CRITIQUE, Festival de Musica dos CAPUCHOS. Almada (Portugal), le 9 juillet 2022. BeethovenFest. A Keney, A Brendel, F Pinto-Ribeiro, A Samuil, Orch de la Fondation Gulbenkian, C Vandelli.

CRITIQUE, Festival de Musica dos CAPUCHOS. Auditorium de la Faculté des Sciences, Almada (Portugal), le 9 juillet 2022. BeethovenFest : Les Créatures de Prométhée op. 43, Air de concert « Ah ! Perfido » op. 65, et Triple Concerto pour violon, violoncelle, piano et Orchestre op. 56. Alexi Keney (violon), Adrian Brendel (violoncelle), Filipe Pinto-Ribeiro (piano), Anna Samuil (soprano), Orchestre de la Fondation Gulbenkian, Claudio Vandelli (direction).
Après avoir assisté à un concert du second WE du Festival de Musica dos Capuchos consacré à Franz Schubert (http://www.classiquenews.com/critique-festival-de-musica-dos-capuchos-almada-portugal-couvent-des-capucins-le-26-juin-2022-schubert-d-castro-balbi-violion-i-villanueva-alto-j-ok-violoncelle-t-pinto-ribeiro-contr/ ), c’est le Concert de clôture de la manifestation lisboète que nous avons pu entendre, consacré entièrement à Beethoven, et qui n’accueillait rien moins que la plus prestigieuse phalange symphonique du pays : l’Orchestre de la Fondation Gulbenkian !
Comme tour de chauffe, la formation portugaise – dirigée par l’excellent chef Claudio Vandelli – s’attaque à la fameuse Ouverture du Ballet « Les Créatures de Prométhée » (1801). Le chef italien y fait preuve d’une belle poigne et un d’un vrai sens dramatique, avec un Adagio tendu et très retenu qui contraste avec l’Allegro molto con brio, virtuose et vigoureux.
C’est ensuite au tour de la soprano russe Anna Samuil de faire son entrĂ©e pour interprĂ©ter l’air de concert le plus connu du MaĂ®tre de Bonn, mis en musique en 1796 d’après un poème de Metastase (signalons qu’elle Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sente au dernier Verao Musical, l’autre rendez-vous incontournable de l’étĂ© musical lisboète – http://www.classiquenews.com/critique-concerts-festival-verao-classico-2021-picadeiro-real-de-belem-lisbonne-le-7-aout-2021-21h-programme-de-musique-de-chambre-dont-le-quintette-pour-piano-dantonin-dvorak-reuni/ – dont la prochaine Ă©dition aura lieu du 1er au 13 aoĂ»t). Vraie tragĂ©dienne, capable de dĂ©clamer la plus intense colère aussi bien que la parole la plus douce (le passage « Per pietĂ , non dirmi addio »), la chanteuse russe offre au nombreux public rĂ©uni ce soir (la soirĂ©e affiche complet) une interprĂ©tation idĂ©ale, grâce Ă  une technique infaillible alliĂ©e Ă  une projection gĂ©nĂ©reuse et Ă  une musicalitĂ© de tous les instants. L’accompagnement instrumental est au diapason de la soprano, le Gulbenkian (au sein duquel se distingue notamment le merveilleux clarinettiste solo) Ă©tant dirigĂ© avec entrain par le fougueux Claudio Vandelli, qui semble bien avoir compris cette page on ne peut plus mozartienne tant dans la forme que dans les sonoritĂ©s.

 

 

