orgue) / Vox Luminis pour une valorisation du merveilleux orgue espagnol de Grandvillars / SOL Y SOMBRA (soleil et ombre) : un programme en clair obscur, aux contrastes caravagesques, l’orgue de Jean-Charles Ablitzer et les voix Ă©thĂ©rĂ©es, allusives, magiciennes de l’ensemble Vox Luminis (Lionel Meunier, direction), dĂ©jĂ  invitĂ© au Festival l’an dernier (Eglise St-Martin de Grandvillars, sam 20 juillet, 18h et 21h). Musiques de Victoria et Arauxo.

 

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3 – VENDREDI 26 et SAMEDI 27 JUILLET 2019

spilmont-olivier-by-nicolas-maget-classiquenews-festival-musique-et-memoire-juillet-2017-JS-BACHPoursuite du parcours Jean-SĂ©bastien Bach par Alia Mens
Vendredi 26 et samedi 27 juillet 2019 (3Ú année de résidence).
RĂ©cital d’Olivier Spilmont, clavecin (Suites Françaises, le 26 juil, Gd Salon de l’HĂŽtel de Ville de Lure, 21h)
Labyrinthe : Cantates de Leipzig en un labyrinthe de 3 cantates, un chanteur par partie, oĂč rĂšgne, Ă©nigmatique et mystĂ©rieuse la plus doloriste et inquiĂ©tante « Meine Seufzer, meine TrĂ€nen » (Sam 27 juil, Basilique St-Pierre de Luxeuil-les-Bains, 21h)

 

 

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4 – WEEK END LES TIMBRES : 2,3,4, 5 AOÛT 2019

 

Enfin, le meilleur pour la fin, la derniĂšre annĂ©e de rĂ©sidence (2 dans l’histoire dules-timbres-portrait-noi-et-blanc-classiquenews festival, pour un campagnonage unique) du jeune ensemble envoĂ»tant LES TIMBRES, ven 2, sam 3, dim 4 aoĂ»t 2019. C’est un miracle musical de pĂ©osie chambriste et d’entente collective comme il en existe peu ailleurs. Ainsi le joyeux trio enchanteur : Yoko Kawakubo, Myriam Rignol, Julien Wolfs (violon, viole de gambe, clavecin) propose What is life (William Byrd, le ven 2 aoĂ»t, Eglise luthĂ©rienne d’HĂ©ricourt, 21h) ; Inventions Ă  2 violons (avec Maite Larburu, 2Ăš violon), et Inventions avec 2 violes de gambe (avec Pau Marcos Vicens, 2Ăš viole de gambe), Inventions Ă  4 mains (avec Marie-Anne Dachy, clavecin), puis L’art de la fugue qui rĂ©unit les 6 instrumentistes solistes, sam 3 aoĂ»t, Chapelle Saint-Martin de Faucogney, 15h.
Le dimanche 5 aoĂ»t, place aux individualitĂ©s : Suites par Myriam Rignol (11h, chƓur roman de Melisey), Sonate et Partita par Yoko Kawakubo (15h, Eglise ND de l’Assomption de ChĂąteau-Lambert), enfin Variations Goldberg pr Julien Wolfs – enfin, rĂ©union des 3 solistes des Timbres dans Sonates en trio (17h30, Eglise ND de l’Assomption de Servance).

 

 

 

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VOSGES DU SUD : le Festival Musique & MĂ©moire diffuse l'excellence au Pays des 1000 Ă©tangs


VIDEO TEASER
Ă©vasion dans les VOSGES DU SUD

https://www.youtube.com/watch?v=vW50y5VJwiY 

  

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Toutes les infos, les modalités de réservations
sur le site du festival MUSIQUE & MEMOIRE 2019 :

https://musetmemoire.com

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MUSIQUE ET MÉMOIRE EN VIDÉO :

 

 

 

REPORTAGE VIDEO Festival Musique & Mémoire 2018 : Pour les 25 ans du Festival, Vox Luminis réalise la Messe en si de Jean-Sébastien Bach

 

REPORTAGE. JS BACH : Messe en si par VOX LUMINIS / Festival Musique et MĂ©moire 2018 from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

 

Les éditions précédentes :

 

 

 

Festival 2013

 

Festival Musique et MĂ©moire 2013 : Les 20 ans from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

 

Festival 2015 : Les Timbres, l’opĂ©ra dans tous ses Ă©tats

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et MĂ©moire 2015 / Les Timbres from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

Festival 2016 : Les 400 ans de FROBERGER

 

REPORTAGE. Le Festival MUSIQUE & MÉMOIRE 2016 : les 400 ans de Froberger from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

Festival 2017 : ALIA MENS interprĂšte Cantates et Concertos de JS BACH

 

REPORTAGE, vidĂ©o. Festival MUSIQUE & MÉMOIRE : ALIA MENS joue JS BACH (juil 2017). from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

COMPTE RENDU, opĂ©ra. VENISE, La Fenice, nov 2013. MEYERBEER : L’Africaine, Kunde, Vuillaume

fenice-africana vuillaume pratt kunde critique opera review opera concert classiquenewsCOMPTE RENDU, opĂ©ra. VENISE, La Fenice, nov 2013. MEYERBEER : L’Africaine, Kunde, Vuillaume. VENISE, NOVEMBRE 2013. AprĂšs Les Huguenots, – tragĂ©die sur l’intolĂ©rance humaine, la barbarie des fanatiques, Scribe et Meyerbeer s’attĂšlent Ă  leur nouvel opĂ©ra en 1837, sur le thĂšme de l’étrangĂšre, Ă  partir de la figure historique et exotique de Vasco de Gama. Les auteurs ciblent en particulier la dĂ©couverte du Nouveau Monde puis son exploitation mĂ©thodique par les colons europĂ©ens. Le sujet est mordant, la mise en forme, ambitieuse
 Le compositeur n’oublie pas l’alibi de la violence dominatrice, son corolaire religieux, puisque Ă  travers l’Inquisiteur, c’est le fanatisme qui est bien Ă©pinglĂ© aussi. Meyerbeer devra patienter cependant, tentĂ© par d’autres ouvrages prĂ©alables qui passent par le genre « comique » et lĂ©ger : L’Etoile du Nord et Dinorah. Puis Scribe meurt en 1861, et lui-mĂȘme dĂ©cĂšde en 1864 quand la partition de L’Africaine est achevĂ©e et mise en rĂ©pĂ©titions. Les coupures et refondations que le compositeur savait orchestrer n’ont pas lieu : il nous lĂšgue une version plus que complĂšte, parfois indigeste, dans laquelle tous les chefs peuvent opĂ©rer des tailles salvatrices. Car la crĂ©ation en 1865 – l’annĂ©e de la crĂ©ation de Tristan de Wagner, c’est FĂ©tis qui a rĂ©agencĂ© l’Ɠuvre de Meyerbeer, sans guĂšre d’unitĂ©, quitte Ă  la rendre justement trop copieuse.
Emmanuel Villaume tout en raccourcissant, a prĂ©servĂ© le souffle vital de l’orchestre, acteur du drame : l’ouverture et les prĂ©ludes des actes III et IV en tĂ©moignent. Ailleurs, l’activitĂ© permanente du chant symphonique honore la rĂ©putation de Meyerbeer et l’on comprend que le symphoniste Wagner, ait tant admirĂ© l’allure des opĂ©ras de Giacomo (fĂ»t-il juif.
). Quand on sait l’antisĂ©mitisme du compositeur, l’adoration n’est pas neutre. Mais Wagner n’en est pas Ă  sa premiĂšre contradiction, adulant et dĂ©fendant le chef crĂ©ateur de Parsifal, lui aussi juif, Hermann LĂ©vi (1882). De fait, il faut un vrai chef capable d’éclairer les couleurs de la partition qui brille par son orchestration raffinĂ©e.

Dans cette version Ă©dulcorĂ©e, repensĂ©e par le chef, on peut aisĂ©ment mesurer le gĂ©nie de Meyerbeer, puissant crĂ©ateur dans le genre du grand opĂ©ra Ă  la française, oĂč Ă  un quatuor vocal solide, rĂ©pond la fougue murmurĂ©e, rugissante de l’orchestre, la part lĂ©onine des chƓurs omniprĂ©sents (chƓur des femmes du III)
 Ainsi l’acte III cumule les effets des plus contrastĂ©s tel un catalogue de rebondissements Ă©clectiques (priĂšre des marins, tempĂȘte, guerre maritime, enfin
 massacre).