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Après une courte pause, le temps d’amener le piano sur scène et de rĂ©organiser les pupitres de l’orchestre, place au majestueux Triple Concerto, ici dĂ©fendu par l’amĂ©ricain Alexi Keney (violon), le britannique Adrian Brendel (violoncelle), et le portugais Filipe Pinto-Ribeiro (piano). D’emblĂ©e, une subtile alchimie s’instaure entre eux, et c’est un Beethoven au discours terriblement moderne qu’ils donnent Ă  entendre. Le violoncelle de Brendel est particulièrement mis en avant au travers de ses dialogues avec le violon solaire de l’amĂ©ricain. Son Ă©lĂ©gance, le raffinement brillant de ses lignes aĂ©rĂ©es rĂ©pondent Ă  la beautĂ© plastique du violon de Keney, dont la profondeur de jeu devient singulièrement incisive Ă  chaque fin de phrase, s’enchaĂ®nant sur des parties crescendi jouĂ©es sans filet. Le pianiste trouve lui davantage sa place dans les « mises en tension » et dans les parties de « friction » aux fulgurances impĂ©tueuses – notamment dans les finaux des premiers et derniers mouvements. Si l’édifice d’ensemble est bien Ă©quilibrĂ©, les contrastes sont bien conduits par un orchestre homogène dont la flexibilitĂ© expressive est prĂ©sente dans tous les registres. Le temps est suspendu dans le Largo d’une grande tendresse. Que ce soit seul ou tous ensemble, les trois complices dĂ©veloppent une plĂ©nitude expressive qui occupe tout l’espace. Conversant Ă  nouveau avec enthousiasme, chaque soliste s’en donne Ă  cĹ“ur joie dans la cĂ©lĂ©bration impĂ©rieuse du dernier mouvement, un Rondo allo Polacca enlevĂ© avec une frĂ©nĂ©sie enthousiasmante, qui leur vaut d’emblĂ©e une standing ovation de la part d’un public conquis et heureux.
Avec cette collaboration avec l’Orchestre Gulbenkian, le Festival de Musica dos Capuchos confirme son excellence et sa place de choix dans le paysage musical portugais… Vivement la 3ème édition à l’été 2023 !

 

 

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CRITIQUE, Festival de Musica dos CAPUCHOS. Auditorium de la Faculté des Sciences, Almada (Portugal), le 9 juillet 2022. BeethovenFest : Les Créatures de Prométhée op. 43, Air de concert « Ah ! Perfido » op. 65, et Triple Concerto pour violon, violoncelle, piano et Orchestre op. 56. Alexi Keney (violon), Adrian Brendel (violoncelle), Filipe Pinto-Ribeiro (piano), Anna Samuil (soprano), Orchestre de la Fondation Gulbenkian, Claudio Vandelli (direction).

CRITIQUE, Festival de MĂşsica dos CAPUCHOS, ALMADA (Portugal), Couvent des Capucins, le 26 juin 2022. Schubert. D Castro-Balbi (violion), I Villanueva (alto), J Ok (violoncelle), T Pinto-Ribeiro (contrebasse), F Pinto-Ribeiro (piano).

CRITIQUE, Festival de MĂşsica dos CAPUCHOS, ALMADA (Portugal), Couvent des Capucins, le 26 juin 2022. Pièces de musique de chambre de Franz Schubert. David Castro-Balbi (violion), Isabel Villanueva (alto), Jisoo Ok (violoncelle), Tiago Pinto-Ribeiro (contrebasse), Filipe Pinto-Ribeiro (piano).   -   Après une première Ă©dition convaincante et rĂ©ussie (https://www.classiquenews.com/critique-festival-de-musica-de-capuchos-almada-portugal-couvent-des-capucins-les-2-et-3-juillet-2021/), la 2ème mouture du Festival dos Capuchos Ă  Almada (Portugal) – concoctĂ©e par son infatigable directeur Filipe Pinto-Ribeiro – conforte son ambition en s’étalant cette annĂ©e sur quatre week-ends, du 16 juin au 10 juillet 2022. Une ambition qui s’étend aussi aux formations et artistes invitĂ©s, tels que l’Orchestre de Chambre de Vienne, le DSCH – Shostakovich Ensemble ou le fameux Orchestra Gulbenkian (pour ce qui est des formations), et Pierre HantaĂŻ, Victor Julien-Laferrière, Konstantin Lischfitz ou encore GĂ©rard CaussĂ©, du cĂ´tĂ© des solistes instrumentaux. En lieu et place du certes magique parvis du couvent, mais soumis aux alĂ©as climatiques (sans compter le couloir aĂ©rien juste au-dessus et les aboiements intempestifs des chiens des villas environnantes !…), c’est donc dans une belle salle emmĂ©nagĂ©e Ă  l’intĂ©rieur du couvent que se dĂ©roule dĂ©sormais les concerts, aux cĂ´tĂ©s de l’Auditorium de la FacultĂ© des sciences de Lisbonne (situĂ© Ă  quelques encablures du couvent).