La Fenice peut s’enorgueillir de prĂ©senter telle lecture du dernier sommet lyrique de Meyerbeer quand Paris hĂ©site Ă  le produire malgrĂ© des possibilitĂ©s 
 solides. PrĂ©fĂ©rant Verdi et Puccini aux joyaux du patrimoine romantique et français.

Le Nelusko de Angelo Veccia est trĂšs crĂ©dible, vocalement agile, dramatiquement intelligent : le geste est entier et la voix sombre. InĂšs voit son profil de victime, ciselĂ© par Jessica Pratt, au timbre charnu et aux aigus jamais contraints. Selika, elle aussi Ă©prise de Gama, trouve en Veronica Simeoni, une personnalitĂ© de poids, elle aussi, en rien, dĂ©contenancĂ©e par les milles rudesses et Ă©preuves qu’infligent sa partition : sa nature est loyale et dĂ©terminĂ©e jusqu’à son sacrifice final. Car il y faut de la souplesse expressive dans l’aigu comme dans le grave
 En Vasco de Gama, Gregory Kunde sĂ©duit par la franchise et la sincĂ©ritĂ© d’une voix Ă  prĂ©sent mĂ»re mais qui a conservĂ© son impact et son intensitĂ©, une clartĂ© qui sert l’intonation et l’articulation.

Meyerbeer a conçu un grand spectacle sans sacrifier les voix ni la crĂ©dibilitĂ© des situations (le grand septuor de l’acte II, ;le duo de Vasco et Selika au IV, empruntĂ© Ă  celui de Valentine / Raoul des Huguenots ; berceuse de SĂ©lika ; « Ô Paradis » de Vasco, 
). Cette Afrique a tout de l’Inde : dont les rives furent rejointes par l’explorateur Vasco de Gama. Las, sur scĂšne, on regrette une confusion qui gĂȘne l’éclat des profils (superbes, affrontĂ©s comme la confrontation des deux hĂ©roĂŻnes rivales Ă  l’acte V), la pertinence des thĂ©matiques dĂ©noncĂ©es par les auteurs. MalgrĂ© son titre, l’action se dĂ©roule dans une contrĂ©e aux vagues rĂ©fĂ©rences hindouistes (ces « africains » adorent Brahma). Une meilleure attention aux Ă©quilibres entre tableaux collectifs et priĂšres ou impuissances individuelles eĂ»t Ă©tĂ© profitable. NĂ©anmoins, l’expĂ©rience tentĂ©e par La Fenice rend justice Ă  un opĂ©ra parmi les plus saisissants et touchants de Meyerbeer : les interludes avec projection vidĂ©o d’images affligeante du colonialisme esclavagiste tĂ©moigne de la rĂ©alitĂ© barbare Ă  l’époque de Gama, car Meyerbeer, tout pompeux qu’il soit, n’en a pas perdu son sens militant et humaniste. Reste qu’une version rĂ©visĂ©e, Ă©quilibrĂ©e est toujours Ă  prĂ©senter. Cette production vĂ©nitienne offre une belle fondation Ă  ce travail futur. Repris Ă  Paris ? – oĂč l’Africaine n’a pas Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e depuis 1902. A voir indiscutablement.

 

 

 

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COMPTE RENDU, opĂ©ra. VENISE, La Fenice, nov 2013. MEYERBEER : L’Africaine, Kunde, Vuillaume.

Giacomo Meyerbeer : L’Africaine
OpĂ©ra en cinq actes, livret d’EugĂšne Scribe
Création posthume, à Paris, salle Le Pelletier, le 28 avril 1865
Nouvelle production de la Fondation Teatro La Fenice
Pour le 150Ăš anniversaire de la mort de Giacomo Meyerbeer

Emmanuel Villaume, direction
Mise en scĂšne : Leo Muscato

Ines : Jessica Pratt
Vasco de Gama : Gregory Kunde
Nelusko : Angelo Veccia
Selika : Veronica Simeoni
Le Grand PrĂȘtre de Brahma : Ruben Amoretti
Don Pedro : Luca Dall’Amico
Don Diego : Davide Ruberti

Orchestre et chƓur du ThĂ©Ăątre de La Fenice
Chef du chƓur : Claudio Marino Moretti
Filmé en novembre 2013.

DVD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. TEATRO LA FENICE – 4 OPERAS (COFFRET 4 DVD, Ă©ditions Montparnasse)

dvd-editions-montparnasse-la-fenice-la-fenice-di-venezia-alceste-tannhauser-la-flute-enchantee-l-africaine-meyerbeer-dvd-critique-classiquenews-critique-opera-3346030029312DVD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. TEATRO LA FENICE – 4 OPERAS (COFFRET 4 DVD, Ă©ditions Montparnasse). InaugurĂ©e en 1772 de style nĂ©o-classique, le thĂ©Ăątre La Fenice de Venise, maintes fois reconstruite, – elle ne porte pas son nom pour rien (le phĂ©nix qui renaĂźt de ses cendres) offre aujourd’hui l’une des salles les plus prestigieuses du monde
 Rossini, Bellini, Verdi et Donizetti, 
 y ont crĂ©Ă© leurs ouvrages parmi les plus importants, tel La Traviata de Verdi
 qui y fut pourtant dĂ©criĂ© (Ă  sa crĂ©ation en 1853). Les Ă©ditions Montparnasse ont sĂ©lectionnĂ© 4 productions qui montrent aussi l’ouverture vers tous les styles que dĂ©fend l’auguste institution. Le coffret Ă©laborĂ© par les Ă©ditions Montparnasse regroupe 2 piliers du rĂ©pertoire (TannhĂ€user et la FlĂ»te EnchantĂ©e) et deux raretĂ©s pourtant signĂ©es par deux compositeurs majeurs : Alceste de Gluck et L’Africaine de Giacomo Meyerbeer. Choix Ă©quilibrĂ© qui fait la valeur du prĂ©sent coffret de 4 dvd.
- Alceste : la version italienne, rarement jouĂ©e, prĂ©sentĂ©e Ă  l’occasion du tricentenaire de la naissance du compositeur germanique, professeur de marie-Antoinette Ă  Vienne, Christoph Willibald Gluck (Chef d’orchestre : Guillaume Tournaire / Mise en scĂšne : Pier Luigi Pizzi).
- TannhĂ€user: c’est l’opĂ©ra romantique allemand par excellence, conçu par Wagner , champion de l’opĂ©ra de l’avenir, dont le modernisme passe surtout par le chant de l’orchestre et la figure du poĂšte dans laquelle se confond aussi l’idĂ©al dĂ©fendu par Wagner lui-mĂȘme (Chef d’orchestre : Omer Meir Wellber / Mise en scĂšne : Calixto Bieito).
- La FlĂ»te EnchantĂ©e : Ɠuvre Ă  clĂ©s : rituel populaire ou inititiation philosophique, l’opĂ©ra de Mozart, en allemand, est aussi l’un des plus accessibles et des oniriques (Chef d’orchestre : Antonello Manacorda / Mise en scĂšne : Damiano Michieletto).
- L’Africaine : une Ɠuvre rarement jouĂ©e qui appartient au genre du grand opĂ©ra français, un registre que l’on classifie Ă  torts comme poussiĂ©reux et pompeux : rient de tel en vĂ©ritĂ©, mais du drame et des passions exacerbĂ©es selon la vision souvent terrifiante et noire de Meyerbeer (Chef d’orchestre : Emmanuel Villaume / Mise en scĂšne : Leo Muscato).