 

 
 

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Le concert du 26 juin était entièrement dédié à Franz Schubert, avec comme première pièce le célèbre Notturno D. 897, délivré par les cinq compères (dirigés au violon par le toujours excellent David Castro-Balbi) dans un climat méditatif particulièrement nuancé. Dans la non moins fameuse Sonate Arpeggione qui suit, l’altiste andalouse Isabel Villanueva et le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro voient au-delà de l’aspect solaire et animé, et c’est un sentiment de lyrisme et de plénitude sonore, enveloppé d’une intense nostalgie même dans la plus grande effusion, qui se dégage de cette superbe interprétation. On reste assez subjugué par la maîtrise instrumentale ou l’épanchement mélodique de la jeune altiste tout au long de cet ouvrage, avec une intensité fervente culminant dans un Adagio quasi intemporel. Et au-delà de la parfaite entente entre les deux interprètes, avec une mention spéciale pour le splendide travail chambriste du pianiste portugais, c’est surtout la mise en valeur de l’« ambivalence » schubertienne, avec ses alternances de tensions et de répits, de sourires expansifs et de larmes rentrées que l’on trouve captivant.

DonnĂ©e sans entracte, la soirĂ©e se poursuit avec le roboratif Quintette pour piano et cordes en La majeur op. 114 D.667 (dit « La Truite ») qui rĂ©unit – aux artistes dĂ©jĂ  citĂ©s – la violoncelliste corĂ©enne Jisoo Ok et le contrebassiste portugais Tiago Pinto-Ribeiro. Ce Quintette pour piano et cordes est certainement l’œuvre la plus populaire de Schubert : elle lui a Ă©tĂ© commandĂ©e par le violoncelliste Sylvestre Paumgartner qui suggĂ©ra au compositeur d’y insĂ©rer la musique du Lied La Truite Ă©crite quelques annĂ©es plus tĂ´t. C’est un ouvrage gai, vivant et mĂ©lodieux qui reflète une Ă©poque qui paraĂ®t ĂŞtre la plus heureuse vĂ©cue par le compositeur, et on y sent en effet une joie de vivre et un optimisme plein d’allant. La lecture qu’en offrent ici les cinq joyeux drilles est Ă  la fois brillante, enjouĂ©e, et gĂ©nĂ©reuse, les cinq interprètes se complĂ©tant splendidement dans une unitĂ© exemplaire. Chaque mouvement, chaque motif, chaque thème est restituĂ© avec efficacitĂ©, Ă©motion, intelligence et tendresse. Le bonheur et la joie de faire de la musique ensemble se lit sur leurs visages qui n’ont pas de mal Ă  faire vibrer une audience conquise, qui leur fait une ovation amplement mĂ©ritĂ©e après le dernier accord !

Un mot Ă©galement sur le beau concert de la veille, Ă  l’Auditorium de la FacultĂ© des sciences de Lisbonne : une soirĂ©e tango dirigĂ©e depuis son bandonĂ©on par le musicien argentin Hector del Curto – qui Ă©tait bien Ă©videmment essentiellement consacrĂ© Ă  Astor Piazzolla (mais pas que…). En plus du violoniste, de la violoncelliste et du contrebassiste prĂ©citĂ©s, s’y sont adjoints la pianiste chilienne Rosa Maria Barrantes et le tout jeune (15 ans) clarinettiste argentino-corĂ©en Santiago del Curto (fils du bandonĂ©oniste et de la violoncelliste !). Dans chacune des Ĺ“uvres ici retenues (Verano Porteño, AdiĂłs Nonino, La Muerte del Angel…), Piazzolla alterne des mouvements vigoureusement rythmĂ©s, reprenant en litanies de courts motifs obsessionnels, Ă  de grandes mĂ©lodies d’une mĂ©lancolie dĂ©chirante, tout en Ă©vitant toujours toute sensiblerie. Et avec de tels instrumentistes, le succès Ă©tait assurĂ© pour cette musique qui parle le langage du cĹ“ur.

 

 
 

 

 
 

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CRITIQUE, Festival de Música dos CAPUCHOS, ALMADA (Portugal), Couvent des Capucins, le 26 juin 2022. Pièces de musique de chambre de Franz Schubert. David Castro-Balbi (violion), Isabel Villanueva (alto), Jisoo Ok (violoncelle), Tiago Pinto-Ribeiro (contrebasse), Filipe Pinto-Ribeiro (piano).

 

 
 

 

 
 

CRITIQUE, Festival de MĂşsica dos CAPUCHOS, ALMADA (Portugal), Couvent des Capucins, les 2 et 3 juillet 2021.

CRITIQUE, Festival de MĂşsica dos CAPUCHOS, ALMADA (Portugal), Couvent des Capucins, les 2 & 3 juillet 2021. Orchestre de chambre de Saint-PĂ©tersbourg, Juri Gilbo (direction), SergeĂŻ Nakariakov (trompette), Filipe Pinto-Ribeiro (piano).

 

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FESTIVAL RENAISSANT A ALMADA… Après 20 ans d’un long sommeil, le Festival de musica dos Capuchos est revenu Ă  la vie ! Sis dans le magnifique couvent du mĂŞme nom (“Covento dos Capuchos“), bâti au 16ème siècle Ă  Almada en face de Lisbonne, il a Ă©tĂ© pendant vingt ans (de 1981 Ă  2001) l’un des principaux festivals dĂ©diĂ©s Ă  la musique classique au Portugal, et cette renaissance est grandement due Ă  son directeur artistique, le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro, dĂ©jĂ  en charge de l’autre grand rendez-vous estivalo-classique au Portugal : le Verao Classico qui a lieu tous les ans dĂ©but aoĂ»t Ă  Lisbonne. Sous son impulsion, des artistes de l’envergure du pianiste Alexandre Kantorow ou du pianiste Alfred Brendel ont rĂ©pondu prĂ©sents pour cette Ă©dition 2021 – mais aussi le trompettiste russe SergeĂŻ Nakariakov qui Ă©tait la tĂŞte d’affiche des deux concerts de clĂ´ture du festival, les 2 et 3 juillet derniers. AccompagnĂ© les deux soirs par l’Orchestre de chambre de Saint-PĂ©tersbourg, dirigĂ© par le chef pĂ©tersbourgeois Juri Gilbo, il a pu faire montre de son talent dans des ouvrages rares de compositeurs peu connus comme Johann Baptist Georg Neruda ou Jean-Baptiste Arban.

 

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Du premier, musicien tchèque qui servit aux brillantes cours de Dresde et Mannheim, il interprète le Concerto pour trompette en mi bémol majeur. La précision technique du soliste et son timbre limpide servent la forme et l’esprit de cet ouvrage, dont le premier mouvement exige beaucoup de virtuosité dans ses multiples cadenzas. On peut admirer le sens des couleurs et des nuances chez ce musicien, notamment dans la toute aussi rare pièce « Fantaisie et variations sur Le carnaval de Venise », dans laquelle il fait preuve d’une extraordinaire précision, sans parler de traits qui font alterner une note grave détachée et d’autres plus aiguës liées. Le terme habituellement employé pour ce genre de performances est celui de « pyrotechnie musicale », un mot qui ne serait pas immérité ici ! Et pour mettre en valeur l’orchestre, en cette première soirée pour nous, la fameuse « Petite musique de nuit » avait été retenue, interprétée avec tout le naturel, la nervosité et le soin ouvragé requis par la partition mozartienne.

Le lendemain, c’est un répertoire 100 % russe qui nous attendait, avec la Sérénade opus 48 de Tchaïkovsky et le Concerto n°1 pour piano et trompette de Chostakovitch. Dans la première œuvre, l’attaque du premier mouvement, « Pezzo in forma di Sonatina », place cette interprétation sous un bon signe : plénitude du son et emportement des instrumentistes par leur chef… La suite sera de la même eau : une « Valse » emplie de délicatesse dévoilant ici un léger ralenti ou là un bref silence… avant que la mélodie ne reparte de plus belle. La transition vers le frénétique quatrième mouvement, aux couleurs si russes, est lui aussi parfaitement réussi.