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DVD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. TEATRO LA FENICE – 4 OPERAS (COFFRET 4 DVD) – Prix indicatif : 40 € – Editions Montparnasse / 4 productions lyrique Ă  La Fenice : Gluck, TannhaĂŒser, Mozart, Meyerbeer
 de StĂ©phane VĂ©ritĂ©, Nicolas Foulon, avec Marlin Miller; Carmela Remigio; Pavlo Balakin; Stefan Vinke; Goran Juric; Antonio Poli; Luca dall’Amico; Davide Ruberti. Prochaine grand critique du DVD La Fenice des Ă©ditions Montparnasse dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

Ernani de Verdi avec Ramon Vargas, Ludovic TĂ©zier

france3 logo 2014France 3. Verdi : Ernani. Mercredi 19 novembre 2014, 23h50. 2 ans aprĂšs le succĂšs de Nabucco Ă  la Scala de Milan (mars 1842) Verdi est acclamĂ© de mĂȘme par les vĂ©nitiens heureux d’applaudir le nouveau drame lyrique Ernani, Ă©crit pour La Fenice (mars 1844), premier opus destinĂ© Ă  la scĂšne lagunaire : le compositeur composa ensuite La Traviata au retentissement nettement moins fracassant. Avec Ernani, inspirĂ© de la piĂšce de Hugo de 1830, drame spectaculaire et historique comme scrupuleux et efficace, le jeune Verdi amorce une sĂ©rie d’ouvrages nerveux, aux rĂ©fĂ©rences clairement patriotes dont l’ardeur juvĂ©nile adaptĂ©e au sujet de conquĂȘte et d’amours Ă©prouvĂ©s galvanise l’enthousiasme des spectateurs. Ce sont ses fameuses annĂ©es de galĂšre, apportant succĂšs et aussi travail  forcenĂ© en particulier avec le librettiste Francesco Maria Piave, complice pour une dizaine d’opus lyriques. verdi, gĂ©nie de la mĂ©lodie partage avec Piave un sens trĂšs affĂ»tĂ© du drame : il recherche avant tout des situations habilement brossĂ©es qui approfondit toujours la psychologie de ses personnages.

Horreur tragique d’aprĂšs Hugo…

xl_image1019Au centre de l’intrigue, Elvira est le sujet du dĂ©sir de trois hommes : Ernani (tĂ©nor), le Roi d’Espagne Carlo (baryton), son oncle Silva (basse), vieillard abusif (prĂ©figuration de Luna du TrouvĂšre amoureux de la jeune Leonora. D’ailleurs Ă  partir du trio Elvira, Ernani, Silva soit la trinitĂ© verdienne soprano tĂ©nor baryton/basse, se prĂ©cise peu Ă  peu une typologie dramatique que le compositeur affinera peu Ă  peu Ă  travers ses opĂ©ras suivants : toujours la soprano et le tĂ©nor sont Ă©troitement attirĂ©s l’un par l’autre, une fusion remise / contrariĂ© par la prĂ©sence du baryton, soit que ce dernier soit le tuteur ou le pĂšre de la jeune femme (Rigoletto, Bocanegra, AĂŻda, La Traviata…) soit qu’il soit comme ici le rival grisonnant du jeune tĂ©nor (Le TrouvĂšre, Don Carlo…).

Au XVIĂš (1519), en Espagne, le rebelle Ernani (ex Don Juan d’Aragon) est pourchassĂ© par le Roi de Castille Charles (le futur empereur Charles Quint) qui aime la mĂȘme femme, Elvira laquelle doit Ă©pouser son oncle, le vieux Silva. Alors que le Roi a emmenĂ© Elvira avec sa suite, Silva et Ernani signent un pacte pour sauver la jeune femme (fin du II) : au son du cor que fait retentir Silva, Ernani se donnera la mort pour sauver celle qu’il aime. Mais Devenu Empereur, Carlo se dĂ©die et pardonne en souverain clĂ©ment : Ernani et Elvira peuvent se marier (acte III)… le soir des noces, le cor de Silva retentit : hĂ©ros naĂŻvement loyal, Ernani se poignarde (acte IV). La fin d’Ernani a des accents  tragiques exacerbĂ©s, permettant que se rĂ©alise dans la scĂšne finale, la terrible vengeance – une trame proche de celle du TrouvĂšre d’ailleurs (opĂ©ra qui se passe Ă©galement en Espagne).

france3 logo 2014France 3. Verdi : Ernani. Mercredi 19 novembre 2014, 23h50.  Production enregistrĂ©e en avril 2014 Ă  l’OpĂ©ra de Monte Carlo. avec Ramon Vargas (Ernani), Ludovic TĂ©zier (Carlo), Svelta Vassilieva. Daniele Callegari, direction. Jean-Louis Grinda, mise en scĂšne.