Dans le Lento et le Moderato de la seconde partie, un concerto composé en 1933 par le compositeur russe, on savoure le phrasé et l’intonation d’une parfaite finition du trompettiste, qui se surpasse ensuite dans un Allegro con brio stimulant et aussi rapidement que précisément joué. Le pianiste portugais livre quant à lui une prestation nettement découpée, parfaitement articulée, aux contrastes expressifs et bien différenciés, autant de qualités que l’on retrouve dans la phalange pétersbourgeoise, conduit avec précision et enthousiasme par son fondateur. Dans le finale, tout en surprises, la trompette ricoche au-dessus du piano avec un incomparable éclat, et suscite un vif enthousiasme parmi le public qui offre une ovation debout à l’ensemble des musiciens !

On languit maintenant de découvrir l’autre festival dirigé par Filipe Pinto-Ribeiro, cet « Eté Classique » (Verao Classico) lisboète prévu entre le 1er et le 10 août, et qui mettra à son affiche, entre autres noms prestigieux, celui de la grande pianiste russe Elisabeth Leonskaja !

 

 

CRITIQUE, Concert. Almada, Couvent des Capuçins, les 2 & 3 juillet 2021. Orchestre de chambre de Saint-Pétersbourg, Juri Gilbo (direction), Sergeï Nakariakov (trompette), Filipe Pinto-Ribeiro (piano). Photos (DR).

 

 

Photos: @ R Carmo / Festival de MĂşsica dos Capuchos 2021

PORTUGAL. Festival de MUSICA DOS CAPUCHOS 2021 : 11 juin – 3 juil 2021

CAPUCHOS-festiva-de-musica-2021-filipe-pinto-ribeiroPORTUGAL. Festival de MUSICA DOS CAPUCHOS 2021 : 11 juin – 3 juil 2021. C’est Ă  Amalda, dans un Ă©crin de rĂŞve (un magnifique monastère du 16ème siècle, Ă  cĂ´tĂ© de la plage…) que ressuscite un festival pourtant lĂ©gendaire, qui avait cessĂ© son activitĂ© depuis… 20 ans. Grâce Ă  la nouvelle direction artistique portĂ©e par le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro, le festival portugais peut renaĂ®tre de ses cendres. La programmation 2021 est particulièrement prometteuse : comprenant un volet cĂ©lĂ©brant l’ex pianiste Alfred Brendel (confĂ©rence « My musical life » puis soirĂ©e hommage : Schubert, sam 12 juin) ; rĂ©cital avec son fils le violoncelliste Adrian Brendel (PoĂ©sie et musique), enfin ultime soirĂ©e hommage (Schubert, dim 13 juin). Le festival fĂŞte aussi le gĂ©nie d’Astor Piazzolla (pour son centenaire en 2021 : soirĂ©e chambriste le 18 juin, puis opĂ©ra-tango « Maria de Buenos Aires » les 19 et 20 juin. A l’invitation de Filipe Pinto-Ribeiro, de grands solistes sont attendus dont Stephen Kovacevich (Bach, Beethoven, Brehmas, Berg, 25 juin), Hopkinson Smith (luth et vihuela, le 26 juin), … Le festival cultive le dialogue des arts et propose aussi plusieurs soirĂ©es cĂ©lĂ©brant littĂ©rature et poĂ©sie : 200 ans de Baudelaire (le 27 juin), 200 ans de Dostoievski (le 3 juillet). Tous les concerts ainsi Ă©voquĂ©s font partie d’un cycle qui comprend bien d’autres Ă©chappĂ©es oniriques, dont entre autres, le concert de clĂ´ture, le 3 juillet au soir : Tchaikovsky et Chostakovitch par Filipe Pinto Ribeiro et l’Orchestre de chambre de Saint-Petersbourg… Superbe programmation Ă  suivre dĂ©sormais chaque Ă©tĂ© dans l’un des sites les plus enchanteurs du Portugal…

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Visitez le site du festival MUSICA DOS CAPUCHOS:
https://festivalcapuchos.com

Toute la programmation ici
https://festivalcapuchos.com/programa-2/